Dimanche 8 août 2010 7 08 /08 /Août /2010 11:03

 

Auteur: France Jean-Louis.

 

 

 

 

Numeriser0004.jpg

 

 

 

 

Numériser0005
 

 

 

 

 

 

 

 

 

        Division du blog en plusieurs catégories :

·        Terminale ES Histoire

·        Terminale ES Géographie

·        Terminale S Histoire

·        Terminale S Géographie

·        Préparation au concours d’entrée à Sciences-Po, en complément de la préparation intégrée IEPEI.

 

 

Les élèves ont l’adresse électronique de l’enseignant pour les demandes d’aide ou les problèmes à résoudre.

 

Ils peuvent aussi passer par les commentaires du blog pour enrichir ou interroger les cours. Leurs propres expériences et leurs propres jugements ont un sens et une utilité face à ces cours sur le monde contemporain.

 

 

              Le blog propose:

 

q  les liens pour télécharger les présentations en power point sur megaupload. Copiez le lien sur votre moteur de recherche et le téléchargement se prépare en 2 phases: un code à inscrire, le téléchargement est préparé (cela peut demander quelques dizaines de secondes), puis appuyez sur « Téléchargement régulier » pour qu’il entre dans votre ordinateur. Tout cela est gratuit et ne vous demande que d’avoir un logiciel de lecture de power point.


q  Il faut acquérir ce logiciel car, à l’université, beaucoup d’enseignements sont donnés sous cette forme.

 

q  Le blog proposera également la fiche de synthèse du cours structuré et rédigé. C’est ce matériel-là qu’il faut maîtriser pour les évaluations et le bac.

 

q   Le blog proposera également une autre version du cours rédigé avec à l’intérieur les documents intégrés et des analyses de documents vus ou pas en cours.


q   Les présentations en power point fournissent les documents vus en classe et les ouvertures particulières (comme celles sur le film Allemagne, année zéro). Elles viennent donc compléter ce qui est présenté en fiche de synthèse.

 

q  Par rapport à cette offre, à vous de conduire vos choix. Si vous engagez un travail important, enrichissez tel ou tel point de la fiche de synthèse en utilisant ce qui vous paraît être intéressant dans telle présentation en power point ou dans le cours rédigé avec documents.

 

q  Les élèves qui, dans ce lycée, prépare le concours d’entrée à Sciences-Po devraient utiliser ces compléments d’information régulièrement : le but est de distinguer leurs copies dans la masse de celles des étudiants qui ont tendance à toujours répéter la même chose.


q   sur ce blog, il y aura des analyses ou des liens proposés qui sont hors-bac, et destinés en priorité aux élèves préparant l’entrée à Sciences-Po. Ces documents seront d’ailleurs classés, dans le blog, à l’en-tête de cette école. 

 

 

               

 

 

Par france - Publié dans : Présentation de l'auteur et du blog
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /Sep /2010 16:26

 

 

 

Présentation du programme de terminale

                

Lien de téléchargement de la présentation power point utilisées en cours:

http://www.megaupload.com/?d=QX6CTPY9

 

 

 

 

Histoire

 

 

Thèmes du programme d’histoire de Terminale ES

 

 

  1.    L’étude est faite à échelle mondiale de 1945 à nos jours.

 

1er thème. Le monde en 1945.

 

2e thème. L’affrontement entre les E-U et l’URSS pour le contrôle du monde (1945-1991). 

 3e thème. L’effondrement de l’URRS, la victoire américaine et la promesse d’un nouvel ordre mondial (1991-2010). 


4e thème. Les pays colonisés par les Européens en Afrique et en Asie s’émancipent et tentent d’intervenir et de compter dans le monde (1945-milieu des années 1970).

 

2.   Changement d’échelle: l’étude est concentrée sur l’Europe mais pour la même période de temps (1945 à nos jours)

 

 5e thème. L’Europe de 1945 à nos jours.

 

3. Troisième et dernier changement d’échelle: la France pour la même période de temps (1945à nos jours).


 6e thème. La France de 1945 à nos jours. 

  

  

                        Conséquence: 

  

   Il ne faut pas penser et apprendre les cours indépendamment les uns des autres. 

 

 

   Un cours à échelle mondiale (par exemple l’affrontement E-U / URSS) permet de contextualiser un cours sur l’Europe ou la France. 

 

 

  Dans le travail de révision, il faut avoir en arrière-plan de la mémoire, les autres thèmes pour penser à connecter tel cours à tel autre.

 

 

 

 

 

Géographie

 

On parle de « village planétaire » ou de « global village » pour un monde contracté dans l’espace mais aussi dans le temps: telle action réalisée en un point du globe peut avoir des effets importants sur notre vie et ce que l’on dit ou montre peut être vu partout et immédiatement.

 

Thèmes du programme d’histoire de Terminale ES

1er thème. La mondialisation : the Global Village.

2e thème. Les Etats-Unis.

3e thème. L’Asie orientale.

4e thème. L’UE.

5e thème : 3 territoires en problème de développement: la Russie, le Brésil, l’espace méditerranéen.

 

             La logique qui anime ce programme:

 

1.     La mondialisation : the Global Village. C’est le dénominateur commun de tous les autres thèmes. Ce qui signifie que, d’une certaine manière, l’analyse du Global Village trouve ses exemples, ses applications, ses exceptions dans les autres cours.


2.    Les Etats-Unis, l’Asie orientale et l’UE sont les 3 aires de puissances qui pilotent la mondialisation, c’est-à-dire ce village qu’est devenu la Terre et ses mondes.


3.    En revanche, la Russie, le Brésil et l’espace méditerranéen permettent rencontrer  des gens qui, chez eux, ont plus de mal pour « se faire une place au soleil ».

 

             

 

Le déroulement du cours.

 

 

Le cours n’est pas donné tel quel mais sa construction se fait en 3 étapes.

Le plan général du cours est proposé et noté en début de cours.

Puis des événements sont analysés.

Et pour chacun de ces événements, il est demandé aux élèves de classer ses caractéristiques à l’intérieur du plan.

 


Autrement dit, il n’y a pas de cours dicté mais un cours construit sur un plan unique, aménagé et complété en fonction du travail de l’élève. Celui-ci peut demander les précisions qu’il souhaite et solliciter l’avis de l’enseignant sur ce qu’il a fait.

 

Le contrôle aura lieu sur cette base. Avant le contrôle, une dernière séance est prévue de questions-réponses pour tester la mémorisation et mettre en lumière ce qui n’est pas encore suffisamment compris.

 

 Chaque contrôle porte sur une liste de questions fournie à l’avance aux élèves dont une ou deux sortiront en contrôle. A côté de cette part prévue d’avance, il y a une part imprévue. Le calcul des coefficients pour les deux parties du contrôle, celle qui relève de la liste donnée à l’avance et celle qui relève de l’imprévu, est fonction des progrès de l’élève, de sa prise de risque et de la proximité du bac blanc. Il est possible que la classe soit divisée en groupes d’élèves qui, sur telle partie du programme, prennent plus ou moins de risques. Le niveau A d’un contrôle marque le niveau supérieur de difficultés. Les autres sont décroissants.

 

Le but est de dédramatiser l’enjeu des contrôles  et d’en faire, pour l’élève et le professeur, un moyen de vérifier si ce qui a été fait en cours est suffisamment maîtrisé.

 

Le 2e but est de fournir au maximum d’élèves le moyen d’avoir des notes correctes. En entrant dans un jeu dans lequel l’élève se rend compte qu’il a suffisamment de cartes en main pour gagner et qu’il n’est pas impossible pour lui d’avoir régulièrement des notes de haut niveau, ce système fait le pari qu’il apportera davantage de réussite aux élèves. Progressivement, la marge d’incertitude sera augmentée.

 

Tout contrôle peut être refait: il ne s’agit pas de faire comme si on était au bac à chaque contrôle mais de s’améliorer et donc d’avoir la possibilité de refaire un contrôle raté après correction. La fameuse phrase : « Vous n’avez droit qu’à une et une seule chance! » n’a de sens qu’au moment du bac blanc et du bac véritable. Le reste des épreuves relève de l’apprentissage et donc de possibilité de vérifier ses erreurs et de les corriger.

 

 

                          Utilisation du blog

                    

Tout ce qui est vu en cours sera sur le net. L’adresse du blog est: 

Hist.geo.over-blog.com

 

Les liens pour télécharger les présentations en power point utilisées en cours se feront sur megaupload. Copiez le lien sur votre moteur de recherche et appuyez sur « Téléchargement régulier » pour qu’il entre dans votre ordinateur. Tout cela est gratuit et ne vous demande que d’avoir un logiciel de lecture power point.


Il faut acquérir ce logiciel car, à l’université, beaucoup d’enseignements sont donnés sous cette forme.


Le blog proposera également la fiche de synthèse des cours structurée  et rédigée.

 

Les élèves qui, dans ce lycée, prépare le concours d’entrée à Sciences-Po devraient utiliser les compléments d’information proposés dans le blog, surtout les présentations en power point portant sur des événements précis: l’important, lors du concours, est de distinguer leurs copies dans la masse de celles des étudiants qui ont tendance à toujours répéter la même chose sur la base des mêmes annales ou des cours types trouvés sur internet ou au lycée.


Sur ce blog, il y aura des analyses ou des liens proposés qui sont hors-bac, et destinés en priorité aux élèves préparant l’entrée à Sciences-Po. Ces documents seront d’ailleurs classés, dans le blog, à l’en-tête de cette école.

 

 

 Pour toutes questions ou pour envoyer vos devoirs, une adresse électronique :

france_jl@yahoo.fr

 

 

                 Débats

Extrait d’une interview de 2 chercheurs français, spécialistes de l’éducation, qui viennent de publier une vaste enquête comparant les systèmes éducatifs de nombreux pays.Extraits du nouvel Observateur du 1er septembre 2010.

 

1er chercheur : Professeur de sociologie à Sciences-Po, Marie Duru-Bellat est chercheur à l'Observatoire sociologique du Changement Elle a publié notamment « les Inégalités sociales à l'école » (PUF), «l'Inflation scolaire» (Seuil) et «le Mérite contre la justice » (Presses de Sciences-Po).

2e chercheur : Professeur de sociologie à l'université de Bordeaux, François Dubet est directeur d'études à l'EHESS. Il a publié au Seuil « le Travail des sociétés » et « les Places et les chances». Il cosigne avec Marie Duru-Bellat et Antoine Vérétout « les Sociétés et leur école» qui paraît cette semaine au Seuil.

 

1er extrait.

 

N. O. - Notre course au diplôme influe-t-elle sur le climat scolaire ?


F. Dubet. - Evidemment ! La France est dans la moyenne des pays de l'OCDE pour les performances scolaires. Mais la perception du climat scolaire y est très mauvaise. Les jeunes déclarent avoir peu confiance en leurs professeurs et se sentent peu intégrés à l'école. L'école en France n'est « pas sympa ». Les élèves aiment y aller à cause des copains, mais pas des cours. De leur côté, les enseignants disent : s'ils sont sages, ça va, sinon je ne veux pas m'occuper d'eux. Des observateurs étrangers décrivent parfois notre école comme une tension entre une bande d'adultes et une bande de jeunes. Du coup, nous avons une école plus violente qu'elle ne devrait être. La Grande-Bretagne a un climat scolaire plus apaisé que la France, alors que les inégalités scolaires et sociales n'y sont pas moindres.


M. Duru-Bellat. - Nous pensons qu'une école accueillante, sympathique, attentive, détendue, donne une meilleure société. Mais on n'ose pas le dire, cela paraît trop « baba cool »... /…/

 

 

2e extrait.

 

N. O. - Qu'est-ce qui produit un bon climat scolaire ?


M. Duru-Bellat. - On observe qu'il est corrélé à une prise en charge de l'élève dans son ensemble. Par exemple en Italie, les profs déjeunent à la cantine avec les élèves, ils sont là toute la journée, ils connaissent les situations familiales...


F. Dubet. - En Finlande, l'enseignant a son bureau dans l'école, tout élève a son numéro de portable et son mail. Il peut le contacter pour se faire aider. Ca fait partie de l'éthique professionnelle : on aide l'élève. En France, souvent, les élèves n'osent pas poser des questions en classe tellement ils craignent les réactions de l'enseignant et de leurs camarades!

 

Par france - Publié dans : Programme Terminales ES et L
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 12 octobre 2010 2 12 /10 /Oct /2010 14:07

        Sujet proposé:

 

les mouvements nationalistes en Afrique (1945 au début des années 1970)

  Le plan détaillé est à faire parvenir à mon adresse électronique.

 

 

Cours. DECOLONISATION et EMERGENCE DU TIERS MONDE

 

Introduction. 

       
Un petit nombre de pays européens possède une immense partie du monde en 1945
      L’émancipation des colonies après la Seconde Guerre coloniale a duré une trentaine d’années et a touché successivement l’Asie puis l’Afrique.

Ce mouvement de décolonisation met un terme à un long processus de colonisation du monde engagé par l’Europe à partir des Grandes Découvertes (fin XVe début XVIe siècle).Les E-U et le Japon se sont joints très tardivement à ce processus (fin années 30).

Pendant 30 ans, selon les pays en jeu, la décolonisation est négociée ou arrachée par la force mais, dans tous les cas, le choix en incombe à la puissance colonisatrice.

 

1ère problématique : quels sont les facteurs qui ont accéléré la décolonisation après la Seconde Guerre mondiale ? Ou pour quelles raisons le contexte nouveau de l’après Seconde Guerre mondiale est-il favorable à l’émancipation des peuples colonisés ?

 

 

 

Idée globale 1: l’aspiration à l’indépendance commence après la 1ère Guerre mondiale (marche du sel de Gandhi en 1930) mais il faut attendre la 2ème Guerre mondiale pour que les facteurs de dislocation des empires européens débouchent sur la décolonisation.


 

Idée globale 2 : il y a 3 adversaires de la colonisation en 1945.

- Les E-U : longue tradition anticolonialiste : souvenir de la guerre d’indépendance contre la colonisation britannique + les 14 Points du président Wilson en 1918 préconisent le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes + les empires en constituant des zones économiques réservés à la métropole freinent le libre échange. Mais ambiguïté de la position américaine dès que la logique de la décolonisation recoupe la logique de la guerre froide. Exemple : les E-U sont favorables au départ à la décolonisation de l’Indochine française mais décident finalement de soutenir la France dans la guerre coloniale pour stopper la progression communiste en Asie du Sud-Est.   

- L’URSS : le communisme est une idéologie de la libération et est donc par principe hostile à la colonisation au profit du capitalisme européen +   s’associer aux mouvements de décolonisation devient pour l’URSS un moyen d’affaiblir le camp occidental dans le cadre de la guerre froide.

- L’ONU : dans la Charte de San Francisco en 1945 comme dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, elle proclame l’égalité entre les peuples. Elle a également servi de tribune pour dénoncer la colonisation. Mais elle restera assez passive du fait qu’au Conseil de sécurité, deux puissances coloniales ont le droit de veto.

 

Idée globale 3 : face à ces 3 adversaires de la colonisation, les métropoles coloniales sortent affaiblies de la guerre.

- La France, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas ont subi face à l’Allemagne ou au Japon de graves échecs : le mythe de l’Europe invulnérable aux yeux des colonisés s’est effondré.

- Pour vaincre l’Axe, ces puissances ont largement engagé les colonisés à leur côté et ceux-ci attendent un changement de politique. 

- Matériellement, la France n’a pas en 1945 les moyens de transporter des troupes en Indochine alors que Hô Chi Minh proclame la République indépendante du Viêt-Nam.





2ème problématique : qui sont les principaux mouvements d’indépendance.

 

Idée globale : les mouvements nationalistes sont dans ce contexte de la décolonisation des mouvements qui contestent la domination coloniale au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ils sont souvent anciens mais ont des inspirations idéologiques et des stratégies différentes.

 

·          Indochine : principale colonie française en Asie. La contestation de l’occupation française a toujours été très forte et, à partir des années 20, se structure autour du communisme. Hô Chi Minh est présent en 1920 au Congrès de Tour qui voit la SFIO se diviser et le Parti communiste français naître. L’occupation japonaise a pour effet de rassembler les Vietnamiens autour de leur chef Hô Chi Minh en 1945. Le 2 septembre 1945 Hô Chi Minh proclame l’indépendance du Viêt-Nam.

 

·         Inde britannique: à partir de 1920, sous l’action de Gandhi, le parti du Congrès devient un mouvement nationaliste : il lance des campagnes de boycottage des produits britanniques et de désobéissance civile et non violente qui contraignent les autorités britanniques à ouvrir des négociations.

 

·         L’Indonésie : principale colonie des Pays-Bas. Elle est constituée de plusieurs milliers d’archipels, ce qui rend le contrôle impossible et favorise le développement de mouvements nationalistes, comme celui d’Ahmed Sukarno dès les années 20. L’occupation japonaise accélère la contestation coloniale et en août 1945, Sukarno proclame l’indépendance de l’Indonésie

 

·         Le Maghreb : sous domination française. Les mouvements nationalistes apparaissent aussi bien dans les protectorats nord-africains du Maroc et de la Tunisie que dans la colonie d’Algérie. Ils s’inspirent des valeurs laïques de la France ou du panarabisme : mouvement nationaliste arabe visant le retour aux valeurs traditionnelles arabes et le rassemblement des Arabes en un seul Etat. Au Maroc : lIstiqlal soutenu par le sultan. En Tunisie : le Néo-Destour du leader tunisien Habib Bourguiba. En Algérie : le Mouvement de Libération Nationale de Ferhat Abbas et le 8 mai 1945, des émeutes éclatent à Sétif. Elles seront violemment réprimées par la France.

 

·          En Afrique noire: presque entièrement colonisée par les pays européens. Moins ébranlée que l’Asie par la guerre et les mouvements de contestation y sont moins précoces. Mais elle est gagnée peu à peu par la remise en question nationaliste. Les mouvements nationalistes se réfèrent plus ou moins fortement au panafricanisme : mouvement visant à redonner force aux valeurs africaines et évoquant l’unité politique du continent africain + des références au communisme. Les mouvements les plus avancés sont dans la Gold Coast (futur Ghana), en Afrique anglophone, avec un leader comme Kwame Nkrumah ou dans l’Afrique francophone avec Léopold Sedar Senghor.  

 

 

 

 

3ème problématique : face à l’affirmation des mouvements nationalistes et dans le contexte défavorable à la colonisation après la Seconde Guerre coloniale, comment réagissent les métropoles ?

 

 

1ère réponse : acceptation de l’indépendance.

 

La Grande-Bretagne accepte assez facilement la rupture du lien de domination politique avant. Elle pratique depuis longtemps l’Indirect rule ou politique d’association : les autorités indigènes sont associées à la gestion du territoire dominé. Elle crée dès 1931 le Commonwealth (communauté) pour maintenir des liens entre le Royaume-Uni et ses anciennes colonies devenues des Etats indépendants.

 

·         Exemples de décolonisation négociée.

- Dès 1940, le Royaume-Uni avait promis à l’Inde l’accession au statut de dominion (colonie britannique qui accède à l’autonomie interne). 1945 : des négociations pour l’indépendance sont engagées avec le Parti du Congrès dirigé par Gandhi et la Ligue musulmane.
Mais les 2 forces nationalistes ne s’accordent pas sur le statut de l’Inde car elles butent sur le problème de la division des communautés hindoues et musulmanes. Une guerre civile et religieuse commence et l’indépendance ne sera effective qu’en 1947 avec la partition entre l’Inde à majorité hindoue sous la direction de
Nehru et le Pakistan à majorité musulmane. Plus de 10 millions de personnes seront transférées d’un Etat à l’autre dans des conditions effroyables. 
La décolonisation de l'Inde est donc réussie du point de vue de la métropole mais les conséquences immédiates sont catastrophiques Les frontières entre l'Inde et le Pakistan sont encore aujourd'hui un objet de conflits entre les deux pays.


- Dans la même logique, les Britanniques accordent l’indépendance à
Ceylan, à la Birmanie et à la Malaisie. Tous, sauf la Birmanie, adhèrent au Commonwealth et conservent des relations privilégiées avec l’ancienne métropole.

- La décolonisation de l’Afrique noire britannique est aussi pacifique : en 1957, Nkrumah obtient l’indépendance du Ghana.

 

·         Mais il y a risque de dysfonctionnement du processus dès qu’il y a présence de fortes minorités blanches.

 

Exemple. Le Kenya : révolte des Mau-Mau. La révolte sanglante de l’ethnie Mau-Mau est due à la misère et surtout à la lenteur des réformes. Les colons blancs font appel à Londres et la répression est brutale. Mais le gouvernement n’est pas du côté des colons : il comprend l’irréversibilité de la décolonisation et accorde en  1963 l’indépendance au Kenya. 

 Dans le cas du Kenya, ce sont donc les blancs qui ont freiné les réformes pour sauvegarder leur puissance et provoqué ce dysfonctionnement. .



 

Autre exemple de dysfonctionnement : la Rhodésie du Sud. C’est aussi une colonie avec un important peuplement blanc. Les colons, constatant que la Grande-Bretagne systématiquement accorde l’indépendance dès que le mouvement nationaliste est résolu et organisé, décident de contrecarrer le déroulement inévitable de l’histoire en Rhodésie : ils prennent le pouvoir au sens ou ils rejettent l’autorité de Londres, créent un Etat nouveau et sortent « illégalement » de l’empire.

Cette contre-révolution blanche s’appuiera sur un régime d’apartheid sur le modèle de l’Union Sud africaine voisine

 

 

                                          Présentation de ces deux pays

 

         

            Union sud-africaine

 

- 1949 arrivée au pouvoir des Afrikaners : idéologie raciale, haine du communisme, refus de l’égalité avec les Noirs.

- Mis en place de l’apartheid (1950) : ségrégation socio spatiale radicale des Noirs, stimulation des rivalités ethniques.

- Résistance = lANC (African National Congres), Nelson Mandela (27 ans en prison)

-  En 1991, devant la résistance de l’ANC et de Mandela, les Blancs capitulent et l’apartheid est supprimé. En 1994 N Mandela devient président d’Afrique du Sud.

 

 

 

                     Rhodésie

 

-5 millions d’habitants dont 250 000 Blancs.

-Les Blancs proclament unilatéralement l’indépendance en 1965.

- Mise en place de l’apartheid et répression.

- Apparition de mouvements d’opposition et guérilla.

- Isolement international et faiblesse économique = 1980 fin de l’apartheid et naissance du Zimbabwe.

 

 

 

 

2ème réponse : faite de réticences, d’ambiguïté et de refus des aspirations nationalistes. C’est l’attitude de la France.

 

- Dès 1944, le principe fondamental est celui de calmer les aspirations nationalistes mais sans rien céder d’essentiel sur l’empire.

 

- Cela se vérifie avec:

1. La Conférence de Brazzaville (1944)  organisée par le général de Gaulle alors chef du gouvernement provisoire de la République française. Les propositions qui résultent de cette Conférence sont à deux faces :

·         la Conférence propose des réformes positives pour les conditions de vie des sujets de l’empire : suppression du travail forcé, participation de l’élite indigène à l’administration, mesures pour développer l’éducation parmi les colonisés et mesures sanitaires.

 

·         Mais refus net de toute évolution vers l’indépendance ou même le self government.

 

2….. puis avec la naissance de la IVè République en 1946. La constitution de la République prévoit la création de l’Union française : c’est le nouveau nom donné à l’empire.

·         Un ensemble de mesures tentent d’atténuer le lien colonial : les indigènes sont qualifiés de citoyens. L’Algérie, par exemple, est dotée d’une assemblée formée de 2 collèges électoraux chacun de 60 membres, l’un formé des représentants de la population européenne (1 millions d’individus en 1954) et l’autre de 60 membres représentant les 9 millions de musulmans.

·         Mais l’inégalité subsiste : la représentativité des 2 collèges de députés en Algérie est injuste + les assemblées dans les pays colonisés sont seulement consultatives.

·         Donc la France rejette encore l’égalité et l’émancipation.

 

 

 

-      3 causes expliquent l’attitude intransigeante de la France face à son empire et aux mouvements indépendantistes

 

·         Cette attitude est justifiée par le mythe d’une mission civilisatrice de la France et d’une responsabilité à développer les indigènes : cela repose sur l’idéologie paternaliste typique héritée du XIXè siècle.

 

·         Les dirigeants français n’ont pas pris conscience que la décolonisation était inévitable et ils continuent à s’accrocher à une conception de la puissance de la France dépendante de la possession d’un empire colonial.

 

·         L’empire joue aussi comme un mythe compensatoire après la défaite humiliante de 1940. Le Royaume-Uni n’est pas dans la même situation.   

.

 

 

 

 

 

- Conséquences : dés que les revendications se font déterminées, la répression est brutale.

* Exemples : guerre d’Indochine de 1946 à l954 + Madagascar 1947 : insurrection écrasée avec une grande violence (entre 40 000 et 80 000 morts au moins) + Tunisie et Maroc : déposition illégale du sultan marocain ou arrestation du leader tunisien Bourguiba.

 

 

- Puis à partir de 1954, la politique coloniale de la France s’infléchit et elle entre dans une acceptation de la décolonisation. Rôle décisif de Pierre Mendès-France, président du Conseil.  

·         Cause 1: la défaite française en Indochine à la bataille de Dien Bien Phu en 1954. La France signe les accords de Genève qui prévoient le partage du Viêt-Nam en un pays communiste au Nord et une dictature sous protection américaine au Sud.

 

·         Cause 2 : le colonialisme est discrédité sur la scène internationale : les pays décolonisés se réunissent dans de grandes conférences internationales et dénoncent la France colonialiste.

 

* Conséquences. Indépendance du Maroc et de la Tunisie en 1956.

Pour l’Afrique noire : indépendances négociées par étapes.

* loi cadre de 1956 = suffrage universel + conseil de gouvernement réellement représentatif. D’où self government : association des élites nationales à la gestion du pouvoir

 

* 1958 : naissance de la Vè République. De Gaulle propose la formule de la Communauté franco-africaine et malgache =indépendance mais des domaines relèvent de décisions communautaires. Dans cette communauté, la France est en position de force. C’est la dernière tentative de la France de conserver une zone d’influence à travers cette Communauté.

 

* Mais cela ne dure pas : en 1959 fin de la Communauté.  Ce qui n’empêche pas des accords de coopération durables avec la France grâce à cette décolonisation en douceur.

 

 

 

                 Exception. L’Algérie : une décolonisation dramatique.

 

1.    1954 : 4 causes de tension se conjuguent en Algérie, ce qui en fait un cas particulier.

·         C’est une colonie de peuplement avec 1 million de Français d’origine européenne. Cette population est composée d’une minorité de grands propriétaires fonciers qui concentrent tous les pouvoirs en Algérie (économique, politique, médias) et d’une majorité de classe moyenne et pauvre.

 

·         La population musulmane compte 9 millions de personnes dont une élite intellectuelle et une masse vivant dans la grande pauvreté surtout dans l’arrière-pays. Exemples : taux de mortalité infantile était de 46 pour mille pour les Français européens et de 181 pour mille pour les Algériens. Le taux de scolarisation était de 99% pour les Français et de 20% pour les Algériens.

 

·         1954 : la France vient d’être vaincue au Viêt-Nam face à la guérilla du Vietminh (mouvement nationaliste communiste de Ho Chi Minh)

 

 

·         Les grands propriétaires fonciers bloquent ou sabotent les réformes améliorant le statut des Algériens dans le cadre de l’Union française.

 

·         Conséquence : la situation est explosive en 1954 : le FLN (front de libération national dirigé par Ahmed ben Bella) lance une série d’attentats à la toussaint 1954.

 

2.    La guerre d’Algérie se joue entre 3 acteurs

·         Les masses musulmanes sont apolitiques et passives. Elles sont l’enjeu central de la guerre.

·         Le FLN est minoritaire : pour réussir, il a besoin du soutien des masses musulmanes

·         L’armée française a besoin de couper les masses musulmanes du FLN pour gagner

 

3.    D’où deux types de stratégies.

·         L’armée française développe une stratégie à 2 faces : elle joue la séduction avec les masses en apportant des soins, de l’éducation : c’est ce que les officiers ont appelé ‘la pacification ». Mais en même temps pour gagner la guerre de l’information et du renseignement, elle utilise systématiquement la torture.

 

·         Pour contraindre les masses à l’aider, le FLN utilise la terreur à l’encontre des musulmans qui refuseraient de participer à la lutte. Il sème la terreur également du côté français pour pousser les Français à commettre eux-mêmes des massacres en représailles. Son but : couper tout lien entre les deux communautés.

 

.    Les conséquences sont très importantes.

·         Les musulmans indignés par la répression aveugle dont ils ont été l’objet passent massivement du côté de la guérilla.

 

·          France est contrainte de s’engager dans une guerre totale liant terreur, torture et « pacification »

 

·          Internationalement, elle est discréditée : condamnée à l’ONU, elle n’a pas le soutien des E-U et de la G-B. Elle est isolée

 

·          Les partis politiques de la IVe république sont divisés alors qu’au même moment se produit la renaissance de l’extrême droite en métropole, auprès des « pieds-noirs » en Algérie et dans l’armée. 

 

·         Le 13 mai 1958, une manifestation à Alger débouche sur l’instauration d’un pouvoir insurrectionnel avec la complicité de l’armée. Elle veut un pouvoir fort et déterminé à sauver « l’Algérie française ». Elle demande le retour au pouvoir du général de Gaulle qui incarne pour elle cette espérance. Le gouvernement paraît totalement dépourvu de moyens d’action. L’armée n’est pas sûre : le ministre de la Défense ne peut se rendre en Algérie. Les troupes en Algérie menacent de débarquer en France.

 

·         De Gaulle arrive donc au pouvoir grâce à l’armée et aux « pieds-noirs ». Il fonde la Vème République qui confère beaucoup de prérogatives au pouvoir exécutif ; le Chef de l’Etat est chef des armées.

 

·         Face à l’isolement international de la France et face à la lassitude des Français de la métropole pour une guerre sans issue, il se décide à discuter avec le FLN. Les Accords d’Evian signés en 1962 marqueront l’indépendance de l’Algérie.

 

·         Mais une fraction de l’armée et des « pieds-noirs » se sent trahie et décide de constituer une organisation (l’OAS, organisation armée secrète) qui, par une série d’attentats en France et en Algérie, s’efforce de saboter les accords avec le FLN. Elle a l’appui d’une grande partie de la population d’origine européenne.

 

·          Les affrontements sont dramatiques et rendent illusoire toute cohabitation entre la communauté européenne et musulmane. D’où une fuite en masse des Européens vers la métropole. 700 000 Européens et Harkis (musulmans intégrés dans l’armée française) doivent alors quitter le pays pour la métropole. Le gouvernement français n’a pas voulu que les Harkis rejoignent la France. S’ils ont pu rejoindre la France, c’est le plus souvent de façon clandestine et ont été parqués pendant des années dans des camps. Beaucoup de ceux qui sont restés en Algérie ont été exécutés.

 

·         Le bilan de cette guerre est très lourd : entre 200 000 et 400 000 victimes algériennes + 4 500 colons + 30 000 soldats français et Harkis tués.

 
                       --------------------------------------------------------

 

Par france - Publié dans : Sciences-Po
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 1 septembre 2011 4 01 /09 /Sep /2011 19:11

 

 

 

 

   Présentation du programme de terminale S

 

 

Lien pour télécharger la présentation power point du cours :

http://www.megaupload.com/?d=GE7JPH8X

 

 

                      Histoire


        Thèmes du programme d’histoire de Terminale S


1. L’étude est faite à échelle mondiale de 1945 à nos jours à partir de ces deux thèmes:


   1er thème. L’affrontement entre les E-U et l’URSS pour le contrôle du monde (1945-1991).


   2e thème. L’effondrement de l’URSS, la victoire américaine et l'émergence d’un nouvel ordre mondial (1991-2010).


2. Le troisième thème concernes les empires mis en place à la fin du XIXe siècle par les Européens et leur effondrement à partir de 1945.


3. Le 4e thème propose un changement d’échelle: l’analyse se concentre sur un pays:

   La France de 1945 à nos jours.

 

                            Conséquences


   Il ne faut pas penser et apprendre les cours indépendamment les uns des autres : ils sont interconnectés.

 

     Dans le travail de révision, il faut penser à utiliser d’autres cours que celui sur lequel porte le problème à traiter.

 

 

                     Géographie


On parle de « village planétaire » ou de « global village » pour un monde contracté dans l’espace mais aussi dans le temps: telle action réalisée en un point du globe peut avoir des effets importants sur notre vie et ce que l’on dit ou montre peut être vu partout et immédiatement.


                 Thèmes du programme de géographie de S.


1. La mondialisation : the Global Village

2. Les E-U

3. L’Asie orientale

4. Un territoire de contact entre un monde très développé et un monde en problème de développement: l’espace méditerranéen.

 

                  La logique qui anime ce programme de géographie:


La mondialisation : the Global Village. C’est le dénominateur commun de tous les autres thèmes. Ce qui signifie que le cours sur la mondialisation trouve ses exemples, ses applications, ses exceptions dans tous les autres cours.


Les Etats-Unis, l’Asie orientale sont les 2 aires de puissances qui (avec l’UE) pilotent la mondialisation, c’est-à-dire ce village que sont devenues la Terre et ses différentes régions.


En revanche, l’espace méditerranéen permet de rencontrer dans le village-Terre, des gens qui, chez eux, ont plus de mal pour « se faire une place au soleil » (du Maghreb à la Turquie). C’est d’autant plus difficile à supporter qu’ils vivent face à des gens aisés (l’UE)

 

 Le déroulement du cours.


Le cours n’est pas donné tel quel mais sa construction se fait en 3 étapes.

- Le plan général du cours est proposé et noté en début de cours.

- Puis des événements sont analysés.

- Et pour chacun de ces événements, il est demandé aux élèves de classer ses caractéristiques à l’intérieur du plan.


Autrement dit, il n’y a pas de cours dicté mais un cours construit sur un plan unique, aménagé et complété en fonction du travail de l’élève. Celui-ci peut demander les précisions qu’il souhaite et solliciter l’avis de l’enseignant sur ce qu’il a fait.

 

Le contrôle aura lieu sur cette base. Avant le contrôle, une dernière séance est prévue de questions-réponses pour tester la mémorisation et mettre en lumière ce qui n’est pas encore suffisamment compris.

 

 Chaque contrôle porte sur une liste de questions fournie à l’avance aux élèves dont une ou deux sortiront en contrôle. A côté de cette part prévue d’avance, il y a une part imprévue. Le calcul des coefficients pour les deux parties du contrôle, celle qui relève de la liste donnée à l’avance et celle qui relève de l’imprévu, est fonction des progrès de l’élève, de sa prise de risque et de la proximité du bac blanc. Il est possible que la classe soit divisée en groupes d’élèves qui, sur telle partie du programme, prennent plus ou moins de risques. Le niveau A d’un contrôle marque le niveau supérieur de difficultés. Les autres sont décroissants.

 

Le but est de dédramatiser l’enjeu des contrôles  et d’en faire, pour l’élève et le professeur, un moyen de vérifier si ce qui a été fait en cours est suffisamment maîtrisé.

 

Le 2e but est de fournir au maximum d’élèves le moyen d’avoir des notes correctes. En entrant dans un jeu dans lequel l’élève se rend compte qu’il a suffisamment de cartes en main pour gagner et qu’il n’est pas impossible pour lui d’avoir régulièrement des notes de haut niveau, ce système fait le pari qu’il apportera davantage de réussite aux élèves. Progressivement, la marge d’incertitude sera augmentée.

 

Tout contrôle peut être refait: il ne s’agit pas de faire comme si on était au bac à chaque contrôle mais de s’améliorer et donc d’avoir la possibilité de refaire un contrôle raté après correction. La fameuse phrase : « Vous n’avez droit qu’à une et une seule chance! » n’a de sens qu’au moment du bac blanc et du bac véritable. Le reste des épreuves relève de l’apprentissage et donc de possibilité de vérifier ses erreurs et de les corriger.

 

 

                          Utilisation du blog

 

                                

   Tout ce qui est vu en cours sera sur le net. L’adresse du blog est: 

 

hist.geo.over-blog.com

 

 

   Les liens pour télécharger les présentations en power point utilisées en cours se feront sur megaupload. Copiez le lien sur votre moteur de recherche et appuyez sur « Téléchargement régulier » pour qu’il entre dans votre ordinateur. Tout cela est gratuit et ne vous demande que d’avoir un logiciel de lecture power point


   Il faut acquérir ce logiciel car, à l’université, beaucoup d’enseignements sont donnés sous cette forme.


 

   Le blog proposera également la fiche de synthèse des cours structurée  et rédigée.

 

  Les élèves qui, dans ce lycée, prépare le concours d’entrée à Sciences-Po devraient utiliser les compléments d’information proposés dans le blog, surtout les présentations en power point portant sur des événements précis: l’important, lors du concours, est de distinguer leurs copies dans la masse de celles des étudiants qui ont tendance à toujours répéter la même chose sur la base des mêmes annales ou des cours types trouvés sur internet ou au lycée.

 

 

   Sur ce blog, il y aura des analyses ou des liens proposés qui sont hors-bac, et destinés en priorité aux élèves préparant l’entrée à Sciences-Po. Ces documents seront d’ailleurs classés, dans le blog, à l’en-tête de cette école.

 

 

 Pour toutes questions ou pour envoyer vos devoirs, une adresse électronique :

france_jl@yahoo.fr

                                             

                                        Débat

 

Extrait d’une interview de 2 chercheurs français, spécialistes de l’éducation, qui viennent de publier une vaste enquête comparant les systèmes éducatifs de nombreux pays.

 Extraits du nouvel Observateur du1er septembre 2010.

1er chercheur : Professeur de sociologie à Sciences-Po, Marie Duru-Bellat est chercheur à l'Observatoire sociologique du Changement Elle a publié notamment « les Inégalités sociales à l'école » (PUF), «l'Inflation scolaire» (Seuil) et «le Mérite contre la justice » (Presses de Sciences-Po).

2e chercheur : Professeur de sociologie à l'université de Bordeaux, François Dubet est directeur d'études à l'EHESS. Il a publié au Seuil « le Travail des sociétés » et « les Places et les chances». Il cosigne avec Marie Duru-Bellat et Antoine Vérétout « les Sociétés et leur école» qui paraît cette semaine au Seuil.

 


1er extrait.

N. O. Notre course au diplôme influe-t-elle sur le climat scolaire ?


F. Dubet. - Evidemment ! La France est dans la moyenne des pays de l'OCDE pour les performances scolaires. Mais la perception du climat scolaire y est très mauvaise. Les jeunes déclarent avoir peu confiance en leurs professeurs et se sentent peu intégrés à l'école. L'école en France n'est « pas sympa ». Les élèves aiment y aller à cause des copains, mais pas des cours. De leur côté, les enseignants disent : s'ils sont sages, ça va, sinon je ne veux pas m'occuper d'eux. Des observateurs étrangers décrivent parfois notre école comme une tension entre une bande d'adultes et une bande de jeunes. Du coup, nous avons une école plus violente qu'elle ne devrait être. La Grande-Bretagne a un climat scolaire plus apaisé que la France, alors que les inégalités scolaires et sociales n'y sont pas moindres.


M. Duru-Bellat. - Nous pensons qu'une école accueillante, sympathique, attentive, détendue, donne une meilleure société. Mais on n'ose pas le dire, cela paraît trop « baba cool »...

 


2e extrait.

N. O. Qu'est-ce qui produit un bon climat scolaire ?


M. Duru-Bellat. - On observe qu'il est corrélé à une prise en charge de l'élève dans son ensemble. Par exemple en Italie, les profs déjeunent à la cantine avec les élèves, ils sont là toute la journée, ils connaissent les situations familiales...


F. Dubet. - En Finlande, l'enseignant a son bureau dans l'école, tout élève a son numéro de portable et son mail. Il peut le contacter pour se faire aider. Ca fait partie de l'éthique professionnelle : on aide l'élève. En France, souvent, les élèves n'osent pas poser des questions en classe tellement ils craignent les réactions de l'enseignant et de leurs camarades !

 

 

 

 

 

Par france - Publié dans : Programmes TS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 14 septembre 2011 3 14 /09 /Sep /2011 17:01

Le monde en  1945.                                                      Terminale L.

 

Plan du cours.

1ère partie. Un monde détruit.

  1. Sur le plan démographique:
  2. Sur le plan matériel:
  3. Et partagé entre espoir et désespoir

2e partie. Mais un monde engagé dans une vaste reconstruction.

  1. De nouvelles organisations internationales
  2. De nouvelles frontières et de nouveaux rapports de force

 

 

    Le cours propose 7 entrées.

Entrée 1: le procès de Nuremberg à partir des archives filmées du procès.

Entrée 2: carte des pertes humaines liées à la Seconde Guerre mondiale.

Entrée 3: carte représentant le contraste des situations économiques des différents pays acteurs de la Seconde Guerre mondiale.

Entrée 4: l’ONU et le FMI

Entrée 5: extrait de Hors-la-loi de Rachid Bouchareb sur la manifestation de Sétif le 8 mai 1945.

Entrée 6: l’URSS s’avance en Europe et en Asie

Entrée 7: le film de Rossellini Allemagne année zéro.

 

 

Toutes les entrées sont en images et commentées sur le diaporama à télécharger sur ces liens :

Pour les entrées 1 à 6 :

http://www.megaupload.com/?d=VPJU5A2T

Ou en format Power Point 1997-2003 :

  http://www.megaupload.com/?d=N58C7O59

 

Pour le film de Rossellini :

http://www.megaupload.com/?d=GCFLQ6CA

ou en format Power Point 1997-2003 :

http://www.megaupload.com/?d=MZLBS2MV



 

Les élèves doivent maintenant construire le cours en transférant les éléments d’information des 7 entrées dans le plan proposé.

Ils peuvent présenter leur travail à l’enseignant pour vérification.

 

Le contrôle portera sur cette liste de questions. L’enseignant en choisira certaines. Il y ajoutera une question non prévue dans la liste.

Montrez la prépondérance américaine dans le monde en 1945.

Montrez les forces et les faiblesses de l’URSS en 1945.

Montrez que le monde sort épuisé de la guerre

Montrez que l’année 1945 est aussi celle de la préparation d’un monde nouveau.

 

 

Par france - Publié dans : HISTOIRE Terminale L
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 14 septembre 2011 3 14 /09 /Sep /2011 17:03

Le monde en  1945.                                                      Terminale S

 

Plan du cours.

1ère partie. Un monde détruit.

  1. Sur le plan démographique:
  2. Sur le plan matériel:
  3. Et partagé entre espoir et désespoir

2e partie. Mais un monde engagé dans une vaste reconstruction.

  1. De nouvelles organisations internationales
  2. De nouvelles frontières et de nouveaux rapports de force

 

 

    Le cours propose 6 entrées.

Entrée 1: Les explosions atomiques de Hiroshima et Nagasaki le 6 et 9 août 1945.

Entrée 2. le procès de Nuremberg .

Entrée 2: carte des pertes humaines liées à la Seconde Guerre mondiale.

Entrée 3: carte représentant le contraste des situations économiques des différents pays acteurs de la Seconde Guerre mondiale.

Entrée 4: l’ONU et le FMI

Entrée 6: l’URSS s’avance en Europe et en Asie

 

Toutes les entrées sont en images et commentées sur le diaporama à télécharger sur ces deux liens :

Pour l’entrée vers Hiroshima et Nagasaki :

http://www.megaupload.com/?d=TKNQ8P40

ou en format 97-2003 :

http://www.megaupload.com/?d=BLHGW73G

Pour les autres entrées :

http://www.megaupload.com/?d=R96VCVY8

ou en format 97-2003 :

http://www.megaupload.com/?d=8HQWFIGZ

  

 

Les élèves doivent maintenant construire le cours en transférant les éléments d’information des 6 entrées dans le plan proposé.

Ils peuvent présenter leur travail à l’enseignant pour vérification.

 

Le contrôle portera sur cette liste de questions. L’enseignant en choisira certaines. Il y ajoutera une question non prévue dans la liste.

Montrez la prépondérance américaine dans le monde en 1945.

Montrez que le monde sort épuisé de la guerre

Montrez que l’année 1945 est aussi celle de la préparation d’un monde nouveau.

 

 

Par france - Publié dans : HISTOIRE Série S
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 17 septembre 2011 6 17 /09 /Sep /2011 11:56

 Préparation au concours de Science Politique.

 

 

    Références littéraire et cinématographiques.

Citer si possible des exemples de livres ou de films différenciera votre copie de celle des autres candidats.

Il ne s’agit pas de tout lire et tout voir mais de choisir en fonction de vos centres d’intérêt ou de savoir que telle ou telle œuvre existe et porte sur tels problèmes.

Je possède certains de ces films et peut donc vous les faire parvenir.

Utilisez un moteur de recherche  si vous voulez avoir une idée plus précise du contenu des œuvres sans les lire.

.

 

Le monde en 1945 

 

A lire :

David Peace, Tokyo année Zéro, 2008: roman policier dans le Japon de 1945.

Primo Levi, Si c’est un homme, 1947 : autobiographie évoquant les camps d’extermination nazis.

 

A visiter :

Le Mémorial de la paix à Caen.

A voir :

Roberto Rossellini, Allemagne année zéro, 1947 : l’histoire d’une famille dans le Berlin en ruine de 1945.

Voir sur mon blog le diaporama à propos du film de Rossellini.

Isao Takahata, Le Tombeau des lucioles, 1988 : l’histoire de deux enfants dans le Japon de 1945 après un bombardement.

Christian Delage, Le procès de Nuremberg, les nazis face à leur crime, 2006 : documentaire.

Le diaporama sur Hiroshima et Nagasaki sur mon blog et surtout les photographies d’un journaliste à Hiroshima et d’un reporter à Nagasaki.

A consulter :

www.un.org/french: site officiel de l’ONU.

 

 

 

 

 

Transformation des économies mondiales : de la société industrielle à la société de consommation.

 

A lire :

Erik Orsenna, Voyage au pays du coton : petit précis sur la mondialisation, 2006.

A voir :

Michael Moore, Roger et moi, 1989 : sur les suppressions d’emplois d’une usine de General Motors dans le Michigan. Puis en 2004 le film Capitalism Love story.

Le film Inside Job de Charles Ferquson, 2010, est un documentaire critique à propos de la crise de 2008-2009. Il permet de connaître de l’intérieur les prises de décisions des différents acteurs de Wall Street qui ont conduit à la crise la plus puissante depuis celle de 1929.

A consulter :

www.wto.org: site de l’OMC.

 

 

 

 

Les modèles idéologiques dans la guerre froide.

 

A lire :

J. Updike, Cœur de lièvre, 1960 : trois mois de la vie d’un homme insatisfait de la classe moyenne américaine.

I. Soljenitsyne, L’Archipel du Goulag, 1974 : le système carcéral soviétique.

 

A voir.

N Ray, La Fureur de vivre, acteur : James Dean, 1955 : histoire d’un jeune Américain rebelle.

West Side Story : comédie musicale, 1961 : à un moment de cette comédie les filles et les garçons font l’éloge et la critique du modèle américain.

Hair, comédie musicale, 1967 : est le produit de la contre-culture hippie.

Voir les photographies des kolkhozes de l’URSS. Elles sont extraites de l’iconothèque russe et soviétique de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) ; Lien : http://iconotheque-russe.ehess.fr/photo/170/

 

 

 

 

 

Guerre froide.

A lire :

John Le Carré, l’Espion qui venait du froid, 1963 : roman d’espionnage qui se déroule en Europe de l’Est et au Royaume-Uni.

A voir :

Stanley Kubrick, Docteur Folamour, 1964 : comédie britannique évoquant le risque de guerre nucléaire.

Stanley Kubrick, Full Metal Jacket, 1987 : une partie du film se passe lors de la guerre américaine au au Viêt-Nam.

Alfred Hitchcock, L’Etau, 1969 : film américain sur les réseaux d’espionnage soviétique aux E-U.

 

Décolonisation

A lire :

Marguerite Duras, Un barrage contre le Pacifique, 1950 : la vie d’une jeune femme française pauvre dans l’Indochine française.

Vikram Seth, Un garçon convenable, 1993 : l’Inde du début des années 1950, après l’indépendance.

A voir:

Richard Attenborough, Gandhi, 1982 : sur l’indépendance indienne.

Pierre Schoendoerffer, La 317e Section, 1964 : sur la guerre d’Indochine

Rachid Bouchareb, Hors-la-loi, 2010 : sur la guerre d’indépendance algérienne. A provoqué des protestations  au festival de Cannes de 2010.

Gilles Pontecorvo, La Bataille d’Alger, 1965 : sur la guerre d’Algérie.

Florent Emilio Siri, L’Ennemi intime, 2007 : sur la guerre d’Algérie.

Les films de Rachid Bouchareb, Indigènes (2006) et Hors-la-loi (2010)

Les documentaires Françafrique : la raison d’Etat et Françafrique : l’argent roi, réalisé par Patrick Benquet et diffusé sur France2 en 2011.

 

 

A visiter :

Cité nationale de l’immigration, palais de la Porte Dorée, Paris. www.histoire-immigration.fr

 

 

 

 

 

Le nouvel ordre mondial. 1991 à nos jours.

A voir :

Marjane Satrapi, Persepolis, 2007 : adaptation au cinéma d’une bande dessinée sur l’Iran islamiste.

David Guggenheim, Une vérité qui dérange, 2006 : un fil sur le changement climatique expliqué par Al Gore. 

Mickael Moore, Farenheit 9/11, 2004. Il cherche à reconstituer des liens entre l’élection de Bush en 2000, l’attentat de 2001 et les invasions successives de l’Afghanistan et de l’Irak par les E-U.

 

 

 

 

L’Europe de l’Ouest en construction

A lire :

Tony Judt, Après guerre, Une histoire de l’Europe depuis 1945, 2005, A. Colin : fresque magistral sur la renaissance de l’Europe.

 

A consulter :

www.ina.fr: site de l’Institut national de l’audiovisuel avec extraits sonores et visuels.

Europa.eu : le portal de l’union européenne.

 

 

Les démocraties populaires.

A lire :

Arthur London, L’Aveu, 1968 : l’expérience des procès de Prague dans les années 1950.

Milan Kundera, La Plaisanterie, 1965 : les conséquences d’une plaisanterie politique en Tchécoslovaquie.

Christa Wolf, Ce qui reste, 1990 : une journée où l’auteur découvre qu’elle est surveillée par la police politique de la RDA.

A voir:

Costa-Gavras, L’Aveu, 1970 : d’après le roman d’Arthur London.

Emir Kusturica, Papa est en voyage d’affaires, 1985 : regard d’un enfant sur la Yougoslavie alors que son père est en camp de travail.

Wolfgang Becker, Good Bye Lenin !, 2002 : la fin de la RDA et la difficulté pour une génération à s’adapter à un changement très rapide.

Florian Henckel von Donnersmark, La vie des autres, 2007 : la mainmise de la police politique sur le milieu intellectuel et artistique de la RDA.

 

 

 

 

L’Europe après 1989.

 

A lire :

Geert Mak, Voyage d’un Européen à travers le XXe siècle, 2007, Gallimard : un tableau des principaux événements du siècle.

Günter Grass, Mon siècle, 1999, Seuil : l’auteur allemand, prix Nobel de littérature, revisite le siècle en cent textes brefs.

 A voir :

Emir Kusturica, La Vie est un miracle, 2004 : sur la guerre en Yougoslavie.

Cédric Klapisch, L’Auberge espagnole, 2002 : des étudiants du programme Erasmus en Espagne.

 

A consulter :

www.touteleurope.fr: portail français d’informations sur l’Europe.

www.ladocumentationfraçaise.fr: nombreux dossiers sur l’Europe.

 

 

 

 

La construction de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale en France :

A lire :

Geneviève de Gaulle-Anthonioz, La Traversée de la nuit, 2001.

Charlotte Delbo, Auschwitz et après, 2001.

De Gaulle, Mémoires de guerre : Le Salut, 1944-1946, 1959.

 

A voir :

Alain Resnais, Nuit et brouillard, 1956 : voir l’analyse qui sera proposée en cours.

Jean-Pierre Melville, L’Armée des ombres, 1969 : l’histoire d’un réseau de résistants.

Marcel Ophuls, Le chagrin et la pitié, 1971 : voir l’analyse qui sera faite en cours.

Louis Malle, Lacombe Lucien, 1974 :l’histoire d’un jeune homme negagé dans la Milice.

Claude Lanzmann, Shoah, 1985 : voir cours

Louis Malle, Au revoir les enfants, 1987 : histoire d’un enfant juif caché dans un pensionnat catholique.

La Grande Vadrouille de Gérard Oury en 1966.

 

A consulter :

www.memorial-caen.fr

www.memorialdelashoah.org

www.fondationresistance.org.

 

 

 

L’évolution politique de la France depuis 1945 ;

A lire :

François Mitterrand, Le Coup d’Etat permanent, 1964 : l’auteur dénonce la pratique du pouvoir personnel de de Gaulle.

Jacques Chirac, Mémoires, vol. 1 : Chaque pas doit être un but, Nil Éditions, Paris, 2009.

Michel Winock, La République se meurt, 1978: l’historien témoigne de cette période qu’il a traversé et qui correspond à la fin de la IVe République et au début de la Ve.

Alain Peyrefitte, C’était de Gaulle, recueil de propos de de Gaulle par un proche du général.

« Le dossier Mitterrand », L’Histoire, n°253, 2001.

« Les années de Gaulle », L’Histoire, hors série, n°1, février 1998.

 

A consulter :

www.ina.fr: site de l’Institut audiovisuel français.

 

La transformation de la société française de 1945 à nos jours.

 

A lire :

Georges Perec, Les Choses. Une histoire des années 1960, 1965 : un roman sur la société de consommation.

 

A voir :

Jacques Tati, Mon oncle, 1958 ou Playtime, 1967 : une satire de la société de consommation.

 

A consulter :

www.insee.fr: nombreuses études économiques et sociales.

www.halde.fr: la Haute Autorité de lutte contre les discriminations.

 

 

Par france - Publié dans : Sciences-Po
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 17 septembre 2011 6 17 /09 /Sep /2011 12:16

        Le monde en  1945.                                                                          

 

                   Terminale ES.

 

Plan du cours.

1ère partie. Un monde détruit.

Sur le plan démographique:

Sur le plan matériel:

Et partagé entre espoir et désespoir

2e partie. Mais un monde engagé dans une vaste reconstruction.

De nouvelles organisations internationales

De nouvelles frontières et de nouveaux rapports de force

 

 

 Le cours propose 6 entrées.

Entrée 1: le procès de Nuremberg à partir des archives filmées du procès.

Entrée 2: carte des pertes humaines liées à la Seconde Guerre mondiale.

Entrée 3: carte représentant le contraste des situations économiques des différents pays acteurs de la Seconde Guerre mondiale.

Entrée 4: l’ONU et le FMI

Entrée 5: extrait de Hors-la-loi de Rachid Bouchareb sur la manifestation de Sétif le 8 mai 1945.

Entrée 6: l’URSS s’avance en Europe et en Asie

 

 

Toutes les entrées sont en images et commentées sur le diaporama à télécharger sur ces liens :

 

Pour les entrées 1 à 6 :

http://www.megaupload.com/?d=AGB6C09G

 

Ou en format 97-2003 :

 http://www.megaupload.com/?d=295UG8ZJ

 

Les élèves doivent maintenant construire le cours en transférant les éléments d’information des 7 entrées dans le plan proposé.

Ils peuvent présenter leur travail à l’enseignant pour vérification.

 

Le contrôle portera sur cette liste de questions. L’enseignant en choisira certaines. Il y ajoutera une question non prévue dans la liste.

Montrez la prépondérance américaine dans le monde en 1945.

Montrez les forces et les faiblesses de l’URSS en 1945.

Montrez que le monde sort épuisé de la guerre

Montrez que l’année 1945 est aussi celle de la préparation d’un monde nouveau.

 

 

 

Par france - Publié dans : HISTOIRE Série ES
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 5 octobre 2011 3 05 /10 /Oct /2011 13:05

Fiche de travail. La mondialisation ou globalisation.

 

 

Lien de téléchargement du diaporama :

Format 2007 : http://www.megaupload.com/?d=CWC1N4YC

Format 97 : http://www.megaupload.com/?d=8B8RD9HF

 

Plan du cours

 

1ère partie. Universalisation du capitalisme, démultiplication des interconnections et massification des flux.

Massification sans précédent des flux.

Flux de marchandises

Flux migratoires internationaux

Flux financiers

2. Acteurs de la mondialisation pilotant ou influant sur ces flux.

Les Etats et les organisations internationales.

Les Firmes transnationales (FTN)

Les organisations non gouvernementales.

2e partie. Un monde fractionné en espaces hiérarchisés et un déplacement progressif du centre de gravité de la puissance économique.

Les centres traditionnels: la Triade.

Le BRICS

La deuxième vague d’émergents

Les périphéries  moins bien intégrées dans les flux mondiaux.

 

 

 

Liste des entrées :

1ère entrée : « les aventurés d’un tee-shirt dans l’économie globalisée » de Pietra Rivoli.

2e entrée : les migrants.

3è entrée : la représentation cartographiée du monde pièce par pièce.

4e entrée : la  planète financière.

 

 

 

Sujets de composition: un de ces sujets sera proposé en contrôle.

Sujet 1. Flux et acteurs de la mondialisation.

Sujet 2. Unité et diversité de l’espace mondial.

Sujet 3. Centres et périphéries dans la mondialisation.

 

Préparer ces sujets suppose de :

Construire un plan en partant du plan du cours

Diviser chaque partie en sous-parties

Classer les idées dans les différentes sous-parties

Prévoir un schéma à insérer.

 

Pour limiter votre travail et  lui permettre de sen concentrer sur ces sujets, le plan du cours a déjà été rédigé contrairement au cours sur l’année 1945. Il est présenté dans une fiche intitulée « Mondialisation »

 

Par france - Publié dans : GEOGRAPHIE Série S
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 5 octobre 2011 3 05 /10 /Oct /2011 13:06

Introduction.

La globalisation ou mondialisation (depuis les années 1980) traduit la mise en place de réseaux  mondiaux de production, de financement et d’information.

Entreprises, individus, gouvernements, médias ne peuvent plus s’organiser de façon isolée, indépendamment de ce qui se passe ailleurs. Ils sont pris dans des réseaux mondiaux.

Jamais, auparavant, les interconnexions entre les régions du monde n’avaient été aussi puissantes.

La mondialisation est donc le grand principe d’organisation du XXIe siècle.

 

 

Son histoire démarre entre dans les années 1980 à la suite de 2 changements majeurs.

1er événement : le 9 Novembre 1989: effondrement de mur de Berlin et en 1991 l’URSS s’effondre.  La chute du mur de Berlin fait disparaître toute alternative au capitalisme.

                       Définition du capitalisme:

*  un système économique basé sur la propriété privée des entreprises, la recherche individuelle du profit, le jeu du marché qui fixe les cours des valeurs selon les lois de l’offre et de la demande et la spéculation c’est-à-dire le pari sur la fluctuation des cours du marché.

* il est né au XVIe en Europe. 

* il est adaptable à des situations sociales, politiques et culturelles très différentes: il fonctionne en démocratie comme dans une dictature, en Occident comme en Chine.

*   Aujourd’hui le capitalisme est mondialisé ou globalisé.

2e événement : Margaret Thatcher (R-U) et Ronald Reagan (E-U) font prévaloir entre les années 1980 et 1990 le néolibéralisme comme idéologie globalisée.

Définition de néolibéralisme: politique basée sur la croyance dans l’initiative privée et sur la capacité du marché à créer seul de la richesse par le jeu de ses propres lois comme celle de la concurrence et de la propriété privée. 

D’où ces objectifs poursuivies par des politiques néolibérales:

 Etat minimum: « L’Etat n’est pas la solution, il est le problème » Ronald Reagan.

 Privatisation des entreprises publiques

 Fiscalité réduite

Travail flexible

 Libérer les banques en libérant la circulation des capitaux dans le monde.

 

1ère partie. Universalisation du capitalisme, démultiplication des interconnections et massification des flux.


Massification sans précédent des flux.

 

Flux de marchandises.

« Les aventures d'un tee-shirt dans l'économie globalisée » racontées  par Pietra Rivoli, professeure d’une université américaine. Par le biais du parcours de son tee-shirt acheté 5,99 dollars en Floride, elle plonge le lecteur de la manière la plus concrète qui soit dans la mondialisation des marchandises.

 

Il ressort de cet exemple que la mondialisation des marchandises est basée sur plusieurs règles:

 le libre-échange: chaque entreprise est libre en principe d’utiliser les pays selon leurs avantages comparatifs. Exemple dans le cas du tee-shirt : passer par la Chine (Shanghai) pour le filage et la  fabrication du tee-shirt là où la main d’œuvre est abondante et accepte (mais de moins en moins) un salaire d’une centaine d’euros pour un travail à la chaîne et une absence de protection sociale.

 L’OMC favorise le libre échange. Cette organisation internationale composée d’Etats et dont le siège est à Genève. Elle encourage les Etats à abaisser leurs droits de douanes considérés par l’OMC comme des freins au commerce mondial. L’OMC est doté d’un tribunal qui reçoit les plaintes et juge les Etats qui n’appliquent pas le libre échange malgré leur engagement..

Mais il y a des limites au libre échange et à la libre concurrence: les subventions des pays développés à leurs agriculteurs : c’est le cas pour les E-U qui subventionnent les cotonniers du Texas. C’est une forme de concurrence déloyale et destructrice des producteurs  de coton des pays pauvres (Mali).

 une révolution du transport est la condition essentielle pour abaisser les coûts de transport : de la production du coton à la vente du tee-shirt de Pietra Rivoli, le voyage est immense : Texas – le port de Los Angeles – les usines de Shanghai – retour aux E-U via le canal de Panama – le tee-shirt est teinté à Miami et vendu à New York à un peu plus de 5$. : Les conteneurs, porte-conteneurs géants, installation portuaires immenses, des infrastructures de transport liant les ports aux centres de distribution, les zones industrialo portuaires : tout cela participe de cette révolution des transports qui rend possible la mondialisation.

 Des réseaux se tissent entre les différentes économies développées et moins développées du globe qui deviennent interdépendantes : même la tanzanie entre dans l’histoire du tee-shirt pour son recyclage.


les échanges de marchandises et de services se sont ainsi multipliés par 100 en valeur et volume depuis la fin de la 2e GM.

 

 

2e exemple de flux : explosion des migrations internationales:

 Il y a eu des migrations dans l’histoire mais ce qui change avec la mondialisation c’est leur amplification (200 millions / × par 2,5 en 40 ans) et le fait que tous les pays sont concernés simultanément comme pays de départ ou d’accueil.


Les motivations de départ sont nombreuses : la pauvreté mais surtout les images d’un mode de vie occidental idéalisé, à travers les séries télévisées, qui rendent la pauvreté insupportable. Les migrations de formations (étudiants). Les migrations des élites (ingénieurs et chercheurs, sportifs et artistes de haut niveau), les réfugies politiques ou écologiques (fuyant une catastrophe environnementale).  


Le tourisme international concerne particulièrement les pays développés.


Les principales zones de départ sont l’Amérique latine vers les E-U, le Maghreb et l’Afrique de l’Ouest vers l’UE, l’Asie du Sud et du Sud-est vers les monarchies pétrolières du Moyen-Orient ou vers les 2tats développés de Taiwan ou Singapour. (les terminales Es et L ont fait un schéma réutilisable).


Les photographies d’adolescents échouant sur les plages des Canaries ou celles du mur séparant Mexique et E-U (Voir diaporama) témoignent des conditions dramatiques de ces migrations et de la politique de crispation identitaire des pays d’accueil. Mais sur le plan économique, l’agriculture californienne ou les cotonniers du Texas ont besoin de cette main d’œuvre.

 

   3e exemple de flux : explosion des flux de capitaux:

 masse flottante énorme: chaque jour, 1 500 Mds $ passent de main en main, ce qui représente cinq fois le budget annuel d'un pays comme la France.


La circulation des capitaux a été dérèglementée, c’est-à-dire libérée de beaucoup de contrôles. Les réseaux informatiques en accéléré de façon vertigineuse la vitesse de circulation et donc la possibilité de faire des transactions. Les traders en sont les acteurs principaux.


 La planète financière vit 24h/24 : quand une bourse ferme, une autre est ouverte quelque part dans le monde. Et toutes sont reliées entre elles. Les places financières les plus importantes sont Londres, New York et Tokyo.


Exemple de flux financiers : les IDE : investissements directs étrangers. Ce sont les investissements des firmes multinationales.


Une énorme partie de ces transactions financières est déconnectée de l’économie réelle (entreprise, produits, matières premières) et ce sont dans le cours de ces transactions elles-mêmes et dans le très court terme que les valeurs sont déterminées. D’où des risques de déstabilisations majeures dont les conséquences parviennent en fin de compte dans la vie des entreprises et dans celle des populations du monde..

 

 

Acteurs de la mondialisation pilotant ou influant sur ces flux.

 

Les Etats et les organisations internationales.

OMC (WTO): organisation mondiale du commerce

- Siège: Genève (Suisse)

- Objectif: libéraliser le commerce international  (baisse des tarifs douaniers et libre échange)

- Acteurs: Etats membres

FMI: fonds monétaire international.

 Siège: Washington

 Objectif: intervenir dans les pays en crise et restructurer leur économie.

 Acteurs: Etats actionnaires du FMI.

Banque mondiale (BIRD: banque internationale de la reconstruction et du développement).

 Siège: Washington

Acteurs: Etats actionnaires.

G20: groupe des 20 dont 19 pays + l’UE. Ce groupe des 20, à eux seuls (sur 192 pays membres de l’ONU) représentent 90% du PIB mondial et 2/3 de la population mondiale.

G8: groupe des 7 pays les plus riches du monde (E-U, Canada, Allemagne, France, R-U, Italie, Japon) + la Russie.

Associations régionales appliquant localement le libre échange entre les pays membres :

UE


ALENA : E-U, Canada et Mexique

 

Tous ces acteurs institutionnels ont comme objectif commun d’accroître l’interdépendance entre les économies en favorisant le libre échange

 

Les Firmes transnationales (FTN)

voir exemple de Nike : schéma à reproduire.

Les FTN profitent particulièrement bien de la mondialisation car elles choisissent les pays du monde en fonction de leurs avantages comparatifs.

La division internationale du travail leur offre des ingénieurs de haut niveau dans les pays développés, des ingénieurs pour le moment un peu moins qualifiés et beaucoup moins chers en Inde, des masses ouvrières à bas coût en Chine et au Viêt-Nam.

Les FTN tissent donc sans cesse des réseaux liant les territoires du monde entre eux

 

Les organisations non gouvernementales (ONG).

Les ONG sont indépendantes des Etats et cherchent à sensibiliser les opinions publiques mondiales et faire pression sur les Etats pour des objectifs liés aux droits de l’homme (Amnesty International), à la Santé (Médecins sans frontières), à l’environnement (Greenpeace).

.

 


2e partie. Un monde fractionné en espaces hiérarchisés et un déplacement progressif du centre de gravité de la puissance économique.

Cette seconde partie est adossée à la carte montée pièce par pièce en cours et surtout à sa légende. Vous vous servirez donc de la légende et de la carte en composition. Je vous incite à confronter la prise de note au diaporama.

Au fur et à mesure que l’on avancera dans les cours, les connaissances se feront plus précises sur les différents points qui composent cette seconde partie.


La Triade

La Triade regroupe les Centres de l’espace mondial.

« Centre »: territoire concentrant les centres de décision en matière économique (sièges sociaux des FTN), financière (places boursières), culturelle (musées, centres de création artistique, médias, édition), politique (siège des organisations internationales).

La superpuissance américaine domine le tout

La Triade a les moyens d’influencer  l’essentiel des flux planétaires.

89 des 100 premières FTN ont leur siège social dans la Triade

70% des investissements du monde dans la recherche

80% du PIB mondial concentré dans la Triade

Associés très fortement à la Triade, des pays à très haut niveau de développement mais ils sont de développement plus récents (Corée du Sud, Taïwan, Singapour) ou éloignés de la Triade et à faible population (Australie, Nouvelle Zélande) ou dans un environnement géopolitique instable (Israël)

 

2. Les périphéries.

Les périphéries sont les territoires qui dépendent plus ou moins de la Triade.

Elles sont de 3 types:

1er type de périphéries: les puissances émergentes.

- Ce sont des territoires très bien intégrés dans les flux dont l’économie évolue vers la maîtrise de technologies de plus en plus complexes.

-  Ce sont aussi des Etats-continents, dont le poids démographique est hors du commun: Chine = 1,4Md  hab. et Inde = 1Md hab.

- Ces puissances émergentes entendent rivaliser avec la Triade ou, tout au moins, limiter sa puissance.

- Elles participent au G20

Mais il y a des différences importantes entre elles:

La Russie est un Etat en recomposition après l’expérience communiste

 La Chine est un Etat communiste dans lequel le parti communiste tente une transition économique vers le capitalisme tout en conservant son pouvoir.

 L’Inde, l’Afrique du Sud, le Brésil sont engagés dans un développement réel mais les inégalités restent très importantes.  

 

2e type de périphérie: les pays ateliers

Ce sont des périphéries  très dépendantes des Centres: elles dépendent fortement des investissements et des commandes des FTN. Elles proposent une main d’œuvre peu qualifiée et à bas coût.

 

3e type de périphérie: les pays les moins avancés (PMA).

Périphéries marginalisées ou très fragiles.

Elles sont peu intégrées dans les flux mondiaux

Ou, si elles le sont en exportant hydrocarbures et minerais, les guerres et la corruption sont tellement intenses que les profits  générés sont perdus pour la population.

Ex: République Démocratique du Congo: un des pays les plus riches en ressources minérales et les plus pauvres de la planète. Son sous-sol renferme 80% des réserves de coltan, minerais capital dans l’électronique. Il a connu en 10 ans 2 guerres, 4 millions de morts et une dictature.

 

 

3. Centres et périphéries sont traversés par des réseaux pilotés par une cinquantaine de villes mondiales ou de villes globales. 

 

Les villes mondiales concentrent un grand nombre de pouvoirs leur permettant d’influencer les flux et les activités du monde.

Ces villes globales sont dans les Centres comme dans les périphéries, au Nord comme au Sud : exemples de villes globales voir carte sur le diaporama.

Elles ne sont pas toutes de la même importance : voir carte.

Les plus importantes: NY, Londres, Paris, Tokyo : ces villes concentrent des pouvoirs économiques, financiers, culturels, diplomatiques concernant l’ensemble du monde. .

D’autres sont spécialisées comme Washington (pouvoir diplomatique, économique et militaire mais pas d’influence culturelle).

D’autres ont une zone d’influence réduite dans une région du monde comme Johannesburg en Afrique du Sud.

Elles travaillent entre elles, en réseaux, échangeant ordres, capitaux, marchandises, compétences et hommes.

Les plus importantes de ces villes globales peuvent produire autant de richesses que des pays.

Les villes globales forment donc un archipel de lieux de puissance et de captation des profits: un archipel métropolitain mondial (AMM). 

Par france - Publié dans : GEOGRAPHIE Série S
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés