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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 11:56

Voici deux vidéos à voir pour préparer le débat:

 
Questions auxquelles répondre:
- La police nationale, protectrice ou brutale ?
- Dans quelles circonstances peut intervenir la légitime défense ?
- Vos réactions par rapport aux vidéos ?
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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 12:12
Les Etats-Unis et le monde depuis 1945 TERMINALE S
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Les Etats-Unis et le monde depuis 1945 TERMINALE S
Les Etats-Unis et le monde depuis 1945 TERMINALE S
Les Etats-Unis et le monde depuis 1945 TERMINALE S

Thème 2. Grandes puissances et conflits dans le monde depuis 1945.

 

Question 1. Les chemins de la puissance

 

Cours 1. Les Etats-Unis et le monde depuis 1945.

 

 

 

INTRODUCTION.

 

Le cours est basé sur la notion de « puissance » (avec la formulation de la question 1: « les chemins de la puissance »). Il faut donc définir cette notion: un État est une "puissance" lorsqu'il dispose d’atouts économiques, militaires, politiques et culturels lui permettant d’avoir de l’influence sur les autres États.

La période 1945-1947 est un tournant dans la politique extérieure des États-Unis : eux qui ont longtemps étaient très réticents à intervenir en dehors du continent américain ( c'est ce qu'on appelle "isolationnisme"), ils assument désormais, à partir de 1945, un rôle dominant au niveau global.

Problématique: comment les Etats-Unis vont-ils établir et maintenir une puissance sur le monde  et cela, dans trois contextes très différents?

Le premier contexte est marqué par la fin de la Seconde Guerre mondiale (1944-1947) (P1), le second, par la guerre froide qui les oppose à l'URSS (1947-1991) (P2) et le troisième dans le monde actuel (1991 à nos jours) (P3). A chaque fois, la notion d'affirmation puissance des Etats-Unis dans le monde se réalisera différemment

 

Partie 1. Gérer l’après-guerre (1945-1947)

 

a. La puissance militaire

Si la victoire est partagée avec les deux autres «superpuissances » (l’Union soviétique et le Royaume-Uni), seuls les Etats-Unis sortent de la Seconde Guerre mondiale renforcés :


- leur territoire a été épargné (en comparaison de l’Europe et de l’Asie de l’Est en ruines), renforçant leur puissance économique (ils sont au premier rang mondial depuis 1900) ;


- ils ont eu relativement peu de pertes (environs 400 000 tués), à comparer avec les 20 millions de morts soviétiques estimés;


- ils ont le monopole de l’arme nucléaire (11 bombes) et des bombardiers à long rayon d’action capables de les larguer.

- Les forces armées américaines ont 16 millions d’hommes sous l’uniforme à la fin 1945, dont la moitié est déployée en Europe et en Asie. La marine américaine domine totalement les océans, représentant à la fin 1945 environ 70 % du tonnage militaire mondial (avec notamment 28 porte- avions).

 

b. Réorganiser le monde

- Le partage de l’Europe en deux zones d’influence est négocié avec Staline, Churchill et Roosevelt à Yalta (4 au 11 février 1945). La Corée est également partagée, le nord sous influence soviétique et le sud sous influence américaine. Le Japon passe également dans l'aire de contrôle américaine.

- Au niveau mondial, le gouvernement des États-Unis impose à ses alliés ses idées sur la coopération internationale, tout comme en 1919 le président Wilson avait été à l’origine de la Société des Nations lors de la conférence de Paris. En1945 s’ouvre la conférence de San Francisco qui débouche le 26 juin de la même année sur la signature de la Charte des Nations unies. Au Conseil de sécurité de l'ONU, 5 pays reconnus comme les vainqueurs de la SGM reçoivent un siège permanent et le droit de veto. Les E-U en font bien sûr partie. Le siège de l'ONU est à New York.

L’Organisation des Nations unies (ONU) doit promouvoir le dialogue pour éviter les guerres. Elle doit favoriser la diffusion des droits de l'homme et la solidarité face aux problèmes de développement par une coopération économique des nations membres de l'ONU.

La principale contribution au financement de l’organisation est assurée par les États-Unis.

- En parallèle, les États-Unis négocient la refonte de l’économie mondiale sur de nouvelles bases avec les accords de Bretton Woods du 1er au 22 juillet 1944 :


  • le dollar américain devient la seule monnaie de réserve de toutes les banques centrales (dollar as good as gold), la seule convertible en or, les autres monnaies ayant un taux de change presque fixe vis-à-vis du dollar jusqu’en 1971 ;

  • fondation de l’International Monetary Fund (en français « Fonds monétaire international », FMI), chargé de la stabilité financière et installé à Washington ;

  • fondation de l’International Bank for Reconstruction and Development ( en français
« Banque internationale pour la reconstruction et le développement », BIRD) chargé de financer la reconstruction. Son siège est aussi à Washington ;
 c'est ce qu'on appelle aujord'hui la Banque mondiale
  • enfin est signé en1947 le General agreement on tariffs and trade (GATT, en français
« Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce ») qui doit faciliter le commerce international en développant le libre échange et donc la mondialisation. Cette organisation est aujourd'hui l'OMC ou Organisation mondiale du commerce (Voir cours sur la mondialisation)

 

 

Partie 2. Mener la guerre froide (1947-1991)

 

A. Contenir le communisme

Empêcher le développement du communisme et la mainmise de l'URSS sur d'autres territoires est l'objectif central de la nouvelle stratégie de l'endiguement (containment) lancée par le président Truman en 1947.

Les E-U renoncent ainsi à la vieille "doctrine Monroe" qui prônait un isolationnisme des E-U sur le continent américain et une non-intervention dans les affaires des autres territoires. Désormais, les E-U endossent définitivement un rôle mondial dans une guerre de longue durée: la guerre froide.

D'où:

- le 5 juin 1947, le nouveau secrétaire d’État George Marshall annonce le lancement d’un programme d’aides massives envers les économies européennes. C'est le plan Marshall: il est composé de dons, de prêt.  Ce plan conduit les pays d'Europe occidentale à passer encore plus étroitement dans la zone d'influence américaine. Il conduit également ces pays à s'organiser eux-mêmes pour se partager cette aide: d'où la première forme de coopération européenne.

- la réaction américaine au blocus de Berlin (1948-1949) est là pour témoigner que les E-U n'abandonneront aucun de leurs alliés: les EU mettent en place un gigantesque pont aérien pour ravitaille Berlin Ouest pendant presque un an.

- En s'engageant militairement dans la guerre de Corée déclenchée par la Corée du Nord communiste pour envahir la Corée du Sud non communiste, les E-U veulent empêcher toute progression du communisme. C'est là encore une conséquence de la stratégie d'endiguement.

- La mise en place de la CIA comme organisation de renseignement et d'actions subversives leur donne un bras armé secret qui leur permet d'agir aussi bien dans les pays alliés (la CIA aidera en Italie les partis opposés au parti communiste italien à remporter des élections) que dans les pays communistes (tentatives pour assassiner ou déstabiliser Raoul Castro qui a pris le contrôle de Cuba et s'est rallié au communisme). La CIA aidera aussi de nombreux dictateurs d'Amérique latine à prendre et à garder le pouvoir (le général Pinochet au Chili)

- les E-U signeront de nombreux traités d'alliance avec des pays dans le but de créer une zone sécurisée autour de l'URSS et de la Chine devenue communiste elle aussi. C'est le cas de l'OTAN: alliance militaire regroupant les E-U, le Canada, des pays d'Europe occidentale et la Turquie.

 

B. Maintenir son influence.

L’influence américaine dans le monde s’exprime massivement et globalement depuis le début de la guerre froide dans tous les domaines de la puissance:

- sur le plan idéologique avec l'exportation de l'American Way of life: les films hollywoodiens, le star system, la musique, la danse, la mode vestimentaire ou alimentaire sont des vecteurs de l'exportation du modèle de l’american way of life.

- économique: avec la puissance des firmes américaines qui exportent les produits étasuniens mais aussi les nouvelles formes de management

- financier: le dollar reste la principale monnaie internationale

- L’attractivité des États-Unis est telle qu’elle génère un brain drain (migration des diplômés vers les E-U) à l’échelle mondiale (Ex. le recrutement des ingénieurs de la Silicon Valley).

Cette force de séduction a été qualifiée de "soft power". Elle peut être utilisée comme arme de déstabilisation. Elle peut faciliter le travail des diplomates américains pour persuader les pays de les rejoindre ; elle est pour cela surnommée le soft power, traduisible par « puissance douce ».

 

D.  Faire monter les enchères

- Si la suprématie mondiale américaine est assurée par le monopole du nucléaire, l’explosion d’une arme nucléaire soviétique (« Joe-1 » pour les Américains) le 29 août 1949 change la donne. La même année, l’Union soviétique devient une menace pour le territoire des États- Unis grâce à leurs premiers bombardiers longue distance.

La notion de dissuasion nucléaire se met alors en place dans la stratégie américaine: attaquer l'adversaire n'est plus possible sans accuser des pertes insupportables.

- Il faut donc défier l'URSS sur d'autres terrains que la confrontation militaire directe.

  • D'où une course effrénée aux armements dans le but de (dé)montrer la supériorité du modèle américain sur le modèle soviétique. C'est une véritable course de vitesse vers la technologie de destruction de masse et vers la conquête de l'espace. L'objectif minimum: ne pas se faire distancer par l'adversaire comme les E-U l'ont été dans la course à l'espace (Gagarine) et si possible doubler l'adversaire ("alunissage" américain en 1969)
  • Les EU utiliseront quand même la guerre pour défendre leurs intérêts mais en prenant soin de ne pas se retrouver face à face avec l'URSS. D'où la stratégie d'agression du pays tiers. Exemple: l’intervention militaire au Viêt Nam vise l'arrêt de la diffusion du communisme en Asie du sud-est mais pas l'URSS qui la soutient. Elle se soldera par une défaite des EU en 1975

- Enfin dans les années 1980, sous la présidence de Reagan, la course aux armements s’intensifie pour défier encore une fois l'URSS en la poussant à bout économiquement. C'est le cas avec le Strategic Defense Initiative : IDS ou bouclier spatial en français ou avec la dernière crise directe de la guerre froide entre les deux superpuissances qui a lieu en 1984 avec le déploiement de missiles américains en Europe occidentale (Pershing II) en Europe, déclenchant la « crise des euromissiles ».

- Peu après, le nouveau dirigeant de l'URSS (Gorbatchev 1985-1991) fait le constat de l'épuisement économique de son pays et tente de se retirer de la course aux armements. Il essaiera de réformer son pays pour sauver le communisme mais ne pourra y parvenir et démissionnera en 1991. Cette démission signe la fin de l'URSS et le triomphe absolue des E-U comme seule superpuissance mondiale.

 

P3. Dominer l’après guerre froide (1990-2015)

À partir des années 1980, l’URSS, en proie à une stagnation économique, ne peut plus suivre les États-Unis dans la course aux armements. L’Union soviétique cesse d’exister en 1991.

Première puissance globale de l’histoire, les Etats-Unis font face à de nouvelles responsabilités et ont de nouvelles ambitions.

Se pose alors la question de l'exercice de leur leadership par une stratégie multilatérale (agir en fonction de leurs intérêts mais en concertation avec les institutions internationale) ou unilatérale (agir en fonction de leurs intérêts et sans l'accord des institutions internationales et en dehors de toute légalité internationale)

a. Etre le gendarme du monde

- 1er test: la première guerre du Golfe en 1990-1991

Les E-U ont un objectif: installer des bases militaires au Moyen-Orient et accroître leur influence dans cette région hautement importante pour eux en raison de ces richesses pétrolières.

A la base de l’invasion du Koweit et de l’engagement américain il y a un piège et des entreprises de désinformation.

Mais pour atteindre leur but les E-U ne s’engagent pas seuls et sans l’accord de l’ONU.

- Cet engagement dans le cadre du multilatéralisme se répète plusieurs fois dans les années 1990.

Les EU interviennent sous mandat de l’ONU (Somalie 1992-1994 ; Bosnie 1993-1995 ; Haïti 1994-1996) En Bosnie, ils sont présents par le biais de l’OTAN. Ils pallient les faiblesses des casques bleus

- Mais les EU refusent de participer à la convention de Kyoto en décembre 1997 (réduction de l’émission de gaz à effet de serre), d’Ottawa en 1997 (sur l’interdiction des mines anti- personnelles) et de Rome en 1998 (créant la Cour pénale internationale). Cela marque les limites de leur engagement au côté de l'ONU et de la gouvernance mondiale

 


b. S’adapter aux changements

 

A. Les attentats du 11 septembre 2001 à New York et à Washington changent la donne. Le gouvernement de George Bush junior (président de 2001 à 2009) annonce une « guerre contre le terrorisme ».

  • Bush ne fait pas que désigner Al Qaïda comme ennemi des E-U, il décide de considérer « le monde comme un champ de bataille »: tous les Etats, toutes les organisations susceptibles de soutenir directement ou indirectement le terrorisme ou de mettre en danger la sécurité du monde deviennent des cibles à abattre. C’est la signification de ce que président nomme: « l’axe du mal ».
  • Le président Bush transforme les deux interventions (en Afghanistan, en 2001, contre le régime islamiste qui accueille Al Qaïda et Ben Laden puis l'Irak en 2003) en une croisade des forces du bien contre les forces du mal.

- Le 11 septembre 2001, les Américains sont pour la première fois de leur histoire frappés directement sur leur sol ; ils se considèrent dès lors en guerre, et leur gouvernement réagit en intervenant en Afghanistan, avec un mandat des Nations Unies, pour mettre hors d’état d’agir les auteurs de ces attentats.

- En mars 2003, toujours au nom de la lutte contre le terrorisme, et cette fois en recherchant les Armes de Destruction Massive, soi-disant détenues par le régime irakien, les Etats-Unis lancent leurs troupes sur l’Irak, mais cette fois sans mandat de l’ONU.

- Dans les deux cas, Washington rencontre un succès, en tout cas militaire, puisque le régime des Talibans en Afghanistan, et la dictature de Saddam Hussein en Irak, sont renversés rapidement.

- Derrière ces opérations militaires, il y a l’idée de l’administration Bush de bouleverser politiquement le Moyen-Orient, et cette idée s’inscrit dans une « Initiative pour le Grand Moyen-Orient ». Le projet de « Grand Moyen-Orient » est avant tout un projet politique: instaurer la démocratie dans un ou deux pays de la zone et, par un effet domino, les régimes autoritaires des autres pays voisins tomberont.

  • C’est une guerre nouvelle, sans frontière et sans fin, que les E-U organisent avec une montée en puissance du rôle des forces spéciales américaines hors de tout contrôle du Congrès et des lois internationales de la guerre c’est-à-dire hors de tout cadre légal et partout où il est nécessaire sur la planète.

- Exemple: le programme de transports illégaux de prisonniers opérés par la CIA. Après enquête, le Conseil de l’Europe et le Parlement européen confirment que les services secrets américains et notamment la CIA ont utilisé l'espace aérien et certains aéroports des pays de l'Union européenne afin de transporter des prisonniers détenus en toute illégalité. Ces prisonniers étaient conduits vers des lieux secrets pour être l'objet de tortures et de sévices divers contraires aux droits de l'homme et caractérisant même la notion de crimes de guerre.

 - Exemple: dans la prison américaine d’Abou Ghraïb en Irak, les tortures sont programmées et les torturés photographiés. Fin 2001, alors que le nouveau programme de capture et d'assassinat atteint son rythme de croisière, le numéro 3 de la CIA, Buzzy Krongard, déclare que "dans une large mesure, les Etats-Unis gagneront (cette guerre) grâce à des forces dont vous ne savez rien, à des opérations dont vous ne verrez rien et à des méthodes que vous préféreriez ne pas connaître. »

 

B. La présidence d’Obama (2008-2016) a-t-elle mis fin à cette guerre secrète et sans frontières?

  • Dans une certaine mesure oui avec le désengagement limité des forces américaines d'Afghanistan et d'Irak.
  • Mais non sur le fond d'une guerre mondiale, secrète et hors de tout cadre légal contre ce qui touche les intérêts américains et pas seulement le terrorisme.

- Exemple: les services de renseignement américains l(a NSA) espionnent l'ambassade de France à Washington, mais aussi les institutions européennes, et ont mis en place un système de surveillance des utilisateurs de Google, Facebook ou Skype.

- Exemple: Les Etats-Unis ont fait de l'assassinat un élément central de leur politique de sécurité nationale.

Régulièrement est mise à jour une « kill list » – terroristes confirmés, apprentis terroristes, suspects de terrorisme... bref, tous ceux que les services secrets américains considèrent comme une menace pour les Etats-Unis. Cette liste est présentée au président Obama pour qu'il y appose son paraphe. Ni procès ni jugement : le jour où leur nom apparaît sur la liste, ces hommes sont morts — même quand ils sont citoyens américains. L'utilisation des drones tueurs est généralisée en Asie et en Afrique.

La mission des forces spéciales (JSOC) lancées à leurs trousses tient en trois mots : find (« traquer ») ; fix (« débusquer ») ; et finish (« achever »). Voir le livre de Jeremy Scahill, Dirty Wars. Le nouvel art de la guerre.

 

 

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 12:01

La composition: une des épreuves au baccalauréat

 

La composition peut être en histoire ou en géographie; dans les deux cas il s’agit de l’épreuve longue. Il convient donc d’y consacrer environ 2h 30 sur la durée totale de l’épreuve (4 heures).

 

Une composition se fait en 3 temps : introduction, développement, conclusion. Chacun doit être nettement séparé (passer plusieurs lignes entre chaque).

 

A – L’introduction.

Elle est fondamentale car elle est lue en premier par le correcteur et « donne le ton » de la copie. Elle doit donc être rédigée préalablement au brouillon, et sa forme doit être particulièrement soignée.


Elle a 3 objectifs :


1°) présenter le sujet en définissant les termes de ce sujet.

Les termes du sujet doivent être définis, c’est-à-dire expliqués (ex : si le sujet contient un mot comme communisme, totalitarisme, métropole... ces mots doivent être définis d’entrée), et le sujet doit être délimité dans le temps et dans l’espace (quelle période ? quels territoires sont concernés par le sujet ?). Etape INDISPENSABLE et ESSENTIELLE pour éviter l’erreur fatale : le hors-sujet.
Ce premier objectif occupera la 1ère partie de l’introduction (3 ou 4 phrases grand maximum).

Pour bien identifier le sujet, il faut tout de suite repérer le ou les mots de liaison employés (« et », « ou », « dans », « pendant »...). Ils permettent souvent de déterminer le type de plan à choisir. Attention cependant : le mot « et » peut signifier: Exemples de sujets:

- « Agriculture et développement en Inde », le "et" = une mise en relation

 - « Les totalitarismes en URSS et en Allemagne » = une comparaison

- « Ouvriers et patrons au XIX° » = une opposition... Seuls votre réflexion et votre bon sens peuvent alors vous indiquer l’interprétation pertinente...

 

2°) dégager la problématique du sujet. Il ne s’agit pas de poser une question « pour la forme » : il faut cerner le problème historique ou géographique contenu dans le sujet, qui sera le fil directeur de tout le devoir  car le devoir sera une réponse organisée à cette problématique. Vous pouvez formuler la problématique sous forme de question ou sous forme d'une affirmation.

Exemple: le totalitarisme dans l'Allemagne nazie et en URSS est une organisation complexe et centralisée de la société. Ou: comment est organisé le totalitarisme dans l'Allemagne nazie et en URSS?

3°) annoncer le plan qui sera suivi dans le développement. Attention, il ne s’agit pas ici de « rentrer dans les détails » de votre argumentation, mais juste de présenter les deux ou trois parties qui diviseront votre développement.

Pour la rédaction éviter : « La 1ère partie sera consacrée à... ; la 2nde parlera de ... ». Préférer: « Après avoir étudié..., nous verrons... ; enfin tel ou tel aspect nous permettra de saisir... » ; ou « Dans un premier temps...., puis... ; enfin... ».

 

B – Le développement.

1°) Le développement doit comporter 2 ou 3 parties (si possible 3, mais pas obligatoirement), jamais plus.


Chaque partie doit commencer avec une phrase indiquant l’idée directrice de la partie (autrement dit, le titre de la partie dans le plan détaillé fait au brouillon).

A l’intérieur de chaque partie, distinguer plusieurs sous-parties. Annoncer chaque sous partie par l'idée fondamentale que vous comptez expliquer dans cette sous-partie.

D'où un système d'alinéas non ambigu.

Dans le développement proprement dit, chaque idée doit être présentée avec un argument et si possible des exemples précis.

Chaque partie doit se terminer par une phrase de conclusion et de transition vers la partie suivante

 

C – La conclusion.

Elle se fait en deux temps:


1°) Elle doit reprendre les grandes idées pour apporter une réponse, si possible nuancée à la problématique annoncée en introduction. Attention à ne pas faire un résumé du développement.

2°) Elle doit élargir la perspective et le débat par une ouverture finale (sur l’actualité, sur une comparaison, une évolution, un problème pour l'avenir...).

 

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 12:34
Le socialisme et le mouvement ouvrier en Allemagne depuis 1875 TERMINALE ES
Le socialisme et le mouvement ouvrier en Allemagne depuis 1875 TERMINALE ES
Le socialisme et le mouvement ouvrier en Allemagne depuis 1875 TERMINALE ES
Le socialisme et le mouvement ouvrier en Allemagne depuis 1875 TERMINALE ES
Le socialisme et le mouvement ouvrier en Allemagne depuis 1875 TERMINALE ES
Le socialisme et le mouvement ouvrier en Allemagne depuis 1875 TERMINALE ES
Le socialisme et le mouvement ouvrier en Allemagne depuis 1875 TERMINALE ES
Le socialisme et le mouvement ouvrier en Allemagne depuis 1875 TERMINALE ES
Le socialisme et le mouvement ouvrier en Allemagne depuis 1875 TERMINALE ES
Le socialisme et le mouvement ouvrier en Allemagne depuis 1875 TERMINALE ES
Le socialisme et le mouvement ouvrier en Allemagne depuis 1875 TERMINALE ES
Le socialisme et le mouvement ouvrier en Allemagne depuis 1875 TERMINALE ES
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Le socialisme et le mouvement ouvrier en Allemagne depuis 1875 TERMINALE ES
Le socialisme et le mouvement ouvrier en Allemagne depuis 1875 TERMINALE ES

Thème 2. Idéologies, opinions en Europe de la fin du XIXe siècle à nos jours

 

Cours 1. SOCIALISME ET MOUVEMENT OUVRIER EN ALLEMAGNE DEPUIS 1875

Cours 2. MEDIAS ET OPINIONS DANS UN REGIME DEMOCRATIQUE COMME LA FRANCE

 

Cours 1. SOCIALISME ET MOUVEMENT OUVRIER EN ALLEMAGNE DEPUIS 1875

 

Introduction.

1ère notion à définir: SOCIALISME.

  •  La question du socialisme a traversé la fin du XIXe siècle et le XXe siècle. Elle est aussi au centre des études et des préoccupations politiques du XXIe siècle. 
  • Définition de socialisme : doctrine qui critique la société née de la révolution industrielle et ses inégalités (société capitaliste). Elle vise à la rendre plus juste par la propriété collective des moyens de production. Mais deux types de moyens pour parvenir à ce but :
  • Socialisme réformiste: doctrine qui vise la transformation des structures économiques, sociales et politiques de la société capitaliste par des voies légales (élections, réformes)
  • Socialisme marxiste: doctrine inspirée de Karl Marx et qui vise au renversement de la société capitaliste (révolution). La dictature du prolétariat qui s’en suivra permettra la nationalisation des moyens de production et débouchera sur une société communiste sans classe.

 

2e notion à définir: MOUVEMENT OUVRIER.

  • Les ou le parti(s) socialiste(s) et les syndicats travaillent à faire de la classe ouvrière une classe consciente des rapports de force, de leur origine capitaliste et capable de vouloir une société alternative. Les partis visent la conquête du pouvoir. Les syndicats, eux, défendent les intérêts des travailleurs face aux propriétaires d’entreprises.

 

3e notion à définir: l'ALLEMAGNE DEPUIS 1875.

Il y eut cinq Allemagne et donc cinq contextes différents depuis 1871 :

  • L’Empire fédéral allemand est un régime politique fondé en1871 dans la Galerie des glaces du château de Versailles après la défaite française lors de la guerre franco-allemande de 1870. Il prend fin le 9 novembre 1918 par l'abdication de l’empereur Guillaume II à l'issue de la Première Guerre mondiale et la proclamation de la république de Weimar.  C’est un régime autoritaire avec un empereur, un chancelier qui dépend seulement de l’empereur et une assemblée élue au suffrage universel, le Reichstag.
  • La république de Weimar est une démocratie parlementaire avec un président et un chancelier. Celui-ci est investi par le Reichstag et il est responsable devant cette assemblée.
  • 1933, Adolf Hitler devient chancelier et très vite vide de tout contenu démocratique la République de Weimar pour en faire un Etat totalitaire (le IIIe Reich).
  • 1945, capitulation du Reich, division de l’Allemagne en 4 secteurs d’occupation puis en  1949 constitution, dans la guerre froide, de la RFA (République fédérale allemande) démocratique et sous influence américaine, et de la RDA (République démocratique allemande) à parti unique et sous influence soviétique.
  • 1989, chute du mur de Berlin. 1990, réunification de l’Allemagne par disparition de la RDA. L’Allemagne actuelle est la RFA.

 

Pourquoi choisir l’Allemagne pour étudier le mouvement ouvrier?

  • C’est le berceau du marxisme
  • l'affrontement entre réformistes et révolutionnaires y est particulièrement marqué et plus fortement que dans les pays d’Europe occidentale
  • Le socialisme allemand se développera à plus grande échelle que dans les autres pays européens surtout au début du XXe siècle.

Problématiques:

  •  1. Comment évolue l’idéologie socialiste dans ces différents contextes? Comment le socialisme s’est-il scindé en deux courants opposés?
  • 2. Quelles furent les modalités d’action des partis liés au socialisme et des syndicats dans ces différents contextes?

 

1ère partie. Le mouvement ouvrier sous l’Empire

 

Le mouvement ouvrier va devenir la principale force d’opposition et la première force politique au Reichstag. Comment?

A. L’union du mouvement ouvrier allemand est réalisée lors du congrès de Gotha en 1875 avec la fusion de deux partis socialistes déjà présents en Allemagne Le parti réformateur de Ferdinand Lasalle et celui révolutionnaire de Wilhelm Liebknecht fusionnent pour former le Parti ouvrier socialiste d’Allemagne.

  • Causes: les deux partis sont persécutés par la police. Le but est de constituer un pôle socialiste suffisamment solide pour compter sur l’échiquier politique. L’unification allemande qui a été signée en 1871 a changé la donne.
  • En 1891, le parti prend le nom de SPD (Sozialdemocratische Partei Detschland).
  • La social-démocratie ou les sociaux-démocrates : ces expressions se réfèrent à l’idéologie et aux membres du SPD

 

B. Dès 1890 il devient le premier parti d’Allemagne. C’est le 1er parti de masse européen, avec plusieurs centaines de milliers d’adhérents. Son organisation, très structurée, sera un modèle pour les autres partis socialistes européens. Il est bien plus puissant que la SFIO en France.

  • Il est soutenu par les syndicats qui sont eux-mêmes constitués en une puissante confédération dès 1892.
  • Le SPD éduque la classe ouvrière: il s’appuie sur une organisation d’associations très nombreuses qui contribuent à créer une « contre-société » socialiste encadrant les ouvriers militants: associations sportives, bibliothèques, orchestres, théâtres, maisons du peuple, associations de femmes, des écoles ouvrières + une presse de masse le Vorwätz, journal officiel du parti. Il y a aussi une foule de salariés du parti.
  • Il adhère à la IIe International qui regroupe tous les partis socialistes d’Europe.
  • Sa base théorique officielle: le socialisme de Marx et Engels
  • Au début du XXe siècle, le SPD comptait plus d’un million de membres.

 

C. Réaction du pouvoir conservateurs allemand représenté par le chancelier Otto von Bismarck.

  • Bismarck fait interdire le parti socialiste, ses organisations ouvrières et son journal. Des militants sont arrêtés ou s’exilent.
  • Mais ce qu'il veut pour triompher du socialisme, c’est court-circuiter le SPD des masses ouvrières, c'est lui enlever sa raison d'être. Comme il le dit dans ses Mémoires et Souvenirs : "il faut donner à l'Etat, assez de socialisme d'Etat". D'où des lois qui visent à améliorer le statut des ouvriers dans l'empire: désormais l'Etat et les patrons doivent tenir compte des risques majeurs des travailleurs : maladie, accident, vieillesse, invalidité. Ces lois sociales et progressistes représentent une nouveauté révolutionnaire à l’époque. Elle s’appuie sur le rôle de l’Etat et une protection organisée du « haut » vers le « bas ». Le paradoxe c'est qu'elles viennent d'un homme de droite conservateur: le chancelier Bismark
  • Mais le parti SPD s’adapte à la répression: son journal est édité en Suisse, les organisations d’encadrement politiques sont remplacées par des associations de gymnastique, de musique ou de sport. Et le parti continue de présenter des candidats aux élections du Reichstag et obtient de plus en plus de sièges.

 

D. L’empereur finit par s’opposer à Bismarck et aux lois antisocialistes face à la puissance du mouvement ouvrier (la grève des mineurs de Westphalie en 1889). Les lois répressives sont supprimées mais  les lois sociales, elles,  restent.

 

  • Or, cette situation dans laquelle l’Etat a été contraint de se réformer  va favoriser le renforcement, à l’intérieur du  SPD, du courant réformiste aux dépens du courant révolutionnaire. Beaucoup de socio-démocrates se mettent à penser qu'il n'est plus besoin de contester le capitalisme car il peut être réformé. Jouer le jeu de la légalité et des institutions en excluant l’option révolutionnaire devient une option dominante dans le parti. C'est un tournant majeur dans le socialisme allemand.
  • Les années 1890 sont marquées par un long débat sur la question de savoir si une réelle amélioration de la situation des travailleurs peut être atteinte uniquement par une révolution socialiste ou également par des réformes dans le cadre d'un Etat démocratique.
  • Pôle réformiste : Eduard Bernstein
  • Pôle révolutionnaire : Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg. Pour elle : impossibilité d’arriver au socialisme par le seul moyen des réformes / la lutte pour les réformes est bien mais insuffisante 

 

2e partie. Le mouvement ouvrier entre la Première et la Deuxième Guerre mondiale.

 

En quoi la division du mouvement ouvrier pèsera-t-elle sur la montée en puissance du nazisme ?

1. De la division à la rupture puis à la répression. (1914-1919)

 

  • La question de l’entrée en guerre en 1914 va accentuer l’écartement entre les deux courants. A la veille de la Première Guerre mondiale, le SPD est sur le point d’imploser.

- Pour Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, cette guerre ne concerne pas le prolétariat mais les intérêts des classes possédantes. La guerre est stimulée par l’impérialisme et la compétition des Etats européens dans la chasse aux colonies. Le mouvement révolutionnaire est internationaliste et ne doit pas se laisser diviser par le nationalisme. 

- Pour les réformistes, il s’agit de solidarité avec les institutions en place et avec l’empereur.

 

  • 1916, le courant révolutionnaire du SPD refuse de jouer le jeu de l’union sacrée et s’oppose à la guerre. Les militants révolutionnaires, dont Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg, sont exclus du SPD.

 

  • En réaction, ils créent une organisation d'opposition: la Ligue spartakiste. C'est un mouvement politique d’extrême gauche marxiste et révolutionnaire
 La Ligue spartakiste tire son nom de Spartacus, meneur de la plus grande rébellion d’esclaves de la république romaine. Les Spartakistes militent pour l'arrêt de la guerre et pour le pouvoir donné aux ouvriers dans les usines.

 

  • Novembre 1918, l’empereur est contraint d’abdiquer: la défaite a conduit à un soulèvement populaire. Un nouveau régime va être mis en place: la république de Weimar. Le SPD est en position de force dans les élections au Reichstag et va donc contrôler le nouveau régime.

 

  • 1918, la ligue Spartakiste forme le KPD (Kommunistische Partei Deutschlands) ou parti communiste d’Allemagne.

 

  • Le KPD, en décembre 1918-janvier 1919, engage une épreuve de force contre la jeune république dominée par le SPD: il lance une insurrection armée.

 

  • La répression est menée un gouvernement à dominante socialiste. Les dirigeants communistes sont arrêtés par l'armée et Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg sont assassinés.

 

2. Conséquences de cette division radicale du mouvement ouvrier (1919-1933).

  •  Le mouvement ouvrier est radicalement divisé. La répression du courant révolutionnaire par un pouvoir politique dominé par le SPD est un choc. Le SPD a d'ailleurs perdu beaucoup de militants et d’électeurs à la suite de la répression.

Mais il fait voter certaines des lois progressistes comme comme le vote des femmes. Il arrive à maintenir un tissu associatif et reste influent avec 1 millions d’adhérents et un syndicat (ADGB) de 8 millions d’adhérents

 

  • Le KPD, lui, se rapproche de Moscou et structure la classe ouvrière (cellules d’usines, associations culturelles et sportives, troupes de théâtre prolétariens, organisation paramilitaire)


 

  • La crise des années 1930 et la flambée du chômage (6 millions) conduit à la montée des extrêmes : des Allemands de plus en plus nombreux votent en faveur du parti national socialiste de Hitler (le NSDAP) et du KPD. Aux élections de 1932 le KPD refuse toute alliance électorale avec le SPD pour contrer le parti nazi qui devient le 1er parti allemand. Hitler devient ainsi légalement le chancelier du Reich. 

 

  • Hitler ; profitant de la division de la gauche s’attaquera aussitôt d’abord au KPD (l’incendie du Reichstag en février 1933 lui donnera le prétexte pour faire interdire le parti communiste) puis à l’été 1933 au SPD. Leurs chefs se retrouveront en camps de concentration ou en exil.

 

3e partie. De 1945 à nos jours: passage de deux Allemagne et de deux socialismes à la nouvelle gauche

 

Contextes:

  • 1945-1990: guerre froide / Trente Glorieuses/ construction européenne à l’Ouest avec une Europe du libre échange

 

  • 1990- nos jours: réunification de l’Allemagne et mondialisation des échanges

 

1 L'évolution divergente du socialisme dans les 2 Allemagne de la guerre froide

A la fin de la seconde guerre mondiale, l’Allemagne est partagée en zones d’occupation alliées. Mais la guerre froide débute avec la première crise de Berlin qui amène à la division de l’Allemagne en deux Etats en 1949: la RFA à l’Ouest et la RDA à l’Est.

1) La cogestion en RFA

A. A l’Ouest la démocratie libérale et les partis politiques renaissent :

Le CDU ou droite conservatrice remporte les élections et mène une politique libérale intégrant la RFA au bloc américain et à la construction européenne.

Le SPD devient un parti d’opposition, il renonce au marxisme et tente d’élargir son électorat.

  • Au congrès de Bad-Godesberg en 1959, le courant réformiste mené par Willy Brandt prend le contrôle du SPD .
  • Il conduit le SPD a se convertir aux bienfaits de l’économie de marché, au capitalisme et à la concurrence
  • Il se veut le défenseur d’un Etat protecteur redistribuant la richesse nationale pour réduire les inégalités.
  • Il ne s’agit plus de révolution ni du mythe d’une société sans classe, ni d’une appropriation collectives de l’appareil de production. Les références à Marx disparaissent.
  • Il cesse de s’adresser aux classes populaires mais se tournent vers les classes moyennes en développement dans le contexte des Trente Glorieuses.

Puis dans les années 60 et 70 les socialistes reviennent au pouvoir dans des gouvernements de coalition avec le CDU.

Enfin le KPD est interdit durant 10 ans, son influence est très réduite, l’ennemi étant communiste à l’Ouest durant la guerre froide.

B. Le miracle allemand (celui de la RFA et pas de la RDA) d’après guerre se poursuit durant les 30 glorieuses au point de devenir la première puissance industrielle d’Europe.

L’économie Ouest Allemande devient un modèle consensuel appelé la cogestion. Il repose sur un syndicalisme puissant organisé en une seule confédération des syndicats le DGB. La cogestion repose sur la négociation permanente entre le syndicat, les salariés, les patrons et actionnaires. Les salariés et syndicats sont autant représentés que les actionnaires dans le Conseil de surveillance de l’entreprise qui a le pouvoir de désigner le Directoire. La cogestion est donc un modèle original contribuant au dialogue et à la paix sociale. La grève utilisée qu’en dernier recours est rarissime.

 

2). Le socialisme en RDA jusqu'en 1989

1. En RDA, le but est de construire un  socialisme sur le modèle soviétique.

Conséquence immédiate: Staline veut prendre le contrôle des forces politiques de gauche. Les Soviétiques contraignent les membres du SPD et du KPD à fusionner dans un nouveau parti: le SED (Parti socialiste unifié). Le SED est structuré comme le parti communiste soviétique.

La RDA devient une démocratie populaire calquant son modèle politique et économique sur le régime stalinien Russe. Une dictature où le parti est omniprésent:

  • collectivisation et planification économique supprime la propriété privée
  • nationalisation des entreprises où la grève est interdite
  • un syndicat unique contrôlé par le parti communiste qui pousse à la productivité
  • une police politique la Stasi (90 000 policiers et informateurs) surveille la population

 

2. Les tentatives d’opposition sont vouées à l’échec.

  • En 1953 les grèves et défilés pour réclamer davantage de libertés sont réprimés par les chars du pacte de Varsovie. L’insurrection berlinoise s’étend à la RDA mais l’armée rouge intervient violemment, le pays est mis au pas.
  • En 1961 la construction du mur de Berlin tente d’enrayer l’exode des Allemands de l’Est vers le bloc de l’Ouest. Pour le président Kennedy le mur de la honte symbolise la faillite du modèle communiste.

 

3. C’est l’arrivée au pouvoir de M. Gorbatchev en URSS en 1985 qui relance l’espoir de la contestation et surtout des libertés démocratiques.

Des manifestations pacifiques se diffusent dans tout le pays.

En 1989 la chute du mur de Berlin entraine la fin de la guerre froide puis la réunification allemande.

 

 

2. Le socialisme dans l'Allemagne des années 1990 et 2000.

 

1. Après le congrès de Bad Godesberg, le SPD  opère un nouveau tournant politique.

 Un contexte économique particulier est à la source de ce tournant politique: ralentissement de la croissance économique allemande à la fin des années 1990 et chômage de masse.

  • Ce ralentissement est lié à plusieurs facteurs : le coût de la réunification, le vieillissement de la population allemande, la concurrence internationale avec l’entrée sur le marché mondial de nouveaux pays comme la Chine.

Le chancelier SPD Gerhard Schröder lance au début des années 2000 un vaste projet de réformes :l’ « Agenda 2010 ».

  • Il fait une analyse qui ramène les problèmes économiques de l’Allemagne à un problème du "coût du travail"
  • Conséquence: l’État doit donc diminuer les prestations sociales ; le citoyen doit montrer plus de responsabilité personnelle et il ne doit plus se tourner tout de suite vers l’État. L'Etat providence est remis en question.
  • Les retraites seront moins valorisées ou diminuées. Les soins seront moins remboursés. Les chômeurs devront accepter un emploi sous peine de sanctions financières. Les contrats « Minijobs » sont développés : ils mettent en place le développement du travail précaire

C’est une révolution culturelle dans un pays où le citoyen attend de l’Etat qu’il l’aide en cas de besoin

  • La nouvelle philosophie du SPD met au centre l’individu et sa propre responsabilité tandis que l’État se décharge d’un certain nombre d’engagements.
  • Un objectif essentiel de l’agenda est la réduction des dépenses sociales, ce sont les bénéficiaires des prestations sociales qui sont directement concernés. Et ce sont les couches populaires qui supportent le plus mal les réductions générales (assurance maladie, retraites) beaucoup plus que les gens aisés. Par contre, ce sont ces derniers qui profitent le plus de la réforme fiscale. Les inégalités augmentent alors dans ce pays

 

2. Le programme a été repris par le parti de droite (la CDU) et la nouvelle chancelière Angela Merkel (CDU). En 2005, elle gouvernera d’ailleurs avec une majorité CDU-SPD.

 

  • CONSEQUENCES de ce rapprochement idéologique et stratégique du SPD avec la droite allemande : défaites électorales du SPD historiques, les couches populaires ne voient plus le SPD comme « leur » parti, refroidissement des relations avec les syndicats.
  • En réaction à cette droitisation du SPD, naissance d’un parti à la gauche du SPD (Die Linke), crise de confiance des Allemands à l’égard de leur démocratie.

 

 

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 18:41
Flux, réseaux et mobilités TERMINALE ES
Flux, réseaux et mobilités TERMINALE ES
Flux, réseaux et mobilités TERMINALE ES
Flux, réseaux et mobilités TERMINALE ES
Flux, réseaux et mobilités TERMINALE ES

Mobilités, flux, réseaux.

Au cœur de cette mondialisation, les flux de biens, de services, de capitaux et de personnes connaissant une croissance importante. Cependant, ces flux ne sont pas homogènes sur tous les territoires de la mondialisation, de même qu’ils ne connaissent pas la même évolution récente.

Quelles sont les différentes mobilités dans notre système mondialisé ? Comment les flux de biens de consommation, de capitaux, et de personnes influencent-ils la mondialisation ?

Annonce du plan

Partie 1. Un monde de flux.

1. le commerce des biens.

Les flux de marchandises ont connu une amplification sans précédent dans les échanges mondiaux. La valeur des flux a été multipliée par 300 en 60 ans passant de 59 Md$ à plus de 18 000 Md$ en 2013.

Cette croissance s’explique de multiples facteurs dont les plus importants sont les révolutions du transport et des Technologies d’Information de Communication (TIC), le développement du libre-échange, la NDIT et la généralisation du capitalisme financier.

- les produits agricoles : Ils représentent 9% des produits échangés (1 600 Md$ en 2013).

- le commerce des hydrocarbures, du charbon et des minerais a également fortement progressé. Il a doublé en 30 ans. Il représente 23% des échanges soit environ 4 100Md$ en 2013.
Les pays pétroliers sont au Moyen-Orient, en Afrique de l’Ouest (Nigeria) et du Nord (Algérie, Lybie), en Amérique latine (Venezuela) et en Russie.

- les produits manufacturés: ils représentent 66% du commerce mondial pour un total de 12 000Md$. Le commerce international de produits manufacturés a sextuplé en 30 ans témoignant d’une nouvelle Division Internationale du Travail (DIT) à laquelle recourent les FTN s’installant dans des pays-ateliers.

2. Les flux de services sont également concernés par le processus de mondialisation. Ils représentent actuellement 21% des échanges mondiaux en valeur. " Les " flux invisibles " ont connu un accroissement spectaculaire. S’il est une expression caractéristique de la mondialisation, c’est sans doute celle de "village planétaire". Le développement des nouveaux médias (télévision, radio, Internet) favorise la transmission des informations à travers les quatre coins de la planète, faisant de chacun un membre du "village planétaire". Les grands réseaux d’information, comme CNN, sont reçus partout à travers le monde.

3. Les flux de capitaux.

Les réseaux financiers
Les flux financiers relient entre eux les grandes Bourses mondiales. Tous les ans, près de 10 000 milliards de dollars circulent entre les grandes places financières mondiales. Les principaux pôles qui structurent ces flux sont les Bourses de New York (Wall Street et NASDAQ), Londres (la City) et Tokyo (Tokyo Stock Exchange). Les flux financiers se développent cependant de plus en plus vers des places émergentes, notamment les Bourses de Shanghai ou Hong Kong.

 

• Les flux d'IDE
Les Investissements directs à l'étranger (IDE) sont les mouvements de capitaux provenant des entreprises ou du fonds souverain d'un État et qui sont investis dans  tel ou tel secteur de l'économie d'un autre Etat . On distingue les IDE entrants et les IDE sortants. On constate que les membres de la Triade polarisent 65 % de ces deux types d'IDE, mais que certains pays émergents comme le Brésil et la Chine bénéficient de flux entrants importants qui soutiennent la croissance de leur économie.

 

Partie 2. Une intégration plus ou moins avancée des territoires aux réseaux

La mondialisation met en valeur l’espace de manière différencié.

1. A l’échelle mondiale, la concentration des richesses, des productions de biens et de service, d’information, des pôles de consommation fait ressortir très nettement trois sous-ensembles.

Cet espace de la Triade est ainsi composé depuis longtemps des Etats-Unis, de l’Union Européenne et du Japon.

70% du commerce mondial, 90% des sièges sociaux des FMN, la possession des monnaies fortes et internationalement reconnues (dollar, euro, yen), ou la concentration des grandes sociétés d’agence de presse et de communication (Reuters, Associated Press, AFP, CNN, etc.). Les Etats de la Triade sont autant des partenaires que des concurrents économiques. Ils échangent et investissent d’abord entre eux. Chacun de ces centres polarisent les pays proches dans une zone d’influence privilégiée: le Japon et son environnement proche avec la Corée du Sud et Taiwan. Les Etats-Unis ont intégré le Canada et le Mexique dans une association régionale de libre échange: l'ALENA. L’UE rassemble les principales puissances économiques de l’Europe.

2. Mais l’espace monde ne peut se résumer à ce petit groupe de pays qui ne concentre qu’une minorité de la population mondiale (moins de 15%). Les autres espaces du monde se décomposent entre des Etats plus ou moins intégrés, plus ou moins dominés ou marginalisés.

 - Ils peuvent être des puissances économiques mais où les revenus des habitants restent faibles ou moyens (Brésil, Chine), des puissances démographiques (Chine, Inde, Pakistan, Indonésie, etc.), des puissances régionales (Brésil et Mexique pour l’Amérique latine, Nigeria et Afrique du Sud pour l’Afrique subsaharienne), être présent dans un domaine particulier du commerce international - les pays pétroliers, par exemple.

- À l’inverse, certains espaces sont fortement marginalisés. Parmi les Pays les Moins Avancés (PMA), la majorité appartiennent à l’ensemble de l’Afrique subsaharienne. Ces pays participent à la mondialisation des échanges mais faiblement ou sans que ces exportations entraînent un développement efficace : ils exportent des produits miniers, agricoles ou pétroliers mais ne profitent pas assez des processus de mondialisation.

3. Les territoires sont mis en réseaux grâce aux grandes villes qui constituant ce que l’on appelle "l’archipel mégalopolitain mondial", l’A.M.M.

- L'expression d'archipel métropolitain mondial désigne un ensemble de métropoles séparées dans l'espace mais ayant entre elles des relations intenses. Il est constitué des métropoles mondiales à fort pouvoir de commandement. Le réseau urbain formé par l'archipel métropolitain mondial est une des composantes principales du système monde.

 

- Les villes constituent les lieux premiers du commandement et de l’intégration à ce système-monde car elles concentrent des services de haut niveau, richesse et population.

- Le réseau des villes mondiales comprend des villes des pays très développés comme des villes des puissances émergentes (BRICS) ou des pays à développement plus limités.

Partie 3. Les migrations de populations et le tourisme.

1. Les migrations internationales constituent bien un autre aspect de la mondialisation.

- Depuis 1980, le nombre de migrants dans le monde a triplé. Il y aurait actuellement plus de 230 millions de personnes vivant hors de leur pays de naissance (Les migrants représentent environ 3% de l’humanité.


Les motifs de départ sont nombreux: les raisons familiales (mariages, regroupement familiale),
- les réfugiés qui fuient les violences mais aussi les catastrophes naturelles,
- les étudiants qui pour certains resteront travailler dans le pays où ils ont effectué leurs études, - les migrations économiques.

- Ces flux lient les pays développés aux pays moins développés et qui leur sont le plus proche : Amérique latine et Asie pour l’Amérique du Nord, Afrique et Asie pour l’Europe, Asie pour l’Océanie.

- Les flux Sud-Nord restent importants mais on constate un accroissement des flux Sud-Sud. Entre 2005 et 2010, les pays du Sud ont accueilli plus de migrants que les pays du Nord (53% des arrivées). Parmi les pays émergents, certains constituent donc des pôles d’immigration : les pays pétroliers du Moyen-Orient, le Brésil et le Venezuela en Amérique latine, ou des pays côtiers d’Afrique de l’Ouest (Sénégal, Cote d’Ivoire) pour les pays sahéliens.

2. le tourisme international.


- Le tourisme international illustre une autre facette de la mise en relation du monde. Près d’un milliard de touristes internationaux était comptabilisé chaque année. La France, l’Espagne, les Etats-Unis et l’Italie sont les quatre principales destinations avec près du tiers des déplacements observés. Activité motrice du développement économique pour certaines régions du monde, c’est un secteur sujet à de nombreuses variations en fonction des conjonctures économiques ou des situations de crises, notamment pour les pays du Sud méditerranéen.

 

Conclusion.

Reprendre la problématique et montrer comment le devoir a répondu à cette problématique.

  La mondialisation est un phénomène qui continue de se renforcer. Aucun secteur de l’économie n’échappe à sa logique. Elle joue un rôle majeur dans notre consommation et notre économie. Cependant, tous les territoires n’en profitent pas de manière équitable.


 

 

 

 

 

 

 

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 18:38
TERMINALE S Croquis 1
TERMINALE S Croquis 1
TERMINALE S Croquis 1
TERMINALE S Croquis 1

Liste des 5 croquis de géographie pouvant donner lieu à sujets d’examen en Bac S

Pour aider les professeurs et les élèves à préparer dans les meilleures conditions cet exercice, les sujets  de croquis proposés se limiteront à la liste suivante : 

  • Pôles et flux de la mondialisation.

  • Une inégale intégration des territoires dans la mondialisation.

  • Les dynamiques territoriales des États-Unis.

  • Les dynamiques territoriales du Brésil.

  • Le continent africain : contrastes de développement et inégale intégration

    dans la mondialisation

 

Critères d’évaluation des croquis

L’évaluation des croquis portera  principalement sur les critères suivants :

  • qualité de la réalisation, lisibilité du croquis.
  • organisation de la légende, pertinence du choix des figurés ;
  • pertinence des informations portées sur le croquis par rapport au sujet posé : sélection, hiérarchisation des informations; validité des localisations et de la nomenclature ;

 

 

CONSIGNE: le croquis et sa légende sont à apprendre par coeur. La mémorisation suppose de refaire plusieurs fois de suite le croquis et d'apprendre la légende. Méthode de mémorisation: réaliser trois croquis différents correspondant chacun à une des trois parties de la légende. Puis photographier chacune de ces trois variantes séparément: la mémorisation est ainsi structurée et plus simple.

Le contrôle demandera, à partir de la liste des croquis proposés pour le bac, d'en réaliser un en une heure, sur un fond de carte, et la légende sur une feuille à part.

 

Pour le croquis 1,  référez-vous au PDF sur ce lien:

http://www.ac-grenoble.fr/webcurie/pedagogie/histgeo/IMG/pdf_poles_et_flux2014.pdf

Les images ci-dessus reprennent ce croquis et sa légende mais l'utilisation en PDF permet d'agrandir le croquis beaucoup plus

 

Pour le fond de carte, il s'agit d'une carte à projection polaire disponible sur ce lien et à imprimer:

http://www.histgeo.ac-aix-marseille.fr/ancien_site/carto/projectionpolaire/projectionpolaire04.pdf

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 18:31

La mondialisation en fonctionnement: cours et sujets proposés au bac de TS

 

 

Quatre cours sont associés dans cette question  sur le fonctionnement de la mondialisation:

 

- Un produit mondialisé (étude de cas).

- Acteurs, flux et débats (en ligne).

- Des territoires inégalement intégrés à la mondialisation.

- Les espaces maritimes : approche géostratégique

 

Orientations pour le baccalauréat pour cette question sur le fonctionnement de la mondialisation

 

Les sujets de composition suivants sont envisageables :

        

  •           La mondialisation : acteurs, flux et débats.
  •           En vous appuyant sur le cas du produit mondialisé étudié en classe, présentez les acteurs et les flux de la mondialisation.
  •           Des territoires inégalement intégrés dans la mondialisation (espaces maritimes compris).

Deux croquis peuvent être demandés :

  •           Pôles et flux de la mondialisation (en ligne et à mémoriser).
  •           Une inégale intégration des territoires dans la mondialisation.

L’analyse d’un ou deux documents (cartes, textes, images...) peut être demandée à l’examen.

 

.

 

 

Voici un plan possible pour le second sujet proposé qui croise les deux premiers cours de la question:

 

en vous appuyant sur le cas du produit mondialisé étudié dans l’année, présentez les acteurs et les flux de la mondialisation.

 

 

INTRODUCTION

 

   La mondialisation est un processus de mise en relation généralisée des différents ensembles géographiques du monde. Elle se traduit par une multiplication des échanges (commerciaux, financiers, politiques, humains et culturels) et des liens d’interdépendance, résultat d’une division internationale du travail et de la production. Elle aboutit également à une hiérarchisation des territoires en fonction de leur plus ou moins grande intégration dans les échanges et leur plus ou moins grande capacité à en profiter.

 L'iPhone, produit de la FTN Apple, fondée par Steve Jobs, est une innovation majeure apparue en 2007. La croissance rapide de ses ventes, mobilisant différents acteurs et générant des flux variés offre un cas intéressant permettant de comprendre la mondialisation actuelle.

Alors en quoi l'iPhone est-il représentatif du fonctionnement de la mondialisation ?

Annonce du plan.

 

P. 1. L'iPhone, un produit révélateur des processus de la mondialisation des échanges.

 

 

1. La conception et la fabrication de l'iPhone mettent à jour très clairement les processus de la mondialisation ainsi que les flux que ces processus induisent.

 

A. La nouvelle division internationale du travail

 

  • caractéristiques de l'ancienne division internationale du travail basée sur la division Nord / Sud: voir cours sur l'iPhone / caractéristiques de la NDIT

 

  • Cas de l'iPhone:/ Multitude de pays concernés / conception dans la Silicon Valley: concentration d'entreprises centrées sur les nouvelles technologies comme le numérique et la communication (Google, Facebook, etc.) / éléments de l'iPhone fabriqués dans des pays très différents: exemples/ Assemblage en Chine dans l'entreprise Foxconn: rôle particulier de la Chine Chaque pays joue donc sur ses avantages comparatifs.

 

B. La révolution des transports et des communications

  • Utilisez le cours de l'iPhone sur les nouveaux moyens de transports
  • Utilisez la partie du cours sur l'iPhone pour montrer que Apple utilise pleinement cette révolution des transports
  • Ajoutez la révolution de la communication: voir cours sur la mondialisation acteurs et flux
  • Dans le cas de l'iPhone: pour synchroniser cette mondialisation de la production et tout concentré au bon moment dans l'usine d'assemblage de Foxconn à Shenzhen, il faut un réseau de communication instantané et mondialisé.
  • La fracture numérique existe pourtant qui fragilise certains territoires encore insuffisamment connectés au flux numériques: voir le cours sur mondialisation acteurs et flux: il y a une inégalité des territoires dans leur participation aux flux

 

C. La production de l'iPhone à travers la NDIT est aussi rendue possible par le libre échange des marchandises et des capitaux.  

 

  • définition de libre échange (taxes douanières / libéralisme économique)
  • Apple utilise aussi comme toutes les FTN la financiarisation de l'économie mondiale et la libéralisation des flux de capitaux : utilisez le cours mondialisation acteurs et flux: les flux financiers

 

 

D. La distribution de l'iPhone est mondialisée mais cette distribution reflète les inégalités mondiales.

  • voir la partie du cours de l'iPhone sur les réseaux des Appel stores
  • voir dans le cours sur les flux le phénomène de concentration des flux marchands sur les 3 pôles du commerce mondial.

 

 

Partie 2. Des acteurs divers interviennent dans la mondialisation de l'iPhone que l'on retrouve dans le fonctionnement de la mondialisation en général.

 

1. Le rôle central d'une FTN, APPLE.

 

  • Montrez ce qu'est une FTN et comment elles organisée: siège social = nationalité d'une FTN + extension mondiale de ses activités. Utilisez le cours de la mondialisation sur les acteurs (FTN)
  • Appliquez cela à Apple: identifiez son siège social / montrez que les managers d'Apple sont des personnes mondialement connues
  • Montrez que la FTN tire avantage de la mondialisation en précisant son chiffre d'affaire en croissance exceptionnelle.
  • Montrez que certaines FTN comme Appel utilisent le système des sous-traitants. Voir cours sur l'iPhone.
  • Mais montrez que cette FTN du Nord est de plus en plus concurrencée par les FTN du Sud et surtout asiatiques qui montent en puissance: utilisez le cours mondialisation: acteurs. Dans le cas de l'Iphone, la concurrence vient de Samsung (Corée du Sud) et des firmes chinoises.

 

 

2. Autres acteurs: les acteurs publics.

  • Rôle des Etats: voir cours sur la mondialisation: acteurs
  • voir l'appui de certains Etats pour qu'Appel développe une stratégie d'optimisation fiscale
  • Rôle des organisations internationales qui favorisent la mise en oeuvre du libre échange et l'intensification des échanges comme le FMI, l'OMC ou la Banque mondiale

 

3. Les ONG, qui constituent un autre type d'acteurs, ont contraint Apple à réagir:

  • Les conditions de travail des employés des sous-traitants d'Apple sont fréquemment dénoncées, Foxconn notamment, qui est réputé faire « travailler l'homme plus vite que la machine ».
  • Le coût écologique de l'Iphone est aussi souvent mis en évidence. Son empreinte écologique est forte (multiplication des transports lors de sa fabrication, forte consommation d'énergie, recyclage inexistant...) et son obsolescence programmée contraint les consommateurs à changer régulièrement de téléphone et à se débarrasser de l'ancien."
  • c'est sous la surveillance d'ONG comme Greenpeace par exemple qu'Appel a intégré le souci des énergies renouvelables ou la diminution des gaz à effet de serre dans la fabrication des iPhones.
  • Montre la variété et le rôle des ONG: cour sur les acteurs de la mondialisation

 

4. Les individus, consommateurs et citoyens

  • Montrez la stratégie commerciale de Appel basée sur l'innovation permanente
  • Montrez que les consommateurs d'iPhone sont valorisés par l'achat d'un iPhone.
  • Mais montrez aussi qu'il existe un mouvement altermondialiste qui est largement basée sur l'engagement des citoyens de nombreux pays sur la planète Voir cour sur les débats de la mondialisation. Ce mouvement lutte contre la surpuissance des FTN. Voir cours sur l'iPhone: les critiques apportées à l'iPhone

 

 

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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 18:46

La mondialisation en fonctionnement: cours et sujets proposés au bac de TES

 

 

Trois cours sont associés dans cette question  sur le fonctionnement de la mondialisation:

 

- le cours sur un produit mondialisé

- le cours sur: processus, acteurs et débats

- le cours sur mobilités, flux et réseaux

 

 

Orientations pour le baccalauréat pour cette question sur le fonctionnement de la mondialisation

 

Les sujets de composition suivants sont envisageables :

en vous appuyant sur le cas du produit mondialisé étudié dans l’année, présentez les processus, les flux et les acteurs de la mondialisation ;

 la mondialisation : processus, acteurs, débats;

 la mondialisation : processus, acteurs, flux, mobilités et réseaux.

 

Un croquis « Pôles et flux de la mondialisation » peut être demandé à l’examen.


 

L’étude critique d’un ou de deux documents (cartes, textes, images...) peut être demandée à l’examen pour l'épreuve courte.

 

Voici un plan possible pour le premier sujet proposé qui croise les trois cours de la question:

en vous appuyant sur le cas du produit mondialisé étudié dans l’année, présentez les processus, les flux et les acteurs de la mondialisation.

 

 

INTRODUCTION

 

   La mondialisation est un processus de mise en relation généralisée des différents ensembles géographiques du monde. Elle se traduit par une multiplication des échanges (commerciaux, financiers, politiques, humains et culturels) et des liens d’interdépendance, résultat d’une division internationale du travail et de la production. Elle aboutit également à une hiérarchisation des territoires en fonction de leur plus ou moins grande intégration dans les échanges et leur plus ou moins grande capacité à en profiter.

 L'iPhone, produit de la FTN Apple, fondée par Steve Jobs, est une innovation majeure apparue en 2007. La croissance rapide de ses ventes, mobilisant différents acteurs et générant des flux variés offre un cas intéressant permettant de comprendre la mondialisation actuelle.

Alors en quoi l'iPhone est-il représentatif du fonctionnement de la mondialisation ?

Annonce du plan.

 

P. 1. L'iPhone, un produit révélateur des processus de la mondialisation des échanges.

 

 

1. La conception et la fabrication de l'iPhone mettent à jour très clairement les processus de la mondialisation ainsi que les flux que ces processus induisent.

 

A. La nouvelle division internationale du travail

 

  • caractéristiques de l'ancienne division internationale du travail basée sur la division Nord / Sud: voir cours sur l'iPhone / caractéristiques de la NDIT: voir cour mondialisation: processus.

 

  • Cas de l'iPhone:/ Multitude de pays concernés / conception dans la Silicon Valley: concentration d'entreprises centrées sur les nouvelles technologies comme le numérique et la communication (Google, Facebook, etc.) / éléments de l'iPhone fabriqués dans des pays très différents: exemples/ Assemblage en Chine dans l'entreprise Foxconn: rôle particulier de la Chine (voir article "Pourquoi l'iPhone en sera jamais produit aux EU".) Chaque pays joue donc sur ses avantages comparatifs.

 

B. La révolution des transports et des communications

  • Utilisez le cours de la mondialisation: processus et acteurs. La sous-partie sur la révolution des transports.
  • Utilisez la partie du cours sur l'iPhone pour montrer que Apple utilise pleinement cette révolution des transports
  • Ajoutez la révolution de la communication: voir cours sur la mondialisation sur processus et acteurs
  • Dans le cas de l'iPhone: pour synchroniser cette mondialisation de la production et tout concentré au bon moment dans l'usine d'assemblage de Foxconn à Shenzhen, il faut un réseau de communication instantané et mondialisé.
  • La fracture numérique existe pourtant qui fragilise certains territoires encore insuffisamment connectés au flux numériques: voir le 3e cours qui porte sur les flux et les réseaux

 

C. La production de l'iPhone à travers la NDIT est aussi rendue possible par le libre échange des marchandises et des capitaux.  

 

  • définition de libre échange (taxes douanières / libéralisme économique): voir cours mondialisation: processus, acteurs
  • Apple utilise aussi comme toutes les FTN la financiarisation de l'économie mondiale et la libéralisation des flux de capitaux : utilisez le cours sur les processus de la mondialisation et le cours 3 sur les flux financiers

 

 

D. La distribution de l'iPhone est mondialisée mais cette distribution reflète les inégalités mondiales.

  • voir la partie du cours de l'iPhone sur les réseaux des Appel stores
  • voir dans le cours sur les flux le phénomène de concentration des flux marchands sur les 3 pôles du commerce mondial dans le cours sur les flux.

 

Partie 2. Des acteurs divers interviennent dans la mondialisation de l'iPhone que l'on retrouve dans le fonctionnement de la mondialisation en général.

 

1. Le rôle central d'une FTN, APPLE.

 

  • Montrez ce qu'est une FTN et comment elles organisée: siège social = nationalité d'une FTN + extension mondiale de ses activités. Utilisez le cours de la mondialisation sur les acteurs (FTN)
  • Appliquez cela à Apple: identifiez son siège social / montrez que les managers d'Apple sont des personnes mondialement connues
  • Montrez que la FTN tire avantage de la mondialisation en précisant son chiffre d'affaire en croissance exceptionnelle. Montrez ce que coûte réellement un iPhone et la part des bénéfices
  • Montrez que certaines FTN comme Appel utilisent le système des sous-traitants. Voir cours sur l'iPhone.
  • Mais montrez que cette FTN du Nord est de plus en plus concurrencée par les FTN du Sud et surtout asiatiques qui montent en puissance: utilisez le cours mondialisation: acteurs. Dans le cas de l'Iphone, la concurrence vient de Samsung (Corée du Sud) et des firmes chinoises.

 

 

2. Autres acteurs: les acteurs publics.

  • Rôle des Etats: voir cours sur la mondialisation: acteurs
  • voir l'appui de certains Etats pour qu'Appel développe une stratégie d'optimisation fiscale
  • Rôle des organisations internationales qui favorisent la mise en oeuvre du libre échange et l'intensification des échanges comme le FMI, l'OMC ou la Banque mondiale

 

3. Les ONG, qui constituent un autre type d'acteurs, ont contraint Apple à réagir:

  • Les conditions de travail des employés des sous-traitants d'Apple sont fréquemment dénoncées, Foxconn notamment, qui est réputé faire « travailler l'homme plus vite que la machine ».
  • Le coût écologique de l'Iphone est aussi souvent mis en évidence. Son empreinte écologique est forte (multiplication des transports lors de sa fabrication, forte consommation d'énergie, recyclage inexistant...) et son obsolescence programmée contraint les consommateurs à changer régulièrement de téléphone et à se débarrasser de l'ancien."
  • c'est sous la surveillance d'ONG comme Greenpeace par exemple qu'Appel a intégré le souci des énergies renouvelables ou la diminution des gaz à effet de serre dans la fabrication des iPhones.
  • Montre la variété et le rôle des ONG: cour sur les acteurs de la mondialisation

 

4. Les individus, consommateurs et citoyens

  • Montrez la stratégie commerciale de Appel basée sur l'innovation permanente
  • Montrez que les consommateurs d'iPhone sont valorisés par l'achat d'un iPhone.
  • Mais montrez aussi qu'il existe un mouvement altermondialiste qui est largement basée sur l'engagement des citoyens de nombreux pays sur la planète Voir cour sur les débats de la mondialisation. Ce mouvement lutte contre la surpuissance des FTN. Exemple de Philippe Morris contre l'Uruguay (A voir en classe à la rentrée)
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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 12:30

 

Travail à réaliser afin de préparer le débat.

 

Questionnaire de préparation au débat du 07 /11 :

 

Lien de la vidéo à visionner : -  https://youtu.be/SDuv4ks9Uvs    A regarder du début jusqu’à 2:00 min

                                                    -  https://youtu.be/Mmb-qOz8Mxg   A regarder en entier

 

1.     Donnez une définition du mot « Burkini ».

 

 

 

2.     Quels-sont les problèmes que pose son utilisation ?

 

 

 

3.     Quelles mesures ont été prises par les collectivités pour y faire face?

 

 

 

4.     Ces décisions ont- elles été validée par toute la classe Politique ? Pourquoi ? Quel est votre avis ?

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 19:01
CROQUIS.  Pôles et flux de la mondialisation TERMINALE ES
CROQUIS.  Pôles et flux de la mondialisation TERMINALE ES
CROQUIS.  Pôles et flux de la mondialisation TERMINALE ES
CROQUIS.  Pôles et flux de la mondialisation TERMINALE ES
CROQUIS.  Pôles et flux de la mondialisation TERMINALE ES
CROQUIS.  Pôles et flux de la mondialisation TERMINALE ES

 

Les productions graphiques de la deuxième partie de l’épreuve

Liste des croquis de géographie pouvant donner lieu à sujets d’examen

Pour aider les professeurs et les élèves à préparer dans les meilleures conditions cet exercice, les sujets  de croquis proposés se limiteront à la liste suivante : 

  • Pôles et flux de la mondialisation.
  • Une inégale intégration des territoires dans la mondialisation.
  • Les espaces maritimes : approche géostratégique.
  • Les dynamiques territoriales des  Etats-Unis.
  • Les dynamiques territoriales du Brésil.
  • Le continent africain : contrastes de développement et inégale intégration dans la mondialisation.
  • Mumbai : inégalités et dynamiques territoriales.

 

Critères d’évaluation des croquis

L’évaluation des croquis portera  principalement sur les critères suivants :

  • qualité de la réalisation, lisibilité du croquis.
  • organisation de la légende, pertinence du choix des figurés ;
  • pertinence des informations portées sur le croquis par rapport au sujet posé : sélection, hiérarchisation des informations; validité des localisations et de la nomenclature ;

 

 

CONSIGNE: le croquis et sa légende sont à apprendre par coeur. La mémorisation suppose de refaire plusieurs fois de suite le croquis et d'apprendre la légende. Méthode de mémorisation: réaliser trois croquis différents correspondant chacun à une des trois parties de la légende. Puis photographier chacune de ces trois variantes séparément: la mémorisation est ainsi structurée et plus simple.

Le contrôle demandera, à partir de la liste des croquis proposés pour le bac, d'en réaliser un en une heure, sur un fond de carte, et la légende sur une feuille à part.

Pour le croquis 1,  référez-vous au PDF sur ce lien:

http://www.ac-grenoble.fr/webcurie/pedagogie/histgeo/IMG/pdf_poles_et_flux2014.pdf

 

Les images ci-dessus reprennent ce croquis et sa légende mais l'utilisation en PDF permet d'agrandir le croquis beaucoup plus

Pour le fond de carte, il s'agit d'une carte à projection polaire disponible sur ce lien et à imprimer:

 

http://www.histgeo.ac-aix-marseille.fr/ancien_site/carto/projectionpolaire/projectionpolaire04.pdf

 

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