Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 17:38
Média et opinion publique 3e partie TERMINALE ES
Média et opinion publique 3e partie TERMINALE ES
Média et opinion publique 3e partie TERMINALE ES
Média et opinion publique 3e partie TERMINALE ES
Média et opinion publique 3e partie TERMINALE ES
Média et opinion publique 3e partie TERMINALE ES
Média et opinion publique 3e partie TERMINALE ES
Média et opinion publique 3e partie TERMINALE ES
Média et opinion publique 3e partie TERMINALE ES
Média et opinion publique 3e partie TERMINALE ES

3e partie. Les médias, l'opinion publique et les crises politiques de 1945 à la société de la communication.

1. Les médias et l'opinion publique de 1945 aux années 1970.

A. L'essor de la radio et de la télévision.

la presse écrite subit de plus en plus la concurrence de la radio et de la télévision en plein essor.

La radio, déjà fortement implantée avant la guerre, se généralise :

  • Alors que plus de 50% des foyers sont équipés d'un poste de radio avant le conflit, ce sont 90% des foyers qui ont une radio chez eux dans les années 1960. Le nombre de radio dépasse les 10 millions.
  • L'apparition du transistor rend la radio miniaturisée et mobile.
  • La radio continue d'être utilisée par le pouvoir. Pierre Mendès France, chef du Conseil (premier ministre sous la IVe République) de 1954 à 1955, a pour habitude d'expliquer l'actualité du pays aux Français dans ce qu'il nomme ses "causeries".

La télévision connaît aussi un essor spectaculaire :

  • Seules 5% des familles françaises ont un téléviseur en 1958 mais le nombre de téléviseurs est multiplié par 20 dans les années 1960. 61% des foyers en sont équipés en 1968.
  •  

B. Le contrôle de l'État

En 1944, la liberté des médias est réinstaurée. Cependant, l'État exerce un contrôle sur les médias :

  • La radiodiffusion-télévision française (RTF) est créée en 1949 et contrôle les médias. Elle est elle-même sous contrôle du gouvernement qui nomme son directeur.  La télévision est le monopole de l'État.
  • L'apparition  de stations de radio privées ("radios périphériques") comme Radio Luxembourg ou Europe 1 sont plus tournées vers le divertissement.

 

C. Le président de Gaulle, fondateur de la Ve République, accentue le contrôle de l'Etat sur les médias publics.

 

  • la télévision reste la plate-forme de communication du président de Gaulle. Dans ses mémoires de Gaulle affirme que l’audiovisuel entre dans ses prérogatives présidentielles directes.
  • La RTF devient l’ORTF, l’Office de Radiodiffusion Télévision Française en 1964. L'ORTF est placé sous la tutelle du ministère de l'Information, l'Office est doté d'un conseil d'administration propre (nommé par le gouvernement).

 

D. Mai 1968, la contestation du contrôle de l'État

La crise de mai 1968 montre un État qui continue d'exercer son contrôle sur les médias et une opinion publique qui conteste de plus en plus ce rôle :

  • Lorsque la crise éclate, l'ORTF refuse de diffuser les paroles des responsables politiques et syndicaux.
  • En réaction, une grève est déclenchée au sein de l'ORTF, suivie par des journalistes et des techniciens.

Les radios périphériques comme Europe 1  et RTL (Radio Télévision luxembourgeoise) deviennent des acteurs majeurs du conflit.

  • Elles fonctionnent à l’extérieur du territoire français et donc échappent au monopole de l’Etat. Elles  ont pallié les carences d'un service public privé de crédibilité ou muet. Elle donne la parole à ceux qui participent au mouvement comme les responsables politiques, les grévistes, les manifestants, etc. Elle annonce quotidiennement les événements et se déplace sur les lieux des faits pour les couvrir.
  • Elles ont été présentes en rendant compte précisément des manifestations au point qu'on a pu les qualifier de "radios barricades" ou de "radios émeutes". Le gouvernement les accusait d'amplifier les troubles et de guider les étudiants du Quartier latin en signalant les mouvements des forces de l’ordre.
  • Les équipes de reporters des radios périphériques participent aux cortèges et témoignent de la violence des policiers à l'égard des manifestants: leurs commentaires vont dans un sens favorable aux étudiants.
  • Quand la police décidera de suspendre leurs ondes, ils passeront par le téléphone des habitants.

 

Les étudiants placent la critique du poids de l'État dans les médias au centre de leurs revendications et permettent l'émergence de journaux alternatifs tels que L'Enragé. Ce journal rassemble des journalistes et des caricaturistes comme Cabu, Siné ou Wolinsky. Il est à l'origine de Charlie Hebdo.

 

Mais de Gaulle reprend la main sur les médias :

  • Ses allocutions radio-télévisées du 24 et du 30 mai 1968 contribuent à retourner une partie de l'opinion publique inquiète et lassée par le mouvement.
  • Deux cents journalistes de l'ORTF sont licenciés en juin 1968.
  • La majorité des journaux alternatifs nés en 1968 disparaissent rapidement. L'Enragé cesse d'exister en novembre 1968.

 

2. L'avènement de la société de la communication

A. La reconfiguration des médias.

En 1974 et 1982, on observe une libéralisation des médias:

  • En 1974, le nouveau président de la République, Valéry Giscard d'Estaing met fin à l'ORTF et donne l'autonomie aux trois chaînes publiques télévisées.
  • En 1982, Mitterrand met fin au monopole d'État sur les médias audiovisuels. Des chaînes télévisées privées font leur apparition. Canal + et La Cinq sont créées et TF1 est privatisée en 1987.
  • À partir des années 1990, les chaînes thématiques apparaissent.
  • Au début du XXIe siècle, l'apparition de la TNT élargit l'offre télévisée.

On observe aussi un développement d'Internet :

  • À partir de la décennie 1990, les ménages français accèdent de plus en plus à Internet.
  • En 2013, 82% des ménages ont une connexion.

Ce développement des médias audiovisuels et d'Internet reconfigure le paysage médiatique français :

  • La presse écrite continue son déclin. Le nombre de lecteurs diminue, notamment dans la presse d'opinion.
  • Mais la presse écrite s'adapte aussi. Les journaux créent des sites Internet et des blogs dans lesquels les lecteurs peuvent intervenir. La blogosphère devient influente dans la formation de l'opinion publique.
  • Certains médias paraissent exclusivement sur Internet, comme Rue 89. En 2008, Edwy Plenel crée le site Médiapart qui joue désormais un rôle essentiel en France et a permis la révélation de plusieurs affaires politiques, comme "l'affaire Cahuzac".

B. Une tyrannie de l'opinion ?

La multiplication des sondages modifie le rapport de la société aux médias et interroge sur les ambiguïtés de la démocratie d'opinion :

  • L'expression "démocratie d'opinion" désigne un mode de fonctionnement du pouvoir politique dans lequel les décisions sont prises pour répondre le plus vite possible aux désirs de l'opinion publique.
  • La démocratie d'opinion est liée à la multiplication des sondages qui sont censés mesurer et représenter cette opinion.
  • De nombreuses accusations sont émises à l'encontre de ces sondages, notamment sur l'orientation des questions posées qui remettent en cause leur neutralité.
  • Les sondages modifient l'action politique car les hommes politiques cherchent à adapter leurs positions sur les résultats des sondages. Ils sont attentifs à leur cote de popularité.
  • Les sondages comportent une marge d'erreur non négligeable. Ils n'ont, par exemple, pas prévu l'arrivée de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle de 2002.

L'essor de l'expression de l'opinion publique sur Internet, qui est un support de médias, modifie aussi le rapport :

  • Les blogs, les réseaux sociaux et les commentaires sur les sites se multiplient et laissent la parole à tous ceux qui le souhaitent.
  • Les citoyens peuvent alors diffuser et interpréter les informations et les crises.
  • Ce nouveau rôle des citoyens dans les médias brouille la frontière entre l'opinion publique et les médias.
  • La question est aussi posée de la qualité des informations diffusées. Par exemple, les "théories complotistes" rencontrent une large audience et se diffusent.

Le rôle des médias dans les crises change :

  • Lors du référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen, la classe politique et les médias traditionnels dans leur majorité défendent le oui. La mobilisation sur Internet permet la diffusion d'idées en opposition au traité et jouent un rôle de première importance dans la victoire du non.
Repost 0
Published by france
commenter cet article
3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 18:58
La Chine et le monde depuis 1949 TERMINALE S
La Chine et le monde depuis 1949 TERMINALE S
La Chine et le monde depuis 1949 TERMINALE S
La Chine et le monde depuis 1949 TERMINALE S
La Chine et le monde depuis 1949 TERMINALE S
La Chine et le monde depuis 1949 TERMINALE S
La Chine et le monde depuis 1949 TERMINALE S
La Chine et le monde depuis 1949 TERMINALE S
La Chine et le monde depuis 1949 TERMINALE S

Thème 2

Q2 – Les chemins de la

puissance

 

La Chine et le monde depuis 1949

 

INTRODUCTION

Présentation de la Chine et problématique.

 

Devenue communiste en 1949, la Chine s'est progressivement affirmée comme une puissance majeure dans les relations internationales. Réutilisez la notion de puissance vue dans le cours sur les EU.  D'abord alliée de Moscou, elle s'en est ensuite émancipée sans pour autant renoncer au communisme. Le paradoxe de cette affirmation progressive tient au fait que la stature de la Chine n'a cessé de croître depuis 1949 alors même que le communisme est entré en déclin depuis l'effondrement de l'URSS en 1991.

 

Annonce du plan

 

P. 1. De l'alliance à la rupture avec Moscou (1949-1976)

 

A. Les difficiles débuts de la République populaire de Chine

• Sortis victorieux de la guerre civile qui les oppose aux nationalistes du Kuomintang depuis 1946, les communistes chinois, emmenés par Mao Zedong, proclament en 1949 la République populaire de Chine (RPC). Ils contrôlent l'ensemble du pays à l'exception de l'île de Taïwan où se sont repliés les nationalistes qui y maintiennent l'existence de la République de Chine jusqu'à nos jours.

 

• L'existence de cette Chine concurrente est pour Mao une source de problèmes : en effet, à l'exception de la Grande-Bretagne, soucieuse de conserver son influence sur Hong Kong, l'ensemble des puissances occidentales ne reconnaissent pas la légitimité de son gouvernement et s'accordent pour faire en sorte que ce soit le gouvernement taïwanais qui conserve le siège de la Chine au Conseil de sécurité de l'ONU.

 

• Dans ces conditions qui s'expliquent par le contexte de guerre froide, Mao n'a d'autres solutions que de chercher un appui du côté de l'URSS:

 

- Mao déclare en 1949, « la Russie d’aujourd’hui, c’est la Chine de demain ».

Il ajoute en 1962 que « le socialisme doit nous permettre de réaliser en quelques décennies seulement ce que les sociétés capitalistes ont réussi en matière de développement en un siècle ».

 

- En décembre 1949, Mao se rend à Moscou pour signer avec l’URSS une alliance défensive et de coopération économique

 

- L'aide soviétique permet de commencer une modernisation de l'industrie chinoise.

 

- La guerre de Corée: l'intervention de volontaires chinois du côté nord-coréen met en échec sur le coup l'avancée américaine sous mandat onusien. On peut voir en ceci deux choses: la Chine s'implique indirectement pour défendre la zone d'influence soviétique et répond donc à l'aide économique que lui apporte l'URSS. En même temps, la Chine s'affirme comme puissance capable de résister à l'armée des E-U.

 

- D'ailleurs, la Chine, appuyée par l'URSS, se lance dans une politique expansionniste, envahissant le Tibet en 1950.

B. La rupture avec Moscou

• Mais les relations avec l'URSS se détériorent rapidement, surtout après la mort de Staline en 1953.

Rejetant le modèle soviétique dont il perçoit déjà toutes les limites notamment sur le plan économique, Mao livre sa propre version du communisme qu'il résume dans le Petit livre rouge. D'allié, il devient donc un rival de Moscou, chacun des deux pays prétendant désormais exercer le leadership sur le monde communiste.

 

- Exemple: la conférence de Bandung en 1955. La Chine participe à cette conférence qui réunit les premiers pays décolonisés. C'est le début du lancement du mouvement des pays du Tiers monde marqué par le souci de ne pas jouer le jeu de la guerre froide en étant happé dans la zone d'influence américaine ou soviétique. La Chine s'affirme alors comme une puissance autonome, s'éloignant de l'influence soviétique, et capable d'aider les pays encore colonisés à acquérir leur indépendance sans passer dans la zone d'influence américaine ou soviétique.

 

• La rupture est consommée en 1960, date à laquelle Moscou cesse toutes ses politiques d'assistance à l'égard de la Chine. En 1964, Pékin se dote de l'arme atomique, signant par là son émancipation définitive à l'égard de Moscou. Les deux pays sont même au bord de la guerre en 1969 à propos d'un différend frontalier.

 

• Cette division qui affecte le bloc communiste est évidemment immédiatement mise à profit par les États-Unis. En 1972, le président Nixon se rend en visite officielle à Pékin. L'année précédente, la RPC s'était vue remettre le siège de membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU qui était jusqu'alors resté la propriété de la République de Chine taïwanaise.

C. L'âge d'or du maoïsme

• Les années 1960 constituent pour la Chine un premier âge d'or en termes de rayonnement international. Largement discréditée par les révélations qui se succèdent sur sa face sombre, l'URSS ne fait plus rêver grand monde. De nombreux communistes reportent donc sur la Chine de Mao leurs espérances.

 

• En Occident, de nombreux mouvements de jeunesse se revendiquent ainsi du maoïsme : c'est par exemple le cas en France durant les événements de mai 1968. Dans les pays du tiers-monde, comme au Cambodge ou en Albanie, c'est désormais la Chine qui sert de modèle à ceux qui entendent ne pas s'aligner sur les deux Grands que sont les États-Unis et l'URSS, renvoyés dos à dos.

 

• Mais ces succès du modèle chinois sont plus symboliques que réels : certes le pays rayonne sur tous les continents et y suscite des adeptes, mais sa situation intérieure n'est guère plus reluisante que celle de l'URSS. Exemple: les deux expériences de transformation communiste de la société chinoise

 

- 1er exemple: le "Grand bon en avant" (1958-1962). La collectivisation systématique des campagnes

 

  • La collectivisation de l’agriculture est poussée à son paroxysme. Une expropriation totale des biens est faite, y compris des ustensiles de cuisine. D’immenses fermes collectives rassemblent de 20 à 30 000 personnes.
  •  La commune populaire fournit à tous et gratuitement les repas, le logement, l’éducation, la santé… Mais en échange, la vie familiale est anéantie par le recours à des cantines et des dortoirs.
  • Les communes populaires fondent ainsi un système totalitaire jamais vu à échelle de millions de personnes
  • Les conséquences: un dérégulation de la production agricole et des famines: on estime que les famines sont à l’origine de 36 millions de morts et d’un déficit de 20 millions de naissances entre 1958 et 1961. L’économie agricole est totalement  désorganisée.
  • Les dirigeants ont mis 3 ans pour accepter le désastre et prendre des mesures  d’urgences. En juillet 1962, Deng Xiaoping prononce deux phrases célèbres : « Si elle augmente la production, l’agriculture privée est tolérable. Peu importe que le chat soit noir ou blanc pourvu qu’il attrape des souris ».

 

- 2e exemple: la Révolution culturelle: lancée à partir de 1966 par Mao Tsé-toung, alors contesté à la tête du régime, la «grande Révolution culturelle prolétarienne» a permis au dirigeant d'éliminer toute forme d'opposition, d'intensifier le culte autour de sa personne et de conforter son pouvoir personnel. Véritable guerre civile, cette période a été marquée par une mobilisation de la jeunesse au sein d'unités de gardes rouges censées réprimer les tendances à l'embourgeoisement, par la «rééducation» des intellectuels déportés dans les campagnes et par une anarchie débouchant sur des violences à grande échelle et un recul économique du pays.

 

Partie 2

De la mort de Mao (1976) à aujourd’hui: un statut de superpuissance?

Repost 0
Published by france
commenter cet article
3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 18:28
Médias, opinion publique et crises politiques en France TERMINALE ES
Médias, opinion publique et crises politiques en France TERMINALE ES
Médias, opinion publique et crises politiques en France TERMINALE ES
Médias, opinion publique et crises politiques en France TERMINALE ES
Médias, opinion publique et crises politiques en France TERMINALE ES
Médias, opinion publique et crises politiques en France TERMINALE ES
Médias, opinion publique et crises politiques en France TERMINALE ES
Médias, opinion publique et crises politiques en France TERMINALE ES
Médias, opinion publique et crises politiques en France TERMINALE ES
Médias, opinion publique et crises politiques en France TERMINALE ES

Médias et opinion publique dans les grandes crises politiques en France depuis l’affaire Dreyfus

 

Cette séquence s’insère dans le thème 2 du programme d’histoire : « Idéologies, opinions en Europe de la fin du XIXe siècle à nos jours ».

 

Les notions autour desquelles vous devez articuler vos analyses et qu'il faut présenter en introduction:

  • opinion publique

L’expression désigne l’ensemble des convictions, des jugements et des valeurs d’une société à une époque donnée. Les médias de masse, qui informent les citoyens et favorisent les débats contradictoires, contribuent à former l’opinion publique.

  • médias de masse

L’expression désigne les médias qui ont une audience suffisamment large pour toucher un large public dans une société démocratique. Les médias de masse sont la presse (dès le milieu  du XIXe siècle), la radio à partir des années 1920, la télévision à partir des années 1950, Internet depuis les années 1990.

  • crise politique

Moment critique dans l’évolution d’un régime politique. Plus ou moins régulièrement, des crises politiques ébranlent la vie politique et sociale de la nation. Les médias peuvent révéler les crises politiques, les nourrir en informant l’opinion, les provoquer aussi parfois lorsqu’ils se trouvent être compromis avec le pouvoir.

Problématique de la séquence

Comment, depuis l’affaire Dreyfus, les crises politiques révèlent-elles l’émergence des médias et de l’opinion publique comme composantes majeures de la démocratie française?

 

Annonce du plan

Partie 1: 1890-1914. La démocratisation de la France, dans le cadre de la IIIe République, va de pair avec constitution d’une opinion publique ; la presse joue un rôle central dans la formation et l’expression de l’opinion publique. La condamnation de Dreyfus pour trahison se transforme en véritable crise politique suite à la révélation de "l'affaire" par la presse. Les médias prennent position et l'opinion publique se divise en deux.

Partie 2: 1914-1944. Ce rôle dynamique que la presse joue dans l'opinion publique française est mis entre parenthèses durant la Première Guerre mondiale, à cause de la censure. Durant l'entre-deux-guerres, la radio fait son apparition mais c'est encore la presse écrite qui joue un rôle essentiel durant les crises politiques. Le 6 février 1934, les incidents se déroulant en marge de la manifestation des ligues d'extrême droite provoquent une importante mobilisation de la presse et de l'opinion publique. Ces émeutes permettent la constitution du Front populaire. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les médias sont censurés et il faut attendre la Libération pour que la liberté de la presse soit réinstaurée.

Partie 3: 1944-nos jours. La télévision conquiert de plus en plus de place dans la société française, mais comme la radio qui est désormais présente dans la majorité des foyers, elle est contrôlée par l'État. La liberté de la presse suscite d'importants débats durant le mouvement social de mai 1968 durant lequel la société française critique le rôle trop important que joue l'État dans la diffusion des informations. Il faut attendre 1974 et surtout 1981 pour que l'ensemble des médias jouissent d'une complète liberté.

La sphère médiatique subit de profondes transformations depuis les années 1990. La presse écrite décline et la plus grande facilité à s'exprimer permise par Internet brouille la séparation classique entre médias et opinion publique.

 

 

 

1ère partie.

Presse et opinion au temps
de l’affaire Dreyfus (1890-1914)

 

Pourquoi laffaire Dreyfus?

-c'est une crise majeure de la société française en voie de démocratisation

-elle manifeste le rôle central du seul média de masse de l'époque, la presse, qui connaît alors son âge dor

- c'est l'acte de naissance des « intellectuels » au rôle considérable sur lopinion publique

Problématique

Il s’agit de montrer comment la presse favorise la bipolarisation de l’opinion publique au temps de l’Affaire Dreyfus

 

1. L'âge d'or de la presse écrite (1880 − 1914)

 

A. Contexte qui a permis à la presse de jouer un rôle central dans l'affaire Dreyfus.

Une liberté inégalée pour la presse va favoriser la sur-médiatisation de l'Affaire Dreyfus.
La IIIe République s'est engagée au début des années 1880 dans une grande bataille pour les libertés: celle de la presse en particulier. La liberté de la presse est un des aspects fondamentaux de la liberté d'expression et elle est garantie par la loi du 29 juillet 1881. La loi française sur la liberté de la presse est considérée comme la plus libérale au monde. Article 1er de la loi de 1881 : « l’imprimerie et la librairie sont libres ». Ses seules limites ou "délits de presse" sont les provocations aux crimes, aux délits et à la diffamation.

La médiatisation de l'Affaire Dreyfus sera aussi favorisée par une demande d'informations à échelle de l'ensemble de la population française. Ce marché de l'information à échelle nationale est rendu possible par plusieurs facteurs techniques:

- Les textes sont directement tapés sur un clavier sans passer par les anciennes pratiques issues du XVe siècle. Le gain de temps et de productivité rendra, en termes de coûts, le journal accessible à tous.

- L'amélioration des transports (chemins de fer, bateau à vapeur puis à moteur) et des moyens de communication (téléphone, télégraphe et notamment le télégraphe atlantique qui permet de recevoir des informations des États-Unis) permet aux journalistes de se déplacer et d'avoir accès à des informations plus rapidement.

- La photographie, les illustrations et les caricatures rendent les journaux plus attrayants

- Les vendeurs de journaux à la criée relance l'offre à tous les jours et en tous lieux

Des facteurs favorisant un accès généralisé à l'écrit:

- l'école gratuite et obligatoire depuis les lois Ferry de 1882 fait progresser l'alphabétisation. Conséquence: la culture de l'écrit se répand dans les classes populaires.

Conclusion: la presse devient, dans ces conditions, un média de masse et donc un pouvoir dans la société française du XIXe siècle. En même temps, la France des débuts de la IIIe République voit le développement d'une opinion publique

B. Presse populaire et presse d'opinion

La majorité des journaux vendus sont ceux de la presse populaire, qui mettent en avant les faits divers, le divertissement et le sensationnel :

  • Le Petit Journal est un des journaux les moins chers de la fin du XIXe siècle (5 centimes contre 15 centimes en moyenne pour les autres journaux). Il se prétend apolitique mais prend position lors de l'affaire Dreyfus. Le Petit Journal connaît un essor considérable en couvrant les faits divers sensationnels et il est imprimé à plus d'un million d'exemplaires dans les années 1890, ce qui en fait un des journaux les plus imprimés au monde.
  • Le Petit Parisien est un des principaux journaux de la IIIe République. Il est tiré à un million d'exemplaires dans les années 1890. Il est plutôt de tendance de gauche mais garde une position très modérée.

La presse d'opinion touche un public moins large :

  • L'Humanité, fondée par Jean Jaurès en 1904, est un journal de gauche.
  • L'Assiette au beurre est un journal satirique français inspiré par les idées anarchistes et socialistes.
  • La Croix est un journal catholique conservateur.
  • L'Action française de Charles Maurras et La Libre Parole d'Édouard Drumont sont des journaux d'extrême droite.

C. Les courants politiques sous la IIIe République impliqués dans l'affaire Dreyfus

  • extrême droite : royalistes, catholiques conservateurs, antisémites
  • droite : plus ou moins ralliée à l’idée d’une république
  • centre : républicains modérés
  • gauche : républicains radicaux
  • extrême gauche : socialistes à tendance marxiste.

 

2. La crise politique principale de la IIIe République: l'"Affaire Dreyfus"

 

  1. L'affaire Dreyfus est un scandale que la presse révèle et dont elle se fait l'écho :

 

 

  • 1894: Le Figaro révèle l’existence d’une enquête au sein de l’état-major, à la suite d’une affaire d’espionnage au profit de l’Allemagne. Le 29 octobre 1894, alors que l'enquête n'est encore que préliminaire et secrète, La Libre Parole d'extrême-droite et antisémite lance une campagne de presse contre le ministre de la guerre en l'accusant de cacher la faute des officiers d'avoir placé un juif à un poste de responsabilité Cette campagne de presse pousse l’état major a accéléré le procès et à condamner Dreyfus. La presse ne fait pas que rapporter des faits, elle fait pression sur le gouvernement et l'armée.

 

  • D’origine alsacienne, de confession juive, la capitaine Albert Dreyfus est accusé par l’enquête d’avoir livré des secrets importants à l’Allemagne. En réalité, il a été accusé parce qu’il était juif. Il était en butte à l’hostilité des officiers de l’état-major qui étaient monarchistes, catholiques et antisémites.  L’antisémitisme est très répandu dans toutes les couches de la population depuis le scandale de Panama (1892) qui avait ruiné des milliers d’épargnants en compromettant des hommes politiques et des banquiers juifs.

 

  • 1894, Dreyfus est condamné à la déportation  pour espionnage. Il sera dégradé et exilé en Guyane. La presse et l'opinion publique condamnent unanimement Dreyfus.

 

- À partir de 1897, l'affaire prend un nouveau tour. La culpabilité de Dreyfus est remise en cause. L'affaire prend l'allure d'un feuilleton à rebondissements dans lequel chaque jour est l'occasion d'un nouvel épisode.

 

  1. La politisation de l’affaire Dreyfus avec l’intervention de la presse à partir de 1897.

 

La presse prend parti dans l'affaire et l'opinion se divise autour de la question :

  • La majorité des journaux soutiennent la culpabilité de Dreyfus, tels que La Croix, Le Petit Journal. Ce sont les anti-dreyfusards.
  • D'autres journaux affirment l'innocence de Dreyfus, ce sont les dreyfusards. Le 13 janvier 1898, Zola publie dans le journal L'Aurore un article intitulé "J'accuse" qui est édité à plus de 200 000 exemplaires et qui défend l'innocence de Dreyfus. Ces personnes qui prennent position pour Dreyfus seront qualifiées avec mépris d'"intellectuels".
  • L'opinion publique est aussi traversée par cette division entre les dreyfusards et les anti-dreyfusards.

Cette crise, et la manière dont s'en sont emparées la presse et l'opinion publique, ont des conséquences :

  • Dans cette crise majeure, la presse montre sa puissance pour influencer l'opinion publique. C'est elle qui crée l'"Affaire Dreyfus". Elle est omniprésente et transforme un procès pour espionnage en combat d’opinions orchestré par les journaux.

 

  • La caricature devient une arme redoutable : son caractère simplificateur et direct en fait un instrument de propagande. Voir les analyses faites en cours et s'en inspirer en composition.

 

  • La société française, par le biais de la presse, s'est interrogée sur les valeurs de la République. Pour les antidreyfusards (monarchistes, républicains conservateurs ou cléricaux intransigeants),  pas question de toucher à l’honneur de l’armée qui garantit l’indépendance nationale, pas question de lui infliger un affront et de la démoraliser.  Pour les dreyfusards les droits de la personne humaine doivent être placés au-dessus de toute considération : justice et vérité quel qu’en soit le prix. 
  • L'affaire a révélé l'antisémitisme d'une partie de l'opinion et de la presse. Cette affaire enracine les stéréotypes sur les Juifs dans l'opinion publique. Maurice Barrès écrit à propos de Dreyfus : "Que Dreyfus est coupable de trahir, je le conclus de sa race".

 

 

2e partie. Médias et opinion publique d'une guerre mondiale à l'autre (1914-1945)

 

1. La Première Guerre mondiale change le rôle de la presse

À la veille de la Première Guerre mondiale, la presse écrite est très diffusée au sein des foyers français. En 1914, ce sont plus de 9 millions de journaux qui sont imprimés quotidiennement.

Le déclenchement de la guerre provoque la suspension de la liberté de la presse. Pour soutenir l'effort de guerre, les divisions politiques doivent être étouffées et l'Union sacrée doit être maintenue.

La censure frappe la presse qui doit obtenir des autorisations avant de publier. Les journaux reprennent le discours officiel, ils exaltent le patriotisme et méprisent l'ennemi. L'expression de "bourrage de crâne" est utilisée pour définir cette propagande officielle.

Le Canard enchaîné est un journal satirique qui paraît pour la première fois en 1915 et cherche à maintenir par des procédés comiques une certaine liberté d'expression. Le Canard enchaîné a pour sous-titre Journal satirique paraissant le mercredi et pour slogan « La liberté de la presse ne s’use que quand on ne s’en sert pas », ce qui résume assez bien la ligne éditoriale de l’hebdomadaire : dénoncer tous les scandales publics survenant en France mais aussi dans les autres pays. Dénoncer la propagande et la censure, le bourrage de crâne.

 

2. De 1918 à 1939, la presse et la montée de l’extrême droite en France et du totalitarisme en Europe.

 

A. La fin de la Première Guerre mondiale annonce le retour de la liberté de la presse. Cette période est marquée par une diversification des médias:

La radio apparaît dans l'entre-deux-guerres :

  • La radio se diffuse au sein des foyers français dans l'entre-deux-guerres. Plus de la moitié des Français est équipée d'un poste de radio dans la fin des années 1930.
  • Le pouvoir exerce cependant un contrôle sur les radios qui ne prennent pas part aux débats politiques.

B. La crise du 6 février 1934 et le Front populaire

La France est traversée dans les années 1930 par une crise économique et politique :

  • La crise économique qui démarre aux États-Unis touche la France plus tardivement que ses voisins européens mais aussi plus longuement. Cette crise a pour conséquence une montée du chômage et de la pauvreté.
  • L'antiparlementarisme se développe dans les années 1930. Les communistes critiquent la République parlementaire assimilée à une "République bourgeoise" et les ligues d'extrême droite, dont l'audience augmente, critiquent un système qu'elles jugent trop faible et corrompu. L'extrême droite, depuis la fin du XIXe siècle, souhaite la mise en place d'un régime avec un exécutif fort. La presse d'opinion est le porte-parole de ces différentes positions.
  • À la fin de l'année 1933, l'affaire Stavisky implique des ministres et des députés de gauche dans une affaire de corruption et amplifie l'antiparlementarisme.
  • L'extrême droite triomphe en Italie (fascisme de Mussolini) et en Allemagne (nazisme: Hitler arrive au pouvoir en 1933)

Le 6 février 1934, les ligues d'extrême droite appellent à manifester :

  • La presse d'extrême-droite comme L'Action française, journal royaliste de Charles Maurras, appelle à la manifestation: "Contre les voleurs, contre le régime abject, TOUS, CE SOIR, DEVANT LA CHAMBRE" c'est-à-dire devant l'Assemblée nationale
  • Les manifestants tentent de se rendre devant l'Assemblée nationale et la manifestation se transforme en une émeute qui fait quinze morts et plusieurs centaines de blessés.
  • L'événement est repris dès le lendemain dans la presse. La presse d'extrême droite dénonce la répression des "assassins" alors que la presse de gauche parle de la menace d'un "coup d'État" des fascistes en France.
  • Le gouvernement démissionne: la crise politique est donc totale.

Cette crise montre le poids que la presse et l'opinion publique jouent désormais dans la politique française :

  • Pour la première fois, l'opinion et la presse font chuter un gouvernement.
  • La presse de gauche, en développant l'idée de la menace fasciste, réussit à solidariser la gauche qui manifeste unie le 14 juillet 1935 et permet la victoire du Front populaire en 1936.

 

3. La « guerre des ondes » au moment de la défaite de 1940.

  • la radio commence à concurrencer la presse à partir des années 1930.
  •  Elle joue un rôle particulier au cours de l’été 1940: le maréchal Pétain  et le général de Gaulle s’affrontent par ondes radio interposées.
  •  Le premier cherche à convaincre les Français de cesser le combat. Message radiophonique du 17 juin 1940.
  •  Le second utilise ce nouveau média de masse pour persuader les Français de poursuivre la lutte
  •  Chacun a compris l’importance de mobiliser la radio pour mobiliser une opinion publique déstabilisée par la défaite.
  •  Pétain dans l’appel du 17 juin : modulation de la voix solennelle / Posture du chef ou du patriarche en qui le peuple peut remettre toute sa confiance. Esprit de sacrifice : « don de sa personne pour atténuer » les malheurs du pays.

 

3e partie. Les médias, l'opinion publique et les crises politiques de 1945 à la société de la communication.

Un autre article a été publié pour la 3e partie du cours

Repost 0
Published by france
commenter cet article
29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 19:54
Croquis sur les espaces maritimes TERMINALES ES
Croquis sur les espaces maritimes TERMINALES ES
Croquis sur les espaces maritimes TERMINALES ES
Croquis sur les espaces maritimes TERMINALES ES
Croquis sur les espaces maritimes TERMINALES ES
Croquis sur les espaces maritimes TERMINALES ES
Croquis sur les espaces maritimes TERMINALES ES

Le croquis est à monter à partir des diapositives ci-dessus et du cours sur les espaces maritimes

Repost 0
Published by france
commenter cet article
29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 19:30
Les espaces maritimes TERMINALE ES
Les espaces maritimes TERMINALE ES
Les espaces maritimes TERMINALE ES
Les espaces maritimes TERMINALE ES
Les espaces maritimes TERMINALE ES
Les espaces maritimes TERMINALE ES
Les espaces maritimes TERMINALE ES
Les espaces maritimes TERMINALE ES

Les espaces maritimes dans la mondialisation: approche géostratégique

Un croquis est demandé au bac en lien avec ce cours

 

INTRODUCTION.

- Définir précisément la mondialisation

- Les espaces maritimes intéressent de plus en plus les spécialistes, civils ou militaires, de géostratégie. En effet, pour des raisons économiques, politiques et militaires, les États cherchent à les dominer.

 

Problématique

 

Pourquoi les espaces maritimes  sont-ils devenus des enjeux  capitaux  dans la mondialisation?

 

Partie 1. Les espaces maritimes de plus en plus valorisés.

 

Les espaces  maritimes sont de plus en plus valorisés à cause de:

  •  la concentration de la population sur les littoraux (70% en 2020)

 

  •  la mer comme base de l’alimentation humaine (1/4 de l’humanité dépend de la mer pour sa nourriture)

 

  •  des réserves hydrocarbures (90%) et réserves minerais et métaux rares (84%)

 

  • la mer comme lieu de circulation des marchandises du monde: 80% par voie maritime :

la révolution des transports: conteneurs et porte-conteneurs géants, installations portuaires en eaux profondes, nouvelles technologies de la communication pour commander et suivre les marchandises. Donnez des exemples vus dans les cours précédents: Shanghai ou Rotterdam

Façades maritimes: une façade maritime est une concentration de ports et de métropoles sur certains littoraux.

ZES: zone économique spéciale peu taxée et très bien équipée, située sur certains littoraux pour attirer les industries et les firmes commerciales. Donnez l'exemple vu dans le cours sur Shanghai

Les littoraux les plus puissants forment des interfaces à rayonnement mondial comme la Nothern Range (de Hambourg à Le Havre), la façade maritime américaine du Pacifique  ou la façade de l’Asie Pacifique (Japon, Chine littorale, Corée du Sud jusqu’à Taiwan et Singapour). Définir ce qu'est une façade maritime. Utiliser l'exemple de Rotterdam vu dans le premier cours de géographie

Décrire la grande artère commerciale maritime qui fait le tour du monde.

Prendre l'exemple de Shanghai comme ville mondiale qui est aussi un des ports les plus importants de la planète

 

  • la mer comme enjeu dans le réchauffement climatique et pour la biodiversité : la mer absorbe chaleur et émissions carbones. Le réchauffement des océans provoque une remontée des mers et oblige les populations à migrer.

 

Conclusion : Donc, qui contrôle les espaces maritimes contrôle la mondialisation. Tout cela se fait dans un contexte d’une montée en puissance des pays émergents et d’une volonté de maintenir leurs avantages pour les anciens pays développés

 

CONSEQUENCE: les espaces maritimes se transforment en fonction de la mondialisation. Exemple: le centre de gravité se déplace de l’Océan Atlantique vers l’Océan Pacifique  avec la montée en puissance des ports asiatiques. Autre exemple: les ports d’Afrique de l’Ouest échangent plus de conteneurs avec l’Asie qu’avec l’Europe.

 

 

 

Partie 2. Les espaces maritimes de plus en plus disputés.

 

 

Définition de ZEE ou zone économique exclusive. Zone de 200 miles (370km) à partir du littoral qui accorde à l’Etat riverain la souveraineté sur les ressources halieutiques et du sous sol marin qui s’y trouvent. La ZEE d'un Etat est donc un espace potentiellement riche en ressources (ressources halieutiques; hydrocarbures, minerais).  

Au-delà des ZEE, s'étend la zone des eaux internationale qui échappe à toute appropriation et doit être uniquement utilisée « à des fins exclusivement pacifiques » et exploitée « dans l’intérêt de l’humanité tout entière ».

Prendre l'exemple de la France qui, avec ses littoraux et ses territoires d'outre-mer, est le propriétaire du deuxième domaine maritime mondial avec 11 millions de km2.

 

 

Etude de cas: en quoi l’océan glacial Arctique représente-t-il un enjeu géostratégique mondial?

 

 

L’Arctique est bordé par plusieurs Etats: Canada, E-U (Alaska), Islande, Groenland en voie d’autonomie, Danemark, Norvège, Russie.

 

Depuis quelques années, on assiste à une remise en cause de son caractère international et des formes de revendications territoriales. C’est exacerbé par la perspective d’une fonte des glaces à l’horizon 2020.

 

1. Une partie de l’Océan Glacial Arctique est dépourvue de frontières reconnues. D’où des revendications: celles du Canada ou de la Russie qui revendiquent la souveraineté sur des détroits.

 

2. Le raccourci polaire

La fonte des glaces a ouvert deux nouvelles routes maritimes passant par le détroit de Béring : le passage du Nord-Ouest, côté canadien et celui du Nord-Est, côté sibérien. Elles réduisent de plusieurs milliers de kilomètres les trajets entre l’Asie et l’Europe ou les Etats-Unis, par rapport aux détours par Suez ou Panama. Le passage sibérien est déjà ouvert 4 à 5 mois par an et le trafic s’y développe. Voir carte en images  ci-dessus

 

3. Revendications des peuples Inuits attachés à la préservation de leur territoire de chasse et de pêche et pour le maintien d’un contrôle international des espaces polaires

 

4. Les enjeux énergétiques sont au cœur des tensions géopolitiques:

  • Disparition probable des glaces = donc plus de possibilité de recherche et d’exploitation
  • Evaluations des ressources en cours et encore incertaines mais l’Océan Glacial Arctique renfermerait 25% des réserves mondiales  de pétrole et 30% des réserves de gaz. Ce qui remet en cause le pic pétrolier  et attise les convoitises
  • La Russie est en pointe pour étendre sa ZEE: Le 2 août 2007, le bras articulé d'un bathyscaphe plante un drapeau russe en titane inoxydable au fond de l'Océan Arctique, à 4261 mètres de profondeur, à la verticale du Pole Nord.

 

 

  1.  Les enjeux environnementaux passent au second plan par rapport aux enjeux géostratégiques liés à la concurrence pour l’accès aux ressources.

 

Bilan: cet exemple traduit bien l’importance des questions maritimes au XXIe siècle:

  • les nouvelles frontières qui sont remises en question sont désormais maritimes.
  • Les Etats visent à réduire le domaine maritime public ou international au profit d’une « privatisation » des mers au profit des Etats.

 

 

Autre exemple d’un espace maritime sensible : les zones de piraterie.

 

Les zones de piraterie sont liées à des flux maritimes importants et concentrés dans les détroits. Elles sont rendues possibles par des équipages moins nombreux par bateau mais aussi et surtout par le voisinage de pays pauvres à fort exode rural ou à situation politique chaotique. Ce sont parfois des pays soumis à des seigneurs de la guerre et à la corruption comme la Somalie.

Les bateaux sont détournés, vidés de leur cargaison et les marins deviennent des otages à vendre.

Voir sur une des cartes ci-dessus et sur le croquis de synthèse pour le bac où sont situées les zones de piraterie.

 

CONCLUSION GENERALE.

  • Les espaces maritimes reflètent les tensions et les disparités des différentes parties du monde.
  •  ils sont devenus des espaces centraux dans la mondialisation (transport et ressources)
  •  ils sont un enjeu des défis environnementaux du XXIe siècle. voir le dernier rapport de WWF sur la Méditerranée proche du "burn out"
  • L’espace maritime est globalement maîtrisé malgré la piraterie et les narcotrafics mais au prix d’un réarmement des pays  pour une marine de guerre de plus en plus importante. Au lieu de rester seulement un espace de coopération, la mer tend à devenir un espace de sécurité et de défense.

 

Repost 0
Published by france
commenter cet article
18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 18:53

Contrôles prévus.

 

 

- Vacances scolaires: prise en charge par les élèves des deux derniers cours sur la question 2 de la mondialisation (l'inégale intégration des territoires et les espaces maritimes). Notez les points difficiles à expliquer. Il n'y aura pas de cours sur eux en-dehors d'une synthèse et des réponses faites aux élèves

 

- Vendredi 6 janvier: réponse aux questions des élèves sur les 2 cours de géographie pris en charge. Deuxième heure: contrôle sur le mouvement ouvrier allemand. Explication de document. Durée 1h

 

- Vendredi 20 janvier: contrôle sur croquis. Apprendre par coeur les trois croquis prévus sur la mondialisation: Pôles et flux de la mondialisation / Des territoires inégalement intégrés / les espaces maritimes: approches géostratégiques. Voir les conseils donnés.

 

Un des 3 sortira en contrôle.

 

- Vendredi 3 février: préparation au bac blanc sur le programme d'histoire uniquement. Révisez:

- le cours sur historiens et mémoires de la SGM

- le cours sur le mouvement ouvrier en Allemagne

- le cours sur les médias et l'opinion publique dans les grandes crises politiques en France.

 

Bac blanc pour toutes les terminales dans la semaine du 27 février au 3 mars

 

 

 

Repost 0
Published by france
commenter cet article
18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 18:10

TS

 

1. Jeudi 5 janvier: questions posées sur le cours préparé pendant les vacances: les territoires inégalement intégrés dans la mondialisation (espaces maritimes compris).

 

2. Vendredi 6 janvier.  Contrôle: explication de document lié au cours sur la puissance des EU de 1945 à nos jours. Consignes: les mêmes que pour les explications de documents réalisés à propos de la mémoire de la SGM en France

 

3. Vendredi 20 janvier. Contrôle sur un des deux croquis de la mondialisation. Fond de carte à imprimer ou à demander à l'enseignant. Consignes d'évaluation notées en ligne dans l'article sur le premier croquis.

 

4. Mercredi 1er février: préparation au bac blanc d'histoire et de géographie. Durée 3 heures. Révision de la totalité des cours qui ont été réalisés à ce moment-là c'est-à-dire:

 

En géographie:

- Un produit mondialisé (étude de cas).


- Acteurs, flux et débats (en ligne).


- Des territoires inégalement intégrés à la mondialisation et les espaces maritimes.

En histoire:

Historiens et mémoires de la SGM en France

- La puissance des EU depuis 1945

- La Chine et le monde depuis 1949

 

Bac blanc pour toutes les terminales dans la semaine du 27 février au 3 mars

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by france
commenter cet article
18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 17:55
Exemple de fiche de synthèse d'un cours TERMINALE S

Une fiche de synthèse ce n'est pas le cours en concentré: c'est une réduction intelligente du cours.

- Gardez le plan et faites-le ressortir pour vous aider au moment de structurer votre composition.

- Faites ressortir les notions clés et les principaux arguments

- Faites ressortir la démarche logique qui lie les idées entre elles

 

Puis, face à la fiche de synthèse, vérifiez si vous êtes capable de la développer en composition. C'est une façon d'évaluer votre mémoire du cours. Si vous hésitez devant telle idée alors revenez à ce qui est dit en ligne.

 

Ceci est un exemple de la synthétisation de l'introduction et de la P1 du cours en ligne sur la puissance des EU depuis 1945.

 

FICHE SYNTHESE

 

Cours 1. Les Etats-Unis et le monde depuis 1945.

 

Introduction.

- Notion de puissance:

- Isolationnisme / 1945_1947: tournant = interventionnisme

- 3 contextes: fin de la SGM / Guerre froide (dates) / monde actuel (dates)

 

- Problématique= comment les Etats-Unis vont-ils établir et maintenir une puissance sur le monde  et cela, dans trois contextes très différents

- Plan chronologique.

 

P.1. Gérer l’après-guerre (1945-1947)

 

a. La puissance militaire: seuls les Etats-Unis sortent de la Seconde Guerre mondiale renforcés :

        • territoire épargné. D'où puissance économique (ils sont au premier rang mondial depuis 1900)
        • peu de pertes: 400 000 ¹ 20 millions URSS
        •  monopole de l’arme nucléaire
        • forces armées déployée en Europe et en Asie.
        • marine américaine domine totalement les océans

b. Réorganiser le monde

- zones d’influence en Europe (secteurs occidentaux de l'Allemagne + Berlin Ouest) et en Asie (Corée du sud et Japon)

-1945 conférence de San Francisco = Charte des Nations unies.

  • Conseil de sécurité de l'ONU, 5 pays reconnus comme les vainqueurs de la SGM reçoivent un siège permanent et le droit de veto.
  • Le siège de l'ONU est à NY.
  • 3 BUTS: éviter les guerres / droits de l'homme /solidarité face aux problèmes de développement par une coopération économique des nations membres de l'ONU.
  • La principale contribution au financement de l’organisation est assurée par les États-Unis.

- refonte de l’économie mondiale= accords de Bretton Woods 1944 :


  • le dollar américain =monnaie de réserve de toutes les banques centrales (dollar as good as gold),
  • fondation du Fonds monétaire international = stabilité financière / Washington ;

  • fondation de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement BIRD = reconstruction et développement. / Washington ;

  • 1947 GATT qui doit faciliter le commerce international en développant le libre échange et donc la mondialisation.

Conclusion sur la puissance des EU: ne faites pas que reprendre mécaniquement le cours en ligne. Prenez de la distance et essayez des interprétations, des mises en relations: par exemple, utilisez les notions vues en classe pour interpréter les idées de la P1. C'est, pour vous, une façon de vous approprier le cours et de luis donner sens. Comment les EU ont-ils géré leur nouvelle et écrasante puissance entre 1945 et 1947?

Repost 0
Published by france
commenter cet article
10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 16:05
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Repost 0
Published by france
commenter cet article
10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 15:41
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S


TERMINALE S

    

Les territoires et les espaces maritimes dans la mondialisation.

Un croquis est demandé au bac en lien avec ce cours. Il est présenté dans le fichier image ci-dessus: légende, croquis et quatre agrandissements. Il est à maîtriser progressivement selon les consignes données pour le premier croquis mis en ligne.

 

Conseils pour mémoriser le croquis:

- ne pas l'apprendre comme un tout dès le départ mais le déconstruire partiellement. Par exemple, sur un fond de carte, ne placer que les éléments de la partie 1 de la légende. Sur un autre, seulement les éléments de la P2. Puis s'entrainer à les refaire jusqu'à être capable de réaliser le croquis complètement et du premier coup.

- Ou autre façon de diviser la difficulté: travailler continent par continent sur des fonds de carte chaque fois différents.

- Il faut donc plusieurs fonds de carte que vous pouvez télécharger à  http://eduscol.education.fr/fileadmin/user_upload/histoire_geo/PDF/Fonds_de_cartes_telechargeables_Bac_LES.pdf   . Choisissez le modèle: fond monde Briesemeister (pdf–2,9 Mo)  Imprimez-le en plusieurs exemplaires ou demandez à l'enseignant de vous les fournir

- Pour éviter les erreurs d'emplacement dans le cas d'une ville ou d'un pays, prenez des points de repères: Chicago est à la pointe sud de la région des Grands Lacs américains. Dans le croquis ci-dessus, la Bolivie est le pays le moins développé de l'Amérique du Sud. Repérez-le et, à partir de lui vous placerez les pays émergents les plus performants à l'est et au sud et les autres, moins performants, au nord jusqu'à atteindre le Mexique qui lui redevient un pays de même niveau pour le croquis que le Chili ou l'Argentine.

Ce sont des façons de trouver des repères pour localiser et une voie pour mémoriser.

- Nommer le plus possible (pays, océans), plus que le croquis proposé en exemple, mais sans nuire à la lisibilité de votre croquis. Utilisez les cartes des Etats du monde pour retrouver le nom des pays.

 

 

 

INTRODUCTION.

- Définissez précisément ce qu'on appelle la mondialisation.

- La mondialisation, en progressant, a un impact majeur sur les territoires. Elle bouleverse la hiérarchie économique mondiale en plaçant les territoires en concurrence à toutes les échelles: villes, pays, régions continentales.

- Si certains territoires sont marginalisés c'est-à-dire ne participent pas efficacement et pas assez intensément aux échanges mondiaux, d’autres profitent du nouveau contexte économique pour amorcer leur développement.

- Les espaces maritimes ont de plus en plus d'importance dans la mondialisation et cela génère des tensions. 

 

Problématiques: Quelles sont les caractéristiques des pôles et espaces majeurs et celles des territoires restés en marge? Quelle est la place, aujourd'hui, des espaces maritimes dans la mondialisation?

Annonce du plan en 3 parties

 

Partie 1. Pôles et espaces majeurs dans la mondialisation

1. Les pôles de la mondialisation

A. La "Triade élargie".

Apparu dans les années 1980, le terme de "Triade" servait à désigner les trois principaux pôles de la mondialisation : l'Amérique du Nord (États-Unis et Canada), l'Europe de l'Ouest et le Japon. Avec la montée en puissance des pays émergents, on assiste désormais à la mise en place d'une multipolarité et le concept de Triade est désormais moins pertinent. On lui préférera le terme de "Triade élargie", intégrant ainsi la Chine dans le pôle Asie de l'Est (avec le Japon, la Corée du Sud et Taiwan).

Ces trois grands pôles de l'économie restent les principaux acteurs et centres d'impulsion de la mondialisation. La "Triade élargie" est à l'origine de 75% du PIB mondial. Ces trois pôles concentrent les sièges sociaux des FTN (80% des FTN ont leur siège dans un pays du Nord) et les fonctions de commandement politique.

B. Les pays émergents.

Cependant, les pays émergents s'affirment. Les pays dits "émergents" sont des pays qui connaissent des situations économiques, politiques et sociales très variées. Cependant, il existe un critère commun qui est la performance économique.

Parmi ces pays émergents il y a ceux qui constituent le BRICS et dont la performance économique est supérieure aux autres. Selon le FMI, le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud (BRICS) sont à l'origine de 60% de la croissance économique mondiale.

2. L'archipel métropolitain

Pour définir ce qu'est une métropole mondiale, le nombre d'habitants est insuffisant. Toutes les mégapoles (agglomérations de plus de 10 millions d'habitants) ne sont pas des métropoles mondiales. Pour qu'une ville soit considérée comme une métropole mondiale, il faut qu'elle exerce un rayonnement d'envergure internationale, qu'elle possède une capacité à influencer le monde.

Les métropoles sont des centres de commandement mondiaux, elles concentrent les pouvoirs dans tous les domaines :

  • Production et services : elles accueillent le siège social des grandes entreprises multinationales (Tokyo et l'agglomération parisienne tiennent respectivement la première et la deuxième place dans le nombre de sièges sociaux d'entreprises).
  • Domaine financier : les banques et les grandes places boursières sont des acteurs clés des grandes métropoles (New York possède la première bourse au monde).
  • Enseignement et recherche : les métropoles disposent d'universités prestigieuses et de centres de recherche technologique avancés.
  • Domaine politique : les organismes internationaux sont basés dans les grandes métropoles mondiales (À New York, on retrouve le siège de l'ONU et de l'UNICEF, à Paris le siège de l'UNESCO).
  • Innovation culturelle et mondialisation : les grandes métropoles sont les lieux d'impulsion des modes, aussi bien vestimentaires que musicales ou artistiques. New York a influencé de nombreuses modes comme le hip-hop, Paris est réputé mondialement dans le domaine des produits de luxe et Tokyo a développé la culture manga et les jeux vidéo.

De très nombreux échanges sont effectués entre les différentes métropoles mondiales. Des flux d'informations, de capitaux et de marchandises parcourent le monde entre ces véritables carrefours internationaux. Les métropoles sont particulièrement bien desservies et reliées entre elles, grâce à de nombreuses infrastructures :

  • Des infrastructures de transport multimodales : aéroports, ports, autoroutes, voies ferrées interconnectés entre eux
  • Des moyens de communication modernes : les métropoles mondiales sont à l'origine de 80% des connexions Internet mondiales.

Le réseau de métropoles qui se dessine à l'échelle du monde est appelé l'archipel métropolitain : il s'agit du tissu de villes qui concentrent les centres de commandement et les activités et qui forment un réseau d'échanges et de partage.

New York, Tokyo, Londres et Paris sont les premières métropoles mondiales. Elles sont aussi nommées des villes-monde ou des villes globales.

3. L'importance des interfaces

Une interface est une zone de contact, un lieu privilégié d'échanges entre un espace et le reste du monde. Les principales interfaces sont les interfaces maritimes, aéroportuaires et frontalières.

Dans le cadre de l'intensification des échanges internationaux et des transports maritimes, les zones industrialo-portuaires (ZIP) sont devenues des lieux majeurs de la mondialisation :

  • Lorsqu'un littoral regroupe plusieurs grands ports, on dit qu'il forme une façade maritime, il constitue une zone d'échanges privilégiée.
  • Les littoraux, espaces dynamiques de production et d'échange attirent de plus en plus les populations et les activités économiques. Ce phénomène s'appelle la littoralisation.

Il existe aussi des interfaces terrestres et frontalières (par exemple la frontière entre les États-Unis et le Mexique ou entre les États-Unis et le Canada).

Partie 2. Les territoires qui restent relativement en marge de la mondialisation.

 

Aujourd'hui, très rares sont les territoires qui échappent à la mondialisation. Les territoires en marge de la mondialisation ne sont pas des zones totalement exclues des échanges mondiaux mais des territoires qui sont à l'écart des grands flux de la mondialisation, qui ne représentent qu'une faible part des échanges mondiaux.

1. Les pays les moins avancés (PMA) sont les territoires les plus en marge de la mondialisation :

  • Les PMA ne contribuent qu'autour de 1% au PIB mondial
  • Ils ne reçoivent que 2% des IDE, même si cette part augmente.
  • Les PMA ont des économies peu diversifiées. En effet, leurs économies reposent surtout sur l'exploitation agricole, l'exploitation énergétique ou des minerais. Une grande partie de leurs ressources est exploitée par des compagnies étrangères.
  • Ils sont très dépendants du marché mondial. Lorsque le cours d'une marchandise s'effondre, c'est l'ensemble de l'économie du pays qui est touchée.
  • Les économies des PMA étant incomplètes, ils doivent recourir au marché mondial pour l'approvisionnement en produits alimentaires et en biens manufacturés. Cette dépendance accentue leur endettement.
  • L'instabilité politique et la corruption sont des facteurs qui peuvent dissuader des FTN d'investir dans ces pays

2.  Dans les pays développés il y aussi des espaces en marges de la mondialisation :

  • Dans les villes, certains quartiers ne profitent pas des bénéfices de la mondialisation, comme les bidonvilles dans les métropoles des pays émergents. Certaines banlieues des villes européennes regroupent des populations défavorisées, ainsi que les "ghettos" aux États-Unis: ils participent mal à la mondialisation ou par le biais de l'économie criminelle.

 

 

Bilan pour les parties 1 et 2 La mondialisation permet une production plus grande de richesses et un recul de la grande pauvreté mais en même temps elle accentue les inégalités de richesses entre les territoires à toutes les échelles. Dans les pays émergents, qui se caractérisent par une forte croissance économique, la croissance ne profite qu'à une partie de la population et une grande partie de la population continue de souffrir du mal-développement. Dans les pays très développés, les inégalités s'accentuent et fragilisent les sociétés.

 

Partie 3. Les espaces maritimes: des espaces très convoités dans la mondialisation.

 

1. Des enjeux économiques

A. Des ressources maritimes

Les mers et les océans occupent 360 millions de km2, soit 70% de la surface de la Terre.

Ils recèlent de nombreuses ressources :

  • Les hydrocarbures sont très présents et exploitables grâce aux gisements offshore. En effet, ils représentent 22% des réserves mondiales de pétrole et 31% des réserves de gaz naturel. Les gisements offshore sont à l'origine de 30% de la production de pétrole et de 27% de la production de gaz en 2010.
  • Les ressources halieutiques sont nombreuses. 93 millions de tonnes de poissons, crustacés et mollusques ont été pêchées en 2014.
  • Il existe d'autres ressources potentielles, comme les minerais polymétalliques ou le vent marin qui peut permettre la production d'électricité grâce à des éoliennes.

B. Un espace de circulation

Les mers et les océans sont devenus des espaces majeurs de circulation des marchandises. Sont transportées, sur les routes maritimes, 90% des marchandises (produits manufacturés, minerais, produits agricoles, hydrocarbures, etc.). Un des facteurs de cette évolution est l'utilisation de navires de plus en plus grands.

La polarisation du commerce international par quelques régions (Amérique du Nord, Europe et Asie de l'Est) a pour conséquence une utilisation intense et sélective de certaines routes maritimes, en particulier celle qui d'Asie de l'est passe par Singapour, la mer Rouge, le canal de Suez, la Méditerranée et l'océan Atlantique. Ou celle qui partant des ports asiatiques traverse l'océan Pacifique, le canal de Panama et rejoint l'océan Atlantique. Le long de ces itinéraires privilégiés, des détroits et des canaux constituent des points de passage obligés.

Ces points de passage, naturels ou artificiels, sont des points sensibles :

  • L'utilisation croissante de ces points de passage provoque des risques de collision entre les navires et donc des risques de pollution.
  • Ces lieux sont des endroits géostratégiques majeurs, enjeux de rivalités entre les pays et sont aussi des zones dans lesquelles peut s'exercer la piraterie.

C. La littoralisation

Les littoraux concentrent de plus en plus les populations et les activités économiques. Ce phénomène s'appelle la littoralisation. Il est le résultat et la conséquence du rôle accru des espaces maritimes.

Cette attractivité des littoraux s'explique par plusieurs facteurs :

  • Les littoraux offrent une ouverture sur le monde par la mer. La mondialisation et l'explosion du commerce international ont favorisé le développement des littoraux en augmentant le rôle du transport maritime.
  • Le climat des littoraux est souvent plus agréable à vivre qu'à l'intérieur des terres. L'héliotropisme est ainsi un facteur de littoralisation dans certains pays.
  • Les activités touristiques et les loisirs des littoraux attirent d'importantes concentrations de population.

 

2. Les espaces maritimes, des espaces de tensions

 

A. Le droit marin et ses limites

Il existe un droit de la mer qui comporte de nombreuses limites :

  • La conférence des Nations unies sur le droit de la mer a permis la signature de la convention de Montego Bay (1982) qui définit les eaux territoriales des États.
  • Les États côtiers possèdent une mer territoriale sur laquelle s'étendent les droits souverains des États, puis une zone contiguë et enfin une zone économique exclusive (ZEE) de 200 miles marins à partir de la côte. Dans la ZEE, les États peuvent exploiter les ressources mais ne peuvent empêcher la circulation sur cette zone.
  • Cependant, la proximité de certains États rend impossible une application universelle de cette convention. De nombreux États revendiquent une extension de leur ZEE, notamment lorsque celles-ci possèdent des ressources énergétiques ou halieutiques.
  • En dehors des ZEE se trouvent les eaux internationales.

B. De nombreuses tensions

Les espaces maritimes sont l'objet de nombreux trafics illégaux : trafics de clandestins, de drogue, d'armes, etc.

Les revendications sur les ZEE conduisent à des tensions entre États. En mer de Chine de nombreux États s'opposent sur la délimitation des ZEE qui sont riches en hydrocarbures. L'Arctique est aussi un espace stratégique car le réchauffement climatique permet la fonte des glaces, ouvre de nouvelles routes maritimes et rend possible l'exploitation de nombreuses réserves d'hydrocarbures.

Les enjeux économiques de ces espaces poussent à une militarisation croissante des mers et des océans. Le contrôle et la sécurisation des routes sont assurés par les États les plus riches et au premier plan les États-Unis.

Enfin, la surexploitation des espaces maritimes pose un problème de durabilité. 80% des stocks de poissons sont pleinement exploités ou surexploités et les dégâts environnementaux sont nombreux (marées noires, pollution chimique).

Repost 0
Published by france
commenter cet article