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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 15:59

TERMINALE S

 

1. HISTOIRE

 

- L'historien et les mémoires de la SGM:

http://hist.geo.over-blog.com/2016/08/l-historien-et-les-memoires-de-la-seconde-guerre-mondiale-en-france-ts.html

- Correction d'un contrôle sur document: l'historien et les mémoires de la SGM:

http://hist.geo.over-blog.com/2016/10/correction-du-controle-d-histoire-de-terminale-s.html

 

- Les Etats-Unis et le monde depuis 1945:

http://hist.geo.over-blog.com/2016/11/les-etats-unis-et-le-monde-depuis-1945-terminale-s.html

- La Chine et le monde depuis 1949:

http://hist.geo.over-blog.com/2017/01/la-chine-et-le-monde-depuis-1949-terminale-s.html

- Le Proche et le Moyen-Orient depuis 1945:

http://hist.geo.over-blog.com/2017/03/proche-et-moyen-orient-un-foyer-de-conflits-terminale-s.html

 

 

- La gouvernance à échelle mondiale:

http://hist.geo.over-blog.com/2017/04/la-gouvernance-economique-mondiale-terminale-s.html

- La gouvernance européenne:

http://hist.geo.over-blog.com/2017/04/la-gouvernance-europeenne-terminale-s.html

- La gouvernance à échelle de la France:

http://hist.geo.over-blog.com/2017/05/la-gouvernance-a-l-echelle-de-la-france-terminale-s.html

 

 

 

2. GEOGRAPHIE

 

- Mondialisation: acteurs, flux et débats:

http://hist.geo.over-blog.com/2016/10/mondialisation-acteurs-flux-debats-terminale-s.html

- Liste des sujets possibles au bac sur la mondialisation et plan possible pour un des trois sujets:

http://hist.geo.over-blog.com/2016/10/liste-des-sujets-au-bac-sur-la-mondialisatio-terminale-s.html

- Croquis 1: pôles et flux de la mondialisation:

http://hist.geo.over-blog.com/2016/10/terminale-s-croquis-1.html

- Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation + croquis 2 sur les territoires.

http://hist.geo.over-blog.com/2016/12/territoires-et-espaces-maritimes-dans-la-mondialisation-terminale-s.html

 

- Le Sahara:

http://hist.geo.over-blog.com/2017/03/le-sahara-ressources-et-conflits-terminale-s.html

- L'Afrique face au développement et la mondialisation + le croquis 3 sur l'Afrique:

http://hist.geo.over-blog.com/2017/03/l-afrique-face-au-developpement-et-a-la-mondialisation-terminale-s.html

 

- L'Asie du Sud et de l'Est: croissance et population:

http://hist.geo.over-blog.com/2017/04/l-asie-du-sud-et-de-l-est-terminale-s.html

- La Chine et le Japon:

http://hist.geo.over-blog.com/2017/04/la-chine-et-le-japon-terminale-s.html

 

- Le continent américain: entre tensions et intégration:

http://hist.geo.over-blog.com/2017/05/le-continent-americain-terminale-s.html

- Etats-Unis et Brésil + Croquis 4: Etats-Unis et croquis 5: Brésil:

http://hist.geo.over-blog.com/2017/05/etats-unis-et-bresil-terminale-s.html

 

- Le monde au travers de cartes: analyse critique d'une carte:

http://hist.geo.over-blog.com/2017/05/comprendre-la-complexite-du-monde-a-partir-de-cartes-ce-cours-vise-3-buts-1-permettre-de-prendre-conscience-par-le-biais-de-cartes-d

 

 

METHODE:

_ Conseils pour la composition:

http://hist.geo.over-blog.com/2016/11/conseils-pour-la-composition-terminales-s-et-es.html

- Exemple d'une fiche de synthèse pour un cours:

http://hist.geo.over-blog.com/2016/12/exemple-de-fiche-de-synthese-d-un-cours-terminale-s.html

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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 15:33
Des cartes pour comprendre le monde TERMINALE S
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Comprendre la complexité du monde à partir de cartes

 

Ce cours vise 3 buts:

1. Permettre de prendre conscience, par le biais de cartes, de la complexité du monde actuel et la rendre compréhensible par l’utilisation de 4 points de vue différents:

  • Une approche géopolitique: relations entre les Etats, effacement relatif des frontières, etc.
  • Une approche géoéconomique: inégalités de développement, massification des échanges, etc.
  • une approche géoculturelle: limites de l'uniformisation culturelle.
  • une approche géo environnementale: problème de la durabilité des développement des territoires

2. développer une analyse critique de ce qu'est une carte: elle ne reflète pas la réalité mais construit une image partielle et intéressée du monde.

Au Bac, ce thème ne donnera pas lieu à une composition mais à une étude critique de une ou deux cartes.

 

Première idée: une carte est le résultat d'un choix fait par le cartographe: La carte est un outil qui permet de représenter une réalité en la simplifiant. Mais une carte n’est pas neutre. Elle est construite par un acteur qui a fait des choix et qui a une vision précise du phénomène qu’il veut représenter. Ces choix peuvent même être guidés par des habitudes intellectuelles ou par une idéologie.

 

 

Deuxième idée: le cartographe réalise ce choix à partir de certains outils comme:

- Le centrage: c’est le choix cartographique qui privilégie l’espace placé au centre de la carte. Il modifie la vision qu'on a du monde en la centrant sur tel ou tel territoire

- L’échelle c’est le cadrage choisi par une carte: local, régional, national, sous continental, global. L'échelle choisie permet de mettre en valeur les détails de tel phénomène ou, au contraire, oblige à simplifier ce phénomène. Les détails d'un phénomène ne peuvent pas être cartographiés dans une carte à échelle global ou continental mais, en revanche, on peut facilement comparer beaucoup de territoires entre eux.

- La projection: c’est le procédé choisi pour représenter à plat la Terre qui est une sphère. Il en existe plus de 200 mais aucune n’est absolument exacte car on ne peut représenter une sphère en deux dimensions sans intégrer certaines déformations.

 

Conclusion. Les cartes sont une interprétation du réel mais jamais le réel. La réalisation d'une carte est en effet toujours le résultat d'une série de choix qui portent à la fois sur les éléments représentés, la façon de les représenter, les échelles de mesure et de répartition, les critères et seuils de représentation.... Or, tout cela dépend d'une manière de voir, d'une appréciation, d'une intention, mais aussi souvent d'une approximation en fonction des données statistiques et de la nature du phénomène cartographié.

 

Du point de vue méthodologique au bac, voici les questions qu'il faut se poser face à une carte:

Que veulent montrer et démontrer les cartes ?

Quels procédés ces cartes utilisent-elles pour représenter le sujet cartographié?

Quelles sont les limites de chaque carte ?

 

Consultez les images ci-dessus pour voir des exemples d'analyses critiques de cartes et vous entraîner au bac

 

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 20:05

 

Thème 4 : les échelles de gouvernement dans le monde

TES

L' échelle de l’Etat-nation. Gouverner la France depuis 1946

 

INTRODUCTION

L’État est l’ensemble des personnes et des institutions qui exercent le pouvoir suprême de gouverner et de décider sur une population et un territoire donnés.

L'Etat-nation : en France, l’idée de nation c’est l’idée d'une communauté politique, liée à un État et à un territoire donné, fondée sur la conscience de valeurs communes. La France est caractérisée plus que les autres pays par cette idée de l'Etat-nation. L'Etat y a été longtemps central dans la construction de la Nation. La France est un pays où c’est lui qui a construit la Nation. Cette spécificité française explique également pourquoi la remise en question du rôle de l’État y provoque autant de résistance et y prend la dimension d’une crise d’identité.

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l'Etat-nation s’est vu renforcer par la mise en place de l'État-providence et par les politiques économiques qui privilégient l’échelle de l’économie nationale.

Depuis les années 1970-1980, les fondements de l’État-nation ont été remis en cause par la crise de l'État-providence et par l'érosion du pouvoir de l'État dans le contexte de la mondialisation.

Comment a évolué la pratique de l’Etat en France depuis 1946 dans un contexte d’intégration mondiale et européenne ?

Annonce du plan

 

Partie I – Les réformes de la IV° République

 

Comment l’Etat a-t-il été réorganisé pour reconstruire et moderniser la France après la Libération ?

 

A La longue durée de l'Etat en France

1. La nation fondée sur la conscience de caractéristiques communes et sur la volonté de vivre ensemble, prend son sens contemporain au XVIII° siècle et lors de la Révolution française, avec l’affirmation d’une opinion publique, la politisation du peuple. Elle se concrétise dans l’exercice de la souveraineté nationale.

2. C’est la III° République qui fonde à la fin du XIX° siècle les cinq caractéristiques de l’État contemporain:

  • · La dimension sacrée du suffrage universel qui légitime le rôle de l’État comme gardien de l’intérêt général au-delà des luttes de partis.
  • · La laïcité et le respect des consciences

  • · Un État de droit garantissant les libertés fondamentales et l’égalité en droit.

  • · Un Etat centralisé

3. La crise des années 1930 (montée de l'extrême-droite), la défaite de juin 1940, l’écroulement de la République sous les coups des adversaires de la démocratie et la mise en place de l'Etat de Vichy rompt avec l'évolution précédente sur le plan des valeurs: xénophobe, autoritaire et impliqué dans le génocide des juifs.

 

B. Le retour à un régime parlementaire après la Seconde Guerre mondiale

1946, la Constitution de la IVe République est adoptée par référendum.

La IVe République peut être considérée comme un régime d’« assemblée » car l’essentiel des pouvoirs appartient à l’Assemblée nationale.

Le président de la République est élu par les assemblées, il dispose de peu de pouvoirs ; le président du Conseil est issu de la majorité parlementaire et son gouvernement peut être renversé par l’Assemblée.

Cette dernière est élue au scrutin proportionnel = tous les partis politiques sont représentés à l'Assemblée et ils sont nombreux. Conséquence: il est difficile d’obtenir une majorité large. Les gouvernements sont donc choisis par des coalitions de partis et ne tiennent que le temps où ces coalitions tiennent. 24 gouvernements vont se succéder en 12 ans. Il y a donc instabilité ministérielle. Ce système fut critiqué par le Général de Gaulle en 1946, il met donc sa suppression comme condition à son retour au pouvoir en 1958.

 

C. La réorganisation de l’Etat

· Création de l’ENA : l'Ecole nationale d'administration créée après la Libération pour moderniser l'administration française et lui fournir cadres et hauts fonctionnaires.

· Un Etat providence est mis en place à travers d'importantes réformes: la Sécurité sociale est créée en 1946. Il s’agit d’un système de protection sociale basé sur la solidarité. La Sécurité sociale se donne pour objectif de couvrir tous les grands risques sociaux : maladie, etc. La Sécurité sociale est financée par des cotisations salariales et patronales, ses caisses sont gérées par les partenaires sociaux (syndicats salariés ou patronaux)

• Suivant une tradition très ancienne, la France reste un pays centralisé. Il n'existe pas de régions.

 

D. L’Etat moteur de la modernisation

· La IVe République met en pratique le programme du Conseil national de la Résistance (CNR) de 1944 : « retour à la nation des grands moyens de production », c’est-à-dire les nationalisations. Ce qui signifie que l’initiative privée et le capital privés ne peuvent pas seuls entreprendre le relèvement du pays (influence communiste et SFIO ou parti socialiste). C’est à l’Etat d’établir les priorités

· Deux vagues de nationalisations se succèdent (énergie / transports/banques) avec les Usines Renault transformées en Régie nationale, Air France, la SNCF.

· La 2e vague concerne la banque (Crédit Lyonnais, Société Générale...), l’énergie avec la création d’Edf et Gdf.

· L’Etat se donne ainsi les moyens d’orienter l’économie. Pour compléter cette œuvre, un Commissariat général au plan est créé et confié à Jean Monnet. Une planification est adoptée, non pas directive comme dans les pays communistes, mais incitative.

 

 

Partie II – Un Etat qui se renforce sous De Gaulle et ses successeurs.

 

A La Ve République : l’Etat gaullien veut incarner la Nation

  • De Gaulle, devenu président de la Ve République en 1958, veut une constitution qui assure la prééminence de l'exécutif sur le législatif contrairement à la IVe République.
  • Le président est chef de l’Etat, de l’exécutif, des armées. Il peut dissoudre l’Assemblée nationale, peut consulter les Français par référendum, il peut, en utilisant l’article 16, prendre les pleins pouvoirs en cas de crise grave. L’Assemblée nationale est élue au scrutin uninominal majoritaire. Une majorité nette y apparait.`
  • Renforcement et personnalisation du pouvoir exécutif au détriment du pouvoir législatif

A partir de 1962 la constitution est modifiée et le président sera élu au suffrage universel

L’instance de décision n’est plus le gouvernement soumis aux partis mais la présidence (le président décide, le gouvernement exécute)

 

B – Un Etat entrepreneur qui transforme la société et le pays

De 1945 à 1973, La France a connu la plus forte expansion économique de son histoire et l'une des plus élevée du monde industriel. L'économiste français, Jean Fourastié, lui a donné le nom de «Trente Glorieuses ». Cette croissance soutenue s'est accompagnée de profondes mutations de l'appareil de production et de services.

· L'Etat est au centre de ces transformations. Exemple: dans le cadre de la Politique agricole commune (PAC) au sein de la CEE (Communauté économique européenne).


· La modernisation industrielle passe par des grands programmes industriels lancés par l'Etat : Plan Calcul en 1968-71 (informatique), programme spatial, Concorde en 1969, programme nucléaire, développement de la TV et de l’équipement téléphonique, TGV en 1981

· L’État-providence redistribue les fruits de la croissance, favorisant une forte demande de consommation qui entraîne l’ensemble de l’économie.

· La planification est renforcée s'étend aux équipements collectifs scolaires (2500 bâtiments sont construits en 1965-75), de santé (les centres hospitaliers universitaires sont créés en 1958), culturels avec la création du ministère des Affaires culturelles en 1959, confié à André Malraux.

 

Partie III. Une remise en cause du rôle de l'Etat face à la crise.

A. Pourquoi un débat sur l'État ?

– Face à la crise économique qui débute en 1973, le néolibéralisme a dénoncé l'interventionnisme de l'Etat jugé trop coûteux, tandis que les gouvernements successifs de droite et de gauche adoptent des politiques de réduction des dépenses de l'État.

– Mais le rôle de l'État reste cependant essentiel et est même renforcé sous François Mitterrand, en réponse à la crise économique : grand programme de nationalisations, retraite à 60 ans, 5e semaine de congés payés, semaine de 39h, impôt sur la fortune, loi Auroux sur la protection des travailleurs dans les entreprises... 


B. Le recul de l'État depuis 1986

– À partir de 1986, les gouvernements de droite comme de gauche pratiquent une politique de rigueur, de relance ponctuelle. Ils optent aussi pour un désengagement progressif de l’État, avec des vagues de privatisations en 1986 (J. Chirac, dans le contexte des politiques néolibérales de réduction du poids et de l'action de l'État menées par Margaret Thatcher au Royaume-Uni et Ronald Reagan aux États- Unis depuis le début des années 1980) puis à partir de 1993, pour insérer le capitalisme français dans une économie de plus en plus mondialisée.

La théorie néolibérale du New Public Managment se développe en France. Elle vise:

· à rendre les services publics plus efficients en rapprochant leur gestion de celle des entreprises privées) avec un financements dépendant des performances ou des résultats

· à adopter des politiques visant de plus en plus à réduire les dépenses de l'État, d'où une réduction des effectifs de la fonction publique et un débat sur le coût de l'État.

 


C. Recul ou réorganisation de l'État ?

– On peut ainsi parler de recul de l'État, même si certaines mesures (RMI en 1998, RSA en 2009) et certains indicateurs (par exemple la part des prélèvements obligatoires qui augmente) semblent montrer que le poids de l'État reste considérable.

– On peut aussi parler de réorganisation de l'État, avec les politiques de déconcentration puis de décentralisation : en 1982 lois de décentralisation qui entraînent un transfert progressif des compétences et des financement vers les collectivités territoriales ; en 2003-2004 par des lois organisant de nouveaux transferts, autorisant les collectivités à expérimenter et leur donnant en théorie l'autonomie financière. En outre, dans le cadre de la construction européenne, l’État a abandonné certaines de ses prérogatives (la monnaie, les douanes par exemple), des services publics s’ouvrent à la concurrence ou sont privatisés (poste et télécommunications, chemins de fer).

 

CONCLUSION :

Aujourd'hui, le débat politique porte bien sur la réforme/réduction ou non de l'importance de l'État et des collectivités locales, et sur la possibilité du maintien ou non d'un modèle français, dans un contexte de crise européenne de la dette publique et de crise du système de protection sociale

 

 

 

 

 

 

 

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 15:40
Etats-Unis et Brésil TERMINALE S
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Etats-Unis-Brésil : rôle mondial, dynamiques territoriales

2 croquis sont demandés au bac: un sur l'organisation du territoire étatsunien et le second sur le territoire brésilien. Les croquis sont présents en images ci-dessus.

Les États-Unis et le Brésil sont deux États-continents disposant d'un territoire immense et de nombreuses ressources naturelles. Respectivement première et septième puissance mondiale, ces deux pays ont des économies puissantes, diversifiées et intégrées dans les échanges mondiaux. Ces deux pays ont une influence mondiale. Les États-Unis sont une puissance complète ; le Brésil est moins influent mais en voie d'affirmation.

Le Brésil et les États-Unis ont de profondes disparités territoriales. La différence notable est que les États-Unis ont un territoire "maîtrisé" alors que le Brésil possède un territoire "à maîtriser". Dans les deux pays, le poids des métropoles et des littoraux s'affirme dans le contexte de la mondialisation.

Toutefois, ces pays enregistrent de fortes inégalités sociales et ont un impact négatif sur l'environnement.

Quel rôle mondial et quelles dynamiques territoriales pour les États-Unis et le Brésil ?

 

Partie 1. Deux puissances économiques inégales

1. Des similarités

A.  Des territoires immenses et des populations nombreuses

Les États-Unis et le Brésil sont deux États-continents qui abondent en ressources naturelles et en terres cultivables.

  • Le territoire des États-Unis=3e rang mondial.
  • Le territoire du Brésil = 5e rang mondial.

À l'échelle mondiale, ce sont deux géants démographiques :

  • Les États-Unis = le 3e pays le plus peuplé après la Chine et l'Inde avec 320 millions d'habitants.
  • Le Brésil est le 5e pays le plus peuplé avec plus de 200 millions d'habitants.

B. De nombreuses ressources naturelles

  • Les États-Unis sont le 2e producteur de charbon, le 1er producteur de pétrole et de gaz (golfe du Mexique, Alaska, et pétrole de schiste dans le Minnesota).
  • Le Brésil possède de grandes réserves d'or, de bauxite, de fer, de manganèse, de nickel de phosphates, d'uranium, etc. Suite à la découverte de réserves de pétrole au large de ses côtes (exploitation off-shore), le Brésil est autosuffisant depuis 2006. Disposant d'un énorme potentiel hydroélectrique, le Brésil assure 80% de sa production électrique grâce aux installations hydroélectriques. En outre, le Brésil dispose de la plus grande forêt tropicale et bien qu'elle soit particulièrement menacée, elle recouvre encore plus de 50% de son territoire.
  • Les deux pays possèdent également de nombreuses terres agricoles, ce qui fait de ces pays respectivement le premier et le quatrième (ex-aequo avec la France) exportateur mondial en 2014. Les deux pays sont les deux plus gros producteurs d'agrocarburants.


2. Des économies différentes

A. Les deux pays sont des géants économiques :

  • Les États-Unis possèdent le premier PIB (en prix courants) au monde, soit 17 000 milliards de dollars en 2014. Le Brésil est classé 7e avec un PIB de 2757 milliards de dollars, soit environ six fois moins que les États-Unis.

Les deux pays possèdent de puissantes FTN, mais les États-Unis sont en position dominante :

  • Les États-Unis possèdent quasiment 50% des cent plus grandes FTN mondiales.
  • Bien que les FTN brésiliennes soient nettement moins importantes, elles sont en progression constante (secteur des hydrocarbures ou de l'industrie agroalimentaire)

B. L'économie des États-Unis est très diversifiée :

  • Leur industrie prospère grâce à une grande capacité d'innovation et ils fournissent des biens à fort contenu en hautes technologies ainsi que des services hautement qualifiés

L'économie brésilienne, est moins avancée en termes d'innovations

C. Ces deux pays jouent un rôle moteur dans le commerce international :

  • Les États-Unis sont deuxième exportateur mondial et le Brésil le 22e, mais ce dernier enregistre une forte croissance des exportations (multipliées par 4 entre 2002 et 2012).

Le poids financier des deux pays est très contrasté :

  • Les États-Unis sont la première puissance financière du monde. Ils disposent des plus puissantes bourses de valeurs (New York) et de commerce (Chicago) et profitent du rôle international du dollar, première monnaie de réserve au monde.
  • Le Brésil lui est la première place financière d'Amérique du Sud.

 

Partie 2. Des influences mondiales inégales

1.. Le Soft power

A. Un Soft power américain inégalable

En exportant leurs produits et leurs informations, les entreprises et les médias américains ont conduit à exporter un véritable modèle à travers le monde, appelé "l'American way of life".

  • Leurs universités sont premières dans les classements mondiaux et attirent des étudiants du monde entier (brain drain). Leur recherche est la plus importante au monde.
  • Le cinéma et la télévision : les grands films américains (aussi appelés blockbusters), issus notamment des studios d'Hollywood, sont projetés dans les salles du monde entier. Les séries américaines contribuent également à véhiculer le modèle américain.
  • La musique : les "hits" américains sont écoutés par les populations de tous les continents.
  • Internet : les sites web américains sont nombreux et populaires (Facebook, Twitter, Youtube, etc.)
  • L'habillement : les modes vestimentaires américaines se transmettent mondialement (jeans, sweats, casquette, etc.).`
  • L'alimentation : des entreprises comme McDonald's, KFC ou Coca-Cola sont mondialement connues, et sponsorisent des événements d'ampleur internationale comme les Jeux olympiques afin de préserver leur popularité.

L'expression "américanisation du monde" désigne l'exportation du modèle américain dans de nombreux pays du monde. Mais leur influence culturelle rencontre de nombreuses critiques, certains dénoncent parfois ce qu'ils appellent l'américanisation du monde.

B. Le Soft power brésilien en construction

Le Brésil a un Soft power inférieur à celui des États-Unis mais voit son influence culturelle augmenter :

  • La musique brésilienne est écoutée sur plusieurs continents.
  • Le football est aussi un instrument de l'affirmation de la culture brésilienne dans le monde, ainsi qu'une certaine image du pays (carnaval, plages, mode de vie, etc.)
  • Le Brésil a organisé la coupe du monde de football en 2014. Cet événement a mis ce pays sur le devant de la scène internationale et il organise les Jeux olympiques de 2016.

2. Le Hard power

A. Le Hard power des États-Unis

Les États-Unis sont la première puissance militaire au monde. Ils sont souvent considérés comme les "gendarmes du monde" :

  • Grâce aux investissements très importants de l'État américain dans les secteurs militaire et de la défense, les États-Unis sont à l'origine de 45% des dépenses mondiales en armement.
  • Le pays s'engage dans de nombreux conflits et l'OTAN est une alliance militaire dans laquelle les États-Unis assurent le rôle central.

Les États-Unis bénéficient enfin d'une influence importante dans les négociations diplomatiques internationales :

  • Ils accueillent le siège de l'ONU (New York).
  • Ils font partie des 5 pays disposant d'un siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l'ONU.

B. Construction du Hard power brésilien

Le Brésil apparaît comme un contrepoids aux États-Unis dans le continent :

  • Le Brésil mène une politique étrangère indépendante et parfois opposée à celle des États-Unis. Il s'est ouvert à l'Iran et cherche à jouer un rôle de premier plan en Afrique.
  • Le Brésil critique l'impérialisme américain (dénonciation de l'installation de bases américaines en Colombie).
  • De plus, le Brésil réclame une place de membre permanent au sein du Conseil de sécurité de l'ONU. Il intervient dans la mission onusienne à Haïti

 

Partie 3. Mondialisation et dynamiques territoriales

 

1. Organisation et dynamique du territoire aux États-Unis (voir le croquis en lien avec cette partie du cours)

A. Un territoire maîtrisé transformé par la mondialisation

Les États-Unis disposent d'un espace maîtrisé :

  • Les infrastructures de transport permettent une connexion facile entre l'Est et l'Ouest du pays (voies ferrées, routes, lignes aériennes intérieures)..

La mondialisation influence le territoire des États-Unis et renforce le rôle des littoraux, des métropoles et des zones frontalières.

B. Le Nord-Est du pays. Le Nord-Est du pays est le "centre" des États-Unis et est un centre d'impulsion de la mondialisation.

Deux régions constituent cet espace :

  • La Mégalopolis américaine est une conurbation qui s'étend de Washington à Boston en passant par New York. Cette zone est peuplée de plus de 60 millions d'habitants et regroupe de nombreuses activités économiques. Elle est le centre du pouvoir économique. Washington est la capitale du pays et compte aussi des institutions internationales comme le FMI. New York est une ville-monde. Son influence est mondiale à tous les niveaux: culturelle, économique (sièges d'entreprises, bourse de Wall Street, etc.) et politique (siège de l'ONU).
  • La "Manufacturing Belt " est la région qui s'étend autour des grands lacs et comprend des villes comme Chicago, Détroit, Pittsburgh, etc. Cette zone connaît une crise économique avec le déclin des activités industrielles traditionnelles (construction des automobiles à Détroit, etc.). Cependant cette zone constitue encore 45% des emplois industriels du pays et connaît un retour progressif de la croissance.
  • Depuis la signature de l'ALENA en 1994, le Nord-Est des États-Unis est dynamisé aussi par la zone frontalière avec le Canada, nommée le Main Street America.

C. La Sun Belt. La partie des États-Unis qui enregistre la plus forte croissance est la Sun Belt. C'est un territoire très vaste en forme d'arc qui s'étend de Seattle au littoral Sud-Est du pays et comprend plusieurs régions motrices :

  • La Californie est l'État le plus riche et le plus peuplé des États-Unis. On y retrouve des grandes métropoles, Los Angeles et San Francisco. Cette région bénéficie du commerce avec l'Asie orientale qui permet de développer sa façade maritime. Culturellement, elle héberge les studios de cinéma d'Hollywood. Son dynamisme économique s'appuie sur les hautes technologies (Silicon Valley), dont l'industrie de l'armement, de l'informatique, etc.
  • La Floride est une région qui attire de nombreuses personnes (dont les retraités) à la recherche d'un cadre de vie agréable (héliotropisme). Son dynamisme économique s'appuie sur le tourisme (Disneyworld, Miami est le premier port de croisière au monde) et sur l'agrobusiness.
  • Le Texas est une région qui tire son dynamisme économique de l'exploitation des hydrocarbures. Houston est surnommée la "capitale mondiale de l'énergie". Elle dispose aussi d'une façade maritime majeure.
  • Enfin, la région de Seattle, au Nord-Ouest du pays s'affirme. Des industries importantes y sont implantées (dont le constructeur Boeing) et profitent du dynamisme des échanges avec le Canada. En effet, une conurbation comprenant Seattle et Vancouver au Canada est en formation.

D. L'intérieur du pays. L'intérieur du pays est une région moins densément peuplée et urbanisée que les littoraux du pays mais possède de nombreux atouts :

  • Les ressources minières sont abondantes.
  • Les Grandes Plaines sont considérées comme le grenier agricole du pays avec un important secteur agroalimentaire.
  • Les zones touristiques sont nombreuses (parcs naturels, stations de ski dans les Rocheuses, etc.)
  • L'Alaska produit du pétrole et les îles d'Hawaï sont des zones touristiques attractives.

 

2. Organisation et dynamiques du territoire brésilien (Voir le croquis en lien avec cette partie du cours)

A. Un territoire à maîtriser transformé par la mondialisation

Le Brésil est aussi un pays qui a été peuplé et mis en valeur à partir du littoral atlantique. Ce pays a subi une immigration importante mais moins intense que celle des États-Unis.

  • Tout d'abord, le Brésil ne possède qu'une seule façade maritime, la façade atlantique.
  • Seul le Sud-Est du pays est bien intégré dans les échanges mondiaux et dispose de nombreuses infrastructures de transport un réseau de villes équilibré avec deux grandes métropoles et une façade maritime dynamique.
  • Le reste du pays est soit sous-développé, soit en cours d'intégration, soit naturel (Amazonie). Les réseaux de transport sont peu développés mais en voie d'amélioration.

La mondialisation a de nombreuses conséquences sur les dynamiques territoriales du Brésil :

  • Elle renforce le poids des métropoles et des façades maritimes.
  • Elle pousse à l'exploitation agricole de l'intérieur du pays afin de permettre l'exportation de produits agricoles sur le marché mondial.

B. Le Sud-Est du pays. Le Sud-Est du pays est la zone la plus dynamique du pays :

  • La zone regroupe les trois principales métropoles du pays (Sao Paulo, Rio de Janeiro et Belo Horizonte).
  • Cette zone produit 80% des richesses du pays grâce à une économie diversifiée (services, industrie et agriculture intensive).
  • À l'intérieur de cette région, la métropole de Sao Paulo domine. Mégapole d'environ 20 millions d'habitants, elle concentre la majorité des emplois du pays, est à l'origine de 50% de la production industrielle (sidérurgie, chimie, construction automobile, etc.) et regroupe 80% des sièges sociaux des entreprises brésiliennes. Sa bourse est la première de l'Amérique du Sud et son port le plus grand du pays.
  • Rio de Janeiro et Belo Horizonte sont aussi des villes dynamiques.

C. Les périphéries du territoire brésilien.

Le Nordeste est la région la plus pauvre du pays :

  • La région est aride. Elle concentre la plus grande partie des 6% de brésiliens souffrant de sous-alimentation.
  • C'est une région d'exode rural vers les villes industrielles du Sud-Est et vers l'Amazonie.

Le Centre-Ouest constitue un espace plus dynamique et en voie d'intégration, surtout la région du Mato Grosso :

  • Les fronts pionniers permettent d'augmenter les terres cultivables aux dépens de l'Amazonie. Et là se développe une agriculture exportatrice (soja).
  • La capitale du pays s'y trouve, Brasilia.

 

 

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 09:31
Etats-Unis, Bresil TERMINALE ES
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Etats-Unis - Brésil : rôle mondial, dynamiques territoriales

2 croquis de synthèse sont demandés au bac: un sur l'organisation du territoire étatsunien et l'autre sur celle du Brésil. Ces croquis sont présentés en images ci-dessus.

Les États-Unis et le Brésil sont deux États-continents disposant d'un territoire immense et de nombreuses ressources naturelles.

Respectivement première et septième puissance mondiale, ces deux pays ont des économies puissantes, diversifiées et intégrées dans les échanges mondiaux.

Ces deux pays ont une influence mondiale. Les États-Unis sont une puissance complète ; le Brésil est moins influent mais en voie d'affirmation.

Le Brésil et les États-Unis ont de profondes disparités territoriales. La différence notable est que les États-Unis ont un territoire "maîtrisé" alors que le Brésil possède un territoire "à maîtriser". Dans les deux pays, le poids des métropoles et des littoraux s'affirme dans le contexte de la mondialisation.

Toutefois, ces pays enregistrent de fortes inégalités sociales et ont un impact négatif sur l'environnement.

Quel rôle mondial et quelles dynamiques territoriales pour les États-Unis et le Brésil ?

Annonce du plan

 

Partie 1. Deux puissances économiques inégales

1. Des similarités

A.  Des territoires immenses et des populations nombreuses

Les États-Unis et le Brésil sont deux États-continents qui abondent en ressources naturelles et en terres cultivables.

Ces deux pays ont des territoires immenses :

  • Le territoire des États-Unis est de 9,6 millions de km2 et se classe au 3e rang mondial.
  • Le territoire du Brésil fait 8,5 millions de km2 et se classe au 5e rang mondial.

À l'échelle mondiale, ce sont deux géants démographiques :

  • Les États-Unis constituent le 3e pays le plus peuplé après la Chine et l'Inde avec 320 millions d'habitants.
  • Le Brésil est le 5e pays le plus peuplé avec plus de 200 millions d'habitants.

 

B. De nombreuses ressources naturelles

Cette immensité du territoire est source de richesse en ressources naturelles :

  • Les États-Unis sont le 2e producteur de charbon (mines des Appalaches et des Rocheuses), le 1er producteur de pétrole et de gaz (golfe du Mexique, Alaska, et pétrole de schiste dans le Minnesota). Les États-Unis se classent parmi les premiers producteurs d'or, de cuivre, de fer, plomb, etc.

 

  • Le Brésil possède de grandes réserves d'or, de bauxite, de fer, de manganèse, de nickel de phosphates, d'uranium, etc. Suite à la découverte de réserves de pétrole au large de ses côtes (exploitation off-shore), le Brésil est autosuffisant depuis 2006 et est désormais le 14e producteur mondial. Disposant d'un énorme potentiel hydroélectrique, le Brésil assure 80% de sa production électrique grâce aux installations hydroélectriques et fait partie des trois premiers producteurs mondiaux. En outre, le Brésil dispose de la plus grande forêt tropicale et bien qu'elle soit particulièrement menacée, elle recouvre encore plus de 50% de son territoire.
  • Les deux pays possèdent également de nombreuses terres agricoles, 3,7 millions de km2 pour les États-Unis et 3,4 millions de km2 pour le Brésil, ce qui fait de ces pays respectivement le premier et le quatrième (ex-aequo avec la France) exportateur mondial en 2014. Les deux pays sont les deux plus gros producteurs d'agrocarburants.


2. Des économies différentes

A. Les deux pays sont des géants économiques :

  • Les États-Unis possèdent le premier PIB (en prix courants) au monde, soit 17 000 milliards de dollars en 2014. Mais selon un classement du FMI en 2014, ils sont passés deuxième, derrière la Chine, dans le PIB en parité de pouvoir d'achat.
  • Le Brésil est classé 7e avec un PIB de 2757 milliards de dollars, soit environ six fois moins que les États-Unis.

Les deux pays possèdent de puissantes FTN, mais les États-Unis sont en position dominante :

  • Les États-Unis possèdent quasiment 50% des cent plus grandes FTN mondiales (contre 33 en 2008)
  • Bien que les FTN brésiliennes soient nettement moins importantes, elles sont en progression constante (secteur des hydrocarbures ou de l'industrie agroalimentaire)

B. L'économie des États-Unis est très diversifiée :

  • Premier exportateur agricole, leur agriculture est très productiviste. Il sont leader dans les OGM avec Monsanto.
  • Leur industrie prospère grâce à une grande capacité d'innovation et ils fournissent des biens à fort contenu en hautes technologies.
  • Ils sont classés premier dans la production de services, grâce à une offre de services sophistiqués (services financiers, juridiques, etc.)

L'économie brésilienne, est aussi diversifiée mais repose davantage sur les ressources naturelles.

C. Ces deux pays jouent un rôle moteur dans le commerce international :

  • Les États-Unis sont deuxième exportateur mondial et le Brésil le 22e, mais ce dernier enregistre une forte croissance des exportations (multipliées par 4 entre 2002 et 2012).
  • Les États-Unis connaissent un déficit commercial (51% en 2012) quand le Brésil est excédentaire (+4%).

Le poids financier des deux pays est très contrasté :

  • Les États-Unis sont la première puissance financière du monde. Ils disposent des plus puissantes bourses de valeurs (New York) et de commerce (Chicago) et profitent du rôle international du dollar, première monnaie de réserve au monde.
  • Le Brésil a une capitalisation boursière inférieure à celle des États-Unis mais la Bovespa est la première bourse d'Amérique du Sud.
  • Les États-Unis sont en valeur absolue le premier pays le plus endetté au monde.

 

Partie 2. Des influences mondiales inégales

1.. Le Soft power

 

A. Un Soft power américain inégalable

En exportant leurs produits et leurs informations, les entreprises et les médias américains ont conduit à exporter un véritable modèle à travers le monde, appelé "l'American way of life".

Certains aspects de ce mode de vie se sont étendus au monde entier :

  • Leurs universités sont premières dans les classements mondiaux et attirent des étudiants du monde entier (brain drain). Leur recherche est la plus importante au monde.
  • Le cinéma et la télévision : les grands films américains (aussi appelés blockbusters), issus notamment des studios d'Hollywood, sont projetés dans les salles du monde entier. Les séries américaines contribuent également à véhiculer le modèle américain.
  • La musique : les "hits" américains sont écoutés par les populations de tous les continents.
  • Internet : les sites web américains sont nombreux et populaires (Facebook, Twitter, Youtube, etc.)
  • L'habillement : les modes vestimentaires américaines se transmettent mondialement (jeans, sweats, casquette, etc.).
  • L'alimentation : des entreprises comme McDonald's, KFC ou Coca-Cola sont mondialement connues, et sponsorisent des événements d'ampleur internationale comme les Jeux olympiques afin de préserver leur popularité.

L'expression "américanisation du monde" désigne l'exportation du modèle américain dans de nombreux pays du monde.

Mais leur influence culturelle rencontre de nombreuses critiques, certains dénoncent parfois ce qu'ils appellent l'américanisation du monde.

B. Le Soft power brésilien en construction

Le Brésil a un Soft power inférieur à celui des États-Unis mais voit son influence culturelle augmenter :

  • Le pays produit de nombreuses séries, les telenovelas. Ces séries, tournées en portugais et en espagnol, se vendent en Amérique du Sud, chez les hispanophones des États-Unis, en Europe centrale et orientale et dans le monde arabe.
  • La musique brésilienne est écoutée sur plusieurs continents.
  • Le football est aussi un instrument de l'affirmation de la culture brésilienne dans le monde, ainsi qu'une certaine image du pays (carnaval, plages, mode de vie, etc.)
  • Le Brésil a organisé la coupe du monde de football en 2014. Cet événement a mis ce pays sur le devant de la scène internationale et il organise les Jeux olympiques de 2016.

 

2. Le Hard power

A. Le Hard power des États-Unis

Les États-Unis sont la première puissance militaire au monde. Ils sont souvent considérés comme les "gendarmes du monde" :

  • Grâce aux investissements très importants de l'État américain dans les secteurs militaire et de la défense, les États-Unis sont à l'origine de 45% des dépenses mondiales en armement.
  • Le pays s'engage dans de nombreux conflits et l'OTAN est une alliance militaire dans laquelle les États-Unis assurent le rôle central.
  • Le Pentagone est le centre de décisions de la défense américaine, et se situe près de Washington.
  • Les industries aéronautiques et électroniques d'armement se sont également largement développées grâce aux investissements nationaux. Les États-Unis sont aujourd'hui d'importants exportateurs d'armes dans le monde.

Les États-Unis bénéficient enfin d'une influence importante dans les négociations diplomatiques internationales :

  • Ils accueillent le siège de l'ONU (New York).
  • Ils font partie des 5 pays disposant d'un siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l'ONU.

B. Construction du Hard power brésilien

Le Brésil apparaît comme un contrepoids aux États-Unis dans le continent :

  • Le Brésil mène une politique étrangère indépendante et parfois opposée à celle des États-Unis. Il s'est ouvert à l'Iran et cherche à jouer un rôle de premier plan en Afrique, continent dans lequel l'ancien président brésilien Lula a visité plus d'une vingtaine de pays.
  • le Brésil critique l'impérialisme américain (dénonciation de l'installation de bases américaines en Colombie). Il faut cependant noter que le poids grandissant du pays lui vaut aussi des critiques de la part de ses voisins.
  • De plus, le Brésil réclame une place de membre permanent au sein du Conseil de sécurité de l'ONU. Il intervient dans la mission onusienne à Haïti

 

 

Partie 3. Mondialisation et dynamiques territoriales

 

1. Organisation et dynamique du territoire aux États-Unis

A. Un territoire maîtrisé transformé par la mondialisation

Les États-Unis ont été peuplés à partir de la côte Est du pays. Stimulé par la ruée vers l'or qui a permis d'occuper l'ensemble du territoire, le pays disposent d'un espace maîtrisé :

  • Les infrastructures de transport permettent une connexion facile entre l'Est et l'Ouest du pays (voies ferrées, routes, lignes aériennes intérieures).
  • Les aménagements hydrauliques ainsi que les ressources naturelles sont exploités dans tout le pays.

La mondialisation influence le territoire des États-Unis et renforce le rôle des littoraux, des métropoles et des zones frontalières.

B. Le Nord-Est du pays

Le Nord-Est du pays est le "centre" des États-Unis et est un centre d'impulsion de la mondialisation.

Deux régions constituent cet espace :

  • La Mégalopolis américaine est une conurbation qui s'étend de Washington à Boston en passant par New York. Cette zone est peuplée de plus de 60 millions d'habitants et regroupe de nombreuses activités économiques. Elle est le centre du pouvoir économique. Washington est la capitale du pays et compte aussi des institutions internationales comme le FMI. New York est une ville-monde. Son influence est mondiale à tous les niveaux: culturelle, économique (sièges d'entreprises, bourse de Wall Street, etc.) et politique (siège de l'ONU).
  • La "Manufacturing Belt " est la région qui s'étend autour des grands lacs et comprend des villes comme Chicago, Détroit, Pittsburgh, etc. Cette zone connaît une crise économique avec le déclin des activités industrielles traditionnelles (construction des automobiles à Détroit, etc.). Cependant cette zone constitue encore 45% des emplois industriels du pays et connaît un retour progressif de la croissance.
  • Depuis la signature de l'ALENA en 1994, le Nord-Est des États-Unis est dynamisé aussi par la zone frontalière avec le Canada, nommée le Main Street America.

Ainsi, le Nord-Est des États-Unis est un espace dynamique, très intégré aux échanges internationaux qui profite de la littoralisation de l'économie.

C. La Sun Belt

La partie des États-Unis qui enregistre la plus forte croissance est la Sun Belt. C'est un territoire très vaste en forme d'arc qui s'étend de Seattle au littoral Sud-Est du pays et comprend plusieurs régions motrices :

  • La Californie est l'État le plus riche et le plus peuplé des États-Unis. On y retrouve des grandes métropoles, Los Angeles et San Francisco. Cette région bénéficie du commerce avec l'Asie orientale qui permet de développer sa façade maritime. Elle exerce une influence mondiale. Culturellement, elle héberge les studios de cinéma d'Hollywood. Son dynamisme économique s'appuie sur les hautes technologies (Silicon Valley), dont l'industrie de l'armement, de l'informatique, etc.
  • La Floride est une région qui attire de nombreuses personnes (dont les retraités) à la recherche d'un cadre de vie agréable (héliotropisme). Son dynamisme économique s'appuie sur le tourisme (Disneyworld, Miami est le premier port de croisière au monde) et sur l'agrobusiness.
  • Le Texas est une région qui tire son dynamisme économique de l'exploitation des hydrocarbures. Houston est surnommée la "capitale mondiale de l'énergie". Elle dispose aussi d'une façade maritime majeure.
  • Enfin, la région de Seattle, au Nord-Ouest du pays s'affirme. Des industries importantes y sont implantées (dont le constructeur Boeing) et profitent du dynamisme des échanges avec le Canada. En effet, une conurbation comprenant Seattle et Vancouver au Canada est en formation.

D. L'intérieur du pays

L'intérieur du pays est une région moins densément peuplée et urbanisée que les littoraux du pays mais possède de nombreux atouts :

  • Les ressources minières sont abondantes (minerais, charbon, hydrocarbures). Le pétrole de schiste, dont l'exploitation augmente, permet aux États-Unis de retrouver la croissance depuis plusieurs années.
  • Les Grandes Plaines sont considérées comme le grenier agricole du pays avec un important secteur agroalimentaire.
  • Les zones touristiques sont nombreuses (parcs naturels, stations de ski dans les Rocheuses, etc.)
  • L'Alaska produit du pétrole et les îles d'Hawaï sont des zones touristiques attractives.

 

2. Organisation et dynamiques du territoire brésilien

A. Un territoire à maîtriser transformé par la mondialisation

Le Brésil est aussi un pays qui a été peuplé et mis en valeur à partir du littoral atlantique. Ce pays a subi une immigration importante mais moins intense que celle des États-Unis. Si comme les États-Unis, on relève au sein de son territoire de fortes disparités territoriales, il faut noter les nombreuses différences dans la maîtrise du territoire :

  • Tout d'abord, le Brésil ne possède qu'une seule façade maritime, la façade atlantique.
  • Seul le Sud-Est du pays est bien intégré dans les échanges mondiaux et dispose de nombreuses infrastructures de transport un réseau de villes équilibré avec deux grandes métropoles et une façade maritime dynamique.
  • Le reste du pays est soit sous-développé, soit en cours d'intégration, soit naturel (Amazonie). Les réseaux de transport sont peu développés mais en voie d'amélioration.

La mondialisation a de nombreuses conséquences sur les dynamiques territoriales du Brésil :

  • Elle renforce le poids des métropoles et des façades maritimes.
  • Elle pousse à l'exploitation agricole de l'intérieur du pays afin de permettre l'exportation de produits agricoles sur le marché mondial.

B. Le Sud-Est du pays

Le Sud-Est du pays est la zone la plus dynamique du pays :

  • La zone regroupe les trois principales métropoles du pays (Sao Paulo, Rio de Janeiro et Belo Horizonte).
  • Cette zone produit 80% des richesses du pays grâce à une économie diversifiée (services, industrie et agriculture intensive).
  • À l'intérieur de cette région, la métropole de Sao Paulo domine. Mégapole d'environ 20 millions d'habitants, elle concentre la majorité des emplois du pays, est à l'origine de 50% de la production industrielle (sidérurgie, chimie, construction automobile, etc.) et regroupe 80% des sièges sociaux des entreprises brésiliennes. Sa bourse est la première de l'Amérique du Sud et son port le plus grand du pays.
  • Rio de Janeiro et Belo Horizonte sont aussi des villes dynamiques.

C. Les périphéries du territoire brésilien

Le Nordeste est la région la plus pauvre du pays :

  • Le mal-développement est endémique. La région est aride. Elle concentre la plus grande partie des 6% de brésiliens souffrant de sous-alimentation.
  • C'est une région d'exode rural vers les villes industrielles du Sud-Est et vers l'Amazonie.

Le Centre-Ouest constitue un espace plus dynamique et en voie d'intégration, surtout la région du Mato Grosso :

  • L'État mène une politique de grands travaux afin de développer le réseau de transport.
  • Les fronts pionniers permettent d'augmenter les terres cultivables aux dépens de l'Amazonie. Et là se développe une agriculture exportatrice (soja).
  • La capitale du pays s'y trouve, Brasilia.

 

D. Le problème de la durabilité de ces deux pays

Les États-Unis et le Brésil sont deux pays confrontés à des problèmes de durabilité. Bien que leur croissance économique soit positive, il existe de nombreux problèmes sociaux et environnementaux :

Des inégalités sociales frappent ces deux pays à toutes les échelles :

  • Le Brésil est un des pays les plus inégalitaires au monde. Alors que la région Sudeste du pays profite de la mondialisation, le Nordeste est une zone souffrant de mal-développement.
  • Aux États-Unis, certains États du Sud sont touchés par la pauvreté qui concerne dans l'ensemble du pays 15% de la population (pauvreté relative).
  • À l'échelle locale, on observe des inégalités dans les villes. Aux États-Unis, dans une même métropole, certains quartiers pauvres ("ghettos") regroupent les populations afroaméricaines et latinos. Ces espaces sont gangrénés par la misère sociale et la violence. Au Brésil, les bidonvilles sont présents dans toutes les villes.
  • Souvent, la question ethnique est liée à la question sociale.

La dégradation environnementale est aussi forte dans les deux pays :

  • Les États-Unis et le Brésil sont respectivement le premier et le quatrième pollueur au monde.
  • La situation, malgré les discours, ne s'améliore pas. L'exploitation du pétrole et gaz de schiste aux États-Unis, la conquête des terres au détriment de l'Amazonie au Brésil aggravent la situation.

 

 

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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 17:54
Le continent américain TERMINALE S
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Le continent américain : entre tensions et intégrations régionales

 

Le continent américain présente un cas particulier. Il regroupe en effet des États aux profils sociaux et économiques très contrastés. On y trouve à la fois le pays le plus puissant du monde, les États-Unis, et des pays en voie de développement. Par ailleurs, un certain nombre de puissances émergentes y apparaissent, comme le Brésil. Au-delà de ces différences, il existe également des processus d'intégration au sein de ce continent et ce, à toutes les échelles.


Que nous révèlent les tensions qui existent au sein du continent américain ? Quels processus permettent d'y approfondir les intégrations régionales ?

 

Partie 1. Les contrastes d'un continent

 

A. Contrastes de développement

Un pôle de la Triade

 

  • Le poids des États-Unis

Les États-Unis constituent à tout point de vue le lieu central du continent américain.

- Le PIB et l'IDH des États-Unis sont les plus élevés du continent. Leur PIB global est sept fois plus élevé que celui du Brésil, qui possède le deuxième PIB du continent.

- D'importants lieux centraux de l'espace mondial se concentrent en effet aux États-Unis. Du point de vue politique, on trouve à New York le siège de l'ONU. Les décisions prises à Washington sont décisives, tant pour le continent que pour le monde. Du point de vue économique, la présence de la Bourse de Wall Street est déterminante. Les États-Unis possèdent des lieux forts de l'espace continental et mondial : la mégalopole du Nord-Est avec sa façade maritime, sa ville mondiale (New York), des Etats comme le Texas et la Californie (qui, si elle était un État indépendant, posséderait le sixième PIB au monde). Les ressources naturelles d'un territoire maîtrisé contribuent à cette place particulière.

  • Le Canada : un territoire intégré à la Triade

Le Canada profite d'un profond mouvement d'entraînement et, lui aussi riche en ressources, constitue un espace complémentaire à celui des États-Unis. Avec les États-Unis (et les territoires appartenant à la France ou au Royaume-Uni dans les Caraïbes et en Amérique du Sud), il forme une Amérique du Nord clairement définie par son appartenance au nord de la planète.

Des puissances émergentes
  • Les diversités de l'émergence
    En Amérique centrale et du Sud, un certain nombre de pays possèdent d'indéniables atouts pour constituer des puissances émergentes. Mais les voies choisies sont très variées. Le Mexique tente de s'appuyer sur la proximité des États-Unis pour bâtir une industrie de délocalisation ; il compte également sur le tourisme et les matières premières (pétrole du golfe du Mexique). Les pays du « cône sud » (Chili, Argentine) ont aussi connu une certaine émergence et un IDH satisfaisant : l'Argentine, pourtant en très bonne voie, a été handicapée par la faillite financière de l'État en 1998.
  • L'affirmation du Brésil
    Seul le Brésil apparaît comme une puissance émergente suivant un nombre important de critères. Le pays s'appuie sur son potentiel agricole et ambitionne de devenir la « ferme du monde », mais aussi sur ses ressources pétrolières offshore, son système bancaire et ses industries variées et performantes.
Des pays en voie de développement
  • Des pays aux potentiels inégaux mais des économies très dépendantes

- Les autres pays d'Amérique possèdent des indicateurs économiques et sociaux qui en font des pays en voie de développement. Certains peuvent compter sur des ressources naturelles abondantes, comme le cuivre au Pérou ou le pétrole au Venezuela.
 

- Leurs économies sont cependant très dépendantes du cours des matières premières et des investissements venant de l'étranger (IDE). Les FTN originaires du Nord ont également un poids considérable.

 

  • Des pays en problème de développement


- Les États dont le PIB et l'IDH sont les plus faibles se situent en Amérique centrale (Guatemala, Honduras…). Les deux pays enclavés du continent, la Bolivie, située dans la zone andine, et le Paraguay connaissent des difficultés comparables.

- Cuba, un pays communiste à la recherche d'une voie de développement: l’économie cubaine continue de souffrir des conséquences de l’effondrement du bloc soviétique en 1991 ainsi que du boycott commercial imposé par les Etats-Unis. Le contrôle étatique sur l’économie et la persistance des entraves à la liberté du commerce constituent toujours de sévères obstacles au développement commercial et économique de Cuba.. Le président Raul Castro a réaffirmé son intention de favoriser l'entreprise privée et développer les exportations.

- Un PMA (pays les moins avancé) Haïti. une espérance de vie de 62 ans et une scolarité moyenne des adultes de moins de 5 ans. Le pays est traversé par une fracture sociale entre les « bossales » (80%, les « peaux sales », descendants des esclaves nés en Afrique,

adeptes du vaudou, maintenus dans l'exclusion par les régimes successifs) et les créoles (métis qui forment l’élite de l’ile). C’est un des pays les plus inégalitaires du monde

B. Contrastes géoculturels

La distinction entre l’Amérique anglo- saxonne (au nord majoritairement protestante et l’Amérique latine essentiellement catholique et d’origine ibérique, découle de la conquête coloniale. A cette opposition se rajoutent les apports culturels des amérindiens, des africains et des nouveaux (asiatiques par ex.)

Les Amérindiens sont peu nombreux au Nord (réserves avec droits spécifiques ; au Canada, les Inuits bénéficient d’une autonomie sur leur territoire) ; ils vivent pour la plupart d’entre eux dans la pauvreté. Au sud, les Amérindiens sont nombreux (centre et sud du Mexique, dans les Andes).

Les Africains, quant à eux ont marqué de leur culture les espaces américains : Antilles, Brésil, Etats-Unis (jazz).

Partie 2. Divers facteurs de tensions
A. Les tensions politiques

• Le poids des États-Unis
Les tensions politiques sont parfois liées à la présence importante des États-Unis dans la région. Depuis la doctrine Monroe, les États-Unis à se considérer comme les garants de l'ordre dans la région. Ils contrôlent le canal de Panamá, maintiennent Cuba et le régime communiste des Castro dans une situation d'embargo depuis 1962. Récemment, un rapprochement EU / Cuba a commencé. Au cours de la guerre froide, la CIA a favorisé la montée au pouvoir de dictateurs comme le général Pinochet au Chili.. Les États-Unis possèdent des bases militaires en Amérique centrale (Colombie) et dans les Caraïbes, comme Guantanamo. La puissance des FTN étatsuniennes accentue cette influence.

• La contestation du rôle des États-Unis
Il y a donc un courant antiaméricain en Amérique du sud porté en particulier par la gauche et par certains pays comme le Venezuela ou la Bolivie. La critique porte sur l'impérialisme des EU. L'impérialisme est une stratégie visant à dominer des pays. Les mouvements hostiles à cette domination sont nombreux. Ils se sont davantage structurés depuis la fondation de l'Alliance bolivarienne pour les Amériques. Elle regroupe neuf pays parmi lesquels Cuba, avec Raul Castro, la Bolivie, avec le président Evo Morales, et surtout le Venezuela, avec l'ancien président Hugo Chavez.

Les facteurs de déstabilisation
Entre les Etats existent aussi beaucoup de litiges sur le dessin des frontières terrestres et sur les ZEE.

B. Les facteurs d'insécurité

• Le défi du crime organisé
Le crime organisé est un autre facteur de tension au sein du continent. La présence de réseaux mafieux est avérée tant au Nord qu'au Sud, de même que la présence de gangs, très actifs dans certains pays, comme le Salvador, mais aussi dans des quartiers de villes nord-américaines. Dans certains États, l'insécurité est préoccupante, comme en Haïti.

• La question des tensions sociales
Cette situation est liée aux forts écarts sociaux qui existent dans les villes américaines, qui sont pour la plupart marquées par une forte ségrégation socio-spatiale. Le continent est le plus inégalitaire au monde. Dans les villes, les quartiers pauvres (ghettos aux États-Unis, favelas au Brésil, etc.) côtoient des quartiers aisés et ils constituent des zones où la violence s'exprime régulièrement.

Cependant, il convient de nuancer ces tensions. En effet, la dernière guerre dans le continent Sud-américain date de 1995 et la région est celle qui investit le moins dans les dépenses militaires au monde.

 

Partie 3. Des intégrations régionales qui s'intensifient
A. De plus en plus de flux intracontinentaux

Le continent américain connaît de plus en plus de flux à l'intérieur du continent :

  • Les flux humains sont nombreux. Les migrations sont principalement orientées du Sud vers le Nord (États-Unis et dans une moindre mesure le Canada). Ces flux s'expliquent par les importantes fractures économiques et sociales qui touchent l'Amérique. Aux États-Unis, plus de 11 millions de personnes vivent et travaillent dans la clandestinité. Le président américain Obama a accordé une régularisation provisoire à 5 millions d'entre eux en 2014 malgré les oppositions d'une partie de l'opinion publique et de la classe politique.
  • Les flux matériels et financiers sont importants et sont eux aussi polarisés par les États-Unis. De manière simplifiée, on peut affirmer que les États-Unis exportent vers le reste du continent des produits à forte valeur ajoutée et qu'ils importent des produits agricoles et des matières premières. De même, les flux de capitaux (IDE) ont pour principale source et destination les États-Unis.
  • Les zones frontalières sont des zones où les échanges sont particulièrement dynamiques, notamment grâce aux associations régionales d'intégration économique (Mexamerica, frontière entre le Mexique et les États-Unis, Main Street America et le Nord-Ouest entre le Canada (Vancouver) et les États-Unis (Seattle)).

 

B. La multiplication des associations entre États

• À l'échelle du continent
Des organisations internationales régionales participent à l'intégration des différents espaces du continent. À l'échelle de tout le continent l'Organisation des États américains existe, mais n'a pas de réelles compétences.

• Au Nord : l'ALENA
Les organisations régionales sont plus efficaces. L'ALENA (Accord de libre-échange nord-américain) réunit le Canada, les États-Unis et le Mexique. Il s'agit d'une association exclusivement économique. Elle regroupe deux pays du Nord et un pays du Sud et contribue à une importante dynamique transfrontalière entre États-Unis et Mexique.

Au Sud, des expériences multiples
Six autres organisations régionales existent en Amérique du centre et du Sud. Le Mercosur (Marché commun du Sud, qui regroupe Brésil, Paraguay, Uruguay et Argentine) est sans doute celle qui présente le plus gros potentiel d'intégration car elle est dynamisée par la puissance émergente brésilienne.

 

Conclusion. Le continent américain présente donc de forts contrastes. Les tensions tendent cependant lentement à s'atténuer et les voies d'intégration à s'affirmer au niveau régional. À l'échelle du continent, le poids des États-Unis et les ambitions du Brésil rendent difficile la mise en place de structures de décisions collectives.

 

 

 

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 17:27
La gouvernance à l'échelle de la France TERMINALE S
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La gouvernance à l'échelle de la France TERMINALE S

L’échelle de l’État-nation

Gouverner la France depuis 1946 : Etat, gouvernement, administration, opinion publique (TS)

 

 

INTRODUCTION.

 

- Etat-nation : c'est une communauté partageant des valeurs communes, une identité commune et exerçant sa souveraineté sur un territoire donné par le biais d'un Etat.

- Gouvernement: c'est l'organe qui dans l'Etat permet de gouverner

- Administration: ensemble des institutions chargées d'appliquer les décisions du gouvernement

- 0pinion publique: opinion partagée par une population et supposée majoritaire

 

En 1946, après le régime autoritaire, xénophobe et antisémite de Vichy, la continuité du régime républicain est acquise. Mais la nouvelle république (la IVe république) doit relever de nombreux défis. Le changement de régime en 1958 (la Ve République), a pour but de donner à la France un système politique plus stable. Il apporte également de nouvelles pratiques du pouvoir et de nouveaux modes d’administration. Ceux-ci affrontent des changements économiques et sociaux majeurs liés à la fin des Trente Glorieuses, la construction européenne et la transformation des médias

Quels sont les grands enjeux liés au gouvernement de la France depuis 1946 ?

 

P. I - Quel modèle de gouvernement pour la France depuis 1946 ?

La France connait deux républiques depuis 1946:

A. La IV république est donc une république parlementaire, c'est-à-dire que le Parlement dispose de pouvoirs importants :

  • Le Parlement, composé d'une chambre haute et de l'Assemblée nationale, concentre l'essentiel des pouvoirs.
  • L'Assemblée nationale peut renverser le gouvernement.
  • Le président du Conseil, qui dispose, en tant que chef du gouvernement, du pouvoir exécutif, doit donc disposer d'une majorité parlementaire pour gouverner

Une instabilité relative

Les institutions de la IVe République s'avèrent rapidement instables, car il est difficile pour les gouvernements de constituer une majorité stable permettant de se maintenir :

  • Le scrutin proportionnel a pour conséquence la présence à l'Assemblée de nombreux petits partis.
  • Au total, ce sont 25 gouvernements qui se succèdent entre 1946 et 1958.

B. La Ve République: un pouvoir présidentiel fort

L'instabilité du gouvernement dans la crise algérienne a raison de la IVe république. En septembre 1958, une nouvelle Constitution établit un compromis entre l'attachement d'une partie des Français et de la classe politique au parlementarisme et la volonté de De Gaulle d'établir un exécutif fort.

Le Parlement est affaibli par rapport aux régimes précédents :

  • Le Parlement est composé du Sénat et de l'Assemblée nationale.
  • Il garde un pouvoir de contrôle puisque le "gouvernement est responsable devant le Parlement".
  • Mais il est plus difficile à l'Assemblée nationale de renverser le gouvernement.
  • Le Parlement garde des prérogatives importantes, car il vote les lois et le budget.
  • Son activité est encadrée par le gouvernement qui fixe son ordre du jour.

Le président voit ses pouvoirs renforcés par rapport aux régimes précédents :

  • Le président est élu dans un premier temps par un large collège de grands électeurs (80 000).
  • Le président peut demander la tenue d'un référendum.
  • Il peut, dans certaines conditions, obtenir les pleins pouvoirs (art. 16).
  • L'article 49−3 lui permet de faire adopter un décret sans le vote du Parlement.
  • Il nomme le Premier ministre et donne l'impulsion de la politique générale.

Ce régime de compromis entre un parlementarisme maintenu et un président aux pouvoirs importants est qualifié de régime semi-présidentiel.

De plus, De Gaulle établit un lien direct avec le peuple :

  • Il veut un pouvoir "au-dessus des partis", c'est-à-dire gouverner sans dépendre des partis politiques.
  • Il organise plusieurs référendums.
  • Il s'adresse régulièrement aux Français par la radio et la télévision.
  • Il multiplie les bains de foule.
  • Enfin, par la réforme de 1962 approuvée par référendum, il amplifie considérablement sa légitimité en instaurant l'élection du président au suffrage universel direct.
  • Le rôle du président voulu par De Gaulle provoque de nombreuses critiques.

 

C. Un Etat centralisé

L’action de l’Etat est conduite par de hauts fonctionnaires issus majoritairement des Grandes Ecoles comme Sciences-Po ou de l’ENA (Ecole Nationale d’Administration créée en 1945). Parmi eux, les préfets, représentants de l’Etat dans les départements

Après la Seconde Guerre mondiale, la reconstruction et le développement économique sont planifiés par l’Etat. Dans un plan de 5 ans, l’Etat fixe des objectifs de production, notamment en orientant les investissements financiers dans l’industrie, surtout dans les secteurs de l’énergie et des transports, des secteurs vitaux.

Les moyens et les finalités de l’action de l’Etat sont divers. L’Etat peut nationaliser des entreprises, c’est-à-dire en devenir propriétaire et confier leur gestion à de grands fonctionnaires issus des Grandes Ecoles ; il peut orienter les investissements dans certains secteurs industriels, notamment les plus innovants (électronique, nucléaire, aérospatiale), ou dans les secteurs plus traditionnels (agro-alimentaire, transports…) ; il peut stimuler la production en lançant des programmes de Grands travaux d’infrastructures (logements, bâtiments publics, routes, voies ferrées…), lesquels permettent d’améliorer les conditions de vie de la population (écoles, hôpitaux…). L’Etat participe donc à la modernisation économique et sociale du pays.

D. La mise en place de l'État-providence

La IVe République met en place les bases de l'Etat-providence qui vise à atténuer les inégalités sociales..

La Sécurité sociale est créée en 1945.:

  • Elle permet d'aider les Français confrontés à la maladie, à l'invalidité et à la vieillesse (retraites).
  • Elle est financée et gérée par les employeurs et les salariés.

La loi sur les HLM est votée en 1950, elle a pour objectif de régler les problèmes posés par le manque de logements en aidant les plus démunis.

Le SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti) est instauré en 1950 et permet aux salariés de recevoir un salaire minimum.

La mise en place de l'État-providence permet la réalisation effective de la solidarité nationale. En redistribuant les revenus, le niveau de vie des Français augmente. Cette augmentation du pouvoir d'achat provoque une hausse de la consommation qui aide la croissance économique

 

P. II – La remise en cause la conception du gouvernement de la France établie en 1946 par les évolutions économiques et sociales.

A la fin des années 60, la place de l’Etat est de plus en plus remise en question.

  1. Face à la crise économique qui débute en 1973, le néolibéralisme  dénonce l'interventionnisme de l'Etat jugé trop coûteux et paralysant les initiatives individuelles (voir l'idéologie néolibérale dans le cours sur l'échelle mondiale de gouvernance)

 L’Etat français passe rapidement de l’interventionnisme (Mitterrand en 1981 : nationalisations, mesures fiscales et sociales pour relancer la consommation) au désengagement économique de l'Etat avec privatisation des entreprises publiques (Chirac, 1986)

Jacques Chirac prétend que le modèle français souffre de deux « défauts ». Le premier est le poids de l’Etat dans l’action économique et sociale, devenu trop important et trop coûteux. L’endettement de l’Etat est important, les prélèvements obligatoires ont augmenté. Puis, il estime que l’omnipotence de l’Etat nuit aux initiatives individuelles, au développement du marché du travail et à l’essor des entreprises privées. A partir de Jacques Chirac, l’Etat entame un processus de privatisations des entreprises publiques, de réduction des impôts…

 

B. La relation Etat et opinion publique est transformée par les médias.

4 phases:

  • sous la présidence de Gaulle (1958-1969), les médias sont contrôlés étroitement par l'Etat.
  • A partir de la crise de mai 1968 (mouvement de contestation des jeunes contre une société et un Etat trop autoritaire), progressivement les médias sont libérés de la tutelle de l'Etat.
  • A partir de Mitterrand (1981), les politiques utilisent des communicants pour leur slogan, leur discours, leur image et s’affichent dans les médias. Ainsi, le discours médiatique se focalise de plus en plus sur les hommes. La fonction présidentielle est désacralisée dans l'opinion publique, l’homme politique est souvent ridiculisé dans les médias (« Sarkozy/Hollande bashing »). En outre, les politiques s’affichent avec des journalistes, des présentateurs tv ou des artistes, leur crédibilité s’en trouve affectée.
  • A partir des années 1990, la diffusion d'internet, la diffusion des informations en temps réel, partout et tout le temps par le biais des portables, smartphones, tablettes, etc., obligent les responsables de l'Etat à caler leurs actions sur le tempo des chaînes d'information.

Les politiques utilisent abondamment les nouvelles technologies, le temps de la réflexion disparait au profit de la réaction émotionnelle immédiate.

Enfin internet est un formidable outil de mobilisation des masses, de partage de l’information, de dénonciation des menaces portant sur la société (les lanceurs d’alerte par exemple), capable d’influencer les attitudes politiques.

Finalement, depuis les années 1980, l’opinion publique manifeste une perte de croyance dans les capacités de l’État et du gouvernement à gouverner et à résoudre les problèmes économiques et sociaux.

C. Réorganisations de l'Etat face à ces changements.

  • La théorie néolibérale du New Public Managment se développe en France et transforme les administrations et les services sociaux.

Elle vise: à rendre les services publics plus efficients en rapprochant leur gestion de celle des entreprises privées avec un financements dépendant des performances ou des résultats. Elle vise aussi à adopter des politiques visant de plus en plus à réduire les dépenses de l'État, d'où une réduction des effectifs de la fonction publique et un débat sur le coût de l'État.

  • On peut ainsi parler de recul de l'État, même si certaines mesures (RSA et politiques de l'impôt) semblent montrer que le poids de l'État reste considérable.

 

  • On peut aussi parler de réorganisation de l'État avec:

-  d'abord avec les politiques de décentralisation : à partir de 1982 lois de décentralisation qui entraînent un transfert progressif des compétences et des financement vers les collectivités territoriales (départements puis régions).

- Ensuite avec la construction européenne, l’État abandonne certaines de ses prérogatives (la monnaie, les douanes par exemple), des services publics s’ouvrent à la concurrence ou sont privatisés (poste et télécommunications, chemins de fer). Enfin, il s’engage à respecter des règles budgétaires contraignantes, règles et contrôles renforcés depuis la crise de 2008.

  • Cet abandon de compétences au profit de l’UE est mal perçu par une bonne partie de l’opinion publique qui la juge trop libérale, technocratique (dominée par des fonctionnaires, des techniciens), éloignée des préoccupations des citoyens européens. L’Euroscepticisme (attitude critique et méfiante envers l’UE) gagne dans la population française.

CONCLUSION : Le gouvernement de la France est devenu très complexe. Le contexte économique et politique international accroit les besoins d’Etat (pour réglementer, pour protéger), alors que le modèle économique libéral est dominant et que les acteurs économiques font tout pour s’émanciper de son pouvoir. Les enjeux sont complexes, mal compris par l’opinion publique, alors que le discrédit portant sur les hommes politiques ne cesse de croitre.

 

 

 

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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 17:17
La construction européenne depuis le congrès de La Haye TERMINALE ES
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Thème 4 – Les échelles de gouvernement dans le monde

 

Le projet d'une Europe politique depuis le Congrès de la Haye en 1948

 

  • A partir de 1945, une nouvelle échelle de gouvernement apparaît par le rapprochement entre États européens ayant des objectifs communs;
  • L'idée d'une unité politique de l'Europe est ancienne. Après 1945, un certain nombre d'États choisissent de faire avancer ce projet. Dès l'origine deux visions s'opposent : celle d'une coopération économique plus ou moins avancée entre États et gouvernements, et celle de la création d'un État fédéral européen.
  • Toute la construction européenne depuis le congrès de La Haye en 1948 jusqu'au traité de Lisbonne en 2007 a hésité entre ces deux directions.
  • Le projet d'union économique est aujourd'hui très avancé et a fait de l'Union européenne une grande puissance économique. Le projet de construction politique est plus ambigu, avec une Union européenne qui n'est pas un État mais qui en a les structures, et qui reste un « nain » diplomatique et militaire.
  • De plus, la construction européenne ne parvient pas à susciter un véritable sentiment européen.

Comment le projet d’Europe politique a-t-il évolué depuis 1948 ?


Annonce du plan

 

Partie 1

LA NAISSANCE D'UN PROJET D'EUROPE POLITIQUE (1948-1957)

 

A. Pourquoi l'idée européenne avance-t-elle à partir de 1945?

  • Après le choc des deux guerres mondiales, la libération des camps d'extermination, le traumatisme de 1945 et l’affaiblissement de l’Europe, l’union devient une solution pour la paix.
  • La mise en place du modèle communiste à l’est et les encouragements américains renforcent le projet d’union (Plan Marshall et OECE)
  • 2 courants politiques dominent la scène politique dans les années 50 et convergent vers l'idée européenne:

- la démocratie chrétienne: centre droit, influencé par le message évangélique; a participé à la résistance

- la sociale démocratie: gauche réformiste ; elle accepte le capitalisme mais veut partager équitablement le profit ; elle s’oppose au communisme qui, lui, rejette totalement le capitalisme

  • L'idée européenne est portée après guerre par des “pères fondateurs” démocrates-chrétiens en France (Robert Schuman), en Allemagne (Konrad Adenauer), en Italie (Alcide de Gasperi), et par des sociaux-démocrates (Paul Henri Spaak en Belgique, Guy Mollet en France).
  • En 1948, le congrès de la Haye marque le point de départ véritable de la construction européenne.

- Contexte du congrès de la Haye: les drames de la Seconde Guerre mondiale ont fait prendre conscience de la nécessité d'un rapprochement entre les États européens afin d'éviter toute nouvelle guerre, de reconstruire l'économie européenne, de rassembler les Européens de l'ouest dans ce début de guerre froide.

- Le congrès de La Haye a lieu en mai 1948.. Près de trente pays sont représentés. Le congrès essaie d’insuffler dans les différents pays de l’Europe de l’ouest l’idée qu’une construction européenne est possible et nécessaire Il en résulte une atmosphère d'enthousiasme particulière

B. D'où une Europe de la démocratie libérale et de l'économie de marché qui va réussir.

  • 1er point dénominateur commun permettant un rapprochement: la démocratie. Les derniers régimes autoritaires de l'Europe occidentale disparaissent dans les années 1970 en Grèce, en Espagne et au Portugal
  • 2e point commun: le choix de l’économie de marché, sur la base des libertés économiques, du droit à la propriété privée et de l’initiative individuelle. Cela n’interdit pas l’intervention des États dans l’économie (nationalisations, rôle des pouvoirs publics dans la reconstruction et le lancement de grands programmes d’équipement) pour tempérer la loi du marché.
  • 3e point commun: le choix de l’État-providence après 1945 : renforcement du système de protection sociale pour corriger les inégalités sociales, promouvoir la croissance et l’emploi : par ex; le nouveau gouvernement travailliste britannique formé en 1945 applique le programme de Welfare State (“État du bien-être” ou État-providence) élaboré par William Beveridge dès 1942 / en 1945 la France crée la Sécurité sociale (couvrant tous les risques : maladie, vieillesse, maternité, chômage).

C. Mais échec  rapide de l'Europe fédérale

Les premières initiatives vont dans le sens d'une Europe fédérale.

a) Jean Monnet (Commissaire général au Plan en France) élabore un plan de construction d’une vraie Europe unie, autour du “noyau” franco-allemand, par une « stratégie des petits pas”, sur une “action concrète” portant sur un point limité => 9 mai 1950 Robert Schuman (ministre français des Affaires étrangères) lance un plan proposant de placer la production franco-allemande de charbon et d’acier (stratégiques pour la fabrication d’armes) sous une Haute Autorité commune supranationale ouverte à d’autres pays => 18 avril 1951 création de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) par la France, la RFA, l’Italie, le Benelux (Belgique, Pays- Bas, Luxembourg). C'est donc une réussite.

b) Les 6 pays européens veulent aller plus loin et lancent un nouveau projet le 27 mai 1952 : signature par les 6, à Paris d’un traité visant à créer une Communauté européenne de défense (CED) permettant de créer une armée commune sous l’autorité d’un ministre européen de la Défense. 5 pays ratifient le traité, mais les Français se divisent entre partisans et adversaires (communistes, gaullistes partisans de la souveraineté nationale) de la CED => août 1954 : le Parlement français rejette le traité. Les États-Unis vont établir l'OTAN à la place.  C'est le premier échec dans la construction européenne.

=> Le rejet de la CED marque échec de la construction politique d'une Europe fédérale. La construction européenne va donc être économique.

 

D. La naissance de la Communauté Économique Européenne (CEE)

- 25 mars 1957 : signature des traités de Rome créant la Communauté Économique Européenne (CEE) : mise en place d’un marché commun avec libre 
circulation des biens, des capitaux et des hommes par la suppression progressive des frontières entre États membres.

 

Partie 2.

LA CEE : UN PROJET ÉCONOMIQUE FORT, UN PROJET POLITIQUE EN CONSTRUCTION (1957-1989)


 

A) Qu'est-ce que la CEE ? Un projet économique fort


  • Des institutions complexes basées sur un compromis institutionnel  car le débat fédéralisme/unionisme (favorable à une coopération plus ou moins avancée entre les Etats mais pas à un Etat fédéral) n’est pas tranché, les États membres gardent leur souveraineté et, en même temps,
 les institutions ménagent la présence d'institutions supranationales (Parlement et Commission) mais contrôlées par les pouvoir intergouvernementaux (Conseil des ministres et des chefs de gouvernement:

- la Commission européenne est un organe supranational de proposition de règlements et de directives au Conseil. Elle applique les traités, les décisions du Conseil, et représente la CEE à l'extérieur.

- 
le Conseil des ministres, lui, incarne les intérêts des États. Il prend les décisions, à l’unanimité le plus souvent (=> aucune directive ne peut être imposée à un État contre son gré), plus rarement à la majorité qualifiée (2/3 des voix).

- À partir de 1974, un Sommet européen des chefs d’État et de gouvernement renforce le pouvoir des Etats dans les institutions européennes.

- 
le Parlement européen est essentiellement consultatif, même si ses prérogatives vont croître (il contrôle la Commission, donne son avis sur les propositions de celle-ci, il vote surtout le budget). Ses membres sont nommés par les Parlements nationaux puis, à partir de 1979, il est élu pour 5 ans au suffrage universel direct = élections européenne (chaque député représente la population européenne, non celle de son pays d'origine) => création de partis politiques européens supranationaux. Exemples: le parti socialiste européen, le parti populaire européen, Parti vert européen, etc.

- la Cour Européenne de justice, supranationale, vérifie que les lois européennes (directives) sont conformes aux traités. C'est une cour de justice pour la CEE.

 

B. Les succès de l'intégration économique

- organiser l’Europe du marché : disparition des barrières douanières intérieures => 
Marché commun. La Politique Agricole Commune (PAC) est instaurée en 1962 (développer l'agriculture européenne : préférence communautaire en matière de commerce agricole, garantie des prix => revenu minimal garanti aux agriculteur). Des entreprises communes à plusieurs États se développent, comme Airbus (1970).

- créer un espace de circulation : en 1985 l'accord de Schengen supprime les contrôles aux frontières des pays signataires.

- 1987 programme “Erasmus” favorisant la circulation des étudiants des pays membres.

- Aide aux catégories sociales défavorisées et aux régions avec le Fonds social européen (FSE),

- Aide au développement des régions européennes avec le Fonds européen de développement régional = FEDER,

- aide au développement dans le monde.


- Des élargissements successifs se réalisent vers le nord et le sud de l'Europe

 

C. Tensions et limites.

  • De Gaulle et la construction d'une Europe politique (1958-1969)


- De Gaulle revient au pouvoir en France en 1958. Bien qu'hostile aux premières organisations européennes, il accepte les engagements des traités de Rome de 1957, voyant dans la CEE un moyen de moderniser l'économie française. Menant une politique d'indépendance et de grandeur de la France, il est partisan d'une « Europe européenne » plus indépendante des États-Unis : c'est pourquoi il rejette en 1963 et 1967 l'adhésion du Royaume-Uni, jugé trop proche des États-Unis, et privilégie l'axe-franco- allemand en signant avec le chancelier Adenauer un traité d'amitié et de coopération entre les deux pays (1963).

- De Gaulle est hostile à l'Europe supranationale. Face au projet du président de la Commission européenne de renforcer les pouvoirs de celle-ci, la France bloque le fonctionnement de la CEE pendant 6 mois en 1965 en pratiquant la « politique de la chaise vide »

Dans les années 1980, la construction européenne piétine à cause de la crise économique, de la volonté de Margaret Thatcher de limiter la contribution financière britannique et d'une vague d'euroscepticisme (premières critiques de la construction européenne venant de la société).

D. Relancer la construction européenne.

- 1986 Jacques Delors, président de la Commission relance la construction européenne avec l'Acte unique européen : il prévoit un marché unique pour 1993, une union économique et monétaire plus intégrée, l'extension du vote majoritaire à la place du vote à l'unanimité qui est réservé aux sujets les plus importants, accroissement des compétences de la Commission et du Parlement 


 

Partie 3.

LE PROJET POLITIQUE EUROPÉEN DEPUIS 1989 


A) Les répercussions de l’effondrement du bloc communiste en Europe

  • En 1989-1991 le mur de Berlin s'effondre, l'Allemagne se réunifie, l'URSS s'effondre : c'est la fin de la Guerre froide. La construction européenne peut s'étendre à l'ensemble du continent, et se réoriente vers l'Est. L'Europe passe ainsi progressivement de 12 à 27 membres
  • Mais réveil des nationalismes et de la guerre en Europe, dans l'ex-Yougoslavie dans les années 1990. Les Européens et l’ONU sont impuissants => intervention de l’OTAN (États-Unis) en 1995 puis en 1999 en Serbie et au Kososo, ce qui traduit la faiblesse politique de l'Europe.

B) De la CEE à l’Union européenne (1992-2007)

- Le traité de Maastricht de 1992 a pour nom officiel le « traité sur l'Union européenne ». Il tient compte du nouveau contexte: fin de la guerre froide, réunification de la puissante Allemagne, indépendance des pays de l'Est de l'Europe débarrassés de la domination soviétique

  • Le traité de Maastricht est fondamental car il met en place la future monnaie unique, une Politique étrangère et de sécurité commune (PESC) ainsi qu’une citoyenneté européenne (le droit de se présenter aux élections locales et européennes dans n'importe quel État membre sous les mêmes conditions que les nationaux de cet État).
  • La CEE change alors de nom pour s’appeler Union Européenne.

- Le traité met en place une Europe monétaire, l’adoption de l’Euro (1997)

  • L'euro zone inclut les pays ayant adopté l'euro: sur les 28 États membres, 19 utilisent l'euro. Le Royaume-Uni et Danemark ont été exemptés de l'adoption de la monnaie commune. Les autres (La Suède, Pologne, République Tchèque, Roumanie, Bulgarie, Croatie, Hongrie)  sont tenus de l'adopter un jour.
  • La BCE (Banque centrale européenne) est fondée à Francfort-sur-le- Main (Allemagne). Elle a la charge de la politique monétaire de la zone euro.
  • Le traité de Maastricht arrive juste après l'effondrement du bloc communiste et la réunification allemande. Il s'agit de mieux intégrer l'Allemagne pour profiter collectivement de sa puissance économique (par la monnaie commune) et limiter un peu son retour à la souveraineté complète.

- Le Traité met en place une Europe de la libre circulation des hommes qu'avait commencé à bâtir la CEE.

  • La citoyenneté européenne, créée par le traité, donne le droit de circuler et de résider librement dans l'UE. L'espace de libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux a été organisé par des accords en 1990 signés par les Etats à Schengen (d'où le surnom
d'« espace Schengen »). Schengen est un village luxembourgeois est frontalier avec l'Allemagne et la France.
  •  Mais en France, le “oui” au referendum sur Maastricht ne l’emporte que par 51% des voix exprimées, ce qui laisse donc supposer que la construction européenne menée par les milieux politiques n'est pas suivie massivement par les peuples au moins en France. Le Danemark et le RU ne ratifient qu’après obtention de dérogations.

- De nouvelles institutions


  • On passe du Sommet européen des chefs d’État et de gouvernement  à une institution plus réglée: le Conseil européen (chefs d’État et de gouvernement, décisions fondamentales). C'est ce conseil qui fixe les objectifs.
  • le Conseil de l’Union (ministres des États membres), qui existe déjà, adopte, avec le Parlement, les règlements et directives : c'est une co-législation. Le Parlement est donc renforcé.

 

 C) La crise du projet européen.

1. Le système politique européen est complexe, opaque et peu compris par les citoyens européens, et les partis politiques nationaux rendent l'UE responsable de tous les problèmes => participation faible aux élections européennes, montée de l'euroscepticisme et des idées souverainistes. Cette défiance s'accélère avec les conséquences de la crise des subprimes suivie par celle de l'euro et avec une croissance dans la zone euro faible.

2. Un projet de traité constitutionnel européen est élaboré (2004) par l'UE pour améliorer son fonctionnement. Une partie des opinions publiques, de la gauche et  les souverainistes y voient au contraire un projet non démocratique, supranational et un projet qui renforce la mise en concurrence des salariés dans l'UE. Ce projet imposerait une concurrence entre les travailleurs européens et serait sous-tendue par une idéologie néolibérale. En 2005, la France et les Pays-Bas rejettent par referendum ce traité constitutionnel.  Mais les dirigeants français (Nicolas Sarkozy) contournent la décision du peuple en faisant ratifier par l'Assemblée nationale et le Sénat un nouveau traité qui reprend des idées de 2005. L'UE adopte alors, en 2007, le « traité simplifié » de Lisbonne reprenant l'essentiel du projet précédent mais sans passer par les référendums. Les parlements nationaux font ce que des peuples ont refusé. Le projet européen est donc affaibli.

  1. L'UE traverse une grave crise économique qui oppose ses membres du Sud (Portugal, Espagne, Italie, Grèce, Chypre, voire France) en grande difficulté aux membres du Nord et particulièrement à l'Allemagne, devenue la puissance européenne dominante et à laquelle les opinions publiques sont de plus en plus hostiles). Beaucoup ne veulent plus payer pour les autres et demandent la sortie de l'euro.
  2. Les partis souverainistes sont de plus en plus entendus: l'euroscepticisme progresse vite.
  3. La gestion peu glorieuse de la crise des réfugiés affaiblie là encore le projet européen basé sur les droits de l'homme.
  4. L'UE est un « nain » diplomatique et militaire : pas de politique étrangère commune : cf. divergences en 2003 sur la 2e guerre en Irak : France et Allemagne contre, beaucoup d’autres pour. L’Europe a encore besoin de l’OTAN. L'UE n'est pas membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, elle y dépend de la France et du Royaume-Uni.
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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 19:39
Le continent américain TERMINALE ES
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Le continent américain : entre tensions et intégrations régionales

 

Le continent américain présente un cas particulier. Il regroupe en effet des États aux profils sociaux et économiques très contrastés. On y trouve à la fois le pays le plus puissant du monde, les États-Unis, et des pays en voie de développement. Par ailleurs, un certain nombre de puissances émergentes y apparaissent, comme le Brésil. Au-delà de ces différences, il existe également des processus d'intégration au sein de ce continent et ce, à toutes les échelles.


Que nous révèlent les tensions qui existent au sein du continent américain ? Quels processus permettent d'y approfondir les intégrations régionales ?

 

Partie 1. Les contrastes d'un continent

 

A. Contrastes de développement

Un pôle de la Triade
  • Le poids des États-Unis
     

Les États-Unis constituent à tout point de vue le lieu central du continent américain.

- Le PIB et l'IDH des États-Unis sont les plus élevés du continent. Leur PIB global est sept fois plus élevé que celui du Brésil, qui possède le deuxième PIB du continent.

- D'importants lieux centraux de l'espace mondial se concentrent en effet aux États-Unis. Du point de vue politique, on trouve à New York le siège de l'ONU. Les décisions prises à Washington sont décisives, tant pour le continent que pour le monde. Du point de vue économique, la présence de la Bourse de Wall Street est déterminante. Les États-Unis possèdent des lieux forts de l'espace continental et mondial : la mégalopole du Nord-Est avec sa façade maritime, sa ville mondiale (New York), des Etats comme le Texas et la Californie (qui, si elle était un État indépendant, posséderait le sixième PIB au monde). Les ressources naturelles d'un territoire maîtrisé contribuent à cette place particulière.

 

  • Le Canada : un territoire intégré à la Triade

Le Canada profite d'un profond mouvement d'entraînement et, lui aussi riche en ressources, constitue un espace complémentaire à celui des États-Unis. Avec les États-Unis (et les territoires appartenant à la France ou au Royaume-Uni dans les Caraïbes et en Amérique du Sud), il forme une Amérique du Nord clairement définie par son appartenance au nord de la planète.

Des puissances émergentes
  • Les diversités de l'émergence
    En Amérique centrale et du Sud, un certain nombre de pays possèdent d'indéniables atouts pour constituer des puissances émergentes. Mais les voies choisies sont très variées. Le Mexique tente de s'appuyer sur la proximité des États-Unis pour bâtir une industrie de délocalisation ; il compte également sur le tourisme et les matières premières (pétrole du golfe du Mexique). Les pays du « cône sud » (Chili, Argentine) ont aussi connu une certaine émergence et un IDH satisfaisant : l'Argentine, pourtant en très bonne voie, a été handicapée par la faillite financière de l'État en 1998.

 

  • L'affirmation du Brésil
    Seul le Brésil apparaît comme une puissance émergente suivant un nombre important de critères. Le pays s'appuie sur son potentiel agricole et ambitionne de devenir la « ferme du monde », mais aussi sur ses ressources pétrolières offshore, son système bancaire et ses industries variées et performantes.
Des pays en voie de développement
  • Des pays aux potentiels inégaux mais des économies très dépendantes

- Les autres pays d'Amérique possèdent des indicateurs économiques et sociaux qui en font des pays en voie de développement. Certains peuvent compter sur des ressources naturelles abondantes, comme le cuivre au Pérou ou le pétrole au Venezuela.
 

- Leurs économies sont cependant très dépendantes du cours des matières premières et des investissements venant de l'étranger (IDE). Les FTN originaires du Nord ont également un poids considérable.

  • Des pays en problème de développement


- Les États dont le PIB et l'IDH sont les plus faibles se situent en Amérique centrale (Guatemala, Honduras…). Les deux pays enclavés du continent, la Bolivie, située dans la zone andine, et le Paraguay connaissent des difficultés comparables.

 

- Cuba, un pays communiste à la recherche d'une voie de développement: l’économie cubaine continue de souffrir des conséquences de l’effondrement du bloc soviétique en 1991 ainsi que du boycott commercial imposé par les Etats-Unis. Le contrôle étatique sur l’économie et la persistance des entraves à la liberté du commerce constituent toujours de sévères obstacles au développement commercial et économique de Cuba.. Le président Raul Castro a réaffirmé son intention de favoriser l'entreprise privée et développer les exportations.

 

- Un PMA (pays les moins avancé) Haïti. une espérance de vie de 62 ans et une scolarité moyenne des adultes de moins de 5 ans. Le pays est traversé par une fracture sociale entre les « bossales » (80%, les « peaux sales », descendants des esclaves nés en Afrique, adeptes du vaudou, maintenus dans l'exclusion par les régimes successifs) et les créoles (métis qui forment l’élite de l’ile). C’est un des pays les plus inégalitaires du monde

 

B. Contrastes géoculturels

La distinction entre l’Amérique anglo- saxonne (au nord majoritairement protestante et l’Amérique latine essentiellement catholique et d’origine ibérique, découle de la conquête coloniale. A cette opposition se rajoutent les apports culturels des amérindiens, des africains et des nouveaux (asiatiques par ex.)

Les Amérindiens sont peu nombreux au Nord (réserves avec droits spécifiques ; au Canada, les Inuits bénéficient d’une autonomie sur leur territoire) ; ils vivent pour la plupart d’entre eux dans la pauvreté. Au sud, les Amérindiens sont nombreux (centre et sud du Mexique, dans les Andes).

Les Africains, quant à eux ont marqué de leur culture les espaces américains : Antilles, Brésil, Etats-Unis (jazz).

 

Partie 2. Divers facteurs de tensions
A. Les tensions politiques

• Le poids des États-Unis
Les tensions politiques sont parfois liées à la présence importante des États-Unis dans la région. Depuis 1823, la doctrine Monroe conduit les États-Unis à se considérer comme les garants de l'ordre dans la région. Ils contrôlent le canal de Panamá, maintiennent Cuba et le régime communiste des Castro dans une situation d'embargo depuis 1962. Récemment, un rapprochement EU / Cuba a commencé. Au cours de la guerre froide, la CIA a favorisé la montée au pouvoir de dictateurs comme le général Pinochet au Chili.. Les États-Unis possèdent des bases militaires en Amérique centrale (Colombie) et dans les Caraïbes, comme Guantanamo. La puissance des FTN étatsuniennes accentue cette influence.
 

• La contestation du rôle des États-Unis
Il y a donc un courant antiaméricain en Amérique du sud porté en particulier par la gauche et par certains pays comme le Venezuela ou la Bolivie. La critique porte sur l'impérialisme des EU. L'impérialisme est une stratégie visant à dominer des pays. Les mouvements hostiles à cette domination sont nombreux. Ils se sont davantage structurés depuis la fondation de l'Alliance bolivarienne pour les Amériques. Elle regroupe neuf pays parmi lesquels Cuba, avec Raul Castro, la Bolivie, avec le président Evo Morales, et surtout le Venezuela, avec l'ancien président Hugo Chavez.

 

Les facteurs de déstabilisation
Entre les Etats existent aussi beaucoup de litiges sur le dessin des frontières terrestres et sur les ZEE.

B. Les facteurs d'insécurité

• Le défi du crime organisé
Le crime organisé est un autre facteur de tension au sein du continent. La présence de réseaux mafieux est avérée tant au Nord qu'au Sud, de même que la présence de gangs, très actifs dans certains pays, comme le Salvador, mais aussi dans des quartiers de villes nord-américaines. Dans certains États, l'insécurité est préoccupante, comme en Haïti.

 

• La question des tensions sociales
Cette situation est liée aux forts écarts sociaux qui existent dans les villes américaines, qui sont pour la plupart marquées par une forte ségrégation socio-spatiale. Le continent est le plus inégalitaire au monde. Dans les villes, les quartiers pauvres (ghettos aux États-Unis, favelas au Brésil, etc.) côtoient des quartiers aisés et ils constituent des zones où la violence s'exprime régulièrement.

 

Cependant, il convient de nuancer ces tensions. En effet, la dernière guerre dans le continent Sud-américain date de 1995 et la région est celle qui investit le moins dans les dépenses militaires au monde.

 

Partie 3. Des intégrations régionales qui s'intensifient
 
A. De plus en plus de flux intracontinentaux

Le continent américain connaît de plus en plus de flux à l'intérieur du continent :

  • Les flux humains sont nombreux. Les migrations sont principalement orientées du Sud vers le Nord (États-Unis et dans une moindre mesure le Canada). Ces flux s'expliquent par les importantes fractures économiques et sociales qui touchent l'Amérique. Aux États-Unis, plus de 11 millions de personnes vivent et travaillent dans la clandestinité. Le président américain Obama a accordé une régularisation provisoire à 5 millions d'entre eux en 2014 malgré les oppositions d'une partie de l'opinion publique et de la classe politique.

 

  • Les flux matériels et financiers sont importants et sont eux aussi polarisés par les États-Unis. De manière simplifiée, on peut affirmer que les États-Unis exportent vers le reste du continent des produits à forte valeur ajoutée et qu'ils importent des produits agricoles et des matières premières. De même, les flux de capitaux (IDE) ont pour principale source et destination les États-Unis.

 

  • Les zones frontalières sont des zones où les échanges sont particulièrement dynamiques, notamment grâce aux associations régionales d'intégration économique (Mexamerica, frontière entre le Mexique et les États-Unis, Main Street America et le Nord-Ouest entre le Canada (Vancouver) et les États-Unis (Seattle)).

 

B. La multiplication des associations entre États

• À l'échelle du continent
Des organisations internationales régionales participent à l'intégration des différents espaces du continent. À l'échelle de tout le continent l'Organisation des États américains existe, mais n'a pas de réelles compétences.

 

• Au Nord : l'ALENA
Les organisations régionales sont plus efficaces. L'ALENA (Accord de libre-échange nord-américain) réunit le Canada, les États-Unis et le Mexique. Il s'agit d'une association exclusivement économique. Elle regroupe deux pays du Nord et un pays du Sud et contribue à une importante dynamique transfrontalière entre États-Unis et Mexique.

 

Au Sud, des expériences multiples
Six autres organisations régionales existent en Amérique du centre et du Sud. Le Mercosur (Marché commun du Sud, qui regroupe Brésil, Paraguay, Uruguay et Argentine) est sans doute celle qui présente le plus gros potentiel d'intégration car elle est dynamisée par la puissance émergente brésilienne.

 

Conclusion. Le continent américain présente donc de forts contrastes. Les tensions tendent cependant lentement à s'atténuer et les voies d'intégration à s'affirmer au niveau régional. À l'échelle du continent, le poids des États-Unis et les ambitions du Brésil rendent difficile la mise en place de structures de décisions collectives.

 

 

 

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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 12:50

Thème 3 : Les échelles de gouvernement dans le monde

COURS 2. Une gouvernance européenne depuis le traité de Maastricht (1992)

 

INTRODUCTION.

  • Gouvernance : mode collectif de prise de décision réalisé par plusieurs acteurs de natures différentes (États, Institutions internationales, FTN, ONG…). La gouvernance propose un nouveau mode de gestion des relations internationales à mi-chemin entre un gouvernement mondial, qui reste irréalisable, et la simple coopération entre nations. Elle remet en cause le monopole de l’État sur les affaires mondiales. Elle suppose des règles qui s'imposent aux Etats.

 

  • La notion d'« Europe » ici désigne l'Union européenne, l'association de 28 États. Le nombre d'États membres est passé de six à vingt-huit lors d’élargissements successifs. Dans le même temps, les institutions européennes se sont transformées.

 

  • 1992 est l'année de la signature du traité de Maastricht, qui fonde l'Union européenne à la place de la Communauté économique européenne. Il s'agit d'une des principales étapes de la construction européenne.

 

  • Idée fondamentale: les différents traités signés depuis 1992 ont voulu construire un pouvoir original, à mi-chemin entre institutions étatiques et structures fédérales. Dépendant des Etats tout en prétendant les dépasser, ce modèle se révèle fragile à cause des dissensions entre eux et des élargissements successifs qui ont complexifié son fonctionnement.

Problématiques:

En quoi consiste la gouvernance européenne? Les difficultés actuelles de l'Union européenne prouvent-elles que cette gouvernance européenne fonctionne mal?

Plan:

P.1. Un système de gouvernance

a. Le traité sur l'Union européenne

b. Les principales institutions


c. S'adapter aux élargissements

P.2. Une Europe en difficulté

a. Une crise de gouvernance


b. La crise de la dette dans l'euro zone

 

P.1. Un système de gouvernance

La construction européenne est un processus lancé en 1950; elle est encore en cours, que se soit dans le domaine économique, politique, diplomatique ou militaire.

Cette construction se fait de deux façons: par les approfondissements (plus d'intégration ou de coopération entre les Etats) et par les élargissements (adhésion de nouveaux membres).

 

a. Le traité sur l'Union européenne

- Traité de Rome en 1957: c’est en 1957 que naît véritablement l’Europe. Ces 6 pays (Allemagne, France, Benelux, Italie, Pays-Bas) s’engagent à aller le plus loin possible dans une union entre eux. Tout paraît alors possible. C’est toujours le “noyau dur” de l’Europe actuelle.

- Le traité de Maastricht de 1992 a pour nom officiel le « traité sur l'Union européenne » (TUE).

  • Le traité de Maastricht est fondamental car il met en place la libre–circulation (traité de Schengen), la future monnaie unique (traité d’Amsterdam), la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC) ainsi qu’une citoyenneté européenne (le droit de se présenter aux élections locales et européennes dans n'importe quel État membre sous les mêmes conditions que les nationaux de cet État).
  • La CEE change alors de nom pour s’appeler Union Européenne.

- Le traité met en place une Europe monétaire, l’adoption de l’Euro (1997)

  • L'euro zone inclut les pays ayant adopté l'euro: sur les 28 États membres, 19 utilisent l'euro. Le Royaume-Uni et Danemark ont été exemptés de l'adoption de la monnaie commune. Les autres (La Suède, Pologne, République Tchèque, Roumanie, Bulgarie, Croatie, Hongrie)  sont tenus de l'adopter un jour.
  • La BCE (Banque centrale européenne) est fondée à Francfort-sur-le- Main (Allemagne). Elle a la charge de la politique monétaire de la zone euro.
  • Le traité de Maastricht arrive juste après l'effondrement du bloc communiste et la réunification allemande. Il s'agit de mieux intégrer l'Allemagne pour profiter collectivement de sa puissance économique (par la monnaie commune) et limiter un peu son retour à la souveraineté complète.

- Le Traité met en place une Europe de la libre circulation des hommes.

  • La citoyenneté européenne, créée par le traité, donne le droit de circuler et de résider librement dans l'UE. L'espace de libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux a été organisé par des accords en 1990 signés par les Etats à Schengen (d'où le surnom
d'« espace Schengen »). Schengen est un village luxembourgeois est frontalier avec l'Allemagne et la France.

b. Les principales institutions


Les institutions européennes sont pour la plupart antérieures au Traité de Maastricht mais le traité reformule leurs rôles.

  • Elles se répartissent entre institutions intergouvernementales (le Conseil européen et le Conseil de l'Union européenne) et institutions supranationales (le Parlement européen, la commission européenne, la Banque centrale européenne, la Cour des comptes européenne, la Cour de justice de l'Union européenne, etc.). Dans les institutions intergouvernementales, les Etats sont présents alors que dans les institutions supranationales, ce sont des fonctionnaires ou des députés européens qui agissent. Il y a donc deux niveaux de pouvoir politique dans l'UE.

 

  • Ces institutions sont en équilibre les unes par rapport aux autres:

Les 2 institutions supranationales principales:

- Le parlement européen : élu pour 5 ans, proportionnel à la population de chaque pays. Il siège à Strasbourg. Ce sont les eurodéputés. Ils sont 750 aujourd'hui.

- La commission européenne : un exécutif (type gouvernement) nommé par le conseil européen et contrôlé par le parlement. Elle siège à Bruxelles. Il y a aujourd'hui 28 commissaires (1 par pays). Un commissaire est censé défendre l'UE et non son pays.

 

Les 2 principales institutions représentant les Etats:

- Le conseil européen : composé des chefs d’états des pays membres. Unanimité requise pour les politiques étrangères, fiscales, sociales. Majorité qualifiée (55% des Etats membres qui représentent au moins 65% de la population) pour les autres sujets. Il se réunit à Bruxelles. Le conseil européen fixe le cap, donne les grandes orientations.

- Le conseil de l'Union européenne regroupe à Bruxelles les ministres des différents États membres (d'où le surnom de Conseil des ministres) en fonction de l'ordre du jour. Il partage avec la parlement le pouvoir législatif.

Une dernière grande institution représentant le pouvoir judiciaire dans l'UE:

- La cour de justice européenne : juge le respect ou non des traités. Elle siège à Luxembourg.

 

c. S'adapter aux élargissements

 

De 6 pays en 1957 à 28 aujourd'hui (avant le départ prévu du Royaume-Uni), l'UE a connu sept vagues d'adhésion de nouveaux pays, communément appelées "élargissements".

 

  • L'augmentation du nombre des pays membres pose des problèmes de fonctionnement dans l'UE. La règle du vote par unanimité dans le conseil de l'Union est vite devenue impossible et a été modifiée par le principe de la majorité qualifiée (le vote de chaque État est pondéré en fonction de son poids démographique)

 

  • On a rendu possible une Europe à plusieurs vitesses ou une Europe à la carte: certains pays membres peuvent être dans la zone euro ou en être dispensés, être dans l'espace Schengen ou pas. Certains pays membres peuvent se rapprocher et mettre en commun davantage de responsabilités que les autres.

 

 

P.2. Une Europe en difficulté

a. Une crise de gouvernance en 2005.


- Devant l'accumulation des différents textes réglementant le fonctionnement de l'Union, une tentative a été faite pour ramener tous ces textes sous la forme d'une constitution unique.

- Le texte de la Constitution devait être ratifié par voie parlementaire ou référendaire dans chaque pays en 2005. Cinq pays choisissent de faire un référendum, mais dans deux cas la majorité des citoyens vote « non » et ce sont des membres fondateurs: la France et les Pays-Bas

- Cette crise marque la montée en puissance de l'euroscepticisme marqué par une défiance des populations vis à vis de l'Union. Les sociétés se divisent entre ceux qui sont favorables à l'Union et qui souvent sont ceux qui font partie des classes sociales les plus aisées et les plus diplômées et ceux qui la rejettent et qui font partie des classes les plus fragilisées (ouvriers, artisans, agriculteurs).

- Aujourd'hui, de nombreux partis politiques, pas uniquement extrémistes, critiquent l'Union européenne, dénonçant à droite et à l'extrême-droite la perte de souveraineté nationale, à gauche et à l'extrême-gauche le libéralisme économique de l'Union, ainsi que tous bords confondus le manque de démocratie, la domination de la bureaucratie et l'éloignement de « Bruxelles ».

- Le traité de Lisbonne est signé en 2007: il reprend des mesures du texte rejetées par les Français et les Néerlandais deux ans auparavant sauf que les chefs d'Etats et de gouvernements prennent soin de le valider  par les parlements des États membres et non par les peuples (à l'exception de l'Irlande qui le repousse par un premier référendum et l'accepte par un second). Cela va renforcer l'image d'une construction européenne voulue par les élites à l'encontre des peuples ou sans l'adhésion peuples.

 

b. La crise de la dette dans l'euro zone

- Selon le traité sur l'Union européenne, les pays ayant adopté l'euro doivent respecter des « critères de convergence » limitant leur possible déficit budgétaire et leur dette publique (il s'agit d'une ébauche de gouvernance économique). Sauf que la quasi totalité des États membres ne respectent pas ces critères, se finançant en accumulant de la dette.

- En 2007, quand une crise financière débute (la crise des subprimes), celle-ci entraîne une baisse des rentrées fiscales pour tous les États et une forte hausse des taux d'intérêt pour les économies européennes les plus fragiles (surtout la Grèce, l'Espagne et le Portugal, mais aussi l'Irlande, l'Italie et la France), faisant augmenter à partir de 2009 les déficits budgétaires et donc les dettes publiques.

- Le pays le plus frappé est la Grèce, mais tous sont touchés plus ou moins fortement. En plus, le gouvernement grec a manqué de transparence sur sa situation et a même falsifié les données, camouflant une partie de son déficit et de sa dette (par montage financier décalant de plusieurs années le paiement des intérêts).

- Plutôt que faire sortir de l'euro le ou les membres fragilisés, est décidé d'imposer à la Grèce un quasi-tutelle (par la « troïka » du FMI, de la Commission et de la BCE), l'obligeant à réduire les salaires et les dépenses de santé, licencier des fonctionnaires et réformer sa fiscalité (augmentation des prélèvements et lute contre la fraude fiscale): c'est une cure d'austérité qui entraîne la colère des citoyens grecs

- De semblables mesures de rigueur sont appliquées en Espagne et au Portugal, avec refinancement des banques dès 2010-2011, notamment celles irlandaises, grecques, espagnoles et italiennes.

 

C. La crise des réfugiés qui est en cours et qui est liées aux conflits du Moyen-Orient est aussi une crise majeure de l'UE parce qu'elle a profondément divisé les pays européens et réduit la libre circulation dans l'espace Schengen. Réfugiés, dettes, chômage : la crise européenne semble interminable. Pour une part croissante de la population, la seule réponse lisible est celle du repli national : sortons de l’Europe, revenons à l’Etat-nation, et tout ira mieux. Les milieux pro-européens, eux, n'envisagent pour le moment pas de solution dans une refondation d'un nouveau noyau dur de l'Europe

 

Conclusion.

Malgré la multiplication des signes d’appartenance (Drapeau, devise, hymne, monnaie, Erasmus), on assiste à un retour des nationalismes et des rejets de la façon dont la construction européenne s'est réalisée. Le "Brexit" en est un des dernier signes.  Alors que faire de l’UE, un simple espace de circulation et d’achat en commun ou un vrai Etat fédéral ?

 

 

 

 

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