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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 12:34
Le socialisme et le mouvement ouvrier en Allemagne depuis 1875 TERMINALE ES
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Thème 2. Idéologies, opinions en Europe de la fin du XIXe siècle à nos jours

 

Cours 1. SOCIALISME ET MOUVEMENT OUVRIER EN ALLEMAGNE DEPUIS 1875

Cours 2. MEDIAS ET OPINIONS DANS UN REGIME DEMOCRATIQUE COMME LA FRANCE

 

Cours 1. SOCIALISME ET MOUVEMENT OUVRIER EN ALLEMAGNE DEPUIS 1875

 

Introduction.

1ère notion à définir: SOCIALISME.

  •  La question du socialisme a traversé la fin du XIXe siècle et le XXe siècle. Elle est aussi au centre des études et des préoccupations politiques du XXIe siècle. 
  • Définition de socialisme : doctrine qui critique la société née de la révolution industrielle et ses inégalités (société capitaliste). Elle vise à la rendre plus juste par la propriété collective des moyens de production. Mais deux types de moyens pour parvenir à ce but :
  • Socialisme réformiste: doctrine qui vise la transformation des structures économiques, sociales et politiques de la société capitaliste par des voies légales (élections, réformes)
  • Socialisme marxiste: doctrine inspirée de Karl Marx et qui vise au renversement de la société capitaliste (révolution). La dictature du prolétariat qui s’en suivra permettra la nationalisation des moyens de production et débouchera sur une société communiste sans classe.

 

2e notion à définir: MOUVEMENT OUVRIER.

  • Les ou le parti(s) socialiste(s) et les syndicats travaillent à faire de la classe ouvrière une classe consciente des rapports de force, de leur origine capitaliste et capable de vouloir une société alternative. Les partis visent la conquête du pouvoir. Les syndicats, eux, défendent les intérêts des travailleurs face aux propriétaires d’entreprises.

 

3e notion à définir: l'ALLEMAGNE DEPUIS 1875.

Il y eut cinq Allemagne et donc cinq contextes différents depuis 1871 :

  • L’Empire fédéral allemand est un régime politique fondé en1871 dans la Galerie des glaces du château de Versailles après la défaite française lors de la guerre franco-allemande de 1870. Il prend fin le 9 novembre 1918 par l'abdication de l’empereur Guillaume II à l'issue de la Première Guerre mondiale et la proclamation de la république de Weimar.  C’est un régime autoritaire avec un empereur, un chancelier qui dépend seulement de l’empereur et une assemblée élue au suffrage universel, le Reichstag.
  • La république de Weimar est une démocratie parlementaire avec un président et un chancelier. Celui-ci est investi par le Reichstag et il est responsable devant cette assemblée.
  • 1933, Adolf Hitler devient chancelier et très vite vide de tout contenu démocratique la République de Weimar pour en faire un Etat totalitaire (le IIIe Reich).
  • 1945, capitulation du Reich, division de l’Allemagne en 4 secteurs d’occupation puis en  1949 constitution, dans la guerre froide, de la RFA (République fédérale allemande) démocratique et sous influence américaine, et de la RDA (République démocratique allemande) à parti unique et sous influence soviétique.
  • 1989, chute du mur de Berlin. 1990, réunification de l’Allemagne par disparition de la RDA. L’Allemagne actuelle est la RFA.

 

Pourquoi choisir l’Allemagne pour étudier le mouvement ouvrier?

  • C’est le berceau du marxisme
  • l'affrontement entre réformistes et révolutionnaires y est particulièrement marqué et plus fortement que dans les pays d’Europe occidentale
  • Le socialisme allemand se développera à plus grande échelle que dans les autres pays européens surtout au début du XXe siècle.

Problématiques:

  •  1. Comment évolue l’idéologie socialiste dans ces différents contextes? Comment le socialisme s’est-il scindé en deux courants opposés?
  • 2. Quelles furent les modalités d’action des partis liés au socialisme et des syndicats dans ces différents contextes?

 

1ère partie. Le mouvement ouvrier sous l’Empire

 

Le mouvement ouvrier va devenir la principale force d’opposition et la première force politique au Reichstag. Comment?

A. L’union du mouvement ouvrier allemand est réalisée lors du congrès de Gotha en 1875 avec la fusion de deux partis socialistes déjà présents en Allemagne Le parti réformateur de Ferdinand Lasalle et celui révolutionnaire de Wilhelm Liebknecht fusionnent pour former le Parti ouvrier socialiste d’Allemagne.

  • Causes: les deux partis sont persécutés par la police. Le but est de constituer un pôle socialiste suffisamment solide pour compter sur l’échiquier politique. L’unification allemande qui a été signée en 1871 a changé la donne.
  • En 1891, le parti prend le nom de SPD (Sozialdemocratische Partei Detschland).
  • La social-démocratie ou les sociaux-démocrates : ces expressions se réfèrent à l’idéologie et aux membres du SPD

 

B. Dès 1890 il devient le premier parti d’Allemagne. C’est le 1er parti de masse européen, avec plusieurs centaines de milliers d’adhérents. Son organisation, très structurée, sera un modèle pour les autres partis socialistes européens. Il est bien plus puissant que la SFIO en France.

  • Il est soutenu par les syndicats qui sont eux-mêmes constitués en une puissante confédération dès 1892.
  • Le SPD éduque la classe ouvrière: il s’appuie sur une organisation d’associations très nombreuses qui contribuent à créer une « contre-société » socialiste encadrant les ouvriers militants: associations sportives, bibliothèques, orchestres, théâtres, maisons du peuple, associations de femmes, des écoles ouvrières + une presse de masse le Vorwätz, journal officiel du parti. Il y a aussi une foule de salariés du parti.
  • Il adhère à la IIe International qui regroupe tous les partis socialistes d’Europe.
  • Sa base théorique officielle: le socialisme de Marx et Engels
  • Au début du XXe siècle, le SPD comptait plus d’un million de membres.

 

C. Réaction du pouvoir conservateurs allemand représenté par le chancelier Otto von Bismarck.

  • Bismarck fait interdire le parti socialiste, ses organisations ouvrières et son journal. Des militants sont arrêtés ou s’exilent.
  • Mais ce qu'il veut pour triompher du socialisme, c’est court-circuiter le SPD des masses ouvrières, c'est lui enlever sa raison d'être. Comme il le dit dans ses Mémoires et Souvenirs : "il faut donner à l'Etat, assez de socialisme d'Etat". D'où des lois qui visent à améliorer le statut des ouvriers dans l'empire: désormais l'Etat et les patrons doivent tenir compte des risques majeurs des travailleurs : maladie, accident, vieillesse, invalidité. Ces lois sociales et progressistes représentent une nouveauté révolutionnaire à l’époque. Elle s’appuie sur le rôle de l’Etat et une protection organisée du « haut » vers le « bas ». Le paradoxe c'est qu'elles viennent d'un homme de droite conservateur: le chancelier Bismark
  • Mais le parti SPD s’adapte à la répression: son journal est édité en Suisse, les organisations d’encadrement politiques sont remplacées par des associations de gymnastique, de musique ou de sport. Et le parti continue de présenter des candidats aux élections du Reichstag et obtient de plus en plus de sièges.

 

D. L’empereur finit par s’opposer à Bismarck et aux lois antisocialistes face à la puissance du mouvement ouvrier (la grève des mineurs de Westphalie en 1889). Les lois répressives sont supprimées mais  les lois sociales, elles,  restent.

 

  • Or, cette situation dans laquelle l’Etat a été contraint de se réformer  va favoriser le renforcement, à l’intérieur du  SPD, du courant réformiste aux dépens du courant révolutionnaire. Beaucoup de socio-démocrates se mettent à penser qu'il n'est plus besoin de contester le capitalisme car il peut être réformé. Jouer le jeu de la légalité et des institutions en excluant l’option révolutionnaire devient une option dominante dans le parti. C'est un tournant majeur dans le socialisme allemand.
  • Les années 1890 sont marquées par un long débat sur la question de savoir si une réelle amélioration de la situation des travailleurs peut être atteinte uniquement par une révolution socialiste ou également par des réformes dans le cadre d'un Etat démocratique.
  • Pôle réformiste : Eduard Bernstein
  • Pôle révolutionnaire : Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg. Pour elle : impossibilité d’arriver au socialisme par le seul moyen des réformes / la lutte pour les réformes est bien mais insuffisante 

 

2e partie. Le mouvement ouvrier entre la Première et la Deuxième Guerre mondiale.

 

En quoi la division du mouvement ouvrier pèsera-t-elle sur la montée en puissance du nazisme ?

1. De la division à la rupture puis à la répression. (1914-1919)

 

  • La question de l’entrée en guerre en 1914 va accentuer l’écartement entre les deux courants. A la veille de la Première Guerre mondiale, le SPD est sur le point d’imploser.

- Pour Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, cette guerre ne concerne pas le prolétariat mais les intérêts des classes possédantes. La guerre est stimulée par l’impérialisme et la compétition des Etats européens dans la chasse aux colonies. Le mouvement révolutionnaire est internationaliste et ne doit pas se laisser diviser par le nationalisme. 

- Pour les réformistes, il s’agit de solidarité avec les institutions en place et avec l’empereur.

 

  • 1916, le courant révolutionnaire du SPD refuse de jouer le jeu de l’union sacrée et s’oppose à la guerre. Les militants révolutionnaires, dont Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg, sont exclus du SPD.

 

  • En réaction, ils créent une organisation d'opposition: la Ligue spartakiste. C'est un mouvement politique d’extrême gauche marxiste et révolutionnaire
 La Ligue spartakiste tire son nom de Spartacus, meneur de la plus grande rébellion d’esclaves de la république romaine. Les Spartakistes militent pour l'arrêt de la guerre et pour le pouvoir donné aux ouvriers dans les usines.

 

  • Novembre 1918, l’empereur est contraint d’abdiquer: la défaite a conduit à un soulèvement populaire. Un nouveau régime va être mis en place: la république de Weimar. Le SPD est en position de force dans les élections au Reichstag et va donc contrôler le nouveau régime.

 

  • 1918, la ligue Spartakiste forme le KPD (Kommunistische Partei Deutschlands) ou parti communiste d’Allemagne.

 

  • Le KPD, en décembre 1918-janvier 1919, engage une épreuve de force contre la jeune république dominée par le SPD: il lance une insurrection armée.

 

  • La répression est menée un gouvernement à dominante socialiste. Les dirigeants communistes sont arrêtés par l'armée et Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg sont assassinés.

 

2. Conséquences de cette division radicale du mouvement ouvrier (1919-1933).

  •  Le mouvement ouvrier est radicalement divisé. La répression du courant révolutionnaire par un pouvoir politique dominé par le SPD est un choc. Le SPD a d'ailleurs perdu beaucoup de militants et d’électeurs à la suite de la répression.

Mais il fait voter certaines des lois progressistes comme comme le vote des femmes. Il arrive à maintenir un tissu associatif et reste influent avec 1 millions d’adhérents et un syndicat (ADGB) de 8 millions d’adhérents

 

  • Le KPD, lui, se rapproche de Moscou et structure la classe ouvrière (cellules d’usines, associations culturelles et sportives, troupes de théâtre prolétariens, organisation paramilitaire)


 

  • La crise des années 1930 et la flambée du chômage (6 millions) conduit à la montée des extrêmes : des Allemands de plus en plus nombreux votent en faveur du parti national socialiste de Hitler (le NSDAP) et du KPD. Aux élections de 1932 le KPD refuse toute alliance électorale avec le SPD pour contrer le parti nazi qui devient le 1er parti allemand. Hitler devient ainsi légalement le chancelier du Reich. 

 

  • Hitler ; profitant de la division de la gauche s’attaquera aussitôt d’abord au KPD (l’incendie du Reichstag en février 1933 lui donnera le prétexte pour faire interdire le parti communiste) puis à l’été 1933 au SPD. Leurs chefs se retrouveront en camps de concentration ou en exil.

 

3e partie. De 1945 à nos jours: passage de deux Allemagne et de deux socialismes à la nouvelle gauche

 

Contextes:

  • 1945-1990: guerre froide / Trente Glorieuses/ construction européenne à l’Ouest avec une Europe du libre échange

 

  • 1990- nos jours: réunification de l’Allemagne et mondialisation des échanges

 

1 L'évolution divergente du socialisme dans les 2 Allemagne de la guerre froide

A la fin de la seconde guerre mondiale, l’Allemagne est partagée en zones d’occupation alliées. Mais la guerre froide débute avec la première crise de Berlin qui amène à la division de l’Allemagne en deux Etats en 1949: la RFA à l’Ouest et la RDA à l’Est.

1) La cogestion en RFA

A. A l’Ouest la démocratie libérale et les partis politiques renaissent :

Le CDU ou droite conservatrice remporte les élections et mène une politique libérale intégrant la RFA au bloc américain et à la construction européenne.

Le SPD devient un parti d’opposition, il renonce au marxisme et tente d’élargir son électorat.

  • Au congrès de Bad-Godesberg en 1959, le courant réformiste mené par Willy Brandt prend le contrôle du SPD .
  • Il conduit le SPD a se convertir aux bienfaits de l’économie de marché, au capitalisme et à la concurrence
  • Il se veut le défenseur d’un Etat protecteur redistribuant la richesse nationale pour réduire les inégalités.
  • Il ne s’agit plus de révolution ni du mythe d’une société sans classe, ni d’une appropriation collectives de l’appareil de production. Les références à Marx disparaissent.
  • Il cesse de s’adresser aux classes populaires mais se tournent vers les classes moyennes en développement dans le contexte des Trente Glorieuses.

Puis dans les années 60 et 70 les socialistes reviennent au pouvoir dans des gouvernements de coalition avec le CDU.

Enfin le KPD est interdit durant 10 ans, son influence est très réduite, l’ennemi étant communiste à l’Ouest durant la guerre froide.

B. Le miracle allemand (celui de la RFA et pas de la RDA) d’après guerre se poursuit durant les 30 glorieuses au point de devenir la première puissance industrielle d’Europe.

L’économie Ouest Allemande devient un modèle consensuel appelé la cogestion. Il repose sur un syndicalisme puissant organisé en une seule confédération des syndicats le DGB. La cogestion repose sur la négociation permanente entre le syndicat, les salariés, les patrons et actionnaires. Les salariés et syndicats sont autant représentés que les actionnaires dans le Conseil de surveillance de l’entreprise qui a le pouvoir de désigner le Directoire. La cogestion est donc un modèle original contribuant au dialogue et à la paix sociale. La grève utilisée qu’en dernier recours est rarissime.

 

2). Le socialisme en RDA jusqu'en 1989

1. En RDA, le but est de construire un  socialisme sur le modèle soviétique.

Conséquence immédiate: Staline veut prendre le contrôle des forces politiques de gauche. Les Soviétiques contraignent les membres du SPD et du KPD à fusionner dans un nouveau parti: le SED (Parti socialiste unifié). Le SED est structuré comme le parti communiste soviétique.

La RDA devient une démocratie populaire calquant son modèle politique et économique sur le régime stalinien Russe. Une dictature où le parti est omniprésent:

  • collectivisation et planification économique supprime la propriété privée
  • nationalisation des entreprises où la grève est interdite
  • un syndicat unique contrôlé par le parti communiste qui pousse à la productivité
  • une police politique la Stasi (90 000 policiers et informateurs) surveille la population

 

2. Les tentatives d’opposition sont vouées à l’échec.

  • En 1953 les grèves et défilés pour réclamer davantage de libertés sont réprimés par les chars du pacte de Varsovie. L’insurrection berlinoise s’étend à la RDA mais l’armée rouge intervient violemment, le pays est mis au pas.
  • En 1961 la construction du mur de Berlin tente d’enrayer l’exode des Allemands de l’Est vers le bloc de l’Ouest. Pour le président Kennedy le mur de la honte symbolise la faillite du modèle communiste.

 

3. C’est l’arrivée au pouvoir de M. Gorbatchev en URSS en 1985 qui relance l’espoir de la contestation et surtout des libertés démocratiques.

Des manifestations pacifiques se diffusent dans tout le pays.

En 1989 la chute du mur de Berlin entraine la fin de la guerre froide puis la réunification allemande.

 

 

2. Le socialisme dans l'Allemagne des années 1990 et 2000.

 

1. Après le congrès de Bad Godesberg, le SPD  opère un nouveau tournant politique.

 Un contexte économique particulier est à la source de ce tournant politique: ralentissement de la croissance économique allemande à la fin des années 1990 et chômage de masse.

  • Ce ralentissement est lié à plusieurs facteurs : le coût de la réunification, le vieillissement de la population allemande, la concurrence internationale avec l’entrée sur le marché mondial de nouveaux pays comme la Chine.

Le chancelier SPD Gerhard Schröder lance au début des années 2000 un vaste projet de réformes :l’ « Agenda 2010 ».

  • Il fait une analyse qui ramène les problèmes économiques de l’Allemagne à un problème du "coût du travail"
  • Conséquence: l’État doit donc diminuer les prestations sociales ; le citoyen doit montrer plus de responsabilité personnelle et il ne doit plus se tourner tout de suite vers l’État. L'Etat providence est remis en question.
  • Les retraites seront moins valorisées ou diminuées. Les soins seront moins remboursés. Les chômeurs devront accepter un emploi sous peine de sanctions financières. Les contrats « Minijobs » sont développés : ils mettent en place le développement du travail précaire

C’est une révolution culturelle dans un pays où le citoyen attend de l’Etat qu’il l’aide en cas de besoin

  • La nouvelle philosophie du SPD met au centre l’individu et sa propre responsabilité tandis que l’État se décharge d’un certain nombre d’engagements.
  • Un objectif essentiel de l’agenda est la réduction des dépenses sociales, ce sont les bénéficiaires des prestations sociales qui sont directement concernés. Et ce sont les couches populaires qui supportent le plus mal les réductions générales (assurance maladie, retraites) beaucoup plus que les gens aisés. Par contre, ce sont ces derniers qui profitent le plus de la réforme fiscale. Les inégalités augmentent alors dans ce pays

 

2. Le programme a été repris par le parti de droite (la CDU) et la nouvelle chancelière Angela Merkel (CDU). En 2005, elle gouvernera d’ailleurs avec une majorité CDU-SPD.

 

  • CONSEQUENCES de ce rapprochement idéologique et stratégique du SPD avec la droite allemande : défaites électorales du SPD historiques, les couches populaires ne voient plus le SPD comme « leur » parti, refroidissement des relations avec les syndicats.
  • En réaction à cette droitisation du SPD, naissance d’un parti à la gauche du SPD (Die Linke), crise de confiance des Allemands à l’égard de leur démocratie.

 

 

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Published by france
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