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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 15:41
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S
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Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S


TERMINALE S

    

Les territoires et les espaces maritimes dans la mondialisation.

Un croquis est demandé au bac en lien avec ce cours. Il est présenté dans le fichier image ci-dessus: légende, croquis et quatre agrandissements. Il est à maîtriser progressivement selon les consignes données pour le premier croquis mis en ligne.

 

Conseils pour mémoriser le croquis:

- ne pas l'apprendre comme un tout dès le départ mais le déconstruire partiellement. Par exemple, sur un fond de carte, ne placer que les éléments de la partie 1 de la légende. Sur un autre, seulement les éléments de la P2. Puis s'entrainer à les refaire jusqu'à être capable de réaliser le croquis complètement et du premier coup.

- Ou autre façon de diviser la difficulté: travailler continent par continent sur des fonds de carte chaque fois différents.

- Il faut donc plusieurs fonds de carte que vous pouvez télécharger à  http://eduscol.education.fr/fileadmin/user_upload/histoire_geo/PDF/Fonds_de_cartes_telechargeables_Bac_LES.pdf   . Choisissez le modèle: fond monde Briesemeister (pdf–2,9 Mo)  Imprimez-le en plusieurs exemplaires ou demandez à l'enseignant de vous les fournir

- Pour éviter les erreurs d'emplacement dans le cas d'une ville ou d'un pays, prenez des points de repères: Chicago est à la pointe sud de la région des Grands Lacs américains. Dans le croquis ci-dessus, la Bolivie est le pays le moins développé de l'Amérique du Sud. Repérez-le et, à partir de lui vous placerez les pays émergents les plus performants à l'est et au sud et les autres, moins performants, au nord jusqu'à atteindre le Mexique qui lui redevient un pays de même niveau pour le croquis que le Chili ou l'Argentine.

Ce sont des façons de trouver des repères pour localiser et une voie pour mémoriser.

- Nommer le plus possible (pays, océans), plus que le croquis proposé en exemple, mais sans nuire à la lisibilité de votre croquis. Utilisez les cartes des Etats du monde pour retrouver le nom des pays.

 

 

 

INTRODUCTION.

- Définissez précisément ce qu'on appelle la mondialisation.

- La mondialisation, en progressant, a un impact majeur sur les territoires. Elle bouleverse la hiérarchie économique mondiale en plaçant les territoires en concurrence à toutes les échelles: villes, pays, régions continentales.

- Si certains territoires sont marginalisés c'est-à-dire ne participent pas efficacement et pas assez intensément aux échanges mondiaux, d’autres profitent du nouveau contexte économique pour amorcer leur développement.

- Les espaces maritimes ont de plus en plus d'importance dans la mondialisation et cela génère des tensions. 

 

Problématiques: Quelles sont les caractéristiques des pôles et espaces majeurs et celles des territoires restés en marge? Quelle est la place, aujourd'hui, des espaces maritimes dans la mondialisation?

Annonce du plan en 3 parties

 

Partie 1. Pôles et espaces majeurs dans la mondialisation

1. Les pôles de la mondialisation

A. La "Triade élargie".

Apparu dans les années 1980, le terme de "Triade" servait à désigner les trois principaux pôles de la mondialisation : l'Amérique du Nord (États-Unis et Canada), l'Europe de l'Ouest et le Japon. Avec la montée en puissance des pays émergents, on assiste désormais à la mise en place d'une multipolarité et le concept de Triade est désormais moins pertinent. On lui préférera le terme de "Triade élargie", intégrant ainsi la Chine dans le pôle Asie de l'Est (avec le Japon, la Corée du Sud et Taiwan).

Ces trois grands pôles de l'économie restent les principaux acteurs et centres d'impulsion de la mondialisation. La "Triade élargie" est à l'origine de 75% du PIB mondial. Ces trois pôles concentrent les sièges sociaux des FTN (80% des FTN ont leur siège dans un pays du Nord) et les fonctions de commandement politique.

B. Les pays émergents.

Cependant, les pays émergents s'affirment. Les pays dits "émergents" sont des pays qui connaissent des situations économiques, politiques et sociales très variées. Cependant, il existe un critère commun qui est la performance économique.

Parmi ces pays émergents il y a ceux qui constituent le BRICS et dont la performance économique est supérieure aux autres. Selon le FMI, le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud (BRICS) sont à l'origine de 60% de la croissance économique mondiale.

2. L'archipel métropolitain

Pour définir ce qu'est une métropole mondiale, le nombre d'habitants est insuffisant. Toutes les mégapoles (agglomérations de plus de 10 millions d'habitants) ne sont pas des métropoles mondiales. Pour qu'une ville soit considérée comme une métropole mondiale, il faut qu'elle exerce un rayonnement d'envergure internationale, qu'elle possède une capacité à influencer le monde.

Les métropoles sont des centres de commandement mondiaux, elles concentrent les pouvoirs dans tous les domaines :

  • Production et services : elles accueillent le siège social des grandes entreprises multinationales (Tokyo et l'agglomération parisienne tiennent respectivement la première et la deuxième place dans le nombre de sièges sociaux d'entreprises).
  • Domaine financier : les banques et les grandes places boursières sont des acteurs clés des grandes métropoles (New York possède la première bourse au monde).
  • Enseignement et recherche : les métropoles disposent d'universités prestigieuses et de centres de recherche technologique avancés.
  • Domaine politique : les organismes internationaux sont basés dans les grandes métropoles mondiales (À New York, on retrouve le siège de l'ONU et de l'UNICEF, à Paris le siège de l'UNESCO).
  • Innovation culturelle et mondialisation : les grandes métropoles sont les lieux d'impulsion des modes, aussi bien vestimentaires que musicales ou artistiques. New York a influencé de nombreuses modes comme le hip-hop, Paris est réputé mondialement dans le domaine des produits de luxe et Tokyo a développé la culture manga et les jeux vidéo.

De très nombreux échanges sont effectués entre les différentes métropoles mondiales. Des flux d'informations, de capitaux et de marchandises parcourent le monde entre ces véritables carrefours internationaux. Les métropoles sont particulièrement bien desservies et reliées entre elles, grâce à de nombreuses infrastructures :

  • Des infrastructures de transport multimodales : aéroports, ports, autoroutes, voies ferrées interconnectés entre eux
  • Des moyens de communication modernes : les métropoles mondiales sont à l'origine de 80% des connexions Internet mondiales.

Le réseau de métropoles qui se dessine à l'échelle du monde est appelé l'archipel métropolitain : il s'agit du tissu de villes qui concentrent les centres de commandement et les activités et qui forment un réseau d'échanges et de partage.

New York, Tokyo, Londres et Paris sont les premières métropoles mondiales. Elles sont aussi nommées des villes-monde ou des villes globales.

3. L'importance des interfaces

Une interface est une zone de contact, un lieu privilégié d'échanges entre un espace et le reste du monde. Les principales interfaces sont les interfaces maritimes, aéroportuaires et frontalières.

Dans le cadre de l'intensification des échanges internationaux et des transports maritimes, les zones industrialo-portuaires (ZIP) sont devenues des lieux majeurs de la mondialisation :

  • Lorsqu'un littoral regroupe plusieurs grands ports, on dit qu'il forme une façade maritime, il constitue une zone d'échanges privilégiée.
  • Les littoraux, espaces dynamiques de production et d'échange attirent de plus en plus les populations et les activités économiques. Ce phénomène s'appelle la littoralisation.

Il existe aussi des interfaces terrestres et frontalières (par exemple la frontière entre les États-Unis et le Mexique ou entre les États-Unis et le Canada).

Partie 2. Les territoires qui restent relativement en marge de la mondialisation.

 

Aujourd'hui, très rares sont les territoires qui échappent à la mondialisation. Les territoires en marge de la mondialisation ne sont pas des zones totalement exclues des échanges mondiaux mais des territoires qui sont à l'écart des grands flux de la mondialisation, qui ne représentent qu'une faible part des échanges mondiaux.

1. Les pays les moins avancés (PMA) sont les territoires les plus en marge de la mondialisation :

  • Les PMA ne contribuent qu'autour de 1% au PIB mondial
  • Ils ne reçoivent que 2% des IDE, même si cette part augmente.
  • Les PMA ont des économies peu diversifiées. En effet, leurs économies reposent surtout sur l'exploitation agricole, l'exploitation énergétique ou des minerais. Une grande partie de leurs ressources est exploitée par des compagnies étrangères.
  • Ils sont très dépendants du marché mondial. Lorsque le cours d'une marchandise s'effondre, c'est l'ensemble de l'économie du pays qui est touchée.
  • Les économies des PMA étant incomplètes, ils doivent recourir au marché mondial pour l'approvisionnement en produits alimentaires et en biens manufacturés. Cette dépendance accentue leur endettement.
  • L'instabilité politique et la corruption sont des facteurs qui peuvent dissuader des FTN d'investir dans ces pays

2.  Dans les pays développés il y aussi des espaces en marges de la mondialisation :

  • Dans les villes, certains quartiers ne profitent pas des bénéfices de la mondialisation, comme les bidonvilles dans les métropoles des pays émergents. Certaines banlieues des villes européennes regroupent des populations défavorisées, ainsi que les "ghettos" aux États-Unis: ils participent mal à la mondialisation ou par le biais de l'économie criminelle.

 

 

Bilan pour les parties 1 et 2 La mondialisation permet une production plus grande de richesses et un recul de la grande pauvreté mais en même temps elle accentue les inégalités de richesses entre les territoires à toutes les échelles. Dans les pays émergents, qui se caractérisent par une forte croissance économique, la croissance ne profite qu'à une partie de la population et une grande partie de la population continue de souffrir du mal-développement. Dans les pays très développés, les inégalités s'accentuent et fragilisent les sociétés.

 

Partie 3. Les espaces maritimes: des espaces très convoités dans la mondialisation.

 

1. Des enjeux économiques

A. Des ressources maritimes

Les mers et les océans occupent 360 millions de km2, soit 70% de la surface de la Terre.

Ils recèlent de nombreuses ressources :

  • Les hydrocarbures sont très présents et exploitables grâce aux gisements offshore. En effet, ils représentent 22% des réserves mondiales de pétrole et 31% des réserves de gaz naturel. Les gisements offshore sont à l'origine de 30% de la production de pétrole et de 27% de la production de gaz en 2010.
  • Les ressources halieutiques sont nombreuses. 93 millions de tonnes de poissons, crustacés et mollusques ont été pêchées en 2014.
  • Il existe d'autres ressources potentielles, comme les minerais polymétalliques ou le vent marin qui peut permettre la production d'électricité grâce à des éoliennes.

B. Un espace de circulation

Les mers et les océans sont devenus des espaces majeurs de circulation des marchandises. Sont transportées, sur les routes maritimes, 90% des marchandises (produits manufacturés, minerais, produits agricoles, hydrocarbures, etc.). Un des facteurs de cette évolution est l'utilisation de navires de plus en plus grands.

La polarisation du commerce international par quelques régions (Amérique du Nord, Europe et Asie de l'Est) a pour conséquence une utilisation intense et sélective de certaines routes maritimes, en particulier celle qui d'Asie de l'est passe par Singapour, la mer Rouge, le canal de Suez, la Méditerranée et l'océan Atlantique. Ou celle qui partant des ports asiatiques traverse l'océan Pacifique, le canal de Panama et rejoint l'océan Atlantique. Le long de ces itinéraires privilégiés, des détroits et des canaux constituent des points de passage obligés.

Ces points de passage, naturels ou artificiels, sont des points sensibles :

  • L'utilisation croissante de ces points de passage provoque des risques de collision entre les navires et donc des risques de pollution.
  • Ces lieux sont des endroits géostratégiques majeurs, enjeux de rivalités entre les pays et sont aussi des zones dans lesquelles peut s'exercer la piraterie.

C. La littoralisation

Les littoraux concentrent de plus en plus les populations et les activités économiques. Ce phénomène s'appelle la littoralisation. Il est le résultat et la conséquence du rôle accru des espaces maritimes.

Cette attractivité des littoraux s'explique par plusieurs facteurs :

  • Les littoraux offrent une ouverture sur le monde par la mer. La mondialisation et l'explosion du commerce international ont favorisé le développement des littoraux en augmentant le rôle du transport maritime.
  • Le climat des littoraux est souvent plus agréable à vivre qu'à l'intérieur des terres. L'héliotropisme est ainsi un facteur de littoralisation dans certains pays.
  • Les activités touristiques et les loisirs des littoraux attirent d'importantes concentrations de population.

 

2. Les espaces maritimes, des espaces de tensions

 

A. Le droit marin et ses limites

Il existe un droit de la mer qui comporte de nombreuses limites :

  • La conférence des Nations unies sur le droit de la mer a permis la signature de la convention de Montego Bay (1982) qui définit les eaux territoriales des États.
  • Les États côtiers possèdent une mer territoriale sur laquelle s'étendent les droits souverains des États, puis une zone contiguë et enfin une zone économique exclusive (ZEE) de 200 miles marins à partir de la côte. Dans la ZEE, les États peuvent exploiter les ressources mais ne peuvent empêcher la circulation sur cette zone.
  • Cependant, la proximité de certains États rend impossible une application universelle de cette convention. De nombreux États revendiquent une extension de leur ZEE, notamment lorsque celles-ci possèdent des ressources énergétiques ou halieutiques.
  • En dehors des ZEE se trouvent les eaux internationales.

B. De nombreuses tensions

Les espaces maritimes sont l'objet de nombreux trafics illégaux : trafics de clandestins, de drogue, d'armes, etc.

Les revendications sur les ZEE conduisent à des tensions entre États. En mer de Chine de nombreux États s'opposent sur la délimitation des ZEE qui sont riches en hydrocarbures. L'Arctique est aussi un espace stratégique car le réchauffement climatique permet la fonte des glaces, ouvre de nouvelles routes maritimes et rend possible l'exploitation de nombreuses réserves d'hydrocarbures.

Les enjeux économiques de ces espaces poussent à une militarisation croissante des mers et des océans. Le contrôle et la sécurisation des routes sont assurés par les États les plus riches et au premier plan les États-Unis.

Enfin, la surexploitation des espaces maritimes pose un problème de durabilité. 80% des stocks de poissons sont pleinement exploités ou surexploités et les dégâts environnementaux sont nombreux (marées noires, pollution chimique).

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Published by france
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