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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 18:58
La Chine et le monde depuis 1949 TERMINALE S
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Thème 2

Q2 – Les chemins de la

puissance

 

La Chine et le monde depuis 1949

 

INTRODUCTION

Présentation de la Chine et problématique.

 

Devenue communiste en 1949, la Chine s'est progressivement affirmée comme une puissance majeure dans les relations internationales. Réutilisez la notion de puissance vue dans le cours sur les EU.  D'abord alliée de Moscou, elle s'en est ensuite émancipée sans pour autant renoncer au communisme. Le paradoxe de cette affirmation progressive tient au fait que la stature de la Chine n'a cessé de croître depuis 1949 alors même que le communisme est entré en déclin depuis l'effondrement de l'URSS en 1991.

 

Annonce du plan

 

P. 1. De l'alliance à la rupture avec Moscou (1949-1976)

 

A. Les difficiles débuts de la République populaire de Chine

• Sortis victorieux de la guerre civile qui les oppose aux nationalistes du Kuomintang depuis 1946, les communistes chinois, emmenés par Mao Zedong, proclament en 1949 la République populaire de Chine (RPC). Ils contrôlent l'ensemble du pays à l'exception de l'île de Taïwan où se sont repliés les nationalistes qui y maintiennent l'existence de la République de Chine jusqu'à nos jours.

 

• L'existence de cette Chine concurrente est pour Mao une source de problèmes : en effet, à l'exception de la Grande-Bretagne, soucieuse de conserver son influence sur Hong Kong, l'ensemble des puissances occidentales ne reconnaissent pas la légitimité de son gouvernement et s'accordent pour faire en sorte que ce soit le gouvernement taïwanais qui conserve le siège de la Chine au Conseil de sécurité de l'ONU.

 

• Dans ces conditions qui s'expliquent par le contexte de guerre froide, Mao n'a d'autres solutions que de chercher un appui du côté de l'URSS:

 

- Mao déclare en 1949, « la Russie d’aujourd’hui, c’est la Chine de demain ».

Il ajoute en 1962 que « le socialisme doit nous permettre de réaliser en quelques décennies seulement ce que les sociétés capitalistes ont réussi en matière de développement en un siècle ».

 

- En décembre 1949, Mao se rend à Moscou pour signer avec l’URSS une alliance défensive et de coopération économique

 

- L'aide soviétique permet de commencer une modernisation de l'industrie chinoise.

 

- La guerre de Corée: l'intervention de volontaires chinois du côté nord-coréen met en échec sur le coup l'avancée américaine sous mandat onusien. On peut voir en ceci deux choses: la Chine s'implique indirectement pour défendre la zone d'influence soviétique et répond donc à l'aide économique que lui apporte l'URSS. En même temps, la Chine s'affirme comme puissance capable de résister à l'armée des E-U.

 

- D'ailleurs, la Chine, appuyée par l'URSS, se lance dans une politique expansionniste, envahissant le Tibet en 1950.

B. La rupture avec Moscou

• Mais les relations avec l'URSS se détériorent rapidement, surtout après la mort de Staline en 1953.

Rejetant le modèle soviétique dont il perçoit déjà toutes les limites notamment sur le plan économique, Mao livre sa propre version du communisme qu'il résume dans le Petit livre rouge. D'allié, il devient donc un rival de Moscou, chacun des deux pays prétendant désormais exercer le leadership sur le monde communiste.

 

- Exemple: la conférence de Bandung en 1955. La Chine participe à cette conférence qui réunit les premiers pays décolonisés. C'est le début du lancement du mouvement des pays du Tiers monde marqué par le souci de ne pas jouer le jeu de la guerre froide en étant happé dans la zone d'influence américaine ou soviétique. La Chine s'affirme alors comme une puissance autonome, s'éloignant de l'influence soviétique, et capable d'aider les pays encore colonisés à acquérir leur indépendance sans passer dans la zone d'influence américaine ou soviétique.

 

• La rupture est consommée en 1960, date à laquelle Moscou cesse toutes ses politiques d'assistance à l'égard de la Chine. En 1964, Pékin se dote de l'arme atomique, signant par là son émancipation définitive à l'égard de Moscou. Les deux pays sont même au bord de la guerre en 1969 à propos d'un différend frontalier.

 

• Cette division qui affecte le bloc communiste est évidemment immédiatement mise à profit par les États-Unis. En 1972, le président Nixon se rend en visite officielle à Pékin. L'année précédente, la RPC s'était vue remettre le siège de membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU qui était jusqu'alors resté la propriété de la République de Chine taïwanaise.

C. L'âge d'or du maoïsme

• Les années 1960 constituent pour la Chine un premier âge d'or en termes de rayonnement international. Largement discréditée par les révélations qui se succèdent sur sa face sombre, l'URSS ne fait plus rêver grand monde. De nombreux communistes reportent donc sur la Chine de Mao leurs espérances.

 

• En Occident, de nombreux mouvements de jeunesse se revendiquent ainsi du maoïsme : c'est par exemple le cas en France durant les événements de mai 1968. Dans les pays du tiers-monde, comme au Cambodge ou en Albanie, c'est désormais la Chine qui sert de modèle à ceux qui entendent ne pas s'aligner sur les deux Grands que sont les États-Unis et l'URSS, renvoyés dos à dos.

 

• Mais ces succès du modèle chinois sont plus symboliques que réels : certes le pays rayonne sur tous les continents et y suscite des adeptes, mais sa situation intérieure n'est guère plus reluisante que celle de l'URSS. Exemple: les deux expériences de transformation communiste de la société chinoise

 

- 1er exemple: le "Grand bon en avant" (1958-1962). La collectivisation systématique des campagnes

 

  • La collectivisation de l’agriculture est poussée à son paroxysme. Une expropriation totale des biens est faite, y compris des ustensiles de cuisine. D’immenses fermes collectives rassemblent de 20 à 30 000 personnes.
  •  La commune populaire fournit à tous et gratuitement les repas, le logement, l’éducation, la santé… Mais en échange, la vie familiale est anéantie par le recours à des cantines et des dortoirs.
  • Les communes populaires fondent ainsi un système totalitaire jamais vu à échelle de millions de personnes
  • Les conséquences: un dérégulation de la production agricole et des famines: on estime que les famines sont à l’origine de 36 millions de morts et d’un déficit de 20 millions de naissances entre 1958 et 1961. L’économie agricole est totalement  désorganisée.
  • Les dirigeants ont mis 3 ans pour accepter le désastre et prendre des mesures  d’urgences. En juillet 1962, Deng Xiaoping prononce deux phrases célèbres : « Si elle augmente la production, l’agriculture privée est tolérable. Peu importe que le chat soit noir ou blanc pourvu qu’il attrape des souris ».

 

- 2e exemple: la Révolution culturelle: lancée à partir de 1966 par Mao Tsé-toung, alors contesté à la tête du régime, la «grande Révolution culturelle prolétarienne» a permis au dirigeant d'éliminer toute forme d'opposition, d'intensifier le culte autour de sa personne et de conforter son pouvoir personnel. Véritable guerre civile, cette période a été marquée par une mobilisation de la jeunesse au sein d'unités de gardes rouges censées réprimer les tendances à l'embourgeoisement, par la «rééducation» des intellectuels déportés dans les campagnes et par une anarchie débouchant sur des violences à grande échelle et un recul économique du pays.

 

Partie 2

De la mort de Mao (1976) à aujourd’hui: un statut de superpuissance?

 

A. Les "Quatre modernisations"

 

Des réformes s'imposent qu'il revient à Deng Xiaoping d'opérer à partir de la fin des années 1970. Sans remettre en cause le caractère autoritaire du régime sur le plan politique, ni même l'idéologie communiste, il engage un basculement radical vers le libéralisme économique. La propriété privée des biens de production est autorisée.

 

- La politique de modernisation voulue par Deng Xiaoping s'appuie sur une ouverture de l'économie chinoise à l'international :

  • Il veut attirer les capitaux étrangers (IDE) et notamment ceux de la diaspora chinoise.
  • Il profite de la main-d'œuvre chinoise abondante et peu chère pour faire de la Chine un "pays-atelier". Il espère aussi pouvoir bénéficier d'un transfert de technologies.
  • Il crée des zones économiques spéciales (ZES) installées le long des côtes orientales de la Chine. Les zones économiques spéciales sont des espaces dans lesquels les entreprises bénéficient d'un régime juridique particulier avec notamment une fiscalité avantageuse.
  • Deng Xiaoping multiplie les accords commerciaux avec les pays étrangers et permet la réalisation d'échanges universitaires.
  • Les exportations chinoises augmentent. La Chine, qui enregistre des taux de croissance avoisinant les 10%, devient un acteur incontournable dans le commerce international.
  • La Chine entre au sein de la Banque mondiale et du FMI en 1980.

 

 

Cette stratégie s'avère payante : alors que l'URSS s'enfonce peu à peu dans un marasme économique qui la conduit à son effondrement, la Chine commence à récolter les fruits de sa politique économique réformiste

 

B. Réactions sociales à la mutation.

Le virage opéré par Deng Xiaoping est cependant critiqué car limité au seul secteur de l'économie.

- Un mouvement de contestation se développe et vise à libéraliser également la vie politique, en autorisant par exemple la création de partis politiques rivaux du parti communiste et l'organisation d'élections libres.

- À la fin des années 1980, les équilibres internationaux se modifient avec la crise que traverse l'URSS. En effet, les réformes entreprises par Gorbatchev dans le cadre de la glasnost provoquent une libéralisation de la vie politique en URSS avec la fin du parti unique, le rétablissement d'élections libres et l'instauration de la liberté d'expression. L'URSS vacille, les démocraties populaires se détachent du régime soviétique. Les étudiants chinois espèrent une propagation de cette libéralisation à l'ensemble du monde communiste.

- Ces contestations se cristallisent en 1989 dans un mouvement de protestation étudiante qui se traduit par l'occupation de la place Tian'anmen de Pékin par les jeunes manifestants. En choisissant d'envoyer l'armée réprimer les manifestations au prix de milliers de morts, les autorités chinoises montrent qu'elles n'entendent céder en rien de leurs convictions.

- Cette violente répression, suivie dans le monde entier par la télévision, suscite un puissant mouvement de condamnation internationale. Des sanctions sont prises par de nombreux pays qui placent la Chine sous embargo, notamment pour les ventes d'armes.

 

 

C. Atout et limites.

 

Une puissance incontournable.

Les sanctions internationales liées à la répression du mouvement étudiant ne durent pas car la Chine devient l'usine du monde. D'où son enrichissement au point de devenir le 2e PIB du monde et, selon certains calculs, le 1er. Elle cherche à renforcer son soft power en accueillant des manifestations internationales comme les Jeux Olympiques ou en diffusant la culture chinoise par le biais des Instituts Confucius.

 

En Chine, l'idéologie officielle a évolué. Désormais, le nationalisme est la principale référence des autorités chinoises. Il est en effet difficile de continuer de se revendiquer du marxisme alors que l'économie est devenue capitaliste.

  • Elle bénéficie de la rétrocession de Hong Kong (anciennement britannique) en 1997 et de Macao (anciennement portugaise) en 1999.
  • Elle entreprend une modernisation de son armée en développant le nucléaire militaire et sa marine de guerre qui est déployée dans les mers voisines.
  • Elle joue un rôle dans les institutions internationales. Avec les principaux pays émergents, elle fait partie du groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) et de l'Organisation de coopération de Shanghai qui regroupe des pays asiatiques.
  • Elle participe à des missions de paix sous mandat de l'ONU.
  • Elle se lance dans l'exploration de l'espace. En 2003, elle envoie son premier taïkonaute dans l'espace.
  • Elle multiplie l'organisation de rencontres internationales prestigieuses sur son territoire. En 2008, la Chine organise les Jeux olympiques, et en 2010, elle organise l'Exposition universelle de Shanghai.

Les limites politiques

Le principal problème de la Chine reste le poids prépondérant du PCC et le manque de démocratie. La "5e modernisation" (démocratisation en référence aux Quatre Modernisations menées par Deng Xiaoping) n'a pas eu lieu :

  • Les médias sont contrôlés et censurés.
  • La Chine détient le triste record mondial du nombre de condamnations à mort (plusieurs milliers chaque année).
  • Les journalistes et les militants des droits de l'Homme sont persécutés et enfermés.
  • Ni l'ancien président de la RPC, Hu Jintao, ni le nouveau, Xi Jinping, n'ont entrepris de réelles réformes pour démocratiser le pays.

Liu Xiaobo, prix Nobel de la paix en 2010 est encore emprisonné par le régime chinois.

La Chine n'accepte aucune ingérence sur la question du Tibet, mais elle est confrontée, depuis quelques années, à des actions terroristes dans la province du Xinjiang.

La Chine est perçue, notamment par ses voisins, comme une puissance menaçante :

  • Des tensions régulières éclatent entre la Chine et le Japon à propos de la revendication territoriale des îles Senkaku.
  • La Chine revendique toujours le retour de Taïwan au sein de la RPC.
  • La Chine a aussi des revendications territoriales en mer de Chine.
  • Il existe toujours des sujets de discorde avec l'Inde concernant des tracés frontaliers.
  • La Chine peut susciter des inquiétudes également quand les capitaux chinois sont investis pour racheter des parts de l'économie européenne.

 

 

 

 

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Published by france
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