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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 18:38
Le Proche et le Moyen-Orient TERMINALE ES
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Thème 3 : Puissances et tensions dans le monde de la fin de la Première Guerre Mondiale à nos jours

TES

 

Chapitre 3 : Le Proche et le Moyen-Orient, un foyer de conflits depuis la fin de la Première Guerre mondiale

 

INTRODUCTION.

 

 

L’expression « Proche et Moyen-Orient » désigne la zone comprise qui s’étend depuis la Méditerranée jusqu’aux frontières entre l’Iran et le Pakistan. l’Europe (en Turquie). L’appellation Proche-Orient est issue de la diplomatie française de la fin du XIXe siècle : l’Orient désigne l’Asie et l’adjectif proche fait référence à la partie de l’Asie la plus proche de la France (celle située au bord de la Méditerranée). L’appellation Moyen-Orient, issue de la diplomatie britannique du début du XX siècle, désigne un territoire plus large que le Proche-Orient : le Moyen-Orient englobe aussi l’ensemble des Etats situés autour du Golfe persique.

Le Moyen-Orient abrite une grande diversité de peuples. Les Arabes sont présents de la péninsule arabique jusqu'aux rives de la Méditerranée, ainsi qu'en Égypte. On trouve aussi des Turcs sur le territoire de l'actuelle Turquie et des Perses en Iran. Par ailleurs sont également présents des Kurdes. Chacun de ces peuples possède sa propre langue et ses propres traditions..

Carrefour de civilisations et berceau des trois monothéismes, la région concentre aussi les rivalités religieuses, politiques et culturelles ainsi que les enjeux stratégiques, et notamment le contrôle des ressources pétrolières et des ressources en eau qui en font un foyer permanent de tensions et d'instabilités.

Pourquoi le Proche et le Moyen-Orient constituent-ils un foyer de conflits majeurs depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ?

Il faudra au bac, au fur et à mesure de la composition, montrer les différents facteurs qui font de cette région une des plus violentes de la planète mais aussi montrer les résonnances internationales des tensions qui la traversent.

 

 

 

Partie 1. De la fin de la Première Guerre mondiale à la fin de la guerre froide: une région sous influence étrangère et travaillée par le nationalisme arabe.

 

1. La période anglo-française de 1914 à la SGM

 

 

A. Un partage sur les ruines de l'Empire ottoman

  • Un empire multiculturel

Toute la région est dominée jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale par l'Empire ottoman, vaste empire multiculturel dirigé par un sultan turc qui porte le titre de calife (commandeur des croyants) car l'Empire contrôle La Mecque.

 

  • Les espoirs des peuples

Lors de la Première Guerre mondiale, l'Empire ottoman s'engage aux côtés de l'Allemagne. Les Anglais suscitent alors en 1916 une révolte des populations arabes en leur promettant de retrouver leur indépendance.

 

  • Le système des mandats

En réalité, les Européens, essentiellement les Français et les Anglais, envisagent de mettre la région sous tutelle et d'établir un partage. Les enjeux de la région pour la France et le RU: elle est un carrefour stratégique entre Europe et Asie + les gisements de pétrole. C'est l'objet des accords Sykes-Picot signés en mai 1916 qui partage le Moyen-Orient en zones d'influence françaises et anglaises.

En 1918, l'Empire ottoman s'effondre. Le traité de Sèvres établit son partage en 1920. La France et l'Angleterre reçoivent des mandats de la Société des nations pour administrer les territoires. Syrie et Liban pour la France, Irak, Jordanie, Palestine pour l'Angleterre.

 

  • L'Arabie Saoudite reçoit la région de La Mecque, et son roi contrôle désormais les lieux saints de l'Islam.

 

  • L'Etat laïc turc est fondé par Mustapha Kemal
     

B. Vers les premières indépendances

• Diviser pour régner
Les Européens tracent des frontières qui ne respectent pas toujours la répartition des différents peuples. Ils répriment les révoltes et les volontés d'indépendance.

 

• Vers l'autonomie
Cependant, dans les années 1930, les Anglais comprennent la nécessité d'accorder une certaine autonomie aux territoires qu'ils contrôlent. L'Égypte, sous tutelle britannique depuis le XIXe siècle, est indépendante en 1922. En 1932, l'Irak accède à l'indépendance. Plus tardivement, en 1943, la France donne l'indépendance au Liban, puis en 1946 à la Syrie.

 

 

2. La constitution d'un « foyer national juif »: la région devient un enjeu pour le mouvement sioniste.

 

A. Depuis la fin du XIXe siècle, il existe parmi les juifs d'Europe un mouvement sioniste, fondé par Theodor Herzl, qui souhaite le retour des juifs en Palestine.

En 1917, une déclaration de Lord Balfour, ministre des affaires étrangères britannique, accepte la constitution d'un « foyer national juif » en Palestine. L'immigration juive s'intensifie.

 

 

B. Le désengagement britannique, le plan de partage et son échec


À la fin de la Seconde Guerre mondiale, de nombreux juifs d'Europe, rescapés de la Shoah, souhaitent s'installer en Palestine, ce qui pose le problème de l'indépendance de ce territoire, où cohabitent difficilement Arabes et Juifs.

 
En 1947, l'ONU réalise un plan de partage de la Palestine qui prévoit un État juif et un État arabe de superficies égales. Jérusalem, ville sainte des trois monothéismes, devait avoir un statut international.


Ce plan ne sera jamais appliqué. Le 14 mai 1948, lorsque les Anglais se retirent, les Juifs proclament la naissance de l'État d'Israël. Le lendemain, les États arabes voisins attaquent Israël. Ils sont vaincus et Israël occupe 78 % du territoire de la Palestine. Le reste est annexé par les États arabes. Les Palestiniens fuient en masse la Palestine et se réfugient dans les Etats voisins (année de la "Nakba", catastrophe, pour les Palestiniens).

 

3. Le Moyen-Orient: un enjeu dans la guerre froide.

 

A. les Etats-Unis au Moyen Orient: alliance et zone d'influence

 

  1. Pacte du Quincy

Le 14 Février 1945 sur le bateau Quincy, le roi Abdelaziz ben Abderrahmane Al Saoud (Ibn Saoud) rencontre le président américain Franklin Roosevelt. Les EU s'engagent pour assurer la sécurité du royaume et, en échange, l'Arabie saoudite s'engage à assurer l'approvisionnement des E-U en pétrole. Le pacte a été renoué avec le président George W Bush.

Ce pacte marque le recul des Européens dans la région et l’intervention d’un nouvel acteur: les E-U

  1. Pacte de Bagdad 1955.

Le pacte de Bagdad signé par la Turquie, la Syrie, l'Irak et l'Iran avec le Royaume-Uni rejoint par les EU s'inscrit dans la stratégie d'endiguement pour limiter l'expansion communiste dans le monde. Il permet d'élargir la zone d'influence dans la région. La Turquie appartient déjà à l'OTAN. L'Iran ne voulait pas de ce pacte mais la CIA s'est chargé de renverser le premier ministre pour amener l'Iran à accepter cette alliance. Lorsque la révolution islamiste éclatera en 1979 en Iran ce pays quittera l'alliance.

 

B. L'URSS, elle, cherche à se rapprocher des pays arabes par des accords commerciaux ou par des prise de position diplomatique. Mais ces alliances sont souvent instables.

 

Exemple la crise de Suez en 1956 à la croisée de plusieurs enjeux

 

- Le dirigeant égyptien Nasser souhaite construire un barrage sur le Nil, afin de réguler le fleuve. Cette régulation permettra de répondre aux besoins de l’agriculture et de produire de l’électricité. Pour sa construction, Nasser sollicite l’aide financière et technique des Etats-Unis, mais ceux-ci refusent en raison de l'attitude trop ambiguë du dirigeant qui refuse toujours de s'aligner sur les positions américaines. Le pacte de Bagdad a conduit l'Egypte à se rapprocher de Moscou. En représailles, Nasser décide de nationaliser la compagnie du canal de Suez, dont les revenus permettront de financer la construction du barrage. La France et le R-U perdent les droits de péage qu'ils possédaient sur cette voie maritime  capitale qui relie la Méditerranée à la mer Rouge. Ceci entraîne l'intervention armée d'Israël, de la France et du R-U. Le conflit prendra fin sous la pression des Etats-Unis et  surtout de l'URSS. Dans cette affaire, l'URSS gagne en prestige au MO et resserre beaucoup son alliance avec l'Égypte.

 

- Mais à partir des années 1970, le nouveau chef de l'Egypte, Anouar El-Sadate s'éloigne de l'URSS (les conseillers soviétiques qui épaulaient l'armée égyptienne doivent partir) et se rapproche des E-U et d'Israël. Un sommet américano- israélo-égyptien a lieu aux E-U à Camp David qui se terminera par la reconnaissance d'Israël par l'Egypte et la normalisation des relations entre les deux Etats. Quelques années plus tard, le président égyptien sera assassiné par des islamistes.

 

- La crise de Suez est donc à la croisée de plusieurs enjeux: la montée du tiers-monde représentée par Nasser et sa décision de nationaliser le canal / la lutte entre EU et URSS  pour se constituer des zones d'influence dans la région / l'opposition arabe à Israël impliqué dans l'attaque sur le canal.

 

 

P. 2

Proche et Moyen-Orient de la fin de la guerre froide à nos jours: la montée en puissance de l'engagement américain et de l'islamisme politique

 

1. L'exemple irakien: divisions religieuses et enjeux internationaux.

  • Un Etat au cœur de la conflagration chiites contre sunnites

L’exemple de l’Irak permet de montrer et comprendre que l’opposition entre les courants sunnites (20 % des Irakiens) et chiites (55 %) est devenu un enjeu majeur du Moyen-Orient. Cela se voit aussi aujourd’hui dans le conflit syrien.

Sunnisme : courant majoritaire de l’islam (90 % environ des croyants) qui s’appuie sur la sunna (tradition = ensemble des paroles, des actions et des jugements du Prophète

Chiisme : courant de l'islam (9 % environ des croyants) né du schisme des partisans d'Ali à propos de la désignation du successeur du Prophète au VIIe siècle

En Irak, les chiites sont majoritaires. Les sunnites et les kurdes sont des minorités

Saddam Hussein était sunnite et a favorisé cette minorité aux dépens des chiites. De 1979 et 2003, les Arabes sunnites furent largement favorisés dans l’accès à l’emploi et aux responsabilités politiques, tandis que les chiites, plus de la moitié de la population, ont été privés de leurs droits politiques et se sont vus réduire leurs libertés religieuses

Dans la 1ère guerre du Golfe (1991), George Bush n'a pas voulu abattre le dictateur irakien pour ne pas déstabiliser le pays. Dans la 2e guerre du Golfe (2003), son fils l'a fait arrêter et juger. Son projet idéologique d'un "Grand Moyen-Orient" rendait nécessaire cette chute (voir cours sur la puissance des E-U)

Aujourd'hui, après sa chute, c'est le contraire. : les partis politiques d’obédience chiite ont dominé les élections législatives successives depuis 2005 – ce qui irrite non seulement les sunnites irakiens, mais aussi les régimes du monde arabe sunnites (Arabie Saoudite) qui ne sont pas sans craindre une influence élargie de l’Iran (Etat chiite) dans la région.

Les développements de l'islamisme politique et du terrorisme de l'Etat islamique (EI) sont liés à cette situation: l'EI se veut le défenseur des sunnites.

  • L’Irak et le pétrole

La 1ère guerre du Golfe a permis aux EU de renforcer leur présence dans la région et contrôler davantage la première région productrice d'hydrocarbure.

La 2e guerre du Golfe avait un but idéologique lié au projet d'un "Grand Moyen-Orient" mais le renforcement du contrôle sur l'Irak c'est-à-dire un des pays parmi les plus importants producteurs de pétrole, a aussi été un objectif pour les EU. (Voir cours sur la puissance des EU)

 

2. Les Etats-Unis et les tensions israélo-arabes.

- Les échecs militaires des Etats arabes pour battre Israël conduisent l'Egypte a opéré un tournant majeur dans les années 1970

Le nouveau chef de l'Egypte, Anouar El-Sadate s'éloigne de l'URSS (les conseillers soviétiques qui épaulaient l'armée égyptienne doivent partir) et se rapproche des E-U et d'Israël. Un sommet américano- israélo-égyptien a lieu aux E-U à Camp David qui se terminera par la reconnaissance d'Israël par l'Egypte et la normalisation des relations entre les deux Etats. Quelques années plus tard, le président égyptien sera assassiné par des islamistes.

 

 

- La fin de la guerre froide et la fin du soutien de l'URSS conduit l'organisation palestinienne dirigée par Yasser Arafat (l'Organisation de libération de la Palestine ou OLP) à abandonner les actions terroristes et à conclure les accords d'Oslo (ou de Washington) avec le premier ministre israélien Yitzhak Rabin en 1993.

 

Les Palestiniens reconnaissent Israël et, en échange, Israël reconnait l'existence d'une Autorité palestinienne, embryon d'un futur Etat palestinien. Bill Clinton, le président américain, est personnellement engagé dans ce rapprochement.

 

Le processus de paix échoue à cause des extrémistes des deux camps: Yitzhak Rabin est assassiné par un extrémiste israélien et le mouvement islamiste Hamas se crée affaiblissant les Palestiniens en les divisant.

 

3. Les formes de l'islamisme politique.

- Définition: l'objectif de l’islamisme est de "ré-islamiser" les sociétés en s'appuyant sur une conception traditionnaliste de l’islam .

 L’islamisme prend plusieurs formes:

  • Soit il vise  la prise du pouvoir légalement ou pas. pour "ré-islamiser" la société. C’est le cas des Frères musulmans que l'on voit en Egypte ou en Tunisie. C'est aussi le cas du parti islamiste turc l'AKP qui arrive légalement au pouvoir et gère la Turquie depuis déjà longtemps
  • Soit il vise le djihadisme comme Al Qaïda ou l’Organisation de l'Etat islamique (OEI).
  • Soit Il prend la forme d’une doctrine conservatrice au service d’un pouvoir établi, comme le wahhabisme (salafisme)  en Arabie saoudite
  • Soit il oscille entre les deux dernières options comme l’a fait l’Iran dans son histoire récente.

 

- Exemple de l'Iran.

 

1979, une révolution renverse le pouvoir impérial et pro-occidental en place  et met au pouvoir un ayatollah (chef du clergé chiite)  traditionnaliste: Khomi

L’Iran est une république théocratique islamique avec un double pouvoir: un président et un parlement désignés au suffrage universel et un guide religieux qui contrôle le pouvoir politique.

Khomeini prêche une révolution islamique mondiale visant la destruction d'Israël, du capitalisme incarné par les E-U et du communisme représenté par l'URSS ou la Chine.

Une longue guerre entre l'Irak et l'Iran épuisera les ressources de l'Iran.

Aujourd'hui, l'Iran cherche à normaliser ses relations sauf avec Israël toujours menacé de destruction.

Le sentiment d'encerclement que les dirigeants iraniens ont aujourd'hui pourrait les conduire à s'équiper de l'arme nucléaire. D'où les négociations et les sanctions en cours décidés par les membres permanents du Conseil de sécurité.

 

- Le projet d'un djihadisme mondial a été repris par Al Qaida puis par l'Organisation de l'Etat islamique (OEI).

 

Al Qaida est constitué de réseaux éparpillés au Maghreb, dans la péninsule arabique, en Syrie ou en Afghanistan et tous liés à un chef, Ben Laden puis, aujourd'hui, Ayman Al-Zaouahiri.

 

OEI c'est un territoire, contrairement à Al Qaida, étendu entre Irak et Syrie avec à sa tête un chef qui s'est proclamé calife c'est-à-dire successeur du prophète. Pour s'affirmer, il utilise des méthodes ultraviolentes et une médiatisation sophistiquée de ses actions. Son recrutement est international.

 

 

 

 

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Published by france
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