Mardi 12 octobre 2010 2 12 /10 /Oct /2010 14:07

        Sujet proposé:

 

les mouvements nationalistes en Afrique (1945 au début des années 1970)

  Le plan détaillé est à faire parvenir à mon adresse électronique.

 

 

Cours. DECOLONISATION et EMERGENCE DU TIERS MONDE

 

Introduction. 

       
Un petit nombre de pays européens possède une immense partie du monde en 1945
      L’émancipation des colonies après la Seconde Guerre coloniale a duré une trentaine d’années et a touché successivement l’Asie puis l’Afrique.

Ce mouvement de décolonisation met un terme à un long processus de colonisation du monde engagé par l’Europe à partir des Grandes Découvertes (fin XVe début XVIe siècle).Les E-U et le Japon se sont joints très tardivement à ce processus (fin années 30).

Pendant 30 ans, selon les pays en jeu, la décolonisation est négociée ou arrachée par la force mais, dans tous les cas, le choix en incombe à la puissance colonisatrice.

 

1ère problématique : quels sont les facteurs qui ont accéléré la décolonisation après la Seconde Guerre mondiale ? Ou pour quelles raisons le contexte nouveau de l’après Seconde Guerre mondiale est-il favorable à l’émancipation des peuples colonisés ?

 

 

 

Idée globale 1: l’aspiration à l’indépendance commence après la 1ère Guerre mondiale (marche du sel de Gandhi en 1930) mais il faut attendre la 2ème Guerre mondiale pour que les facteurs de dislocation des empires européens débouchent sur la décolonisation.


 

Idée globale 2 : il y a 3 adversaires de la colonisation en 1945.

- Les E-U : longue tradition anticolonialiste : souvenir de la guerre d’indépendance contre la colonisation britannique + les 14 Points du président Wilson en 1918 préconisent le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes + les empires en constituant des zones économiques réservés à la métropole freinent le libre échange. Mais ambiguïté de la position américaine dès que la logique de la décolonisation recoupe la logique de la guerre froide. Exemple : les E-U sont favorables au départ à la décolonisation de l’Indochine française mais décident finalement de soutenir la France dans la guerre coloniale pour stopper la progression communiste en Asie du Sud-Est.   

- L’URSS : le communisme est une idéologie de la libération et est donc par principe hostile à la colonisation au profit du capitalisme européen +   s’associer aux mouvements de décolonisation devient pour l’URSS un moyen d’affaiblir le camp occidental dans le cadre de la guerre froide.

- L’ONU : dans la Charte de San Francisco en 1945 comme dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, elle proclame l’égalité entre les peuples. Elle a également servi de tribune pour dénoncer la colonisation. Mais elle restera assez passive du fait qu’au Conseil de sécurité, deux puissances coloniales ont le droit de veto.

 

Idée globale 3 : face à ces 3 adversaires de la colonisation, les métropoles coloniales sortent affaiblies de la guerre.

- La France, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas ont subi face à l’Allemagne ou au Japon de graves échecs : le mythe de l’Europe invulnérable aux yeux des colonisés s’est effondré.

- Pour vaincre l’Axe, ces puissances ont largement engagé les colonisés à leur côté et ceux-ci attendent un changement de politique. 

- Matériellement, la France n’a pas en 1945 les moyens de transporter des troupes en Indochine alors que Hô Chi Minh proclame la République indépendante du Viêt-Nam.





2ème problématique : qui sont les principaux mouvements d’indépendance.

 

Idée globale : les mouvements nationalistes sont dans ce contexte de la décolonisation des mouvements qui contestent la domination coloniale au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ils sont souvent anciens mais ont des inspirations idéologiques et des stratégies différentes.

 

·          Indochine : principale colonie française en Asie. La contestation de l’occupation française a toujours été très forte et, à partir des années 20, se structure autour du communisme. Hô Chi Minh est présent en 1920 au Congrès de Tour qui voit la SFIO se diviser et le Parti communiste français naître. L’occupation japonaise a pour effet de rassembler les Vietnamiens autour de leur chef Hô Chi Minh en 1945. Le 2 septembre 1945 Hô Chi Minh proclame l’indépendance du Viêt-Nam.

 

·         Inde britannique: à partir de 1920, sous l’action de Gandhi, le parti du Congrès devient un mouvement nationaliste : il lance des campagnes de boycottage des produits britanniques et de désobéissance civile et non violente qui contraignent les autorités britanniques à ouvrir des négociations.

 

·         L’Indonésie : principale colonie des Pays-Bas. Elle est constituée de plusieurs milliers d’archipels, ce qui rend le contrôle impossible et favorise le développement de mouvements nationalistes, comme celui d’Ahmed Sukarno dès les années 20. L’occupation japonaise accélère la contestation coloniale et en août 1945, Sukarno proclame l’indépendance de l’Indonésie

 

·         Le Maghreb : sous domination française. Les mouvements nationalistes apparaissent aussi bien dans les protectorats nord-africains du Maroc et de la Tunisie que dans la colonie d’Algérie. Ils s’inspirent des valeurs laïques de la France ou du panarabisme : mouvement nationaliste arabe visant le retour aux valeurs traditionnelles arabes et le rassemblement des Arabes en un seul Etat. Au Maroc : lIstiqlal soutenu par le sultan. En Tunisie : le Néo-Destour du leader tunisien Habib Bourguiba. En Algérie : le Mouvement de Libération Nationale de Ferhat Abbas et le 8 mai 1945, des émeutes éclatent à Sétif. Elles seront violemment réprimées par la France.

 

·          En Afrique noire: presque entièrement colonisée par les pays européens. Moins ébranlée que l’Asie par la guerre et les mouvements de contestation y sont moins précoces. Mais elle est gagnée peu à peu par la remise en question nationaliste. Les mouvements nationalistes se réfèrent plus ou moins fortement au panafricanisme : mouvement visant à redonner force aux valeurs africaines et évoquant l’unité politique du continent africain + des références au communisme. Les mouvements les plus avancés sont dans la Gold Coast (futur Ghana), en Afrique anglophone, avec un leader comme Kwame Nkrumah ou dans l’Afrique francophone avec Léopold Sedar Senghor.  

 

 

 

 

3ème problématique : face à l’affirmation des mouvements nationalistes et dans le contexte défavorable à la colonisation après la Seconde Guerre coloniale, comment réagissent les métropoles ?

 

 

1ère réponse : acceptation de l’indépendance.

 

La Grande-Bretagne accepte assez facilement la rupture du lien de domination politique avant. Elle pratique depuis longtemps l’Indirect rule ou politique d’association : les autorités indigènes sont associées à la gestion du territoire dominé. Elle crée dès 1931 le Commonwealth (communauté) pour maintenir des liens entre le Royaume-Uni et ses anciennes colonies devenues des Etats indépendants.

 

·         Exemples de décolonisation négociée.

- Dès 1940, le Royaume-Uni avait promis à l’Inde l’accession au statut de dominion (colonie britannique qui accède à l’autonomie interne). 1945 : des négociations pour l’indépendance sont engagées avec le Parti du Congrès dirigé par Gandhi et la Ligue musulmane.
Mais les 2 forces nationalistes ne s’accordent pas sur le statut de l’Inde car elles butent sur le problème de la division des communautés hindoues et musulmanes. Une guerre civile et religieuse commence et l’indépendance ne sera effective qu’en 1947 avec la partition entre l’Inde à majorité hindoue sous la direction de
Nehru et le Pakistan à majorité musulmane. Plus de 10 millions de personnes seront transférées d’un Etat à l’autre dans des conditions effroyables. 
La décolonisation de l'Inde est donc réussie du point de vue de la métropole mais les conséquences immédiates sont catastrophiques Les frontières entre l'Inde et le Pakistan sont encore aujourd'hui un objet de conflits entre les deux pays.


- Dans la même logique, les Britanniques accordent l’indépendance à
Ceylan, à la Birmanie et à la Malaisie. Tous, sauf la Birmanie, adhèrent au Commonwealth et conservent des relations privilégiées avec l’ancienne métropole.

- La décolonisation de l’Afrique noire britannique est aussi pacifique : en 1957, Nkrumah obtient l’indépendance du Ghana.

 

·         Mais il y a risque de dysfonctionnement du processus dès qu’il y a présence de fortes minorités blanches.

 

Exemple. Le Kenya : révolte des Mau-Mau. La révolte sanglante de l’ethnie Mau-Mau est due à la misère et surtout à la lenteur des réformes. Les colons blancs font appel à Londres et la répression est brutale. Mais le gouvernement n’est pas du côté des colons : il comprend l’irréversibilité de la décolonisation et accorde en  1963 l’indépendance au Kenya. 

 Dans le cas du Kenya, ce sont donc les blancs qui ont freiné les réformes pour sauvegarder leur puissance et provoqué ce dysfonctionnement. .



 

Autre exemple de dysfonctionnement : la Rhodésie du Sud. C’est aussi une colonie avec un important peuplement blanc. Les colons, constatant que la Grande-Bretagne systématiquement accorde l’indépendance dès que le mouvement nationaliste est résolu et organisé, décident de contrecarrer le déroulement inévitable de l’histoire en Rhodésie : ils prennent le pouvoir au sens ou ils rejettent l’autorité de Londres, créent un Etat nouveau et sortent « illégalement » de l’empire.

Cette contre-révolution blanche s’appuiera sur un régime d’apartheid sur le modèle de l’Union Sud africaine voisine

 

 

                                          Présentation de ces deux pays

 

         

            Union sud-africaine

 

- 1949 arrivée au pouvoir des Afrikaners : idéologie raciale, haine du communisme, refus de l’égalité avec les Noirs.

- Mis en place de l’apartheid (1950) : ségrégation socio spatiale radicale des Noirs, stimulation des rivalités ethniques.

- Résistance = lANC (African National Congres), Nelson Mandela (27 ans en prison)

-  En 1991, devant la résistance de l’ANC et de Mandela, les Blancs capitulent et l’apartheid est supprimé. En 1994 N Mandela devient président d’Afrique du Sud.

 

 

 

                     Rhodésie

 

-5 millions d’habitants dont 250 000 Blancs.

-Les Blancs proclament unilatéralement l’indépendance en 1965.

- Mise en place de l’apartheid et répression.

- Apparition de mouvements d’opposition et guérilla.

- Isolement international et faiblesse économique = 1980 fin de l’apartheid et naissance du Zimbabwe.

 

 

 

 

2ème réponse : faite de réticences, d’ambiguïté et de refus des aspirations nationalistes. C’est l’attitude de la France.

 

- Dès 1944, le principe fondamental est celui de calmer les aspirations nationalistes mais sans rien céder d’essentiel sur l’empire.

 

- Cela se vérifie avec:

1. La Conférence de Brazzaville (1944)  organisée par le général de Gaulle alors chef du gouvernement provisoire de la République française. Les propositions qui résultent de cette Conférence sont à deux faces :

·         la Conférence propose des réformes positives pour les conditions de vie des sujets de l’empire : suppression du travail forcé, participation de l’élite indigène à l’administration, mesures pour développer l’éducation parmi les colonisés et mesures sanitaires.

 

·         Mais refus net de toute évolution vers l’indépendance ou même le self government.

 

2….. puis avec la naissance de la IVè République en 1946. La constitution de la République prévoit la création de l’Union française : c’est le nouveau nom donné à l’empire.

·         Un ensemble de mesures tentent d’atténuer le lien colonial : les indigènes sont qualifiés de citoyens. L’Algérie, par exemple, est dotée d’une assemblée formée de 2 collèges électoraux chacun de 60 membres, l’un formé des représentants de la population européenne (1 millions d’individus en 1954) et l’autre de 60 membres représentant les 9 millions de musulmans.

·         Mais l’inégalité subsiste : la représentativité des 2 collèges de députés en Algérie est injuste + les assemblées dans les pays colonisés sont seulement consultatives.

·         Donc la France rejette encore l’égalité et l’émancipation.

 

 

 

-      3 causes expliquent l’attitude intransigeante de la France face à son empire et aux mouvements indépendantistes

 

·         Cette attitude est justifiée par le mythe d’une mission civilisatrice de la France et d’une responsabilité à développer les indigènes : cela repose sur l’idéologie paternaliste typique héritée du XIXè siècle.

 

·         Les dirigeants français n’ont pas pris conscience que la décolonisation était inévitable et ils continuent à s’accrocher à une conception de la puissance de la France dépendante de la possession d’un empire colonial.

 

·         L’empire joue aussi comme un mythe compensatoire après la défaite humiliante de 1940. Le Royaume-Uni n’est pas dans la même situation.   

.

 

 

 

 

 

- Conséquences : dés que les revendications se font déterminées, la répression est brutale.

* Exemples : guerre d’Indochine de 1946 à l954 + Madagascar 1947 : insurrection écrasée avec une grande violence (entre 40 000 et 80 000 morts au moins) + Tunisie et Maroc : déposition illégale du sultan marocain ou arrestation du leader tunisien Bourguiba.

 

 

- Puis à partir de 1954, la politique coloniale de la France s’infléchit et elle entre dans une acceptation de la décolonisation. Rôle décisif de Pierre Mendès-France, président du Conseil.  

·         Cause 1: la défaite française en Indochine à la bataille de Dien Bien Phu en 1954. La France signe les accords de Genève qui prévoient le partage du Viêt-Nam en un pays communiste au Nord et une dictature sous protection américaine au Sud.

 

·         Cause 2 : le colonialisme est discrédité sur la scène internationale : les pays décolonisés se réunissent dans de grandes conférences internationales et dénoncent la France colonialiste.

 

* Conséquences. Indépendance du Maroc et de la Tunisie en 1956.

Pour l’Afrique noire : indépendances négociées par étapes.

* loi cadre de 1956 = suffrage universel + conseil de gouvernement réellement représentatif. D’où self government : association des élites nationales à la gestion du pouvoir

 

* 1958 : naissance de la Vè République. De Gaulle propose la formule de la Communauté franco-africaine et malgache =indépendance mais des domaines relèvent de décisions communautaires. Dans cette communauté, la France est en position de force. C’est la dernière tentative de la France de conserver une zone d’influence à travers cette Communauté.

 

* Mais cela ne dure pas : en 1959 fin de la Communauté.  Ce qui n’empêche pas des accords de coopération durables avec la France grâce à cette décolonisation en douceur.

 

 

 

                 Exception. L’Algérie : une décolonisation dramatique.

 

1.    1954 : 4 causes de tension se conjuguent en Algérie, ce qui en fait un cas particulier.

·         C’est une colonie de peuplement avec 1 million de Français d’origine européenne. Cette population est composée d’une minorité de grands propriétaires fonciers qui concentrent tous les pouvoirs en Algérie (économique, politique, médias) et d’une majorité de classe moyenne et pauvre.

 

·         La population musulmane compte 9 millions de personnes dont une élite intellectuelle et une masse vivant dans la grande pauvreté surtout dans l’arrière-pays. Exemples : taux de mortalité infantile était de 46 pour mille pour les Français européens et de 181 pour mille pour les Algériens. Le taux de scolarisation était de 99% pour les Français et de 20% pour les Algériens.

 

·         1954 : la France vient d’être vaincue au Viêt-Nam face à la guérilla du Vietminh (mouvement nationaliste communiste de Ho Chi Minh)

 

 

·         Les grands propriétaires fonciers bloquent ou sabotent les réformes améliorant le statut des Algériens dans le cadre de l’Union française.

 

·         Conséquence : la situation est explosive en 1954 : le FLN (front de libération national dirigé par Ahmed ben Bella) lance une série d’attentats à la toussaint 1954.

 

2.    La guerre d’Algérie se joue entre 3 acteurs

·         Les masses musulmanes sont apolitiques et passives. Elles sont l’enjeu central de la guerre.

·         Le FLN est minoritaire : pour réussir, il a besoin du soutien des masses musulmanes

·         L’armée française a besoin de couper les masses musulmanes du FLN pour gagner

 

3.    D’où deux types de stratégies.

·         L’armée française développe une stratégie à 2 faces : elle joue la séduction avec les masses en apportant des soins, de l’éducation : c’est ce que les officiers ont appelé ‘la pacification ». Mais en même temps pour gagner la guerre de l’information et du renseignement, elle utilise systématiquement la torture.

 

·         Pour contraindre les masses à l’aider, le FLN utilise la terreur à l’encontre des musulmans qui refuseraient de participer à la lutte. Il sème la terreur également du côté français pour pousser les Français à commettre eux-mêmes des massacres en représailles. Son but : couper tout lien entre les deux communautés.

 

.    Les conséquences sont très importantes.

·         Les musulmans indignés par la répression aveugle dont ils ont été l’objet passent massivement du côté de la guérilla.

 

·          France est contrainte de s’engager dans une guerre totale liant terreur, torture et « pacification »

 

·          Internationalement, elle est discréditée : condamnée à l’ONU, elle n’a pas le soutien des E-U et de la G-B. Elle est isolée

 

·          Les partis politiques de la IVe république sont divisés alors qu’au même moment se produit la renaissance de l’extrême droite en métropole, auprès des « pieds-noirs » en Algérie et dans l’armée. 

 

·         Le 13 mai 1958, une manifestation à Alger débouche sur l’instauration d’un pouvoir insurrectionnel avec la complicité de l’armée. Elle veut un pouvoir fort et déterminé à sauver « l’Algérie française ». Elle demande le retour au pouvoir du général de Gaulle qui incarne pour elle cette espérance. Le gouvernement paraît totalement dépourvu de moyens d’action. L’armée n’est pas sûre : le ministre de la Défense ne peut se rendre en Algérie. Les troupes en Algérie menacent de débarquer en France.

 

·         De Gaulle arrive donc au pouvoir grâce à l’armée et aux « pieds-noirs ». Il fonde la Vème République qui confère beaucoup de prérogatives au pouvoir exécutif ; le Chef de l’Etat est chef des armées.

 

·         Face à l’isolement international de la France et face à la lassitude des Français de la métropole pour une guerre sans issue, il se décide à discuter avec le FLN. Les Accords d’Evian signés en 1962 marqueront l’indépendance de l’Algérie.

 

·         Mais une fraction de l’armée et des « pieds-noirs » se sent trahie et décide de constituer une organisation (l’OAS, organisation armée secrète) qui, par une série d’attentats en France et en Algérie, s’efforce de saboter les accords avec le FLN. Elle a l’appui d’une grande partie de la population d’origine européenne.

 

·          Les affrontements sont dramatiques et rendent illusoire toute cohabitation entre la communauté européenne et musulmane. D’où une fuite en masse des Européens vers la métropole. 700 000 Européens et Harkis (musulmans intégrés dans l’armée française) doivent alors quitter le pays pour la métropole. Le gouvernement français n’a pas voulu que les Harkis rejoignent la France. S’ils ont pu rejoindre la France, c’est le plus souvent de façon clandestine et ont été parqués pendant des années dans des camps. Beaucoup de ceux qui sont restés en Algérie ont été exécutés.

 

·         Le bilan de cette guerre est très lourd : entre 200 000 et 400 000 victimes algériennes + 4 500 colons + 30 000 soldats français et Harkis tués.

 
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Par france - Publié dans : Sciences-Po
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