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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 18:53

Contrôles prévus.

 

 

- Vacances scolaires: prise en charge par les élèves des deux derniers cours sur la question 2 de la mondialisation (l'inégale intégration des territoires et les espaces maritimes). Notez les points difficiles à expliquer. Il n'y aura pas de cours sur eux en-dehors d'une synthèse et des réponses faites aux élèves

 

- Vendredi 6 janvier: réponse aux questions des élèves sur les 2 cours de géographie pris en charge. Deuxième heure: contrôle sur le mouvement ouvrier allemand. Explication de document. Durée 1h

 

- Vendredi 20 janvier: contrôle sur croquis. Apprendre par coeur les trois croquis prévus sur la mondialisation: Pôles et flux de la mondialisation / Des territoires inégalement intégrés / les espaces maritimes: approches géostratégiques. Voir les conseils donnés.

 

Un des 3 sortira en contrôle.

 

- Vendredi 3 février: préparation au bac blanc sur le programme d'histoire uniquement. Révisez:

- le cours sur historiens et mémoires de la SGM

- le cours sur le mouvement ouvrier en Allemagne

- le cours sur les médias et l'opinion publique dans les grandes crises politiques en France.

 

Bac blanc pour toutes les terminales dans la semaine du 27 février au 3 mars

 

 

 

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 18:10

TS

 

1. Jeudi 5 janvier: questions posées sur le cours préparé pendant les vacances: les territoires inégalement intégrés dans la mondialisation (espaces maritimes compris).

 

2. Vendredi 6 janvier.  Contrôle: explication de document lié au cours sur la puissance des EU de 1945 à nos jours. Consignes: les mêmes que pour les explications de documents réalisés à propos de la mémoire de la SGM en France

 

3. Vendredi 20 janvier. Contrôle sur un des deux croquis de la mondialisation. Fond de carte à imprimer ou à demander à l'enseignant. Consignes d'évaluation notées en ligne dans l'article sur le premier croquis.

 

4. Mercredi 1er février: préparation au bac blanc d'histoire et de géographie. Durée 3 heures. Révision de la totalité des cours qui ont été réalisés à ce moment-là c'est-à-dire:

 

En géographie:

- Un produit mondialisé (étude de cas).


- Acteurs, flux et débats (en ligne).


- Des territoires inégalement intégrés à la mondialisation et les espaces maritimes.

En histoire:

Historiens et mémoires de la SGM en France

- La puissance des EU depuis 1945

- La Chine et le monde depuis 1949

 

Bac blanc pour toutes les terminales dans la semaine du 27 février au 3 mars

 

 

 

 

 

 

 

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 17:55
Exemple de fiche de synthèse d'un cours TERMINALE S

Une fiche de synthèse ce n'est pas le cours en concentré: c'est une réduction intelligente du cours.

- Gardez le plan et faites-le ressortir pour vous aider au moment de structurer votre composition.

- Faites ressortir les notions clés et les principaux arguments

- Faites ressortir la démarche logique qui lie les idées entre elles

 

Puis, face à la fiche de synthèse, vérifiez si vous êtes capable de la développer en composition. C'est une façon d'évaluer votre mémoire du cours. Si vous hésitez devant telle idée alors revenez à ce qui est dit en ligne.

 

Ceci est un exemple de la synthétisation de l'introduction et de la P1 du cours en ligne sur la puissance des EU depuis 1945.

 

FICHE SYNTHESE

 

Cours 1. Les Etats-Unis et le monde depuis 1945.

 

Introduction.

- Notion de puissance:

- Isolationnisme / 1945_1947: tournant = interventionnisme

- 3 contextes: fin de la SGM / Guerre froide (dates) / monde actuel (dates)

 

- Problématique= comment les Etats-Unis vont-ils établir et maintenir une puissance sur le monde  et cela, dans trois contextes très différents

- Plan chronologique.

 

P.1. Gérer l’après-guerre (1945-1947)

 

a. La puissance militaire: seuls les Etats-Unis sortent de la Seconde Guerre mondiale renforcés :

        • territoire épargné. D'où puissance économique (ils sont au premier rang mondial depuis 1900)
        • peu de pertes: 400 000 ¹ 20 millions URSS
        •  monopole de l’arme nucléaire
        • forces armées déployée en Europe et en Asie.
        • marine américaine domine totalement les océans

b. Réorganiser le monde

- zones d’influence en Europe (secteurs occidentaux de l'Allemagne + Berlin Ouest) et en Asie (Corée du sud et Japon)

-1945 conférence de San Francisco = Charte des Nations unies.

  • Conseil de sécurité de l'ONU, 5 pays reconnus comme les vainqueurs de la SGM reçoivent un siège permanent et le droit de veto.
  • Le siège de l'ONU est à NY.
  • 3 BUTS: éviter les guerres / droits de l'homme /solidarité face aux problèmes de développement par une coopération économique des nations membres de l'ONU.
  • La principale contribution au financement de l’organisation est assurée par les États-Unis.

- refonte de l’économie mondiale= accords de Bretton Woods 1944 :


  • le dollar américain =monnaie de réserve de toutes les banques centrales (dollar as good as gold),
  • fondation du Fonds monétaire international = stabilité financière / Washington ;

  • fondation de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement BIRD = reconstruction et développement. / Washington ;

  • 1947 GATT qui doit faciliter le commerce international en développant le libre échange et donc la mondialisation.

Conclusion sur la puissance des EU: ne faites pas que reprendre mécaniquement le cours en ligne. Prenez de la distance et essayez des interprétations, des mises en relations: par exemple, utilisez les notions vues en classe pour interpréter les idées de la P1. C'est, pour vous, une façon de vous approprier le cours et de luis donner sens. Comment les EU ont-ils géré leur nouvelle et écrasante puissance entre 1945 et 1947?

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 16:05
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
Exemple d'une ville mondiale Shanghai TERMINALE ES
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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 15:41
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S
Territoires et espaces maritimes dans la mondialisation TERMINALE S


TERMINALE S

    

Les territoires et les espaces maritimes dans la mondialisation.

Un croquis est demandé au bac en lien avec ce cours. Il est présenté dans le fichier image ci-dessus: légende, croquis et quatre agrandissements. Il est à maîtriser progressivement selon les consignes données pour le premier croquis mis en ligne.

 

Conseils pour mémoriser le croquis:

- ne pas l'apprendre comme un tout dès le départ mais le déconstruire partiellement. Par exemple, sur un fond de carte, ne placer que les éléments de la partie 1 de la légende. Sur un autre, seulement les éléments de la P2. Puis s'entrainer à les refaire jusqu'à être capable de réaliser le croquis complètement et du premier coup.

- Ou autre façon de diviser la difficulté: travailler continent par continent sur des fonds de carte chaque fois différents.

- Il faut donc plusieurs fonds de carte que vous pouvez télécharger à  http://eduscol.education.fr/fileadmin/user_upload/histoire_geo/PDF/Fonds_de_cartes_telechargeables_Bac_LES.pdf   . Choisissez le modèle: fond monde Briesemeister (pdf–2,9 Mo)  Imprimez-le en plusieurs exemplaires ou demandez à l'enseignant de vous les fournir

- Pour éviter les erreurs d'emplacement dans le cas d'une ville ou d'un pays, prenez des points de repères: Chicago est à la pointe sud de la région des Grands Lacs américains. Dans le croquis ci-dessus, la Bolivie est le pays le moins développé de l'Amérique du Sud. Repérez-le et, à partir de lui vous placerez les pays émergents les plus performants à l'est et au sud et les autres, moins performants, au nord jusqu'à atteindre le Mexique qui lui redevient un pays de même niveau pour le croquis que le Chili ou l'Argentine.

Ce sont des façons de trouver des repères pour localiser et une voie pour mémoriser.

- Nommer le plus possible (pays, océans), plus que le croquis proposé en exemple, mais sans nuire à la lisibilité de votre croquis. Utilisez les cartes des Etats du monde pour retrouver le nom des pays.

 

 

 

INTRODUCTION.

- Définissez précisément ce qu'on appelle la mondialisation.

- La mondialisation, en progressant, a un impact majeur sur les territoires. Elle bouleverse la hiérarchie économique mondiale en plaçant les territoires en concurrence à toutes les échelles: villes, pays, régions continentales.

- Si certains territoires sont marginalisés c'est-à-dire ne participent pas efficacement et pas assez intensément aux échanges mondiaux, d’autres profitent du nouveau contexte économique pour amorcer leur développement.

- Les espaces maritimes ont de plus en plus d'importance dans la mondialisation et cela génère des tensions. 

 

Problématiques: Quelles sont les caractéristiques des pôles et espaces majeurs et celles des territoires restés en marge? Quelle est la place, aujourd'hui, des espaces maritimes dans la mondialisation?

Annonce du plan en 3 parties

 

Partie 1. Pôles et espaces majeurs dans la mondialisation

1. Les pôles de la mondialisation

A. La "Triade élargie".

Apparu dans les années 1980, le terme de "Triade" servait à désigner les trois principaux pôles de la mondialisation : l'Amérique du Nord (États-Unis et Canada), l'Europe de l'Ouest et le Japon. Avec la montée en puissance des pays émergents, on assiste désormais à la mise en place d'une multipolarité et le concept de Triade est désormais moins pertinent. On lui préférera le terme de "Triade élargie", intégrant ainsi la Chine dans le pôle Asie de l'Est (avec le Japon, la Corée du Sud et Taiwan).

Ces trois grands pôles de l'économie restent les principaux acteurs et centres d'impulsion de la mondialisation. La "Triade élargie" est à l'origine de 75% du PIB mondial. Ces trois pôles concentrent les sièges sociaux des FTN (80% des FTN ont leur siège dans un pays du Nord) et les fonctions de commandement politique.

B. Les pays émergents.

Cependant, les pays émergents s'affirment. Les pays dits "émergents" sont des pays qui connaissent des situations économiques, politiques et sociales très variées. Cependant, il existe un critère commun qui est la performance économique.

Parmi ces pays émergents il y a ceux qui constituent le BRICS et dont la performance économique est supérieure aux autres. Selon le FMI, le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud (BRICS) sont à l'origine de 60% de la croissance économique mondiale.

2. L'archipel métropolitain

Pour définir ce qu'est une métropole mondiale, le nombre d'habitants est insuffisant. Toutes les mégapoles (agglomérations de plus de 10 millions d'habitants) ne sont pas des métropoles mondiales. Pour qu'une ville soit considérée comme une métropole mondiale, il faut qu'elle exerce un rayonnement d'envergure internationale, qu'elle possède une capacité à influencer le monde.

Les métropoles sont des centres de commandement mondiaux, elles concentrent les pouvoirs dans tous les domaines :

  • Production et services : elles accueillent le siège social des grandes entreprises multinationales (Tokyo et l'agglomération parisienne tiennent respectivement la première et la deuxième place dans le nombre de sièges sociaux d'entreprises).
  • Domaine financier : les banques et les grandes places boursières sont des acteurs clés des grandes métropoles (New York possède la première bourse au monde).
  • Enseignement et recherche : les métropoles disposent d'universités prestigieuses et de centres de recherche technologique avancés.
  • Domaine politique : les organismes internationaux sont basés dans les grandes métropoles mondiales (À New York, on retrouve le siège de l'ONU et de l'UNICEF, à Paris le siège de l'UNESCO).
  • Innovation culturelle et mondialisation : les grandes métropoles sont les lieux d'impulsion des modes, aussi bien vestimentaires que musicales ou artistiques. New York a influencé de nombreuses modes comme le hip-hop, Paris est réputé mondialement dans le domaine des produits de luxe et Tokyo a développé la culture manga et les jeux vidéo.

De très nombreux échanges sont effectués entre les différentes métropoles mondiales. Des flux d'informations, de capitaux et de marchandises parcourent le monde entre ces véritables carrefours internationaux. Les métropoles sont particulièrement bien desservies et reliées entre elles, grâce à de nombreuses infrastructures :

  • Des infrastructures de transport multimodales : aéroports, ports, autoroutes, voies ferrées interconnectés entre eux
  • Des moyens de communication modernes : les métropoles mondiales sont à l'origine de 80% des connexions Internet mondiales.

Le réseau de métropoles qui se dessine à l'échelle du monde est appelé l'archipel métropolitain : il s'agit du tissu de villes qui concentrent les centres de commandement et les activités et qui forment un réseau d'échanges et de partage.

New York, Tokyo, Londres et Paris sont les premières métropoles mondiales. Elles sont aussi nommées des villes-monde ou des villes globales.

3. L'importance des interfaces

Une interface est une zone de contact, un lieu privilégié d'échanges entre un espace et le reste du monde. Les principales interfaces sont les interfaces maritimes, aéroportuaires et frontalières.

Dans le cadre de l'intensification des échanges internationaux et des transports maritimes, les zones industrialo-portuaires (ZIP) sont devenues des lieux majeurs de la mondialisation :

  • Lorsqu'un littoral regroupe plusieurs grands ports, on dit qu'il forme une façade maritime, il constitue une zone d'échanges privilégiée.
  • Les littoraux, espaces dynamiques de production et d'échange attirent de plus en plus les populations et les activités économiques. Ce phénomène s'appelle la littoralisation.

Il existe aussi des interfaces terrestres et frontalières (par exemple la frontière entre les États-Unis et le Mexique ou entre les États-Unis et le Canada).

Partie 2. Les territoires qui restent relativement en marge de la mondialisation.

 

Aujourd'hui, très rares sont les territoires qui échappent à la mondialisation. Les territoires en marge de la mondialisation ne sont pas des zones totalement exclues des échanges mondiaux mais des territoires qui sont à l'écart des grands flux de la mondialisation, qui ne représentent qu'une faible part des échanges mondiaux.

1. Les pays les moins avancés (PMA) sont les territoires les plus en marge de la mondialisation :

  • Les PMA ne contribuent qu'autour de 1% au PIB mondial
  • Ils ne reçoivent que 2% des IDE, même si cette part augmente.
  • Les PMA ont des économies peu diversifiées. En effet, leurs économies reposent surtout sur l'exploitation agricole, l'exploitation énergétique ou des minerais. Une grande partie de leurs ressources est exploitée par des compagnies étrangères.
  • Ils sont très dépendants du marché mondial. Lorsque le cours d'une marchandise s'effondre, c'est l'ensemble de l'économie du pays qui est touchée.
  • Les économies des PMA étant incomplètes, ils doivent recourir au marché mondial pour l'approvisionnement en produits alimentaires et en biens manufacturés. Cette dépendance accentue leur endettement.
  • L'instabilité politique et la corruption sont des facteurs qui peuvent dissuader des FTN d'investir dans ces pays

2.  Dans les pays développés il y aussi des espaces en marges de la mondialisation :

  • Dans les villes, certains quartiers ne profitent pas des bénéfices de la mondialisation, comme les bidonvilles dans les métropoles des pays émergents. Certaines banlieues des villes européennes regroupent des populations défavorisées, ainsi que les "ghettos" aux États-Unis: ils participent mal à la mondialisation ou par le biais de l'économie criminelle.

 

 

Bilan pour les parties 1 et 2 La mondialisation permet une production plus grande de richesses et un recul de la grande pauvreté mais en même temps elle accentue les inégalités de richesses entre les territoires à toutes les échelles. Dans les pays émergents, qui se caractérisent par une forte croissance économique, la croissance ne profite qu'à une partie de la population et une grande partie de la population continue de souffrir du mal-développement. Dans les pays très développés, les inégalités s'accentuent et fragilisent les sociétés.

 

Partie 3. Les espaces maritimes: des espaces très convoités dans la mondialisation.

 

1. Des enjeux économiques

A. Des ressources maritimes

Les mers et les océans occupent 360 millions de km2, soit 70% de la surface de la Terre.

Ils recèlent de nombreuses ressources :

  • Les hydrocarbures sont très présents et exploitables grâce aux gisements offshore. En effet, ils représentent 22% des réserves mondiales de pétrole et 31% des réserves de gaz naturel. Les gisements offshore sont à l'origine de 30% de la production de pétrole et de 27% de la production de gaz en 2010.
  • Les ressources halieutiques sont nombreuses. 93 millions de tonnes de poissons, crustacés et mollusques ont été pêchées en 2014.
  • Il existe d'autres ressources potentielles, comme les minerais polymétalliques ou le vent marin qui peut permettre la production d'électricité grâce à des éoliennes.

B. Un espace de circulation

Les mers et les océans sont devenus des espaces majeurs de circulation des marchandises. Sont transportées, sur les routes maritimes, 90% des marchandises (produits manufacturés, minerais, produits agricoles, hydrocarbures, etc.). Un des facteurs de cette évolution est l'utilisation de navires de plus en plus grands.

La polarisation du commerce international par quelques régions (Amérique du Nord, Europe et Asie de l'Est) a pour conséquence une utilisation intense et sélective de certaines routes maritimes, en particulier celle qui d'Asie de l'est passe par Singapour, la mer Rouge, le canal de Suez, la Méditerranée et l'océan Atlantique. Ou celle qui partant des ports asiatiques traverse l'océan Pacifique, le canal de Panama et rejoint l'océan Atlantique. Le long de ces itinéraires privilégiés, des détroits et des canaux constituent des points de passage obligés.

Ces points de passage, naturels ou artificiels, sont des points sensibles :

  • L'utilisation croissante de ces points de passage provoque des risques de collision entre les navires et donc des risques de pollution.
  • Ces lieux sont des endroits géostratégiques majeurs, enjeux de rivalités entre les pays et sont aussi des zones dans lesquelles peut s'exercer la piraterie.

C. La littoralisation

Les littoraux concentrent de plus en plus les populations et les activités économiques. Ce phénomène s'appelle la littoralisation. Il est le résultat et la conséquence du rôle accru des espaces maritimes.

Cette attractivité des littoraux s'explique par plusieurs facteurs :

  • Les littoraux offrent une ouverture sur le monde par la mer. La mondialisation et l'explosion du commerce international ont favorisé le développement des littoraux en augmentant le rôle du transport maritime.
  • Le climat des littoraux est souvent plus agréable à vivre qu'à l'intérieur des terres. L'héliotropisme est ainsi un facteur de littoralisation dans certains pays.
  • Les activités touristiques et les loisirs des littoraux attirent d'importantes concentrations de population.

 

2. Les espaces maritimes, des espaces de tensions

 

A. Le droit marin et ses limites

Il existe un droit de la mer qui comporte de nombreuses limites :

  • La conférence des Nations unies sur le droit de la mer a permis la signature de la convention de Montego Bay (1982) qui définit les eaux territoriales des États.
  • Les États côtiers possèdent une mer territoriale sur laquelle s'étendent les droits souverains des États, puis une zone contiguë et enfin une zone économique exclusive (ZEE) de 200 miles marins à partir de la côte. Dans la ZEE, les États peuvent exploiter les ressources mais ne peuvent empêcher la circulation sur cette zone.
  • Cependant, la proximité de certains États rend impossible une application universelle de cette convention. De nombreux États revendiquent une extension de leur ZEE, notamment lorsque celles-ci possèdent des ressources énergétiques ou halieutiques.
  • En dehors des ZEE se trouvent les eaux internationales.

B. De nombreuses tensions

Les espaces maritimes sont l'objet de nombreux trafics illégaux : trafics de clandestins, de drogue, d'armes, etc.

Les revendications sur les ZEE conduisent à des tensions entre États. En mer de Chine de nombreux États s'opposent sur la délimitation des ZEE qui sont riches en hydrocarbures. L'Arctique est aussi un espace stratégique car le réchauffement climatique permet la fonte des glaces, ouvre de nouvelles routes maritimes et rend possible l'exploitation de nombreuses réserves d'hydrocarbures.

Les enjeux économiques de ces espaces poussent à une militarisation croissante des mers et des océans. Le contrôle et la sécurisation des routes sont assurés par les États les plus riches et au premier plan les États-Unis.

Enfin, la surexploitation des espaces maritimes pose un problème de durabilité. 80% des stocks de poissons sont pleinement exploités ou surexploités et les dégâts environnementaux sont nombreux (marées noires, pollution chimique).

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 15:11
Les territoires dans la mondialisation TERMINALE ES
Les territoires dans la mondialisation TERMINALE ES
Les territoires dans la mondialisation TERMINALE ES
Les territoires dans la mondialisation TERMINALE ES
Les territoires dans la mondialisation TERMINALE ES
Les territoires dans la mondialisation TERMINALE ES
Les territoires dans la mondialisation TERMINALE ES
Les territoires dans la mondialisation TERMINALE ES
Les territoires dans la mondialisation TERMINALE ES

 

    

Les territoires de la mondialisation.

Un croquis est demandé au bac en lien avec ce cours. Il est proposé sur les images ci-dessus: la légende, le croquis et différents agrandissements. Il est à apprendre.

Conseils pour mémoriser le croquis:

- ne pas l'apprendre comme un tout dès le départ mais le déconstruire partiellement. Par exemple, sur un fond de carte ne placer que les éléments de la partie 1 de la légende. Sur un autre, seulement les éléments de la P2. Puis s'entrainer à les refaire jusqu'à être capable de réaliser le croquis complètement et du premier coup.

- Ou autre façon de diviser la difficulté: travailler continent par continent sur des fonds de carte chaque fois différents.

- Il faut donc plusieurs fonds de carte que vous pouvez télécharger à http://eduscol.education.fr/fileadmin/user_upload/histoire_geo/PDF/Fonds_de_cartes_telechargeables_Bac_LES.pdf . Choisissez le modèle: fond monde Briesemeister (pdf–2,9 Mo) Imprimez-le en plusieurs exemplaires ou demandez à l'enseignant de vous les fournir

- Pour éviter les erreurs d'emplacement dans le cas d'une ville ou d'un pays, prenez des points de repères: Chicago est à la pointe sud-ouest de la région des Grands Lacs américains. Dans le croquis ci-dessus, la Bolivie est le pays le moins développé de l'Amérique du Sud. Repérez-le et, à partir de lui vous placerez les pays émergents les plus performants à l'est et au sud et les autres, moins performants, au nord jusqu'à atteindre le Mexique qui lui redevient un pays de même niveau pour le croquis que le Chili ou l'Argentine. Ce sont des façons de trouver des repères pour localiser et une voie pour mémoriser.

- Nommer le plus possible (pays, océans), plus que le croquis proposé en exemple, mais sans nuire à la lisibilité de votre croquis. Utilisez les cartes des Etats du monde pour retrouver le nom des pays.

INTRODUCTION.

- La mondialisation s'est imposée surtout dans les années 1990 avec la fin de la guerre froide, l'ouverture de la Russie et de la Chine à l'économie capitaliste et à la généralisation des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) comme internet.

- Définissez précisément ce qu'on appelle la mondialisation.

- La mondialisation, en progressant, a un impact majeur sur les territoires. Elle bouleverse la hiérarchie économique mondiale en plaçant les territoires en concurrence à toutes les échelles: villes, pays, régions continentales.

- Si certains territoires sont marginalisés c'est-à-dire ne participent pas efficacement et pas assez intensément aux échanges mondiaux, d’autres profitent du nouveau contexte économique pour amorcer leur développement.

Problématiques: Quelle typologie des territoires peut-on établir en fonction de leur inégale participation à la mondialisation? Quelles sont les caractéristiques des pôles et espaces majeurs et celles des territoires restés en marge?

Annonce du plan en 2 parties

 

Partie 1. Pôles et espaces majeurs dans la mondialisation

 

1. Les facteurs d'insertion des territoires

L'intégration des territoires dans les échanges mondiaux repose sur plusieurs facteurs, tels l'accessibilité du territoire, un haut niveau de développement économique et social, la présence d'avantages comparatifs, et la présence de fonctions de commandement :

  • Le haut niveau de développement économique et social dans un territoire permet aux entreprises qui s'y installent de pouvoir bénéficier de nombreux débouchés pour leurs produits et d'une bonne qualité de vie pour leurs employés.
  • Pour être intégré dans la mondialisation, l'accessibilité est aussi primordiale. Un territoire doit pouvoir offrir de bonnes infrastructures de transport (routes, plates-formes multimodales, etc.) et une bonne connexion au réseau Internet. La présence de hubs est un atout supplémentaire.
  • Pour attirer les FTN, un territoire doit aussi disposer d'avantages comparatifs. Une main-d'œuvre qualifiée est attractive et permet le développement des activités de recherche et de développement, tandis qu'une main-d'œuvre peu diplômée et peu coûteuse peut attirer les unités de production.
  • La stabilité politique d'un pays est aussi un facteur d'attraction des FTN.
  • Enfin, ces avantages cumulés et interdépendants créent une dynamique positive qui permet l'accumulation des richesses et renforcent l'attractivité. Ce système rend donc de plus en plus attractifs les territoires qui le sont déjà.

 

2. Les pôles de la mondialisation

A. La "Triade élargie".

Apparu dans les années 1980, le terme de "Triade" servait à désigner les trois principaux pôles de la mondialisation : l'Amérique du Nord (États-Unis et Canada), l'Europe de l'Ouest et le Japon. Avec la montée en puissance des pays émergents, on assiste désormais à la mise en place d'une multipolarité et le concept de Triade est désormais moins pertinent. On lui préférera le terme de "Triade élargie", intégrant ainsi la Chine dans le pôle Asie de l'Est (avec le Japon, la Corée du Sud et Taiwan).

Ces trois grands pôles de l'économie restent les principaux acteurs et centres d'impulsion de la mondialisation. La "Triade élargie" est à l'origine de 75% du PIB mondial. Ces trois pôles concentrent les sièges sociaux des FTN (80% des FTN ont leur siège dans un pays du Nord) et les fonctions de commandement politique.

B. Les pays émergents.

Cependant, les pays émergents s'affirment. Les pays dits "émergents" sont des pays qui connaissent des situations économiques, politiques et sociales très variées. Cependant, il existe un critère commun qui est la performance économique.

Parmi ces pays émergents il y a ceux qui constituent le BRICS et dont la performance économique est supérieure aux autres. Selon le FMI, le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud (BRICS) sont à l'origine de 60% de la croissance économique mondiale.

2. L'archipel métropolitain

Pour définir ce qu'est une métropole mondiale, le nombre d'habitants est insuffisant. Toutes les mégapoles (agglomérations de plus de 10 millions d'habitants) ne sont pas des métropoles mondiales. Pour qu'une ville soit considérée comme une métropole mondiale, il faut qu'elle exerce un rayonnement d'envergure internationale, qu'elle possède une capacité à influencer le monde.

Les métropoles sont des centres de commandement mondiaux, elles concentrent les pouvoirs dans tous les domaines :

  • Production et services : elles accueillent le siège social des grandes entreprises multinationales (Tokyo et l'agglomération parisienne tiennent respectivement la première et la deuxième place dans le nombre de sièges sociaux d'entreprises).
  • Domaine financier : les banques et les grandes places boursières sont des acteurs clés des grandes métropoles (New York possède la première bourse au monde).
  • Enseignement et recherche : les métropoles disposent d'universités prestigieuses et de centres de recherche technologique avancés.
  • Domaine politique : les organismes internationaux sont basés dans les grandes métropoles mondiales (À New York, on retrouve le siège de l'ONU et de l'UNICEF, à Paris le siège de l'UNESCO).
  • Innovation culturelle et mondialisation : les grandes métropoles sont les lieux d'impulsion des modes, aussi bien vestimentaires que musicales ou artistiques. New York a influencé de nombreuses modes comme le hip-hop, Paris est réputé mondialement dans le domaine des produits de luxe et Tokyo a développé la culture manga et les jeux vidéo.

De très nombreux échanges sont effectués entre les différentes métropoles mondiales. Des flux d'informations, de capitaux et de marchandises parcourent le monde entre ces véritables carrefours internationaux. Les métropoles sont particulièrement bien desservies et reliées entre elles, grâce à de nombreuses infrastructures :

  • Des infrastructures de transport multimodales : aéroports, ports, autoroutes, voies ferrées, etc.
  • Des moyens de communication modernes : les métropoles mondiales sont à l'origine de 80% des connexions Internet mondiales.

Le réseau de métropoles qui se dessine à l'échelle du monde est appelé l'archipel métropolitain : il s'agit du tissu de villes qui concentrent les centres de commandement et les activités et qui forment un réseau d'échanges et de partage.

Plusieurs critères permettent de classer ces villes dans la hiérarchie des métropoles mondiales. Un de ces critères est la richesse produite par une métropole, on parle de PUB (Produit urbain brut).

New York, Tokyo, Londres et Paris sont les premières métropoles mondiales. Elles sont aussi nommées des villes-monde ou des villes globales.

3. L'importance des interfaces

Une interface est une zone de contact, un lieu privilégié d'échanges entre un espace et le reste du monde. Les principales interfaces sont les interfaces maritimes, aéroportuaires et frontalières.

Dans le cadre de l'intensification des échanges internationaux et des transports maritimes, les zones industrialo-portuaires (ZIP) sont devenues des lieux majeurs de la mondialisation :

  • Pour faciliter les échanges des marchandises entre les navires et les moyens de transport terrestres (camions, trains) des plates-formes multimodales sont aménagées.
  • Lorsqu'un littoral regroupe plusieurs grands ports, on dit qu'il forme une façade maritime, il constitue une zone d'échanges privilégiée.
  • Les littoraux, espaces dynamiques de production et d'échange attirent de plus en plus les populations et les activités économiques. Ce phénomène s'appelle la littoralisation.

Il existe d'autres lieux intégrés dans les échanges frontaliers, tels que les interfaces frontalières (par exemple la frontière entre les États-Unis et le Mexique ou entre les États-Unis et le Canada). Les détroits maritimes, les "paradis fiscaux", les espaces de tourisme international sont aussi des lieux intégrés dans la mondialisation

Partie 2. Les territoires qui restent relativement en marge de la mondialisation.

1. Les facteurs d'exclusion

Le mal-développement est la conséquence d'une faible intégration des territoires dans les échanges mondiaux.

En effet, les pays souffrant de mal-développement cumulent les facteurs répulsifs :

  • Les infrastructures de transport insuffisamment développées
  • L'instabilité politique et la corruption constituent des risques que veulent éviter les FTN dans leurs investissements.
  • L'extrême pauvreté, le manque d'équipement, des classes moyennes et aisées peu représentées intéressent peu les FTN à la recherche de marchés riches.
  • Une dynamique négative se met en place puisque ces États sont exclus de la mondialisation à cause de leur mal-développement et cette exclusion de la mondialisation renforce leur mal-développement.

Cependant, plusieurs facteurs permettent de sortir, en partie, de cette logique d'exclusion :

  • Certains territoires accueillent des délocalisations (Vietnam, Éthiopie, etc.) et attirent des touristes étrangers.
  • L'exploitation de ressources prisées (minerais, hydrocarbures, etc.), la présence de terres agricoles nombreuses (Afrique), le changement de stratégie des différents acteurs (FTN, États, etc.), la stabilisation politique d'un pays, la lutte contre la corruption, sont autant de facteurs qui permettent de s'intégrer dans les échanges mondiaux et d'attirer les FTN.
  • Cependant, pour réellement sortir du sous-développement, l'augmentation des richesses produites doit être répartie et non pas accaparée par une seule partie de la population.

 

2. Les espaces en marge

Aujourd'hui, très rares sont les territoires qui échappent à la mondialisation. Les territoires en marge de la mondialisation ne sont pas des zones totalement exclues des échanges mondiaux mais des territoires qui sont à l'écart des grands flux de la mondialisation, qui ne représentent qu'une faible part des échanges mondiaux.

A. Les pays les moins avancés (PMA) sont les territoires les plus en marge de la mondialisation :

  • Les PMA ne contribuent qu'autour de 1% au PIB mondial
  • Ils ne reçoivent que 2% des IDE, même si cette part augmente.
  • Les PMA ont des économies peu diversifiées. En effet, leurs économies reposent surtout sur l'exploitation agricole, l'exploitation énergétique ou des minerais. Une grande partie de leurs ressources est exploitée par des compagnies étrangères.
  • Ils sont très dépendants du marché mondial. Lorsque le cours d'une marchandise s'effondre, c'est l'ensemble de l'économie du pays qui est touchée.
  • Les économies des PMA étant incomplètes, ils doivent recourir au marché mondial pour l'approvisionnement en produits alimentaires et en biens manufacturés. Cette dépendance accentue leur endettement.

B. Dans les pays développés il y aussi des espaces en marges de la mondialisation :

  • Dans les villes, certains quartiers ne profitent pas des bénéfices de la mondialisation, comme les bidonvilles dans les métropoles des pays émergents. Certaines banlieues des villes européennes regroupent des populations défavorisées, ainsi que les "ghettos" aux États-Unis: ils participent mal à la mondialisation ou par le biais de l'économie criminelle.

 

Conclusion. La mondialisation permet une production plus grande de richesses et un recul de la grande pauvreté mais en même temps elle accentue les inégalités de richesses entre les territoires à toutes les échelles. Dans les pays émergents, qui se caractérisent par une forte croissance économique, la croissance ne profite qu'à une partie de la population et une grande partie de la population continue de souffrir du mal-développement. Dans les pays très développés, les inégalités s'accentuent et fragilisent les sociétés.

 

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 12:12
Les Etats-Unis et le monde depuis 1945 TERMINALE S
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Thème 2. Grandes puissances et conflits dans le monde depuis 1945.

 

Question 1. Les chemins de la puissance

 

Cours 1. Les Etats-Unis et le monde depuis 1945.

 

 

 

INTRODUCTION.

 

Le cours est basé sur la notion de « puissance » (avec la formulation de la question 1: « les chemins de la puissance »). Il faut donc définir cette notion: un État est une "puissance" lorsqu'il dispose d’atouts économiques, militaires, politiques et culturels lui permettant d’avoir de l’influence sur les autres États.

La période 1945-1947 est un tournant dans la politique extérieure des États-Unis : eux qui ont longtemps étaient très réticents à intervenir en dehors du continent américain ( c'est ce qu'on appelle "isolationnisme"), ils assument désormais, à partir de 1945, un rôle dominant au niveau global.

Problématique: comment les Etats-Unis vont-ils établir et maintenir une puissance sur le monde  et cela, dans trois contextes très différents?

Le premier contexte est marqué par la fin de la Seconde Guerre mondiale (1944-1947) (P1), le second, par la guerre froide qui les oppose à l'URSS (1947-1991) (P2) et le troisième dans le monde actuel (1991 à nos jours) (P3). A chaque fois, la notion d'affirmation puissance des Etats-Unis dans le monde se réalisera différemment

 

Partie 1. Gérer l’après-guerre (1945-1947)

 

a. La puissance militaire

Si la victoire est partagée avec les deux autres «superpuissances » (l’Union soviétique et le Royaume-Uni), seuls les Etats-Unis sortent de la Seconde Guerre mondiale renforcés :


- leur territoire a été épargné (en comparaison de l’Europe et de l’Asie de l’Est en ruines), renforçant leur puissance économique (ils sont au premier rang mondial depuis 1900) ;


- ils ont eu relativement peu de pertes (environs 400 000 tués), à comparer avec les 20 millions de morts soviétiques estimés;


- ils ont le monopole de l’arme nucléaire (11 bombes) et des bombardiers à long rayon d’action capables de les larguer.

- Les forces armées américaines ont 16 millions d’hommes sous l’uniforme à la fin 1945, dont la moitié est déployée en Europe et en Asie. La marine américaine domine totalement les océans, représentant à la fin 1945 environ 70 % du tonnage militaire mondial (avec notamment 28 porte- avions).

 

b. Réorganiser le monde

- Le partage de l’Europe en deux zones d’influence est négocié avec Staline, Churchill et Roosevelt à Yalta (4 au 11 février 1945). La Corée est également partagée, le nord sous influence soviétique et le sud sous influence américaine. Le Japon passe également dans l'aire de contrôle américaine.

- Au niveau mondial, le gouvernement des États-Unis impose à ses alliés ses idées sur la coopération internationale, tout comme en 1919 le président Wilson avait été à l’origine de la Société des Nations lors de la conférence de Paris. En1945 s’ouvre la conférence de San Francisco qui débouche le 26 juin de la même année sur la signature de la Charte des Nations unies. Au Conseil de sécurité de l'ONU, 5 pays reconnus comme les vainqueurs de la SGM reçoivent un siège permanent et le droit de veto. Les E-U en font bien sûr partie. Le siège de l'ONU est à New York.

L’Organisation des Nations unies (ONU) doit promouvoir le dialogue pour éviter les guerres. Elle doit favoriser la diffusion des droits de l'homme et la solidarité face aux problèmes de développement par une coopération économique des nations membres de l'ONU.

La principale contribution au financement de l’organisation est assurée par les États-Unis.

- En parallèle, les États-Unis négocient la refonte de l’économie mondiale sur de nouvelles bases avec les accords de Bretton Woods du 1er au 22 juillet 1944 :


  • le dollar américain devient la seule monnaie de réserve de toutes les banques centrales (dollar as good as gold), la seule convertible en or, les autres monnaies ayant un taux de change presque fixe vis-à-vis du dollar jusqu’en 1971 ;

  • fondation de l’International Monetary Fund (en français « Fonds monétaire international », FMI), chargé de la stabilité financière et installé à Washington ;

  • fondation de l’International Bank for Reconstruction and Development ( en français
« Banque internationale pour la reconstruction et le développement », BIRD) chargé de financer la reconstruction. Son siège est aussi à Washington ;
 c'est ce qu'on appelle aujord'hui la Banque mondiale
  • enfin est signé en1947 le General agreement on tariffs and trade (GATT, en français
« Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce ») qui doit faciliter le commerce international en développant le libre échange et donc la mondialisation. Cette organisation est aujourd'hui l'OMC ou Organisation mondiale du commerce (Voir cours sur la mondialisation)

 

 

Partie 2. Mener la guerre froide (1947-1991)

 

A. Contenir le communisme

Empêcher le développement du communisme et la mainmise de l'URSS sur d'autres territoires est l'objectif central de la nouvelle stratégie de l'endiguement (containment) lancée par le président Truman en 1947.

Les E-U renoncent ainsi à la vieille "doctrine Monroe" qui prônait un isolationnisme des E-U sur le continent américain et une non-intervention dans les affaires des autres territoires. Désormais, les E-U endossent définitivement un rôle mondial dans une guerre de longue durée: la guerre froide.

D'où:

- le 5 juin 1947, le nouveau secrétaire d’État George Marshall annonce le lancement d’un programme d’aides massives envers les économies européennes. C'est le plan Marshall: il est composé de dons, de prêt.  Ce plan conduit les pays d'Europe occidentale à passer encore plus étroitement dans la zone d'influence américaine. Il conduit également ces pays à s'organiser eux-mêmes pour se partager cette aide: d'où la première forme de coopération européenne.

- la réaction américaine au blocus de Berlin (1948-1949) est là pour témoigner que les E-U n'abandonneront aucun de leurs alliés: les EU mettent en place un gigantesque pont aérien pour ravitaille Berlin Ouest pendant presque un an.

- En s'engageant militairement dans la guerre de Corée déclenchée par la Corée du Nord communiste pour envahir la Corée du Sud non communiste, les E-U veulent empêcher toute progression du communisme. C'est là encore une conséquence de la stratégie d'endiguement.

- La mise en place de la CIA comme organisation de renseignement et d'actions subversives leur donne un bras armé secret qui leur permet d'agir aussi bien dans les pays alliés (la CIA aidera en Italie les partis opposés au parti communiste italien à remporter des élections) que dans les pays communistes (tentatives pour assassiner ou déstabiliser Raoul Castro qui a pris le contrôle de Cuba et s'est rallié au communisme). La CIA aidera aussi de nombreux dictateurs d'Amérique latine à prendre et à garder le pouvoir (le général Pinochet au Chili)

- les E-U signeront de nombreux traités d'alliance avec des pays dans le but de créer une zone sécurisée autour de l'URSS et de la Chine devenue communiste elle aussi. C'est le cas de l'OTAN: alliance militaire regroupant les E-U, le Canada, des pays d'Europe occidentale et la Turquie.

 

B. Maintenir son influence.

L’influence américaine dans le monde s’exprime massivement et globalement depuis le début de la guerre froide dans tous les domaines de la puissance:

- sur le plan idéologique avec l'exportation de l'American Way of life: les films hollywoodiens, le star system, la musique, la danse, la mode vestimentaire ou alimentaire sont des vecteurs de l'exportation du modèle de l’american way of life.

- économique: avec la puissance des firmes américaines qui exportent les produits étasuniens mais aussi les nouvelles formes de management

- financier: le dollar reste la principale monnaie internationale

- L’attractivité des États-Unis est telle qu’elle génère un brain drain (migration des diplômés vers les E-U) à l’échelle mondiale (Ex. le recrutement des ingénieurs de la Silicon Valley).

Cette force de séduction a été qualifiée de "soft power". Elle peut être utilisée comme arme de déstabilisation. Elle peut faciliter le travail des diplomates américains pour persuader les pays de les rejoindre ; elle est pour cela surnommée le soft power, traduisible par « puissance douce ».

 

D.  Faire monter les enchères

- Si la suprématie mondiale américaine est assurée par le monopole du nucléaire, l’explosion d’une arme nucléaire soviétique (« Joe-1 » pour les Américains) le 29 août 1949 change la donne. La même année, l’Union soviétique devient une menace pour le territoire des États- Unis grâce à leurs premiers bombardiers longue distance.

La notion de dissuasion nucléaire se met alors en place dans la stratégie américaine: attaquer l'adversaire n'est plus possible sans accuser des pertes insupportables.

- Il faut donc défier l'URSS sur d'autres terrains que la confrontation militaire directe.

  • D'où une course effrénée aux armements dans le but de (dé)montrer la supériorité du modèle américain sur le modèle soviétique. C'est une véritable course de vitesse vers la technologie de destruction de masse et vers la conquête de l'espace. L'objectif minimum: ne pas se faire distancer par l'adversaire comme les E-U l'ont été dans la course à l'espace (Gagarine) et si possible doubler l'adversaire ("alunissage" américain en 1969)
  • Les EU utiliseront quand même la guerre pour défendre leurs intérêts mais en prenant soin de ne pas se retrouver face à face avec l'URSS. D'où la stratégie d'agression du pays tiers. Exemple: l’intervention militaire au Viêt Nam vise l'arrêt de la diffusion du communisme en Asie du sud-est mais pas l'URSS qui la soutient. Elle se soldera par une défaite des EU en 1975

- Enfin dans les années 1980, sous la présidence de Reagan, la course aux armements s’intensifie pour défier encore une fois l'URSS en la poussant à bout économiquement. C'est le cas avec le Strategic Defense Initiative : IDS ou bouclier spatial en français ou avec la dernière crise directe de la guerre froide entre les deux superpuissances qui a lieu en 1984 avec le déploiement de missiles américains en Europe occidentale (Pershing II) en Europe, déclenchant la « crise des euromissiles ».

- Peu après, le nouveau dirigeant de l'URSS (Gorbatchev 1985-1991) fait le constat de l'épuisement économique de son pays et tente de se retirer de la course aux armements. Il essaiera de réformer son pays pour sauver le communisme mais ne pourra y parvenir et démissionnera en 1991. Cette démission signe la fin de l'URSS et le triomphe absolue des E-U comme seule superpuissance mondiale.

 

P3. Dominer l’après guerre froide (1990-2015)

À partir des années 1980, l’URSS, en proie à une stagnation économique, ne peut plus suivre les États-Unis dans la course aux armements. L’Union soviétique cesse d’exister en 1991.

Première puissance globale de l’histoire, les Etats-Unis font face à de nouvelles responsabilités et ont de nouvelles ambitions.

Se pose alors la question de l'exercice de leur leadership par une stratégie multilatérale (agir en fonction de leurs intérêts mais en concertation avec les institutions internationale) ou unilatérale (agir en fonction de leurs intérêts et sans l'accord des institutions internationales et en dehors de toute légalité internationale)

a. Etre le gendarme du monde

- 1er test: la première guerre du Golfe en 1990-1991

Les E-U ont un objectif: installer des bases militaires au Moyen-Orient et accroître leur influence dans cette région hautement importante pour eux en raison de ces richesses pétrolières.

A la base de l’invasion du Koweit et de l’engagement américain il y a un piège et des entreprises de désinformation.

Mais pour atteindre leur but les E-U ne s’engagent pas seuls et sans l’accord de l’ONU.

- Cet engagement dans le cadre du multilatéralisme se répète plusieurs fois dans les années 1990.

Les EU interviennent sous mandat de l’ONU (Somalie 1992-1994 ; Bosnie 1993-1995 ; Haïti 1994-1996) En Bosnie, ils sont présents par le biais de l’OTAN. Ils pallient les faiblesses des casques bleus

- Mais les EU refusent de participer à la convention de Kyoto en décembre 1997 (réduction de l’émission de gaz à effet de serre), d’Ottawa en 1997 (sur l’interdiction des mines anti- personnelles) et de Rome en 1998 (créant la Cour pénale internationale). Cela marque les limites de leur engagement au côté de l'ONU et de la gouvernance mondiale

 


b. S’adapter aux changements

 

A. Les attentats du 11 septembre 2001 à New York et à Washington changent la donne. Le gouvernement de George Bush junior (président de 2001 à 2009) annonce une « guerre contre le terrorisme ».

  • Bush ne fait pas que désigner Al Qaïda comme ennemi des E-U, il décide de considérer « le monde comme un champ de bataille »: tous les Etats, toutes les organisations susceptibles de soutenir directement ou indirectement le terrorisme ou de mettre en danger la sécurité du monde deviennent des cibles à abattre. C’est la signification de ce que président nomme: « l’axe du mal ».
  • Le président Bush transforme les deux interventions (en Afghanistan, en 2001, contre le régime islamiste qui accueille Al Qaïda et Ben Laden puis l'Irak en 2003) en une croisade des forces du bien contre les forces du mal.

- Le 11 septembre 2001, les Américains sont pour la première fois de leur histoire frappés directement sur leur sol ; ils se considèrent dès lors en guerre, et leur gouvernement réagit en intervenant en Afghanistan, avec un mandat des Nations Unies, pour mettre hors d’état d’agir les auteurs de ces attentats.

- En mars 2003, toujours au nom de la lutte contre le terrorisme, et cette fois en recherchant les Armes de Destruction Massive, soi-disant détenues par le régime irakien, les Etats-Unis lancent leurs troupes sur l’Irak, mais cette fois sans mandat de l’ONU.

- Dans les deux cas, Washington rencontre un succès, en tout cas militaire, puisque le régime des Talibans en Afghanistan, et la dictature de Saddam Hussein en Irak, sont renversés rapidement.

- Derrière ces opérations militaires, il y a l’idée de l’administration Bush de bouleverser politiquement le Moyen-Orient, et cette idée s’inscrit dans une « Initiative pour le Grand Moyen-Orient ». Le projet de « Grand Moyen-Orient » est avant tout un projet politique: instaurer la démocratie dans un ou deux pays de la zone et, par un effet domino, les régimes autoritaires des autres pays voisins tomberont.

  • C’est une guerre nouvelle, sans frontière et sans fin, que les E-U organisent avec une montée en puissance du rôle des forces spéciales américaines hors de tout contrôle du Congrès et des lois internationales de la guerre c’est-à-dire hors de tout cadre légal et partout où il est nécessaire sur la planète.

- Exemple: le programme de transports illégaux de prisonniers opérés par la CIA. Après enquête, le Conseil de l’Europe et le Parlement européen confirment que les services secrets américains et notamment la CIA ont utilisé l'espace aérien et certains aéroports des pays de l'Union européenne afin de transporter des prisonniers détenus en toute illégalité. Ces prisonniers étaient conduits vers des lieux secrets pour être l'objet de tortures et de sévices divers contraires aux droits de l'homme et caractérisant même la notion de crimes de guerre.

 - Exemple: dans la prison américaine d’Abou Ghraïb en Irak, les tortures sont programmées et les torturés photographiés. Fin 2001, alors que le nouveau programme de capture et d'assassinat atteint son rythme de croisière, le numéro 3 de la CIA, Buzzy Krongard, déclare que "dans une large mesure, les Etats-Unis gagneront (cette guerre) grâce à des forces dont vous ne savez rien, à des opérations dont vous ne verrez rien et à des méthodes que vous préféreriez ne pas connaître. »

 

B. La présidence d’Obama (2008-2016) a-t-elle mis fin à cette guerre secrète et sans frontières?

  • Dans une certaine mesure oui avec le désengagement limité des forces américaines d'Afghanistan et d'Irak.
  • Mais non sur le fond d'une guerre mondiale, secrète et hors de tout cadre légal contre ce qui touche les intérêts américains et pas seulement le terrorisme.

- Exemple: les services de renseignement américains l(a NSA) espionnent l'ambassade de France à Washington, mais aussi les institutions européennes, et ont mis en place un système de surveillance des utilisateurs de Google, Facebook ou Skype.

- Exemple: Les Etats-Unis ont fait de l'assassinat un élément central de leur politique de sécurité nationale.

Régulièrement est mise à jour une « kill list » – terroristes confirmés, apprentis terroristes, suspects de terrorisme... bref, tous ceux que les services secrets américains considèrent comme une menace pour les Etats-Unis. Cette liste est présentée au président Obama pour qu'il y appose son paraphe. Ni procès ni jugement : le jour où leur nom apparaît sur la liste, ces hommes sont morts — même quand ils sont citoyens américains. L'utilisation des drones tueurs est généralisée en Asie et en Afrique.

La mission des forces spéciales (JSOC) lancées à leurs trousses tient en trois mots : find (« traquer ») ; fix (« débusquer ») ; et finish (« achever »). Voir le livre de Jeremy Scahill, Dirty Wars. Le nouvel art de la guerre.

 

 

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 12:01

La composition: une des épreuves au baccalauréat

 

La composition peut être en histoire ou en géographie; dans les deux cas il s’agit de l’épreuve longue. Il convient donc d’y consacrer environ 2h 30 sur la durée totale de l’épreuve (4 heures).

 

Une composition se fait en 3 temps : introduction, développement, conclusion. Chacun doit être nettement séparé (passer plusieurs lignes entre chaque).

 

A – L’introduction.

Elle est fondamentale car elle est lue en premier par le correcteur et « donne le ton » de la copie. Elle doit donc être rédigée préalablement au brouillon, et sa forme doit être particulièrement soignée.


Elle a 3 objectifs :


1°) présenter le sujet en définissant les termes de ce sujet.

Les termes du sujet doivent être définis, c’est-à-dire expliqués (ex : si le sujet contient un mot comme communisme, totalitarisme, métropole... ces mots doivent être définis d’entrée), et le sujet doit être délimité dans le temps et dans l’espace (quelle période ? quels territoires sont concernés par le sujet ?). Etape INDISPENSABLE et ESSENTIELLE pour éviter l’erreur fatale : le hors-sujet.
Ce premier objectif occupera la 1ère partie de l’introduction (3 ou 4 phrases grand maximum).

Pour bien identifier le sujet, il faut tout de suite repérer le ou les mots de liaison employés (« et », « ou », « dans », « pendant »...). Ils permettent souvent de déterminer le type de plan à choisir. Attention cependant : le mot « et » peut signifier: Exemples de sujets:

- « Agriculture et développement en Inde », le "et" = une mise en relation

 - « Les totalitarismes en URSS et en Allemagne » = une comparaison

- « Ouvriers et patrons au XIX° » = une opposition... Seuls votre réflexion et votre bon sens peuvent alors vous indiquer l’interprétation pertinente...

 

2°) dégager la problématique du sujet. Il ne s’agit pas de poser une question « pour la forme » : il faut cerner le problème historique ou géographique contenu dans le sujet, qui sera le fil directeur de tout le devoir  car le devoir sera une réponse organisée à cette problématique. Vous pouvez formuler la problématique sous forme de question ou sous forme d'une affirmation.

Exemple: le totalitarisme dans l'Allemagne nazie et en URSS est une organisation complexe et centralisée de la société. Ou: comment est organisé le totalitarisme dans l'Allemagne nazie et en URSS?

3°) annoncer le plan qui sera suivi dans le développement. Attention, il ne s’agit pas ici de « rentrer dans les détails » de votre argumentation, mais juste de présenter les deux ou trois parties qui diviseront votre développement.

Pour la rédaction éviter : « La 1ère partie sera consacrée à... ; la 2nde parlera de ... ». Préférer: « Après avoir étudié..., nous verrons... ; enfin tel ou tel aspect nous permettra de saisir... » ; ou « Dans un premier temps...., puis... ; enfin... ».

 

B – Le développement.

1°) Le développement doit comporter 2 ou 3 parties (si possible 3, mais pas obligatoirement), jamais plus.


Chaque partie doit commencer avec une phrase indiquant l’idée directrice de la partie (autrement dit, le titre de la partie dans le plan détaillé fait au brouillon).

A l’intérieur de chaque partie, distinguer plusieurs sous-parties. Annoncer chaque sous partie par l'idée fondamentale que vous comptez expliquer dans cette sous-partie.

D'où un système d'alinéas non ambigu.

Dans le développement proprement dit, chaque idée doit être présentée avec un argument et si possible des exemples précis.

Chaque partie doit se terminer par une phrase de conclusion et de transition vers la partie suivante

 

C – La conclusion.

Elle se fait en deux temps:


1°) Elle doit reprendre les grandes idées pour apporter une réponse, si possible nuancée à la problématique annoncée en introduction. Attention à ne pas faire un résumé du développement.

2°) Elle doit élargir la perspective et le débat par une ouverture finale (sur l’actualité, sur une comparaison, une évolution, un problème pour l'avenir...).

 

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 12:34
Le socialisme et le mouvement ouvrier en Allemagne depuis 1875 TERMINALE ES
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Thème 2. Idéologies, opinions en Europe de la fin du XIXe siècle à nos jours

 

Cours 1. SOCIALISME ET MOUVEMENT OUVRIER EN ALLEMAGNE DEPUIS 1875

Cours 2. MEDIAS ET OPINIONS DANS UN REGIME DEMOCRATIQUE COMME LA FRANCE

 

Cours 1. SOCIALISME ET MOUVEMENT OUVRIER EN ALLEMAGNE DEPUIS 1875

 

Introduction.

1ère notion à définir: SOCIALISME.

  •  La question du socialisme a traversé la fin du XIXe siècle et le XXe siècle. Elle est aussi au centre des études et des préoccupations politiques du XXIe siècle. 
  • Définition de socialisme : doctrine qui critique la société née de la révolution industrielle et ses inégalités (société capitaliste). Elle vise à la rendre plus juste par la propriété collective des moyens de production. Mais deux types de moyens pour parvenir à ce but :
  • Socialisme réformiste: doctrine qui vise la transformation des structures économiques, sociales et politiques de la société capitaliste par des voies légales (élections, réformes)
  • Socialisme marxiste: doctrine inspirée de Karl Marx et qui vise au renversement de la société capitaliste (révolution). La dictature du prolétariat qui s’en suivra permettra la nationalisation des moyens de production et débouchera sur une société communiste sans classe.

 

2e notion à définir: MOUVEMENT OUVRIER.

  • Les ou le parti(s) socialiste(s) et les syndicats travaillent à faire de la classe ouvrière une classe consciente des rapports de force, de leur origine capitaliste et capable de vouloir une société alternative. Les partis visent la conquête du pouvoir. Les syndicats, eux, défendent les intérêts des travailleurs face aux propriétaires d’entreprises.

 

3e notion à définir: l'ALLEMAGNE DEPUIS 1875.

Il y eut cinq Allemagne et donc cinq contextes différents depuis 1871 :

  • L’Empire fédéral allemand est un régime politique fondé en1871 dans la Galerie des glaces du château de Versailles après la défaite française lors de la guerre franco-allemande de 1870. Il prend fin le 9 novembre 1918 par l'abdication de l’empereur Guillaume II à l'issue de la Première Guerre mondiale et la proclamation de la république de Weimar.  C’est un régime autoritaire avec un empereur, un chancelier qui dépend seulement de l’empereur et une assemblée élue au suffrage universel, le Reichstag.
  • La république de Weimar est une démocratie parlementaire avec un président et un chancelier. Celui-ci est investi par le Reichstag et il est responsable devant cette assemblée.
  • 1933, Adolf Hitler devient chancelier et très vite vide de tout contenu démocratique la République de Weimar pour en faire un Etat totalitaire (le IIIe Reich).
  • 1945, capitulation du Reich, division de l’Allemagne en 4 secteurs d’occupation puis en  1949 constitution, dans la guerre froide, de la RFA (République fédérale allemande) démocratique et sous influence américaine, et de la RDA (République démocratique allemande) à parti unique et sous influence soviétique.
  • 1989, chute du mur de Berlin. 1990, réunification de l’Allemagne par disparition de la RDA. L’Allemagne actuelle est la RFA.

 

Pourquoi choisir l’Allemagne pour étudier le mouvement ouvrier?

  • C’est le berceau du marxisme
  • l'affrontement entre réformistes et révolutionnaires y est particulièrement marqué et plus fortement que dans les pays d’Europe occidentale
  • Le socialisme allemand se développera à plus grande échelle que dans les autres pays européens surtout au début du XXe siècle.

Problématiques:

  •  1. Comment évolue l’idéologie socialiste dans ces différents contextes? Comment le socialisme s’est-il scindé en deux courants opposés?
  • 2. Quelles furent les modalités d’action des partis liés au socialisme et des syndicats dans ces différents contextes?

 

1ère partie. Le mouvement ouvrier sous l’Empire

 

Le mouvement ouvrier va devenir la principale force d’opposition et la première force politique au Reichstag. Comment?

A. L’union du mouvement ouvrier allemand est réalisée lors du congrès de Gotha en 1875 avec la fusion de deux partis socialistes déjà présents en Allemagne Le parti réformateur de Ferdinand Lasalle et celui révolutionnaire de Wilhelm Liebknecht fusionnent pour former le Parti ouvrier socialiste d’Allemagne.

  • Causes: les deux partis sont persécutés par la police. Le but est de constituer un pôle socialiste suffisamment solide pour compter sur l’échiquier politique. L’unification allemande qui a été signée en 1871 a changé la donne.
  • En 1891, le parti prend le nom de SPD (Sozialdemocratische Partei Detschland).
  • La social-démocratie ou les sociaux-démocrates : ces expressions se réfèrent à l’idéologie et aux membres du SPD

 

B. Dès 1890 il devient le premier parti d’Allemagne. C’est le 1er parti de masse européen, avec plusieurs centaines de milliers d’adhérents. Son organisation, très structurée, sera un modèle pour les autres partis socialistes européens. Il est bien plus puissant que la SFIO en France.

  • Il est soutenu par les syndicats qui sont eux-mêmes constitués en une puissante confédération dès 1892.
  • Le SPD éduque la classe ouvrière: il s’appuie sur une organisation d’associations très nombreuses qui contribuent à créer une « contre-société » socialiste encadrant les ouvriers militants: associations sportives, bibliothèques, orchestres, théâtres, maisons du peuple, associations de femmes, des écoles ouvrières + une presse de masse le Vorwätz, journal officiel du parti. Il y a aussi une foule de salariés du parti.
  • Il adhère à la IIe International qui regroupe tous les partis socialistes d’Europe.
  • Sa base théorique officielle: le socialisme de Marx et Engels
  • Au début du XXe siècle, le SPD comptait plus d’un million de membres.

 

C. Réaction du pouvoir conservateurs allemand représenté par le chancelier Otto von Bismarck.

  • Bismarck fait interdire le parti socialiste, ses organisations ouvrières et son journal. Des militants sont arrêtés ou s’exilent.
  • Mais ce qu'il veut pour triompher du socialisme, c’est court-circuiter le SPD des masses ouvrières, c'est lui enlever sa raison d'être. Comme il le dit dans ses Mémoires et Souvenirs : "il faut donner à l'Etat, assez de socialisme d'Etat". D'où des lois qui visent à améliorer le statut des ouvriers dans l'empire: désormais l'Etat et les patrons doivent tenir compte des risques majeurs des travailleurs : maladie, accident, vieillesse, invalidité. Ces lois sociales et progressistes représentent une nouveauté révolutionnaire à l’époque. Elle s’appuie sur le rôle de l’Etat et une protection organisée du « haut » vers le « bas ». Le paradoxe c'est qu'elles viennent d'un homme de droite conservateur: le chancelier Bismark
  • Mais le parti SPD s’adapte à la répression: son journal est édité en Suisse, les organisations d’encadrement politiques sont remplacées par des associations de gymnastique, de musique ou de sport. Et le parti continue de présenter des candidats aux élections du Reichstag et obtient de plus en plus de sièges.

 

D. L’empereur finit par s’opposer à Bismarck et aux lois antisocialistes face à la puissance du mouvement ouvrier (la grève des mineurs de Westphalie en 1889). Les lois répressives sont supprimées mais  les lois sociales, elles,  restent.

 

  • Or, cette situation dans laquelle l’Etat a été contraint de se réformer  va favoriser le renforcement, à l’intérieur du  SPD, du courant réformiste aux dépens du courant révolutionnaire. Beaucoup de socio-démocrates se mettent à penser qu'il n'est plus besoin de contester le capitalisme car il peut être réformé. Jouer le jeu de la légalité et des institutions en excluant l’option révolutionnaire devient une option dominante dans le parti. C'est un tournant majeur dans le socialisme allemand.
  • Les années 1890 sont marquées par un long débat sur la question de savoir si une réelle amélioration de la situation des travailleurs peut être atteinte uniquement par une révolution socialiste ou également par des réformes dans le cadre d'un Etat démocratique.
  • Pôle réformiste : Eduard Bernstein
  • Pôle révolutionnaire : Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg. Pour elle : impossibilité d’arriver au socialisme par le seul moyen des réformes / la lutte pour les réformes est bien mais insuffisante 

 

2e partie. Le mouvement ouvrier entre la Première et la Deuxième Guerre mondiale.

 

En quoi la division du mouvement ouvrier pèsera-t-elle sur la montée en puissance du nazisme ?

1. De la division à la rupture puis à la répression. (1914-1919)

 

  • La question de l’entrée en guerre en 1914 va accentuer l’écartement entre les deux courants. A la veille de la Première Guerre mondiale, le SPD est sur le point d’imploser.

- Pour Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, cette guerre ne concerne pas le prolétariat mais les intérêts des classes possédantes. La guerre est stimulée par l’impérialisme et la compétition des Etats européens dans la chasse aux colonies. Le mouvement révolutionnaire est internationaliste et ne doit pas se laisser diviser par le nationalisme. 

- Pour les réformistes, il s’agit de solidarité avec les institutions en place et avec l’empereur.

 

  • 1916, le courant révolutionnaire du SPD refuse de jouer le jeu de l’union sacrée et s’oppose à la guerre. Les militants révolutionnaires, dont Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg, sont exclus du SPD.

 

  • En réaction, ils créent une organisation d'opposition: la Ligue spartakiste. C'est un mouvement politique d’extrême gauche marxiste et révolutionnaire
 La Ligue spartakiste tire son nom de Spartacus, meneur de la plus grande rébellion d’esclaves de la république romaine. Les Spartakistes militent pour l'arrêt de la guerre et pour le pouvoir donné aux ouvriers dans les usines.

 

  • Novembre 1918, l’empereur est contraint d’abdiquer: la défaite a conduit à un soulèvement populaire. Un nouveau régime va être mis en place: la république de Weimar. Le SPD est en position de force dans les élections au Reichstag et va donc contrôler le nouveau régime.

 

  • 1918, la ligue Spartakiste forme le KPD (Kommunistische Partei Deutschlands) ou parti communiste d’Allemagne.

 

  • Le KPD, en décembre 1918-janvier 1919, engage une épreuve de force contre la jeune république dominée par le SPD: il lance une insurrection armée.

 

  • La répression est menée un gouvernement à dominante socialiste. Les dirigeants communistes sont arrêtés par l'armée et Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg sont assassinés.

 

2. Conséquences de cette division radicale du mouvement ouvrier (1919-1933).

  •  Le mouvement ouvrier est radicalement divisé. La répression du courant révolutionnaire par un pouvoir politique dominé par le SPD est un choc. Le SPD a d'ailleurs perdu beaucoup de militants et d’électeurs à la suite de la répression.

Mais il fait voter certaines des lois progressistes comme comme le vote des femmes. Il arrive à maintenir un tissu associatif et reste influent avec 1 millions d’adhérents et un syndicat (ADGB) de 8 millions d’adhérents

 

  • Le KPD, lui, se rapproche de Moscou et structure la classe ouvrière (cellules d’usines, associations culturelles et sportives, troupes de théâtre prolétariens, organisation paramilitaire)


 

  • La crise des années 1930 et la flambée du chômage (6 millions) conduit à la montée des extrêmes : des Allemands de plus en plus nombreux votent en faveur du parti national socialiste de Hitler (le NSDAP) et du KPD. Aux élections de 1932 le KPD refuse toute alliance électorale avec le SPD pour contrer le parti nazi qui devient le 1er parti allemand. Hitler devient ainsi légalement le chancelier du Reich. 

 

  • Hitler ; profitant de la division de la gauche s’attaquera aussitôt d’abord au KPD (l’incendie du Reichstag en février 1933 lui donnera le prétexte pour faire interdire le parti communiste) puis à l’été 1933 au SPD. Leurs chefs se retrouveront en camps de concentration ou en exil.

 

3e partie. De 1945 à nos jours: passage de deux Allemagne et de deux socialismes à la nouvelle gauche

 

Contextes:

  • 1945-1990: guerre froide / Trente Glorieuses/ construction européenne à l’Ouest avec une Europe du libre échange

 

  • 1990- nos jours: réunification de l’Allemagne et mondialisation des échanges

 

1 L'évolution divergente du socialisme dans les 2 Allemagne de la guerre froide

A la fin de la seconde guerre mondiale, l’Allemagne est partagée en zones d’occupation alliées. Mais la guerre froide débute avec la première crise de Berlin qui amène à la division de l’Allemagne en deux Etats en 1949: la RFA à l’Ouest et la RDA à l’Est.

1) La cogestion en RFA

A. A l’Ouest la démocratie libérale et les partis politiques renaissent :

Le CDU ou droite conservatrice remporte les élections et mène une politique libérale intégrant la RFA au bloc américain et à la construction européenne.

Le SPD devient un parti d’opposition, il renonce au marxisme et tente d’élargir son électorat.

  • Au congrès de Bad-Godesberg en 1959, le courant réformiste mené par Willy Brandt prend le contrôle du SPD .
  • Il conduit le SPD a se convertir aux bienfaits de l’économie de marché, au capitalisme et à la concurrence
  • Il se veut le défenseur d’un Etat protecteur redistribuant la richesse nationale pour réduire les inégalités.
  • Il ne s’agit plus de révolution ni du mythe d’une société sans classe, ni d’une appropriation collectives de l’appareil de production. Les références à Marx disparaissent.
  • Il cesse de s’adresser aux classes populaires mais se tournent vers les classes moyennes en développement dans le contexte des Trente Glorieuses.

Puis dans les années 60 et 70 les socialistes reviennent au pouvoir dans des gouvernements de coalition avec le CDU.

Enfin le KPD est interdit durant 10 ans, son influence est très réduite, l’ennemi étant communiste à l’Ouest durant la guerre froide.

B. Le miracle allemand (celui de la RFA et pas de la RDA) d’après guerre se poursuit durant les 30 glorieuses au point de devenir la première puissance industrielle d’Europe.

L’économie Ouest Allemande devient un modèle consensuel appelé la cogestion. Il repose sur un syndicalisme puissant organisé en une seule confédération des syndicats le DGB. La cogestion repose sur la négociation permanente entre le syndicat, les salariés, les patrons et actionnaires. Les salariés et syndicats sont autant représentés que les actionnaires dans le Conseil de surveillance de l’entreprise qui a le pouvoir de désigner le Directoire. La cogestion est donc un modèle original contribuant au dialogue et à la paix sociale. La grève utilisée qu’en dernier recours est rarissime.

 

2). Le socialisme en RDA jusqu'en 1989

1. En RDA, le but est de construire un  socialisme sur le modèle soviétique.

Conséquence immédiate: Staline veut prendre le contrôle des forces politiques de gauche. Les Soviétiques contraignent les membres du SPD et du KPD à fusionner dans un nouveau parti: le SED (Parti socialiste unifié). Le SED est structuré comme le parti communiste soviétique.

La RDA devient une démocratie populaire calquant son modèle politique et économique sur le régime stalinien Russe. Une dictature où le parti est omniprésent:

  • collectivisation et planification économique supprime la propriété privée
  • nationalisation des entreprises où la grève est interdite
  • un syndicat unique contrôlé par le parti communiste qui pousse à la productivité
  • une police politique la Stasi (90 000 policiers et informateurs) surveille la population

 

2. Les tentatives d’opposition sont vouées à l’échec.

  • En 1953 les grèves et défilés pour réclamer davantage de libertés sont réprimés par les chars du pacte de Varsovie. L’insurrection berlinoise s’étend à la RDA mais l’armée rouge intervient violemment, le pays est mis au pas.
  • En 1961 la construction du mur de Berlin tente d’enrayer l’exode des Allemands de l’Est vers le bloc de l’Ouest. Pour le président Kennedy le mur de la honte symbolise la faillite du modèle communiste.

 

3. C’est l’arrivée au pouvoir de M. Gorbatchev en URSS en 1985 qui relance l’espoir de la contestation et surtout des libertés démocratiques.

Des manifestations pacifiques se diffusent dans tout le pays.

En 1989 la chute du mur de Berlin entraine la fin de la guerre froide puis la réunification allemande.

 

 

2. Le socialisme dans l'Allemagne des années 1990 et 2000.

 

1. Après le congrès de Bad Godesberg, le SPD  opère un nouveau tournant politique.

 Un contexte économique particulier est à la source de ce tournant politique: ralentissement de la croissance économique allemande à la fin des années 1990 et chômage de masse.

  • Ce ralentissement est lié à plusieurs facteurs : le coût de la réunification, le vieillissement de la population allemande, la concurrence internationale avec l’entrée sur le marché mondial de nouveaux pays comme la Chine.

Le chancelier SPD Gerhard Schröder lance au début des années 2000 un vaste projet de réformes :l’ « Agenda 2010 ».

  • Il fait une analyse qui ramène les problèmes économiques de l’Allemagne à un problème du "coût du travail"
  • Conséquence: l’État doit donc diminuer les prestations sociales ; le citoyen doit montrer plus de responsabilité personnelle et il ne doit plus se tourner tout de suite vers l’État. L'Etat providence est remis en question.
  • Les retraites seront moins valorisées ou diminuées. Les soins seront moins remboursés. Les chômeurs devront accepter un emploi sous peine de sanctions financières. Les contrats « Minijobs » sont développés : ils mettent en place le développement du travail précaire

C’est une révolution culturelle dans un pays où le citoyen attend de l’Etat qu’il l’aide en cas de besoin

  • La nouvelle philosophie du SPD met au centre l’individu et sa propre responsabilité tandis que l’État se décharge d’un certain nombre d’engagements.
  • Un objectif essentiel de l’agenda est la réduction des dépenses sociales, ce sont les bénéficiaires des prestations sociales qui sont directement concernés. Et ce sont les couches populaires qui supportent le plus mal les réductions générales (assurance maladie, retraites) beaucoup plus que les gens aisés. Par contre, ce sont ces derniers qui profitent le plus de la réforme fiscale. Les inégalités augmentent alors dans ce pays

 

2. Le programme a été repris par le parti de droite (la CDU) et la nouvelle chancelière Angela Merkel (CDU). En 2005, elle gouvernera d’ailleurs avec une majorité CDU-SPD.

 

  • CONSEQUENCES de ce rapprochement idéologique et stratégique du SPD avec la droite allemande : défaites électorales du SPD historiques, les couches populaires ne voient plus le SPD comme « leur » parti, refroidissement des relations avec les syndicats.
  • En réaction à cette droitisation du SPD, naissance d’un parti à la gauche du SPD (Die Linke), crise de confiance des Allemands à l’égard de leur démocratie.

 

 

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 18:41
Flux, réseaux et mobilités TERMINALE ES
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Mobilités, flux, réseaux.

Au cœur de cette mondialisation, les flux de biens, de services, de capitaux et de personnes connaissant une croissance importante. Cependant, ces flux ne sont pas homogènes sur tous les territoires de la mondialisation, de même qu’ils ne connaissent pas la même évolution récente.

Quelles sont les différentes mobilités dans notre système mondialisé ? Comment les flux de biens de consommation, de capitaux, et de personnes influencent-ils la mondialisation ?

Annonce du plan

Partie 1. Un monde de flux.

1. le commerce des biens.

Les flux de marchandises ont connu une amplification sans précédent dans les échanges mondiaux. La valeur des flux a été multipliée par 300 en 60 ans passant de 59 Md$ à plus de 18 000 Md$ en 2013.

Cette croissance s’explique de multiples facteurs dont les plus importants sont les révolutions du transport et des Technologies d’Information de Communication (TIC), le développement du libre-échange, la NDIT et la généralisation du capitalisme financier.

- les produits agricoles : Ils représentent 9% des produits échangés (1 600 Md$ en 2013).

- le commerce des hydrocarbures, du charbon et des minerais a également fortement progressé. Il a doublé en 30 ans. Il représente 23% des échanges soit environ 4 100Md$ en 2013.
Les pays pétroliers sont au Moyen-Orient, en Afrique de l’Ouest (Nigeria) et du Nord (Algérie, Lybie), en Amérique latine (Venezuela) et en Russie.

- les produits manufacturés: ils représentent 66% du commerce mondial pour un total de 12 000Md$. Le commerce international de produits manufacturés a sextuplé en 30 ans témoignant d’une nouvelle Division Internationale du Travail (DIT) à laquelle recourent les FTN s’installant dans des pays-ateliers.

2. Les flux de services sont également concernés par le processus de mondialisation. Ils représentent actuellement 21% des échanges mondiaux en valeur. " Les " flux invisibles " ont connu un accroissement spectaculaire. S’il est une expression caractéristique de la mondialisation, c’est sans doute celle de "village planétaire". Le développement des nouveaux médias (télévision, radio, Internet) favorise la transmission des informations à travers les quatre coins de la planète, faisant de chacun un membre du "village planétaire". Les grands réseaux d’information, comme CNN, sont reçus partout à travers le monde.

3. Les flux de capitaux.

Les réseaux financiers
Les flux financiers relient entre eux les grandes Bourses mondiales. Tous les ans, près de 10 000 milliards de dollars circulent entre les grandes places financières mondiales. Les principaux pôles qui structurent ces flux sont les Bourses de New York (Wall Street et NASDAQ), Londres (la City) et Tokyo (Tokyo Stock Exchange). Les flux financiers se développent cependant de plus en plus vers des places émergentes, notamment les Bourses de Shanghai ou Hong Kong.

 

• Les flux d'IDE
Les Investissements directs à l'étranger (IDE) sont les mouvements de capitaux provenant des entreprises ou du fonds souverain d'un État et qui sont investis dans  tel ou tel secteur de l'économie d'un autre Etat . On distingue les IDE entrants et les IDE sortants. On constate que les membres de la Triade polarisent 65 % de ces deux types d'IDE, mais que certains pays émergents comme le Brésil et la Chine bénéficient de flux entrants importants qui soutiennent la croissance de leur économie.

 

Partie 2. Une intégration plus ou moins avancée des territoires aux réseaux

La mondialisation met en valeur l’espace de manière différencié.

1. A l’échelle mondiale, la concentration des richesses, des productions de biens et de service, d’information, des pôles de consommation fait ressortir très nettement trois sous-ensembles.

Cet espace de la Triade est ainsi composé depuis longtemps des Etats-Unis, de l’Union Européenne et du Japon.

70% du commerce mondial, 90% des sièges sociaux des FMN, la possession des monnaies fortes et internationalement reconnues (dollar, euro, yen), ou la concentration des grandes sociétés d’agence de presse et de communication (Reuters, Associated Press, AFP, CNN, etc.). Les Etats de la Triade sont autant des partenaires que des concurrents économiques. Ils échangent et investissent d’abord entre eux. Chacun de ces centres polarisent les pays proches dans une zone d’influence privilégiée: le Japon et son environnement proche avec la Corée du Sud et Taiwan. Les Etats-Unis ont intégré le Canada et le Mexique dans une association régionale de libre échange: l'ALENA. L’UE rassemble les principales puissances économiques de l’Europe.

2. Mais l’espace monde ne peut se résumer à ce petit groupe de pays qui ne concentre qu’une minorité de la population mondiale (moins de 15%). Les autres espaces du monde se décomposent entre des Etats plus ou moins intégrés, plus ou moins dominés ou marginalisés.

 - Ils peuvent être des puissances économiques mais où les revenus des habitants restent faibles ou moyens (Brésil, Chine), des puissances démographiques (Chine, Inde, Pakistan, Indonésie, etc.), des puissances régionales (Brésil et Mexique pour l’Amérique latine, Nigeria et Afrique du Sud pour l’Afrique subsaharienne), être présent dans un domaine particulier du commerce international - les pays pétroliers, par exemple.

- À l’inverse, certains espaces sont fortement marginalisés. Parmi les Pays les Moins Avancés (PMA), la majorité appartiennent à l’ensemble de l’Afrique subsaharienne. Ces pays participent à la mondialisation des échanges mais faiblement ou sans que ces exportations entraînent un développement efficace : ils exportent des produits miniers, agricoles ou pétroliers mais ne profitent pas assez des processus de mondialisation.

3. Les territoires sont mis en réseaux grâce aux grandes villes qui constituant ce que l’on appelle "l’archipel mégalopolitain mondial", l’A.M.M.

- L'expression d'archipel métropolitain mondial désigne un ensemble de métropoles séparées dans l'espace mais ayant entre elles des relations intenses. Il est constitué des métropoles mondiales à fort pouvoir de commandement. Le réseau urbain formé par l'archipel métropolitain mondial est une des composantes principales du système monde.

 

- Les villes constituent les lieux premiers du commandement et de l’intégration à ce système-monde car elles concentrent des services de haut niveau, richesse et population.

- Le réseau des villes mondiales comprend des villes des pays très développés comme des villes des puissances émergentes (BRICS) ou des pays à développement plus limités.

Partie 3. Les migrations de populations et le tourisme.

1. Les migrations internationales constituent bien un autre aspect de la mondialisation.

- Depuis 1980, le nombre de migrants dans le monde a triplé. Il y aurait actuellement plus de 230 millions de personnes vivant hors de leur pays de naissance (Les migrants représentent environ 3% de l’humanité.


Les motifs de départ sont nombreux: les raisons familiales (mariages, regroupement familiale),
- les réfugiés qui fuient les violences mais aussi les catastrophes naturelles,
- les étudiants qui pour certains resteront travailler dans le pays où ils ont effectué leurs études, - les migrations économiques.

- Ces flux lient les pays développés aux pays moins développés et qui leur sont le plus proche : Amérique latine et Asie pour l’Amérique du Nord, Afrique et Asie pour l’Europe, Asie pour l’Océanie.

- Les flux Sud-Nord restent importants mais on constate un accroissement des flux Sud-Sud. Entre 2005 et 2010, les pays du Sud ont accueilli plus de migrants que les pays du Nord (53% des arrivées). Parmi les pays émergents, certains constituent donc des pôles d’immigration : les pays pétroliers du Moyen-Orient, le Brésil et le Venezuela en Amérique latine, ou des pays côtiers d’Afrique de l’Ouest (Sénégal, Cote d’Ivoire) pour les pays sahéliens.

2. le tourisme international.


- Le tourisme international illustre une autre facette de la mise en relation du monde. Près d’un milliard de touristes internationaux était comptabilisé chaque année. La France, l’Espagne, les Etats-Unis et l’Italie sont les quatre principales destinations avec près du tiers des déplacements observés. Activité motrice du développement économique pour certaines régions du monde, c’est un secteur sujet à de nombreuses variations en fonction des conjonctures économiques ou des situations de crises, notamment pour les pays du Sud méditerranéen.

 

Conclusion.

Reprendre la problématique et montrer comment le devoir a répondu à cette problématique.

  La mondialisation est un phénomène qui continue de se renforcer. Aucun secteur de l’économie n’échappe à sa logique. Elle joue un rôle majeur dans notre consommation et notre économie. Cependant, tous les territoires n’en profitent pas de manière équitable.


 

 

 

 

 

 

 

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